Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 une vicomtesse en fuite (suite)

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Maltea di Favara
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MessageSujet: une vicomtesse en fuite (suite)   Lun 25 Mai - 16:50

Pénétrant dans le petit salon, elle se débarrassa de sa cape en la jetant négligemment sur un siège non loin d’elle. Se retournant sur ses gens, elle donna quelques ordres afin que tout se mette rapidement en place.
Ainsi donc, il lui avait caché sa correspondance avec Quasi… qu’à cela ne tienne, elle le libérerait dans un premier temps de sa présence si écrasante au point d’avoir ses secrets, par la suite…
Elle se laissa choir assez lourdement sur un des fauteuils tout en relisant la missive de Quasi. D’un geste las, elle laissa tomber la lettre le long de l’accoudoir du siège en hochant lentement la tête.
Comment avait-il pu lui faire ça ?
Résignée, elle ferma les yeux. Elle était fatiguée de tout cela, des secrets que son époux lui taisait concernant des femmes… il avait beau lui dire le contraire, cette fois, elle avait bel et bien la preuve qu’il lui cachait toujours des choses. Il tenait bien plus de son père que ce qu’il ne voulait bien avouer.
Elle avait pris une décision en quittant le château de Brienne pour celui de Jaulges. Elle ne l’obligerait plus à souffrir de sa présence. Le divorce étant inenvisageable, du moins pour le moment, elle ferait attention aux convenances mais leur vie commune venait de se terminer … sans même un esclandre. Etonnant lorsque l’on connaissait le caractère de la vicomtesse de Jaulges…
Elle avait changé, c’était indéniable, mais sa décision resterait sans appel. S’il y avait bien une chose qu’elle ne pouvait accepter, c’est de devoir courber l’échine afin de passer les portes et surtout que tout cela se passe dans son dos… elle avait cru en la sincérité de l’homme qu’elle avait épousé, et encore une fois, la cruche qu’elle était venait de se rendre compte qu’elle n’avait été que le dindon d’une farce. Tout compte fait les champenois avaient raison, elle n’était qu’une moins que rien et s’intéresser sincèrement à elle n’était finalement qu’une utopie.
Chancelante, elle se dirigea vers l’aile où se trouvaient ses appartements. Elle n’y serait pas dérangée. Elle avait donné ordres aux gardes de ne laisser entrer quiconque et surtout pas l’homme qui lui avait servi d’époux. De toute façon, il ne savait où elle se trouvait, ne lui ayant laissé aucune explication ni même averti de son départ. Il serait bien trop occupé avec son invitée pour se rendre compte de quoique ce soit et c’était très bien comme ça.

Elle se laissa dévêtir par la jeune chambrière et s’allongea sur le dos, essayant de vider son esprit afin de prendre un peu de repos après les souffrances morales qu’elle venait de vivre. Allongée de la sorte, sa vulnérabilité n’en était que plus flagrante mais peu lui importait, elle aurait tout le temps de remettre sa cuirasse une fois reposée.

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Dernière édition par Maltea Wagner le Mar 7 Sep - 14:15, édité 1 fois
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Jeu 28 Mai - 19:29

MALTEA !!!!

La vicomtesse se réveilla en sursaut. Ainsi donc l’autre l’avait retrouvé… mais pas pour longtemps. Elle sauta tant bien que mal en bas du lit et se dirigea rapidement vers la bibliothèque.
Elle avait trouvé bêtement un passage, la dernière fois qu’elle était venue à Jaulges et cela l’homme qu’elle avait épousé ne le savait pas. Elle poussa la tapisserie cachant l’entrée du passage aux yeux de tous, elle actionna le levier caché afin de pouvoir entrer dans la cachette. Elle prit soin de remettre la tapisserie convenablement et descendit le long de la paroi prenant garde de ne pas glisser ou elle finirait par mourir derrière les murs de ce château…
Elle maudit néanmoins son idiotie. En effet, elle n’avait pris aucune torche et le sol rendu glissant par l’humidité ne lui facilitait pas la tâche.
Elle enjamba avec précaution l’amas de pierre lui barrant la route et continua son cheminement, non sans une certaine appréhension. Elle n’avait jamais été jusqu’au bout de ce passage et elle n’avait pas non plus pensé à vérifier comment sortir par le point de départ.
Au détour d’un couloir, elle vit enfin de la lumière. Elle savait ou elle se trouvait. Juste en dessous du vieux puits. Elle continua encore un peu et finit par trouver une trappe. Le tout était de savoir comment en sortir. La trappe était quelque peu étroite et en temps normal, Maltea aurait pu la franchir sans encombre mais là… elle essaya d’y passer mais son ventre rond d’une grossesse pratiquement à terme lui bloquait la sortie.


Mais ce n’est pas possible, même de cette façon, il a fini par ruiner ma vie…

Incrimination d’une femme dévorée par la jalousie ne voulant plus jamais avoir à faire à l’homme qui l’avait trahie alors qu’elle lui avait tout donné sans compter…

Elle s’assit sur un monticule de terre, s’en fichant éperdument de ruiner sa chemise de toute façon trempée par l’eau souillant le sol de l’endroit. Elle avait chaud, ainsi cachée sous terre. Ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité ambiante et un frisson lui parcouru l’échine. Le sol était jonché d’ossement… mais où était elle ?... Prise d’une panique soudaine, elle se vit essayer une nouvelle fois à franchir la trappe. Dieu comme celle-ci était pesante. À force de ténacité et en rentrant son ventre le plus possible, elle finit par réussir a se hisser et se retrouver à l’air libre. Elle était dans un état lamentable mais elle n’en avait cure. Tout ce qui lui importait c’était de s’être tirée de ce pétrin et d’avoir par la même occasion échappé au du de Brienne.
D’un pas chancelant elle fit un pas avant de regarder autour d’elle, ne reconnaissant tout compte fait, pas du tout l’endroit. Mais où avait-elle atterrit ?

Elle avança et se glissa sur le sol détrempé… étonnée vu qu’il n’avait pas plu depuis des jours… elle vit une espèce de grotte et s’y rendit. Elle n’était pas à l’aise et voulait rester cachée un moment.

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RicW
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Ven 29 Mai - 16:11

Bien sur, les gardes sont aussi têtes de mule que mon épouse, se dit le Duc quand ceux-ci se mirent en travers de sa route et tenter de l'arrêter. Bien sur, il continua sans même un regard vers eux, d'un pas rapide, en laissant ses propres gardes s'occuper d'eux. Nul doute qu'ils avaient ordre de l'arrêter, mais il doutait fortement qu'ils se seraient permis d'occire le seigneur du lieu, même par alliance. Surtout quand en plus, trois hommes étaient derrière eux, prêt à les embrocher s'ils essayaient de retenir par tous les moyens leur seigneur...

Non, les gardes ne furent pas un problème, et il gagna assez vite la pièce principale. Il n'y avait qu'une servante, qui se tenait au centre du salon, et semblait le toiser, tentant de prendre l'air froid et distancé qu'avait son épouse en de telle circonstance. La mimétique l'aurait fait sourire, s'il avait eu le coeur à ça, mais ce n'était pas vraiment sa préoccupation première.


Où est-elle ?

Un instant passa, pendant lequel la servante se contenta de cligner des yeux.

Ou est mon épouse ?, demanda-t-il un peu plus fort en avançant vers elle.

Elle ne désire pas vous voir, et ...

La première gifle la fit taire aussitôt, et la seconde l'aurait probablement fait choir s'il ne la tenait pas fermement par le poignet qu'elle avait vainement levé pour se défendre.

Ou est-elle ? Hurla-t-il.

Ses lèvres tremblaient, mais pas un mot n'en sortit. Mais ses yeux légèrement troublés de larmes l'avaient trahi, elle avait jeté un instant un regard sur la porte qu'il y avait sur le côté, et qui menait, si Richard s'en rappelait bien, à la chambre à coucher.

La trainant toujours par le poignet, il ouvrit sans aucun ménagement la pièce... qu'il trouva totalement vide. Un regard vers la servante lui fit comprendre qu'elle était aussi mystifiée que lui. Elle avait laissé sa maitresse dans cette pièce, et ne comprenait pas comment elle n'y était plus, puisqu'elle était restée devant la seule issue tout le temps.

Il la lâcha, et réfléchit un instant... seule issue, hein... il se précipita sur la fenêtre, mais celle-ci était fermée de l'intérieur, à l'étage, et donnait sur la cour où il était entré, et où les gardes se regardaient toujours en chien de faïence. Un coup d'oeil rapide sous le lit, et sa colère commença à prendre le dessus sur sa surprise. Alors comme ça, en plus d'insulter ses invités, fuir son chateau, elle se mettait à le fuir, lui, et être assez lache pour ne pas assumer ses éclats de jalousie.

Sa colère lui fit prendre un des petits vases, qu'il lança sans ménagement contre un des miroirs de la pièce. Le bruit cristallin de la chute du verre ne fit qu'accroitre sa colère, et il arracha en tirant d'un coup brutal la tapisserie - il l'avait de toute façon toujours trouvé moche - et la jeta sans ménagement sur le lit de son épouse. Alors comme ça elle fuyait ! Alors comme ça elle ne voulait plus le voir ! Alors...

Bon sang, mais qu'est ce que des petits cailloux faisaient derrière cette tapisserie ? La chateau de Jaulges étaient donc tellement en ruine qu'il commençait à s'écrouler par ici ? Pourtant, la maçonnerie était tout ce qu'il y avait de plus solide. Il tata le mur, et surpris une pierre un peu plus sombre que les autres... Quand il voulu frotter.. il faillit se rompre le cou quand la partie du mur où il se tenait s'effaça. Il ne put s'empêcher de jurer un long instant. Elle lui avait caché ça, aussi ! Il prit un instant pour s'allumer une bougie, et fit ses premiers pas dans le tunnel.

Il se cogna à plusieurs reprises le crane sur le plafond excessivement bas de ce tunnel, ce qui ne fit qu'accroitre encore un peu plus sa rage, menaçant son épouse de milles tourments pour quand il la retrouverait ! Et comble de tout, une coup de vent fit éteindre sa faible lumière, le plongeant dans l'obscurité.... Du moins, pour un instant, une lumière existait tout au fond du boyau, et il s'engagea vers elle, faisant encore excessivement attention à où il mettait les pieds - et la tête.

Une trappe, voila d'où venait la lumière. Bien évidemment, elle était bien trop petite pour lui permettre de passer autre chose que la tête. Il insulta copieusement les imbéciles d'architectes qui avait creusé ce passage pour des nains. Puis il se calma, essayant de réfléchir. Le passage était à peu près droit, et ne devait pas excéder plus de 500 mètres. Il avait compté deux coudes, mais inversés, ce qui le faisait revenir dans la direction initiale. Elle était donc un peu au delà des limites du parc de Jaulges, probablement là où il avait fait une battue, la fois d'avant.

Il jura à nouveau, et se hâta de faire le chemin du retour, jusqu'à déboucher, sans trop être tombé, dans la chambre, clignant des yeux face à l'afflux de lumière. La servante le regarda sortir de là bouche bée, et il n'en avait cure. Il fila dans la cour, et se remit en selle aussitôt, ne s'arrêtant que pour faire signe à ses hommes de le suivre. Il fit le tour du château, tentant de trouver la direction qu'il avait pu prendre sous terre. Il trouva enfin le premier des indices, ce qui lui avait fait voir un peu de lumière à un moment, un vieux puits qui semblait abandonner. Il vérifia son orientation par rapport au château, et continua jusqu'à ce qu'enfin, il trouve un espère de bosquet. Il mit pied à terre, et vérifia : la trappe était bien là, cachée sous les feuilles... Son épouse était donc par là... Il jeta un coup d'oeil circulaire... par où pouvait-elle être partie.... Son seul avantage était le cheval : enceinte et à pied, il aurait tôt fait de la rejoindre... s'il prenait la bonne direction.

Il envoya ses cavaliers dans les trois autres directions, et se garda la dernière pour lui, en priant pour que ce soit la bonne. Il avança vers un petit renfoncement, pensant qu'elle aurait pu y trouver refuge...
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 31 Mai - 14:26

Le bruit de chevaux lui fit tendre l’oreille… dieu merci ils s’éloignaient… elle commençait à se détendre lorsque un bruit se fit entendre à l’entrée de la « grotte ». Elle retint son souffle et resta immobile afin de ne point faire de bruit. Elle serrait néanmoins sous sa main une grosse pierre qu’elle n’hésiterait pas à balancer dans la face de l’imprudent ou encore un quelconque animal qui l’approcherait fut ce même l’homme qu’elle avait épousé.
Son cœur battait la chamade, de plus elle avait froid et des douleurs lui vrillaient les reins. Quelle idée maltéesque avait elle encore eu de parcourir ainsi le boyau dégoutant en chemise et enceinte jusqu’aux… yeux. Pauvre bébé, elle lui en faisait déjà voir alors qu’il n’était même pas encore arrivé sur cette terre.

Elle essaya de se rappeler le pourquoi de cette fuite et fit une grimace… elle était certaine que ça allait lui retomber dessus. Pourtant elle n’était pas folle, elle l’avait bien vu regarder Quasi lors de la réception. De plus il n’avait même pas jugé bon de la relever pour se diriger vers son amie, oui parce que zut après tout, Quasi était son amie bien avant la sienne nom d’une pipe… bon d’accord elle avait été l’amie de son beau-père bien avant que Maltea ne fasse sa connaissance mais tout de même…

Elle réfléchissait, et oui cela lui arrivait surtout après avoir fait une bêtise… elle savait que Quasi ne lui ferait jamais ce dont elle l’accusait mais sa jalousie était plus forte que tout. Elle avait peur de perdre le seul homme qui la maintenait en vie et la faisait sourire et rire. Et oui le cœur de pierre, était bel et bien amoureuse de son époux, voir bien plus que ce mot qui lui semblait bien léger au vu des douleurs d’estomac qu’elle avait eue lorsqu’elle avait appris que son époux et son amie correspondaient dans le plus grand secret.
Et puis elle avait fauté au début de leur relation et elle avait peur que son époux se venge en lui rendant la pareille. Elle savait qu’elle ne le supporterait pas et préfèrerait en mourir que d’avoir la preuve qu’une autre femme avait le privilège de ses bras.

Toute à ses pensées, elle ne vit pas l’ombre s’étirant sur le mur de la grotte. Par contre elle en fut sortie lorsqu’elle sentit se glisser entre ses pieds quelque chose. Elle ne put s’empêcher de hurler telle une forcenée.


Au secours, à l’aide…

Elle n’avait pu refreiner ses paroles alors que ce n’était qu’un mulot qui avait eu la bonne idée de se frayer un passage entre les pieds nu de la duchesse.

Quel tableau de maitre elle offrait. Les longs cheveux blonds éparses sur son dos, à moitié nue voir quasi nue (et non pas voir Quasi nue, je ne me permettrais pas^^) vu que sa chemise trempée, sale et déchirée, laissait tout deviner des courbes de ses seins bien plus épanouies par la grossesse qu’en temps que normal. Ses hanches, son ventre proéminant qu’on pouvait par moment voir bouger… les pieds nus écorchés par les cailloux et les débris du passage…

Si ces pairs champenois la voyait dans cet état, ils pourraient encore en faire de gorges chaudes en disant « vous voyez, elle restera une moins que rien toute sa vie, ses titres n’y changeront rien »

Collée contre le mur, la jeune (oui oui jeune pfffff) femme vit une tête apparaître et lança la pierre qu’elle avait gardé dans sa main malgré sa peur, essayant de la viser… arf c’était Richard et aie, elle allait se faire tuer, elle le sentait mais cette fois il avait toutes les raisons de le faire, elle ne pouvait le nier bien que par fierté elle continuerait à le nier….

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RicW
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 31 Mai - 16:54

Il fit quelques pas vers ce petit renfoncement, et dégaina son épée quand il entendit quelques pierres rouler. Il y avait quelque chose, ou quelqu'un, en espérant que c'était bien ce quelqu'un qu'il cherchait... et non pas une bête, ou un quelconque bandit ou malandrin qui s'y cachait... Enfin, un cri, qui lui fit glacer son sang en même temps que bondir son coeur. C'était sa voix, et elle avait besoin d'aide.

Il se précipita alors dans la petite anfractuosité... et fut saisi d'une ville douleur qui le fit lacher son arme... Une pierre venait d'atterrir juste sur son nez, qui lui arracha un court hurlement de douleur. Ses yeux se troublèrent un instant, mais un clignement les fit retrouver leur fixité, et tout à sa colère, il donna une gifle mémorable à son épouse.

Sa main encore légèrement picotante, il respira profondément - ce qui lui fit couler un peu de sang sur le visage, et lui fit faire la grimace - et senti sa fureur s'enfuir aussi rapidement que son coup avait porté. Bon sang, mais dans quel état sa femme se trouvait... Il aurait pu la confondre avec une mendiante des environs, s'il ne la connaissait pas aussi bien ...

Légèrement géné - il venait quand même de la gifler, mais son nez lui faisait encore bien mal, et la course poursuite qu'elle l'avait obligé à faire, et la lettre de Quasi restait encore présent dans sa mémoire - il lui tendit la main, pour l'aider à se relever, et lui détacha sa cape de son autre bras, pour l'en recouvrir.


Maltea, mon amour, quelle folie t'as donc prise ?? Que t'arrive-t-il donc ?

Ce n'était pas vraiment ainsi qu'il comptait apostropher son épouse quand il était arrivé à Jaulges, mais son état avait fait passer sa colère au second plan, face à une inquiétude qui commençait à poindre. Que fuyait donc ainsi son épouse pour arriver ainsi à se cacher dans cet accoutrement dans le parc de son propre château ?
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 31 Mai - 17:54

Vlan dans les dents, enfin plutôt dans le nez et une gifle magistrale pour couronner le tout. Maltea tenait sa joue, la frottant. C’est qu’il y avait été fort, elle avait même perdu l’équilibre sous la violence du coup et elle avait fini assise sur la pierre plate contre le mur. Elle n’avait pas eu mal, la pierre étant tout de même assez haute, heureusement d’ailleurs…

Ses yeux lui piquaient presqu’autant que sa joue rougie ou l’on pouvait voir les doigts de Richard.
Elle accepta son aide et grimaça en voyant le sang lui couler sur le visage mais elle avait tout de même de la fierté et ne dit plus un mot.
Et puis qu’aurait elle du répondre à son ton et à sa phrase ? «Maltea, mon amour, quelle folie t'as donc prise ?? Que t'arrive-t-il donc ? »… la phrase résonnait à ses oreilles et son cœur se serra.
Elle n’avait qu’un mot… jalousie… devait elle se taire et garder une fois de plus ses doutes pour elle ou le lui dire et en rire plus tard ? Elle avait envie de lui dire pardon pour tout mais quelque chose l'en empechait...

Non elle ne lui dirait rien, elle était persuadée qu’il la trompait avec Quasi et elle voulait les confondre tous les deux avant de le leur hurler à la tête.
Elle noua la cape et sans un mot, tête baissée, elle se dirigea vers la sortie de la grotte.
Une fois dehors, elle cligna plusieurs fois des yeux, le soleil remplaçant de façon fulgurante la pénombre de la grotte.

Elle attendit que son époux l’aide à monter sur le cheval. Elle n’avait qu’une hâte, retourner à Jaulges afin de prendre un bon bain et se frictionner d’un baume. Elle jeta un œil sur sa chemise et grimaça. Elle avait l’impression d’être une souillon… même dans ses plus vieux souvenirs, elle n’avait jamais était dans un état pareil. Pourtant, enfant, elle en avait fait… elle revoyait les yeux globuleux de la sorcière qu’elle avait longtemps pensé être sa mère, à chaque fois qu’elle rentrait de ses jeux d’enfant avec ses petits compagnons du village…

Un petit soupir s’échappa de sa gorge qui se souleva, à son rythme, révélant encore plus le gonflant de sa poitrine de future mère.

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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 31 Mai - 23:27

Ouf, elle n'avait pas essayé de s'enfuir à nouveau, il n'avait donc pas été obligé de prendre des mesures plus drastiques... Il ignorait si assommer une femme enceinte pouvait avoir des conséquences sur l'enfant, et fort heureusement, il n'aurait jamais à le savoir.

Sortant de la grotte, et salissant encore une fois sa chemise de son sang, qui avait fort heureusement presque fini de couler - encore que la douleur, elle n'avait pas disparu, loin de là - il grimpa sur sa monture, et aida sa femme à s'installer devant lui, en amazone. Il grommela légèrement en pensant à ses hommes, qui étaient dispersés dans la nature, et qui ne reviendraient à Jaulges que dans plusieurs heures, et forcément les mains vides... Tout ça à cause de la femme qu'il avait à présent devant lui, et donc les hardes salissaient encore plus sa chemise.... Encore une qui servirait à nettoyer les sols...

Il renifla fort, et étouffa un gémissement de douleur... puis cracha un long filet de sang. Mais au moins, ses narines étaient débouchées, et il pouvait respirer à peu prés correctement, même si chaque aspiration d'air lui brulait les sinus. Puis il fit avancer son cheval à une allure extrêmement lente, les deux bras autour de son épouse, tenant les rênes... qui lui interdisaient également toute fuite.

A présent que son inquiétude avait disparu, sa colère revenait au galop... Sa voix se fit plus froide.


Je t'ai posé une question. Que t'arrive-t-il ?
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Lun 1 Juin - 1:03

Il l’aida à monter alors qu’elle gardait toujours le silence. Devant lui, elle ne le voyait pas et n’essayait même pas de retourner la tête afin de voir son regard. Elle l’entendit marmonner puis un reniflement suivit d’un gémissement douloureux. Elle baissa un peu plus la tête sachant pertinemment bien qu’il souffrait à cause d’elle. Elle était néanmoins étonnée qu’il ne lui en tienne pas rigueur et en était soulagée. Soulagement de courte durée lorsqu’il réitéra sa question de la grotte d’une voix froide.
Elle savait ce que cela signifiait, sa colère était de nouveau bien palpable… le souvenir de sa Quasi seule à Brienne devait lui mettre les nerfs en pelote. C’est d’une voix tout aussi froide que la sienne tintée de sarcasme qu’elle répondit.


Je n’en sais rien, depuis quelque temps j’ai comme l’impression que je me promène en dormant…

Elle se tut de nouveau regardant les chemins que leur monture prenait. Entourée de ses bras, il lui était impossible de fuir et puis à quoi bon se rompre le cou en sautant de cheval. Elle n’était pas complètement folle.
De toute façon, elle n’avait qu’une envie, rentrer le plus vite possible afin de se défaire de cette crasse lui collant au corps.


Un pas plus rapide ne serait pas du luxe, j’ai envie d’un bain. De plus, plus vite tu me déposeras à Jaulges, plus rapidement tu iras rejoindre ta Quasi.

Elle mit fin à la conversation en se raidissant lorsqu’un mouvement du cheval, les fit se toucher un peu plus.

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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 7 Juin - 2:15

Richard préféra serrer les dents, plutôt que de répondre à ce que son épouse venait d'insinuer.. Sa Quasi, hein... Et elle était sujette au somnambulisme... Ce devait probablement être dans son sommeil qu'elle avait écrit à son amie pour lui dire n'importe quoi... Et puis, l'avantage de serrer les dents, c'est que cela lui évitait d'avoir mal... Il lui faudrait aller voir Onagre, pour vérifier qu'il n'avait rien de réellement cassé, et que tout se remettrait normalement en place... Quelle furie !!

Il se retint de la serrer un peu plus contre lui - il avait après tout bien vu qu'elle ne cherchait pas son contact, bien au contraire - et continua à faire avancer son cheval au petit trot. Inutile de risquer un accouchement prématuré en voulant aller trop vite, le pauvre enfant avait bien assez subi pour aujourd'hui. Tant pis si elle râlait, elle verrait qu'elle n'était pas la seule à jouer à l'idiot, et qu'à ce jeu, il gagnait toujours.

Enfin, les murailles de Jaulges se firent plus imposantes, et il put contourner le bâtiment, et arriver dans la grande cour, sous les yeux médusés des pauvres gardes qui ne comprenaient plus grand chose... Ils avaient vu leur maitresse entrer, suivi plus tard du duc, puis avait observé le départ en fanfare du duc... et le voila qui revenait seul, mais avec leur maitresse... Non, il ne faisait pas bon être garde d'un couple ducal aussi compliqué, surtout quand on essayait de comprendre un minimum les choses...

Sans tenir compte de l'incrédulité qui régnait en maitre dans les yeux des péquenots en armure, Richard se laissa tomber lestement à terre, et pris son épouse par la taille pour l'aider à descendre aussi doucement que possible. Il échangea un instant un regard avec lui, qui le fit la lâcher dès qu'elle avait posé pieds au sol. L'heure n'était pas du tout à la réconciliation, et c'était tant mieux. Il lui en voulait trop pour lui pardonner quoi que ce soit de toute façon.


Dans une heure, nous partons pour Brienne. Sois prête. Je viendrais te chercher.

Il était sur que ça la mettrait hors de lui, mais il ne lui laissa pas placer un mot, et remonta aussitôt en selle, et fit repartir son cheval au galop. A cause de la stupidité de son épouse, il avait trois hommes en vadrouille, et comptait bien les retrouver avant que l'heure ne soit écoulée. Et tant pis si cela lui prenait plus de temps... Après tout ce qu'elle avait fait, lui apprendre la patience serait un moindre mal...
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Lun 8 Juin - 2:54

Jaulges… enfin… ce n’était pas trop tôt. La promiscuité avec Richard lui donnait des sueurs froides. Rien qu’à penser qu’il avait caressé un autre corps que le sien et que d’autres mains et lèvres s’étaient posées sur le sien, la rendait malade.

Il descendit de cheval et l’aida à descendre promptement après un regard échangé. Sans un mot elle se dirigea vers l’entrée du château en agitant la main d’un air de dire, une heure, rêve je ne serais pas prête. Et elle était bien décidée de ne pas l’être.

Arrivée dans ses appartements, elle fit demander qu’on lui prépare la bassine afin d’ôter la crasse lui collant à la peau.
Elle regarda la servante, qui baissait la tête, un instant avant de la retenir par le bras quand celle-ci recula afin de quitter la pièce.


Qui t’as fait ça ?

Elle montra du doigt, la joue rougie de la jeune fille et fulmina. Elle était certaine que son époux avait usé de violence pour faire parler la pauvre femme.

Voyant la jeune fille blêmir sans ouvrir la bouche, elle relâcha sa légère étreinte et la laissa partir sans plus un mot. Celle-ci savait que sa dame avait compris et c’était tout ce qui lui importait.

Maltea se fit dévêtir par la camériste et se glissa dans le bain aromatique, posant sa tête sur le linge recouvrant la bassine et profitant des bienfaits des huiles.
Son répit fut de courte durée. De nouveau, des images venant de nulle part et surtout montées de toute pièce se firent plus présentes dans son esprit. Elle voyait Richard et Quasi, leurs deux corps s’unir à la perfection, leurs caresses, leurs souffles qu’elle avait l’impression de sentir… Elle essayait de les chasser mais sans succès. Dépitée elle sortit de la baignoire et prise d’une rage incontrôlable, lança un flacon contre le miroir qui lui renvoyait une image peu flatteuse d’elle-même. Des larmes amères roulèrent sur ses joues et sans même s’essuyer, elle retourna dans sa chambre et s’allongea sur son lit, hurlant ne voulant plus voir personne.


Qu’il aille au diable !!!

La jalousie, pernicieuse, ne quittait point son esprit. Pourtant elle avait lutté contre elle bien longtemps mais les événements de sa vie l’avaient rendue bien plus forte que ne l’était Maltea. Elle avait souffert lors de ses liaisons passées et même si Richard était complètement différent des hommes qu’elle avait fréquenté, elle avait peur de le perdre. Elle savait pourtant que son comportement pouvait le pousser plus surement qu’autre chose dans les bras d’une autre mais elle ne pouvait plus lutter. Trompée elle l’avait été et la confiance qu’elle avait eue pour ces hommes, s’était flétrie. Malheureusement c’était Richard qui payait pour les fautes des autres et tout le mal qu’ils lui avaient fait.
Elle savait pourtant que Richard l’aimait plus que tout, elle avait confiance en lui mais pas assez pour que la jalousie la dévorant, ne fasse son œuvre.
Pourtant à bien y réfléchir, comment pouvait-il la tromper ? Ils étaient tout le temps ou la grande majorité du temps ensemble. Quand on en voyait un, on voyait la seconde moitié non loin arriver…
Malheureusement dans ses moments de profonds doutes, la jeune femme ne réfléchissait plus du tout. Sa grossesse jouait beaucoup. Son corps était déformé, elle avait peur qu’une femme plus jeune et bien faite s’immisce entre elle et son époux.
Le pire pour elle mais elle ne pouvait se l’avouer, était d’accuser sa vieille amie. Elle la savait incapable de lui faire du mal de cette façon, mais Maltea ne pouvait s’empêcher de déverser sur elle sa peur, ainsi que sur son époux.
Et pourtant, il lui avait prouvé bien plus d’une fois son attachement et son amour indéfectible. Il lui avait pardonné ses erreurs… quoi d’autre que l’amour qu’il lui portait pouvait en avoir été la cause ? Mais non, Maltea toute à sa peur mais aussi à ses remords, ne pouvait s’empêcher de penser que si elle avait pu le tromper alors qu’elle l’aimait, lui le pouvait aussi. Les dures réalités de la vie s’imposait à elle, mais elle ne tenait pas compte d’une donnée importante : Richard n’était pas elle…

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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 14 Juin - 0:04

A force de le pousser, son cheval finissait par montrer des signes sérieux de fatigue... Encore la faute à sa folle d'épouse, qui ne cessait d'avoir un comportement de moins sensés ... Accuser Quasi de tout et n'importe quoi... Se réfugier à Jaulges... S'enfuir par un passage secret des plus dangereux - d'ailleurs, elle n'avait pas de torche quand il l'avait trouvé... il ne put s'empêcher de frissonner en y pensant... - et refuser toute discussion à ce sujet... Se pourrait-elle que sa grossesse lui trouble totalement l'esprit ? Et si elle sombrait totalement dans la démence ? La pression que subissait les conseillers était forte, et pouvait très bien l'avoir fait craquer, ce n'aurait pas été la première... Que pouvait-il faire alors, si la raison de son épouse la quittait ?

Votre Grâce ??

Il fut tiré de ses rêveries par la voie de Hogun ! Ouf, il en avait trouvé un ! Certes, totalement au hasard, mais son garde était plus attentif que lui, et l'avait remarqué. Il lui sourit et répondit à sa question silencieuse.

J'ai retrouvé mon épouse, elle est à Jaulges. Trouve Balder et rejoins y moi, je vais à la rechercher de Fandral.

L'homme hocha la tête, et repartit, un sourire aux lèvres. Richard ne sut pas dire si c'était parce que cette tâche de recherche était terminée, ou s'il pensait que l'inquiétude de son maitre avait disparu, ou s'il était également rassuré sur le sort de la Duchesse. Il ignorait l'avais de ses hommes sur sa femme - à dire vrai, il ignorait aussi l'avis de ses hommes sur lui même -, mais ils semblaient heureux de le servir, moyennement une confortable solde. Solde qu'ils méritaient largement, ceci dit.

Il fit changer de direction à sa monture, et essaya de repérer la silhouette de Fandral dans la lande. Peine perdue pour le moment... Son activité ne fut cependant pas suffisante pour l'empêcher de penser à Maltea.. Comment pourrait-il l'aider si elle perdait pied avec la réalité ? L'enfermer et garder pour lui ce lourd secret ? Cela ne pouvait de toute manière pas être public, mais d'autres pourraient s'en rendre compte... Amies d'abord, sans doute, mais bien vite ennemis... Qui sait ce qu'ils pourraient lui faire s'ils savaient qu'elle n'avait plus toute sa tête...

Mais comment faire quelque chose quand elle lui refaisait toute explication, voire tout contact... Et pouvait-elle être soignée ? Eloignée du conseil, elle pourrait peut-être retrouver ses esprits, au calme, uniquement avec lui comme visage familier... Cela pourrait marcher... Menneville pourrait être l'endroit idéal pour un "enlèvement"... Personne n'irait les chercher là bas... Oui, il y avait de l'idée...

Il accéléra l'allure. Il avait aperçu un cavalier à cheval, et, la chance lui souriant enfin, c'était l'homme qu'il cherchait ! Il fit la grimace quand son garde ne put s'empêcher de contempler avec un air un peu ahuri son nez, mais il ne dit rien.


Nous rentrons, je l'ai retrouvé. Hogun doit avoir trouvé Balder maintenant.

Il repartit à une allure bien plus modeste... Son cheval commençait à renâcler. Il lui faudrait en prendre un autre dans les écuries de Jaulges, et surtout, laisser sa monture ici ! La peste soit les femmes !! Enfin, au bout d'un temps certain, et même un certain temps, perdu dans ses pensées sur son escapade future à Menneville, et tous les trésors d'ingéniosité qu'il lui faudrait déployer pour que son épouse aille mieux, il entra à nouveau dans la cour.

Bien évidemment, pas de Duchesse prête à l'horizon... Cela ne l'étonnait pas outre mesure... En revanche, ses deux gardes étaient là, et inclinèrent la tête en le voyant rentrer. Bien, puisqu'elle l'obligeait...

Il mit pied à terre, et tendit la bride au premier des gardes qui se trouvaient là.


Emmène moi le meilleur cheval de Jaulges, et assure toi que celui-ci soit bien traité. Tu en répondras de ta vie.

Il se tourna vers l'autre.

Va me chercher immédiatement mon épouse, et ramène là ici, de gré ou de force, quelque soit sa tenue. Sinon, je fais raser ce château pierre par pierre, et je passe par le fil de l'épée toutes les personnes qui ont un lien de parenté avec vous deux !

Et plus vite que ça !
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Dim 14 Juin - 2:18

Elle entendit des haussements de voix derrière sa porte et se redressa. Que se passait-il encore ? Ce n’était pourtant pas la voix de son époux. La porte s’ouvrit avec fracas et un garde entra. Il s’arrêta net en la voyant nue. Elle saisit le drap afin de cacher son corps à cet homme dont le regard s’attardait sur ses courbes épanouies.

Non mais ca ne va pas !!!! Sors d’ici tout de suite si tu ne veux pas que je te fasse jeter aux oubliettes ou couper la tête !!!

Mais pour qui se prenait ce rustre ? il se permettait d’entrer ainsi dans sa chambre sans même prévenir et qui plus est de la regarder comme si elle était la dernière donzelle sur terre.

Elle allait faire un geste dans sa direction lorsque le garde prit la parole.


Votre époux m’a dit de venir vous chercher de gré ou de force et ce dans la tenue ou vous vous trouveriez. Je ne fais qu’exécuter les ordres votre …. Grace.

Les pensées les plus folles bouillonnaient dans la tête du garde. Il était jeune et vigoureux, et voir une femme dans la nudité la plus complète et même enceinte lui avait mis le sang en ébullition. C’est qu’elle était bien faite la duchesse, le duc ne devait pas s’ennuyer…
Il se voyait à la place du duc, la prendre et la faire hurler… il se reprit néanmoins et s’approcha d’elle.
De gré ou de force il avait dit et qui plus est dans la tenue où elle se trouverait… et bien ils auraient droit à un beau spectacle dehors.
Il parcourut les quelques pas qui le séparait de la jeune femme et lui saisit le bras assez vigoureusement.
Maltea le toisa de haut et lui intima l’ordre de lui lâcher le bras.


En voilà des manières, lâche moi tout de suite ou tu es un homme mort espèce d’imbécile. Je sais marcher seule. De plus les désirs de Richard Wagner sont des ordres. Allons-y !

Elle laissa le drap tomber et passa fièrement devant le garde. Elle sentit son regard brulant de désir s’attarder sur sa nuque puis glisser le long de son dos pour terminer sur sa croupe. Elle n’en avait cure. Jamais elle n’avait eu de souci avec son corps et la nudité ne la mettait nullement mal à l’aise.
Ainsi donc son cher époux avait décidé de la malmener… et bien il serait servit. Tel est pris qui croyait prendre comme disait un dicton.

Elle sortit de sa chambre telle une naïade sous le regard médusé de sa chambrière à qui elle fit un clin d’œil. Non mais pour qui se prenait-il ? il allait se rendre compte qu’il ne fallait jamais jouer avec elle !

C’est d’un pas assuré qu’elle sortit du château de Jaulges. Heureusement il faisait beau et ne prendrait donc pas froid.

C’est d’une voix ironique qu’elle interpella son époux de dos. Elle entendit les murmures étonnés des hommes se trouvant là et les gratifia d’un sourire hautain.


Mon seigneur et maitre, vous m’avez fait mander et ce dans la tenue dans laquelle je me trouvais… et bien me voilà.

Elle plongea son regard émeraude dans celui de son époux. Elle le narguait ouvertement et ce devant ses hommes.
Bien sur elle avait peur, peur de sa réaction mais elle se plaisait à connaître les limites de son époux. Et puis il l’avait cherchée…


Nous y allons ? Non parce que vous m’avez forcée à sortir donc ne prenons pas de retard, je suis donc prête à vous suivre.

Elle attendit la réaction de son époux sans sourciller.

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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Mer 17 Juin - 1:29

Richard attendait, et sa patience commençait à prendre fin.. Comment osait-elle encore une fois se moquer de lui ainsi ? Si lui-même était en retard, elle l'était encore plus que lui ! Comme si un bain pouvait durer plus d'une heure ! Bon sang, mais qu'est ce qu'elle faisait encore...

Tout à ses cent pas, il faillit rentrer dans la monture que le garde lui apportait. Un beau destrier qu'avait là son épouse, et il n'eut aucun scrupule à le lui emprunter. D'une part, ses possessions étaient tout aussi les siennes depuis son mariage, et c'était entièrement sa faute si son cheval habituel était totalement épuisé. La jument - car c'en était une - était harnachée avec sa propre selle, que le garçon d'écurie avait du faire changer à la hâte. Mais le travail restait bien fait, et il ne risquait pas de choir ainsi.

Il se demandait s'il devait faire préparer aussi le carrosse de son épouse, quand il entendit enfin du bruit. Il s'apprêta à l'accueillir avec des reproches, mais la vision le laissa sans voix pendant un instant.

Elle était devant lui, nue comme le jour de sa naissance - ou comme les nuits qu'ils passaient ensemble - devant des gardes moitié ébahis moitié amusés, sans que cela ne semble la gêner le moins du monde. Il sentit un instant son coeur se fendre.. La raison semblait bien avoir déserté ce corps splendide, et la folie semblait gagner sans cesse un peu plus de chemin... Il allait devoir prendre des mesures drastiques à son égard, pour la protéger d'elle-même...

Il s'approcha d'elle sans un mot, dégrafa sa cape, et lui couvrit les épaules. Cela ne couvrait qu'assez peu, mais ca serait largement suffisant.


Fort bien, puisque tu es enfin ici, nous partons.

Un pied sur l'étrier, il saisit sa femme dans ses bras, et l'installa devant lui, en amazone. Au moins, ainsi, il garderait un oeil sur elle, et sa position entre ses deux bras qui tiendrait les rênes l'empêcherait de retirer sa cape... Qui sait à présent ce qui pouvait passer dans son esprit visiblement dérangé...

Il s'apprêtait à lancer son cheval au galop quand il fixa Hogun, et s'arrêta devant lui.


Hogun, tu vas rester ici un instant, et apprendre au garde qu'on ne reluque pas mon épouse comme la dernière des catins. Essaie qu'il soit toujours en vie quand tu as fini, mais si tu es trop enthousiaste, je ne t'en voudrais pas.

Puis, sans laisser à sa femme le temps de dire quoi que ce soit, il piqua des étriers, et le cheval bondit en dehors de la cour, sur la route. Prochaine arrêt, Brienne, où son épouse pourrait se vêtir correctement. Et où il pourrait l'enfermer dans sa chambre, si elle n'avait pas retrouvé sa raison...
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MessageSujet: Re: une vicomtesse en fuite (suite)   Lun 22 Juin - 13:16

La jeune femme pestait. La réaction de son Richard n’était pas celle escomptée. Que du contraire d’ailleurs, il eut comme un voile de tristesse dans le regard… elle se demanda un instant ce à quoi il pouvait penser. Il s’était approché d’elle sans un mot pour lui placer sa cape sur les épaules.
Elle avait l’air fine maintenant, obligée d’aller jusque Brienne quasi nue et sur un cheval qui plus est. Elle avait l’impression de s’appeler Belphegore…
Voilà ce à quoi ca l’amenait de faire la forte tête et de pousser à bout son époux pour en tester les limites. Elle avait encore réagit sur un coup de colère en apprenant ce qu’il avait dit au garde, venu la chercher. Elle avait voulu lui faire honte et bien tel est pris qui croyait prendre. C’était elle, qui les joues couleur pivoine, se retrouvait au final dans une situation embarrassante. La colère étant tombée, elle se sentait bien moins à l’aise. Elle avait espéré que Richard lui hurlerait dessus et la trainerait à l’intérieur du château pour qu’elle s’habille. Au lieu de cela…

Montée en Amazone sur le cheval de son époux, elle cogitait sans plus dire un mot. Jaulges était pratiquement désert, mais ce n’était pas le cas de Brienne. Comment allait-elle se tirer de ce mauvais pas sans se faire passer pour folle.
Elle se raidit… était-ce à cela que pensait son époux, lorsqu’il l’avait regardé le cœur serré ?
Ah non tout de même pas à ce point là tout de même !!! Il savait qu’elle aimait faire des coups d’éclat, mais folle, elle non du tout.
Il y avait tout de même une énorme différence entre une chieuse née et une folle comme le bouffon rose de Chelles.
S’il pensait cela… oh et puis zut pensa t elle, ça pourrait être marrant de jouer cette prétendue folie, ça lui permettrait de lui rendre la monnaie de sa pièce en lui faisant croire que ces tromperies l’avaient rendue complètement siphonnée. Elle souriait déjà en pensant aux mauvais coups qu’elle allait pouvoir lui faire pour se venger.

Et dire que Maltea était mère et qui plus est attendait un second enfant… on pouvait se rendre compte que la maturité par moment lui faisait grandement défaut, surtout quand il s’agissait à la base d’histoire de cœur.

Le voyage se déroula en silence. Elle vit se dresser devant elle, la silhouette imposante du château de Brienne et se demanda un moment si la maitresse de son époux avait déjà établi ses quartiers dans sa demeure… elle le saurait bien assez tôt, mais avant elle ferait bien d’aller se changer… quoique non, n’avait elle pas écrit venir avec un nouvel homme… elle lui prenait le sien, pourquoi ne jouerait elle pas avec son accompagnateur ? Bon elle devrait jouer serré, n’ayant aucune envie d’aboutir à quoique ce soit avec cet homme. Elle n’aimait que le sien et rien que la pensée de devoir charmer un inconnu lui donnait la nausée. Mais elle montrerait à Quasi, ce que cela faisait lorsqu’on serrait d’un peu trop près l’homme qu’elle aimait !!!
Fuir… mais quelle idée avait elle eut ? elle allait se battre pour récupérer son époux, la Quasi allait voir de quel bois elle se chauffait !
Bon pour le moment était de réchauffer, parce que même s’il ne faisait pas trop gris dehors, les températures étaient tout de même loin d’être estival, et Maltea avait tout de même froid.
Elle se demanda si ce serait bien vu de se réchauffer nue devant le feu du petit salon si les invités de Brienne s’y trouvaient ? Elle sourit et retint un gloussement sure de l’effet que cela pourrait faire devant son époux. Devant des gardes tenu au secret cela pouvait encore passer, mais devant l’amie de son père là… elle était pratiquement certaine de le mettre en colère et là elle pourrait lui lancer tout ce qu’elle avait sur le cœur et ce devant son amante…

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