Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)

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Maltea di Favara
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MessageSujet: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Ven 8 Jan - 23:04



Maltea a écrit:
[Reims, demeure de la duchesse de Brienne]

La nuit était tombée sur la ville silencieuse. La lune cachée par d’épais nuages et ne se montrait que par moment, trouant l’obscurité de sa pâleur. Maltea, drapée dans un simple morceau d’étoffe, appuyée contre la fenêtre regardait par celle-ci, semblant attendre quelqu’un. Son souffle dessinait sur la vitre froide, une fine buée qu’elle s’amusait comme une enfant à effacer de son doigt. Son attention fut attirée par un ombre, au loin, qui se détachait des façades des riches demeures de notable de la ville. Un sourire se dessina sur ses lèvres finement ourlées, lorsqu’elle reconnut la démarche de la personne qu’elle attendait.
Elle resta encore un moment à sa place, le cœur battant, sachant qu’elle allait pouvoir pleinement profiter de sa présence. Bien sur le lendemain, ce serait de nouveau le déchirement de devoir faire semblant de rien alors qu’elle n’avait qu’une envie, être dans ses bras. Il avait su se libérer plus tôt que prévu et cela la rasséréna quelque peu. Elle avait tant besoin de sa présence et de sa tendresse…

Elle se perdit rapidement dans ses pensées… ces dernières semaines avaient été plus que mouvementées. Elle s’était rapidement rendue compte que son couple avec le seigneur de Lascaux n’était qu’une parodie. Elle avait essayé pourtant, mais sans succès. Son époux accaparant encore et toujours son esprit, et puis, elle et lui n’avait pas la même conception de la vie. Il usait les genoux de ses braies à force de faire des courbettes et cela Maltea en était incapable.
Il était gentil oui, mais trop pour être honnête et elle le comprit rapidement avec la perte du château. Pourquoi alors qu’elle avait avoué l’avoir trompé n’avait il pas prit ses jambes à son cou ? Des titres à la clé qui faisait passer l’amère pilule d’être diminué ? Que s’était il passé dans sa tête ? Toutes ses questions ne trouveraient jamais de réponse, et puis, elle s’en fichait comme de sa première culotte. Il l’avait laissée soit disant pour sa belle mère, qui avait surement du saisir l’occasion de la blesser, lui aussi peut-être, sauf qu’au final elle lui avait rendu un énorme service. En effet la blonde duchesse avait toujours eu beaucoup de difficulté à mettre un terme à une relation. Elle avait des sentiments, s’apparentant plus à de l’amitié qu’à de l’amour, avec le recul, tout de même pour cet homme mais pas assez pour voir un futur avec lui. Alors qu’avec l’homme pour qui son cœur battait, elle le voyait très bien. Aucune peur n’envahissait son cœur si ce n’est celle de le perdre. Quoique si, elle avait peur… peur qu’on s’attaque à lui, lui un homme simple, sans le titre. Elle entendait déjà d’ici ce que l’on pourrait dire. Il est avec pour ses titres… ironie que voilà quand on savait que c’est ce qu’on disait d’elle, alors que ca lui était complètement égal et qu’elle faisait toujours passer l’amour avant toutes autres choses. Blasée elle l’était devenue, sauf quand elle était dans ses bras. Il lui insufflait la force de continuer à avancer la tête haute, chose que plu personne n’avait pas réussi à faire depuis Richard. Une chose était certaine, avoir été quittée était l’élément qui avait fait qu’elle pouvait de nouveau ouvrir son cœur à l’amour.

Elle sourit en pensant que la situation qu’elle vivait était identique à celle de sa relation avec Richard. Comme elle l’avait détesté avant d’apprendre à le connaître et à l’aimer et là… c’était la même chose. Sa vie en somme n’était qu’un eternel recommencement. Autant les épisodes douloureux… en effet, elle devait être maudite pour perdre un château deux fois en trois mandats… mais aussi les événements heureux de sa vie, qui se comptaient sur les doigts d’une main. Maltea savait que cette fois elle ne se trompait pas, maintenant seul l’avenir leur dirait s’ils pourraient résister aux attaques et aux pressions. De toute façon elle comptait bien quitter le duché une fois l’enquête terminée et sa paperasserie mise en ordre.
Quitter ce royaume sur le déclin, peut-être la solution, encore devait elle avoir le courage de laisser tout derrière elle… ses amis, sa vie en quelque sorte….
Elle frissonna en pensant à cela, oui elle était dure et froide, mais au fond, elle était sentimentale. Jamais elle n’avait pu se résoudre à quitter la Champagne. Elle avait essayé pourtant mais était revenue aussi vite sous quelques prétextes fallacieux. Du temps voilà ce qu’elle devait se laisser, et surtout, se concentrer sur la chance que le très haut lui accordez aujourd’hui…

Tourner la page, voilà ce qu’elle devait faire à présent afin de pouvoir écrire un nouveau chapitre de sa vie.

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Ven 8 Jan - 23:05

--Monsieur_ a écrit:


[Reims, sur le chemin de la Demeure]

Bien la première fois qu’il se cachait de la sorte. A chaque fois qu’il tournait dans une ruelle, il prenait soin de regarder derrière lui, comme si on allait le suivre. Un coup d’œil au dessus de son épaule pour se rassurer vaguement. Les rues étaient sombres, pas l’ombre d’une âme qui vive, personne au mètre carré. S’il on lui avait dit un jour qu’il ferrait ceci, dieu sait qu’il aurait rit. Mais aujourd’hui, il ferrait n’importe quoi pour être prêt d’elle, un instant, un effleurement, une odeur lui suffirait. Reims était bien triste en ce moment, la faute à pas de chance dirons-nous. La maison recherchait ne devait pas se trouver bien loin, suivant les indications données, c’était dans les parages. Toutes les chaumières étaient les mêmes dans ce quartier chic de la capitale. Surement, voir certain, que sa maison était différente.

Il tourna une dernière fois, longeant un mur puis aperçut enfin la demeure. Il s’arrêta un petit instant, regarda pour la centième fois au moins, derrière lui, un coup d’œil dans les recoins puis il avança, prenant garde de rester bien la pénombre de la nuit. A chaque pas qu’il posait, il sentait un petit pincement au cœur. Oh, pas un pincement de doute ou de peur mais bien d’empressement. Quand il repensait au tout début, à leur « rencontre », qui aurait parié un instant sur cette histoire ? Personne, même pas lui mais au final, il en était tombé tout simplement amoureux. Les mauvaises langues se chargeront de critiquer. Lui, restait froid et sans un doute, c’était elle …

Il traversa la route en courant, ne manquant pas de trébucher sur une pierre énorme qui trainait au milieu du chemin. S’il était paranoïaque, il dirait que quelqu’un l’a mise exprès ici ! Dans la demi chute qu’il évita de justesse du à sa souplesse naturelle, il en perdit sa capuche qu’il s’empressa de remettre en place. Manquerait plus qu’on le prenne pour un voleur et qu’on l’embarque à la prévôté. En chemin, l’hiver n’avait pas épargné les jardins donc pas une seule fleur à voler … enfin à cueillir pour lui offrir. De toute façon, sa Demeure devait regorger de fleurs bien plus jolies que celle qu’il apporterait alors à quoi bon.

En passant devant il repéra quand même une petite fleur qui avait survécus, cachait derrière un grillage. Il s’agenouilla, passa la main à travers le grillage et ne fit que l’effleurait du bout des doigts. Très énervant ! Il s’étira le bras en priant pour que la personne n’est pas de chien sinon, il finirait manchot. Il attrapa une poignée dans le massif, en même temps que le grillage pliait sous son poids. Il retira sa main rapidement, si rapidement qu’il s’arracha un bout de peau. Il se releva et pressa le pas pour arriver devant le lieu dit. Il s’essuya les vêtements, cacha les fleurs dans sa veste et toqua deux fois rapidement puis une fois lentement et trois petit toc à la suite. Code qu’il venait à l’instant d’inventer, en espérant que le personne derrière comprenne.

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:08



Lylla a écrit:
[Reims, chez la Duchesse de Brienne]

Voilà plusieurs jours qu'un changement certain s'était fait sentir. Celle connu pour son sale caractère et sa verve était devenue tout doucement plus douce,certes ce mot paraissait inadéquat appliquer à la Duchesse mais pourtant c'était bien celui qui collait le mien à son soudain revirement.

A plusieurs reprises, Lylla avait surpris celle ci les yeux dans le vague. Cela l'avait fortement étonné, à tel point que la dame de compagnie avait craint un instant que la chute du château ne soit responsable de ce comportement étrange. Au risque de se faire vertement remettre en place, la blondinette avait pris le risque de poser quelques questions innocentes par ci par là, mais rien ne transparut en dehors de la lassitude ou de l'énervement.

Il n'avait fallut qu'un hasard, un nom évoquait au cours d'une conversation anodine pour que soudain le voile se souleva. Devant son regard étonné, des milliers de petites étoiles vinrent illuminer le regard d'émeraude de la Duchesse, accompagnant le plus tendre des sourires. Une femme telle que celle ci pouvait dissimuler beaucoup de choses, rester sans cesse l'être froid et insensible que les autres se plaisaient à dépeindre, mais à cet instant, ce n'était plus qu'une femme toute simple, et profondément amoureuse, comme tant d'autre avant elle, sans distinction de rang ou de classe.
Un mot qui hésite, une phrase que l'on retient, un regard qui s'échange, des prunelles complices, il avait suffit de peu pour que de la confiance naissent les confidences.

Rapidement mise au courant, Lylla comprenait mieux désormais la situation qui amenait tant de chamboulements dans la vie de Maltéa. D'une loyauté sans faille, Lylla n'eut point à jurer le secret sur une chose qui allait de soi. Ils allaient avoir à affronter suffisamment de qu'en dira t on, pour qu'ils puissent trouver auprès d'elle, confiance et entière discrétion.

Alors qu'elle faisait les cent pas dans le couloir de la demeure Reimoise de la Duchesse, Lylla se remémorait émue ces derniers jours. Les chassés croisés, les silences tendus, les regards furtifs... N'avaient ils pas droit comme tout les êtres qui s'aiment à un peu de tranquillité... Si tout se passait bien, il en serait ainsi dans quelques instants. Sa marche s'arrêta quand elle entendit au bruit. Aurait on frappé à la porte ?

La jeune femme s'immobilisa et tendit l'oreille... Mais c'est au dessus de sa tête que le son raisonna à nouveau. Un sourire étira les lèvres de la dame de compagnie, dans sa chambre là haut, une autre aussi devait aller de la fenêtre à son siège, pour se relever aussitôt et retourner à son poste d'observation. La maisonnée était toute enveloppé de silence. Les domestiques avaient eu leur soirée et la cuisinière était partie depuis bientôt une heure... Les amoureux seraient sûrs de n'être point dérangé et quitte à dormir dans l'escalier une louche à la main, Lylla y veillerait !

Deux coups rapides, un lent, trois coups secs à nouveau...
Cette fois pas de doute ! Pour inventer pareille tournure, il ni en avait qu'un !
Lylla s'avança jusqu'à la porte et en tira le penne, alors qu'elle entrouvrait le vantail, une silhouette encapuchonnée se dressa devant elle, à la lueur de la chandelle qu'elle tenait en main, les traits du visage masculin se dévoilèrent, la jeune femme allait parler quand elle se mordit la langue. Reculant, elle dégagea plus largement le passage afin qu'il puisse entrer dans la demeure plongée dans la pénombre. Prenant un ton surement plus obséquieux qu'il ne l'eut fallut, elle se décida à prendre la parole une fois la porte refermée.


Si Monsieur veut bien se donner la peine de me suivre, Madame l'attend.

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:09

--Monsieur_ a écrit:


A peine le code effectué, que la porte s’ouvrit. Déception, il aurait bien tenté un autre toquage improvisé, la prochaine fois sans doute. Il sourit sous son capuchon à la personne qui lui ouvrait.

Je vous suis ...

A peine avait il fait quelques pas, qu’il fut émerveillé par la beauté de la Demeure. Il ne se trouvait que dans le hall d’entrée qui était plus grand que sa propre maison à lui. Il essaya de lever les pieds pour éviter se retrouver la tête dans le tapis. Il suivait la jeune dame en regardant autour de lui comme un enfant perdu au milieu de sucreries. Il marchait sur quelque chose d’étrange ... il tourna la tête et remarqua que ces fleurs perdaient leur terre. Il ricana doucement pour ne pas éveiller les soupçons de son guide puis avança comme si de rien n’était.

Les murs étaient ornés de plusieurs fresques, rien qu’avec une, il pourrait s’acheter sa taverne personnelle. Que demander de mieux que la boisson à volonté ?! Son attention fut vite captée par un portrait au mur … un joli portrait de la Maitresse des lieux. Alors qu’il passait devant et le dépassa, son regard resta bloquée sur le mur et il entra de plein fouet dans un petit meuble où un vase y était posé. Un petit bruit de choc raisonna dans la Demeure ce qui eu pour conséquence de ramener notre ami à la réalité. Il fixa le vase prêt à s’écraser au sol, la discrétion en prendrait un coup, à coup sur. Bascule à droite, bascule à gauche … tombera ? Tombera pas ? Finalement, il resta en équilibre sur le bord du meuble. Passant devant, il sortit sa main de sa poche et poussa le vase vers le milieu, pour éviter d’autre mauvaise surprise.

La Demeure ne s’arrêtait plus, plus il avançait plus il y avait des couloirs où escaliers. L’impatience le gagna rapidement. Et si cette jeune fille le faisait tourner en bourrique, il lui collerait son pied au derrière sans hésiter. Il imaginait déjà la soirée, en fait il y pensait depuis le matin. Cette soirée, il l’avait répétée plus de dix fois dans sa tête. Le choix de la tenue aussi, la première fois qu’il m’était autant de temps pour se vêtir. Enfin, tout est relatif … Il avait glandouillé pas mal de temps dans son armoire mais les choix étaient relativement limité. Et pour la coiffure … n’en parlons pas. Maintenant qu’il avait les cheveux mi longs, voila qu’il frisotté en pointe.

Il grimpa un escalier, toujours planqué derrière son guide. Finalement, elle connaissait la Maison vu qu’elle allait relativement vite. A la limite de la course même. Il suivait la cadence que très difficilement mais se concentrer afin de ne pas la perdre de vue. Serait bête de se perdre si prêt du but ! Au fond du couloir, une porte … il était certain que c’était la porte de sa chambre. Il se redressa un petit sourire gravé sur ses lèvres que rien ne pourrait lui faire enlever. Quelques pas encore et il pourrait la sentir, la toucher, la voir …

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:19



Lylla a écrit:
[Dans le ventre de la demeure...]

Le sourire qui se posa sur le visage du sieur aurait suffit comme réponse mais les mots suivirent

Je vous suis ...

On pouvait sentir dans sa voix toute la satisfaction de celui qui avait franchit le plupart des étapes et la tension propageait par cette rencontre si ardemment souhaitait effleurer dans cette simple phrase.
Une esquisse de sourire à la fois émue et malgré tout légèrement moqueur se dessina sur les lèvres de Lylla quand lui emboitant le pas l'homme manqua faire une belle culbute n'ayant pas vu le tapis qui réchauffait le sol.

Voilà qui lui ressemblait bien, la moindre bévue et on pouvait être sûr qu'elle était pour lui !
Retenant un rire, la jeune femme remonta légèrement sa jupe afin de ne point prendre le risque de se retrouver les fesses par terre. Un coup d'œil aux fleurs piétinées... Surtout faire semblant de ne rien voir sinon le fou rire deviendrai vite incontrôlable ! Lui tournant le dos, la blondinette décida de lui faire faire une petite visite nocturne de la maisonnée Empruntant moult couloirs, elle ne fut guère surprise de voir leur visiteur ne pouvant s'empêcher de bader devant un portrait de la Duchesse, limite si Lylla devant son ménage ne lui tendait pas un mouchoir pour essuyer la bave qui apparaissait au coin de ses lèvres !

Quelques pas de plus, et bim ! Un regard en arrière, la petite console du couloir qui vacillait, valse hésitation sur l'instant... tombera, tombera pas... si le vase s'écrasait Lylla se préparait à lui faire manger sa bougie et allumée en prime ! Un geste adroit et voilà que l'homme remettait le vase en place... En voilà un qui avait eu chaud !
Dans le mouvement sa capuche avait glissé révélant son visage. Bonjour la discrétion, heureusement qu'ils n'étaient plus que trois dans la demeure !
La ballade improvisée reprit, un escalier, une enfilade encore quelques marches, une envie folle de rire en sentant l'impatience gagner l'amoureux transi. Le risque de se faire pincer se faisait plus grand à chaque pas, mais l'occasion de s'amuser un peu était bien trop forte pour que la blondinette y résista. Aurait elle encore la possibilité de le faire tourner en bourrique plus tard...

Lylla pensa soudain à celle qui dans ses appartements devait se languir et qui elle trouverait bien long le temps mis entre l'arrivée de son visiteur et son apparition devant sa porte.
Rien que l'idée de la crise que pouvait lui piquer la Duchesse fit accélérer le pas de la dame de compagnie. Pas le moment de la mettre en rogne !!! Allez hop une dernière enfilade de marches montées au pas de course. Tant pis s'il fatiguait joli cœur, il retrouverait bientôt toute sa vigueur à n'en point douter.

Frisette collait à ses basques, elle traversa un dernier couloir, même si les raisons en étaient différentes, son cœur devait battre aussi vite que celui de l'amoureux qui souriait béatement, tel le ravi de la crèche...

Lylla porta trois petits coups nerveux à la porte avant de l'ouvrir délicatement. La chaude lumière des candélabres réchauffait la pièce et l'odeur douceâtre des fleurs hivernales qui l'ornementaient vint agréablement leur chatouiller les narines quand la dame de compagnie d'une voix douce annonça...


Dame, votre visiteur ...

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:36



Maltea a écrit:
Voilà qu’elle faisait les cent pas maintenant… que lui arrivait-il ? Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait plus été aussi impatiente. Mais que faisait-il ? Elle l’avait vu, enfin elle était quasi certaine de l’avoir reconnu à sa démarche… S’était elle trompée ? Un long soupir franchit ses lèvres. Et s’il ne pouvait pas venir ? Le découragement envahit son cœur. Elle avait de plus en plus de difficulté à vivre comme ça. La patience n’avait jamais été une de ses qualités premières.
Peut-être ne voulait-il plus la voir. Il fallait bien avouer que la situation n’était guère envieuse. Oser afficher des sentiments pour sa personne équivalait à signer son arrêt de mort. Il aurait droit au sempiternel laïus, un nom de plus au tableau de chasse de la duchesse mangeuse d’homme. S’ils savaient tous…
Alors qu’elle s’allongeait sur sa couche afin de ruminer, des bruits de pas se firent entendre dans le corridor. Tendant l’oreille et elle se releva rapidement, le cœur battant. Trois coups se firent entendre à la porte, avant que celle-ci ne s’entrouvre doucement, laissant apparaître sa dame de compagnie. Venait-elle annoncer une mauvaise nouvelle ? L’ombre aperçue n’était elle qu’un messager apportant un billet afin de la prévenir de sa non venue ? Toute la tension disparut d’une fois lorsque Lylla annonça qu’elle avait un visiteur.
Son visage passa par toutes les teintes de la création, voir même le vert. Voilà qu’elle avait peur… on aurait tout vu avec la blonde duchesse. Comment devait-elle se comporter ? Elle avait l’impression d’être à son premier rendez-vous, de ne jamais avoir connu d’homme avant celui-ci. Un comble tout de même lorsque l’on connaissait un tant soit peu sa vie.
C’est légèrement tremblante qu’elle fit un pas en avant, offrant ainsi son visage envahit d’une rougeur peu commune à la lueur des bougie. C’est les yeux brillants qu’elle guettait son entrée. On aurait pu croire que la flamme des bougies leur donnait cet éclat mais non, seul l’amour qui lui étreignait le cœur en était le seul et l’unique responsable.

Elle mit encore quelques secondes qui lui parurent une éternité avant de sortir quelques mots.


Je te remercie Lylla… même si je trouve que tu as mis un temps avant de me le ramener. Si je ne te connaissais pas, j’aurais pensé que tu t’es jouée de notre pauvre ami en le promenant dans toute la maisonnée endormie.

Elle lui lança un clin d’œil complice. Sa fidèle dame de compagnie avait du saisir l’occasion qui lui était offerte, et Maltea ne l’en blâmerait pas, même si au final, elle avait elle aussi été punie. Elle se vengerait bien un jour, l’occasion se présenterait, elle en était certaine.

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:38

--Monsieur_ a écrit:


Le porte s’entre ouvra lentement, la jeune demoiselle l’annonça à la Duchesse. Un moment, il crut qu’il n’y aurait personne dans la chambre. Et si elle ne voulait plus le voir, si elle pensait que tout était finit avant même que tout commence. Il resta derrière son guide un moment, histoire de se rassurer. Une simple minute venait surement de s’écouler … mais toujours pas de réponse à l’intérieur de la pièce. Ces quelques longues secondes lui parurent une éternité jusqu’à ce qu’il entende sa voix. Il avait tellement attendu ce moment que maintenant il avait peur. Quelle idée. Elle était là, juste derrière la porte, elle n’avait pas prit la fuite, elle l’avait attendu, c’était la preuve que cette histoire devait se faire et qu’elle se ferait.

Il passa derrière la jeune femme, et décida qu’il avait assez attendu et entra dans la pièce à son tour. Il ne rentra pas sur de lui mais ne le montra pas, certainement pas. Une fois avoir fait quelques pas dans la chambre, il retira sa capuche affichant son air fier. Il ne peut décrocher son sourire en la regardant. Il resta posé contre un petit meuble près de l’entrée. Rien que de la voir, il se sentait revivre. Elle était toute en beauté ce soir, comme toujours d’ailleurs mais ce soir encore plus. Ce je ne sais quoi qui vous rend complètement amoureux d’une personne sans savoir pourquoi.


Je suis ravi de vous … te voir. J’ai pensé à ce moment depuis fort longtemps et maintenant que je peux savourer, j’ai peur de tout gâcher.

Tout gâcher, cela devait être une habitude chez lui, pourtant s’il s’écoutait, il n’aurait pas hésité … Il s’avança vers elle, fit une petite révérence digne d’une Grande Dame puis prit sa main pour effleurer le revers de celle de ses lèvres. Puis se redressa pour poser son regard dans le sien. Ses yeux reflétaient sa beauté, allait plus loin que se que les gens disent, ce qu’ils pensent. Toujours se faire sa propre opinion, la preuve … Et personne ne peut comprendre, chacun à sa propre histoire.

C’est les yeux pétillants qu’il découvrait l’univers de sa bien aimée : intimidant, irréel. Il resta un peu palot face à elle mais essaya de ne rien montrer … Comme prévu, la Maison entière, enfin ce qu’il avait vu, était orné, décoré de fond en comble. Ses petites fleurs faisaient bien triste voir imbécile dans un tel endroit, il ne les sortirait pas, tant pis. Il haussa les épaules machinalement pour répondre à sa propre petite voix dans sa tête. Il reprit ses esprits, enfin essaya. Il reprit sa main dans la sienne sans rien dire pour glisser ses doigts entre les siens sans rien dire.

C’est très beau chez toi … très grand aussi … Je suis quasiment certain qu’elle m’a fait passer par le plus long chemin ! C’est un honneur d’être ici … avec toi. Tu es très en beauté …

Sur cette dernière parole, il rapprocha son visage du sien pour lui déposer un simple baiser sur ses joues. Simple baiser qui en disait bien long en sentiment …

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:48



Maltea a écrit:
Une apparition, visage dévoilé, des yeux qui se croisent, sourire aimant se dessinant sur leurs lèvres. Petit air fier affiché vite remplacé par une série d’émotion passant sur son visage.
Un rapprochement, un effleurement de ses lèvres sur sa main, qu’il ne lâche pas suivi d’un léger baiser se déposant sur sa joue mais lui faisant l’effet d’une étreinte bien plus poussée. Il est là, et bien là !
Une porte qui se referme silencieusement sur le couple, les voilà tous deux seuls… comme coupé du monde.
La blonde duchesse ne sait que dire, fortement en émoi devant l’homme ayant réussi le miracle de se faire aimer en un claquement de doigt. Lui qui vient chambouler tous ses projets… lui, accompagné de sa douceur et son amour sincère qui lui ont réchauffé son cœur de glace, le faisant fondre un peu trop rapidement peut-être.
Maltea ne peut son regard émeraude du sien, aucun son ne sortant de la barrière de ses lèvres. Situation plus qu’étrange de la part d’une femme ayant toujours l’air si sure d’elle en toute circonstance… et pourtant.
A la lueur des bougies, elle est une femme comme toutes les autres, sans distinction de classe sociale, de couronne ou autre. Seule l’intime conviction d’être avec la bonne personne, la seule en qui elle pourra avoir confiance, la seule sur qui elle pourra se reposer dans les jours sombres qui s’annoncent.
Le besoin de ses bras se faisant plus fort, elle fait un pas tremblant afin de se blottir contre lui, tirant ainsi la chaleur et la force dont elle a besoin pour vivre voir même survivre.
Le silence s’installe, mais pas ce silence rendant l’atmosphère d’une pièce lourde et suffocante… non, un silence complice, où les mots n’ont pas leur place, l’utilité pour se faire comprendre. Juste deux cœurs battants à l’unisson, deux corps enlacés, unis dans la même tendresse.
Relevant son visage vers le sien, Maltea dépose ses lèvres sur les siennes pour un baiser léger

L’impression de vivre un rêve éveillé, de voir l’avenir moins noir qu’elle ne le pensait. Son pessimisme légendaire laissant peu à peu la place à un optimisme quant à leur avenir… ensemble.

Enfin, sa voix se fait entendre, voix emplie d’une tendresse que peu ont eu le privilège d’entendre.


Je suis heureuse que tu sois là, j’ai eu tellement peur que tu ne puisses venir ou encore que tu décides de ne point donner suite à notre histoire.
Tu es là maintenant et …


Les mots lui manquent, il est bien plus aisé pour elle de tenir des discours ou répondre aux attaques lors de discussions politiques que de s’épancher sur ses sentiments profonds.

Une légère caresse sur la joue masculine, deux mains suivant les contours de celui-ci puis un doigt venant délicatement redessiner les lèvres de son partenaire comme pour imprimer en sa mémoire les traits de son visage…
Elle se souvient de la soirée ayant perturbé sa vie, une simple danse en solitaire qu’elle lui avait imposé pour se jouer de lui, et qui finalement avait précipité bien des choses lorsqu’il lui avait demandé de l’accompagner. Elle avait accepté, bien obligée, afin de ne pas perdre la face. Maltea ne s’était pas attendue à ce que son cœur s’emballe de la sorte lorsqu’il s’était approché d’elle afin de la faire danser…. Le résultat était celui-ci. Deux pauvres erres s’étant laissé prendre au piège de l’amour, volonté du destin guidant les hommes comme des marionnettes sans volonté. Elle avait lutté mais les armes vite déposées. A quoi bon lutter contre les sentiments ? Elle savait que cela était impossible pour en avoir fait les frais plus d’une fois. Elle pensait ne jamais plus aimer comme du temps de son époux, mais elle s’était trompée. Lui, par elle ne savait quelle magie, y était arrivé. Le pire était qu’elle en était heureuse. La seule chose la chagrinant était le fait qu’elle devait cacher cela aux yeux de tous. Seuls trois personnes étaient dans la confidence et elle se demandait depuis quelques jours maintenant, comment elle cacherait son amour pour lui…

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:54

--Monsieur_ a écrit:


Il referma ses bras autour d'elle quand elle y vient s’y blottir. Des journées à atteindre, des journées à la regarder sans pour autant montrer quoi que soit. Pourquoi s’infligeaient-ils cela ? S’il y a une qualité spécifique aux Champenois c’est bien la langue de vipère. Indétrônables dans ce domaine, indétrônables dans la connerie humaine, indétrônables à chercher la brindille dans le jardin du voisin sans se rendre compte la poutre qu’ils ont juste devant chez eux. Un simple regard, une simple parole pouvait les faire revenir sur terre, lui perché sur son nuage. Apprendre à aimer, aimer sans rien attendre en retour.

En attendant, il était la et elle aussi. Juste eux sans personne pour épier leur moindre geste, sans personne pour leur dire ce qu’ils devraient faire.
C’est violent plaisir ont des fins violentes, elles meurent en pleine gloire comme le feu et la poudre que leur étreinte consume. Le plus doux des nectars écœure par sa douceur même, ainsi dont, aime passionnément.


Maintenant je suis la … je suis la pour toi-même si notre amour est interdit. Si j’avais su que tout ceci se passerait comme ça, je le referais. Je ne regrette rien bien au contraire.

Finissant sa phrase, il la resserra contre lui en passant ses mains le long de son dos. Il releva une phrase qui le « dérangée » : pourquoi n’aurait il pas voulu donner suite à leur histoire ? Depuis cette soirée spéciale, il n’avait pensé qu’à cela. Omnibulait par elle, il pensait lui aussi qu’elle ne donnerait pas suite à cette histoire prometteuse. Jadis, on lui avait dit : la frontière entre l’amour et la haine est que très mince … De la haine était un grand mot mais ils n’étaient pas proche dirons nous.


Je pensais également que tu ne donnerais pas suite à notre rencontre. J’espérais le contraire, pensant à cet instant, à me refaire le déroulement dans me tête puis … bien me voila.

Il se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur une cour plus basse. Il n’avait même pas pensé à apporter un cadeau digne de ce nom, hormis, ses petites fleurs. Jamais il ne lui donnerait ! Quel homme il faisait en se pointant à un « premier rendez vous » sans rien offrir à sa douce ? En regardant dehors, il aperçut le jardin, celui qu’il avait saccagé pour y emprunter quelques survivantes que finalement allaient pourrir dans sa poche ! Restant dos à elle, il s’exclama dans un soupire à ton rompre :


Je me sens très bête, dans l’empressement, je n’ai même pas apporté un petit présent. Je ne fais pas bonne figure décidément, la prochaine fois j’en emmènerais un plus gros, pour compenser !

Il se retourna rapidement en voyant un homme regarder vers la fenêtre et avança de quelques pas pour sortir de la zone de champs de vision. Il revient vers elle en lui prenant la main et la regarder, l’admirer. Elle l’avait complètement ébloui, sous le charme et amoureux … Un simple sourire en fixant ces prunelles vertes puis relâcha sa main pour lui caresser le visage en y écartant les quelques mèches blondes.
Il lui prit le visage entre ses deux mains, ferma les yeux et l’embrassa tendrement … juste quelque instant ...

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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:56



Maltea a écrit:
Elle se sentait bien contre lui… l’odeur de sa peau, la chaleur qui se dégageait de son corps suffisant à réchauffer son corps et son cœur faits de glace.
Amour interdit… l’éternel recommencement. Elle avait été à sa place lorsqu’elle était tombée amoureuse de Richard, et le destin avait choisi de leur offrir la chance de s’unir… peut-être que cette fois encore, il veillerait à ce que leur relation puisse s’épanouir ? Maltea le saurait bien assez tôt et puis si ce n’était pas le cas, tant pis pour les us et coutume et de la bonne réputation, qu’elle n’avait tout de même pas, elle ne choisirait l’option de la séparation pour coller à son « monde »
Si ca ne tenait qu’à elle, jamais elle ne se serait cachée, mais elle n’avait aucune envie qu’il en souffre. Son instinct protecteur reprenait le dessus. Celui-ci s’était fait latent ces derniers temps, depuis la mort de Richard en y réfléchissant bien.
Elle se détendit lorsqu’elle comprit que rien ni personne ne pourrait se mettre en eux. Le soulagement était quasiment palpable.

Sa main lui caressant le dos provoqua chez elle des frissons qu’elle essaya de maitriser du mieux qu’elle le put tout en l’écoutant.

Certes elle y avait pensé, mais elle n’avait pas eu le courage de le repousser, chose que pour son bien, elle aurait du faire le fameux soir où il lui avait demandé si elle voulait qu’il la laisse. Il était maintenant trop tard… tous les deux était submergé par les sentiments qui s’ancraient à une rapidité sans égale.


Je ne te cache pas que j’y ai pensé, mais je n’ai pu m’y résoudre, même si je sais pertinemment que cette situation va te blesser. Non que tu sois fragile, mais tu ne fais pas partie des personnes habituées à rendre coup sur coup quitte à blesser mortellement. J’ai peur que cela te change, que tu deviennes comme eux… comme moi.

La jeune femme baissa les yeux. Elle s’était endurcie, avait même perdu une partie d’elle-même à force de devoir se protéger sans cesse des personnes voulant l’abattre à tout prix. Etre constamment sur la défensive n’était pas facile à gérer, mais elle s’y était habituée. Elle en avait vu des trahisons dans sa vie, et cela la blessait toujours même si elle ne le montrait pas. La duchesse ne voulait pas qu’il perde la gentillesse qui le caractérisait pour des abrutis incapable de penser par eux même et de se faire un jugement en côtoyant la personne. La plupart des personnes rencontrées se fiaient aux propos tenu lors de campagne politique ou d’une charge, ou encore des faits déformés sans rien connaître du pourquoi du comment. Ca l’amusait d’entendre certains parler de moutons du duché alors que leurs « fidèles » en faisaient partie mais dans le sens inverse. Des brebis galleuses défendant une cause dont ils ne connaissaient rien, seulement heureux de suivre leurs bergers comme des idiots, se sentant ainsi important.

Alors qu’il s’éloignait pensif, Maltea l’observait avec tendresse. Qu’avait-il encore ? Elle allait s’approcher lorsqu’elle eut la réponse. Ainsi donc il s’inquiétait pour el fait qu’il ne lui avait rien apporté… quelle idée stupide, cela ne lui avait même pas traversé l’esprit.


Je confirme tu es bête…

Elle éclata de rire lorsqu’il fit volte face, revenant près d’elle et lui saisissant la main. Elle approcha ses lèvres de son oreille et lui murmura :

Tu m’as apporté le plus beau des cadeaux… toi, ta présence, ton amour, ta tendresse… tu es mon cadeau, le seul et l’unique que j’espérais. Je n’ai pas besoin d’autre chose, contrairement à la rumeur, je ne suis guère matérialiste tu sais…

Une légère caresse sur sa joue, deux regards se fondant en l’un l’autre, des lèvres qui se cherchent et se trouvent afin d’entamer un tendre ballet. Un échange de deux souffles qui ne font plus qu’un… Court, trop court moment pour la jeune femme, mais assez pour faire battre en son sein, son cœur et chambouler son estomac. Etrange sensation que celle-ci d’ailleurs. Elle n’avait jamais compris comment un simple baiser pouvait agir directement sur le ventre alors que seules les lèvres étaient sollicitées… Elle devrait peut-être méditer sur la question avec sa médicastre. À elles deux, elles finiraient bien par trouver. Ceci dit, il faudrait qu’elle revienne rapidement en Champagne avant de pouvoir en discuter entre quatre yeux.

Sa main menue se glissa dans celle de l’homme qu’elle aimait et elle l’attira à sa suite, ayant fortement besoin de reprendre quelque peu ses esprits. En effet, déjà en temps normal, elle avait tendance à le perdre dans les méandres de ses pensées mais la situation ne faisait qu’accentuer tout cela. Elle finit par prendre place sur un des larges fauteuils, l’invitant à y prendre place lui aussi. Se lovant contre lui, Maltea laissa échapper un soupir de bien être. Elle adorait être à ses côtés, pouvoir rester ainsi sans rien faire à part discuter du futur… de leur futur, ou encore des évènements se déroulant actuellement. Il n’avait pas été épargné non plus par le destin surtout ces derniers jours. Elle en avait souffert pour lui, sachant la sensation que cela faisait, la rage mais aussi la culpabilité, se demandant ce que l’on pouvait faire de mal pour mériter tout ça.

Elle hocha la tête, sa façon a elle de chasser les sombres pensées, afin de pouvoir profiter de sa présence. Savourer le fait d’être seul et de ne pas avoir à faire semblant pour ne rien dévoiler de leur romance. Elle avait fini par croire dur comme fer à l’adage pour vivre heureux, restons cachés…. En Champagne, plus que partout ailleurs, cet adage devait être appliqué à la lettre, ça elle était bien placée pour le savoir…

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 0:57

--Monsieur_ a écrit:


Il ne le montra pas mais était content d’être rassuré. Il pouvait être très naïf de temps à autre, surtout quand il s’agissait de femme. Il était toujours de bon conseil avec les autres couples, toujours un œil neutre, toujours le bon mot mais alors, quand il s’agissait de s’occuper de son couple … quelle horreur. Il passait de l’état de sur de lui à jeune enfant. C’était encore un terrain en voix de construction. Pourtant avec elle, il se sentait bien comme si cela était évidement qu’ils soient ensemble. Il se laissa entrainer en agrippant le bout de ses doigts pour finir sur un fauteuil à côté d’elle. Plongé dans son regard, il savourait ces yeux verts perçants ne pensant à rien d’autre et surtout pas à ce qu’il pourrait advenir si on les prenait ici, comme ça. D’avoir pour moi, la douceur et ces quelques mots de tendresse. J’aurais eu envie de crier au monde entier que je t’aimais mais pourtant je ne puis ...

Le plus beau cadeau fut cette soirée, où tu as accepté cette danse pourtant si futile au départ. Regarde comment je suis rendu, impossible de penser à autre chose qu’à toi … mon amour.

Partant d’un simple « défi » pour amuser la galerie, ils s’étaient retrouvés relativement proche et en quelques minutes la danse s’était faite beaucoup plus douce et plus posée. Beaucoup moins sur un air de rigolade et de provocation. Lors de cette danse, tout s’était chamboulé en lui. Toutes ces convictions, tout ce qu’il pensait. Ce dernier point avait changé, depuis peu certes mais avaient changé … Il s’était rendu compte que la vérité n’était pas toujours ce que les amis disaient. Confiance aveugle ou simplement le non désir de chercher plus loin. En cette soirée, il avait découvert en elle quelque chose que beaucoup avaient oublié, une simple femme : ah non, un grande Dame.

Alors qu’il était encore et toujours plongé dans ses pensées, il souriait en coin de lèvre la regardant si près et pourtant si loin de lui. Il referma ses doigts entre les siens et l’attira hors de son fauteuil pour qu’elle le rejoigne sur lui. Besoin de proximité, de la sentir, de l’aimer. Il l’invita à prendre place sur ses genoux en se reculant bien comme il faut sur ce fauteuil. Pas un mot, ça ne servait à rien. Bien plus de chose se disait dans un simple regard. La plupart des paroles étaient bien futiles et inutiles.

Pas si tôt levé, qu’il lui vola un tendre baiser puis détourna le regard comme s’il venait de faire une bêtise, quelque chose de répréhensible. Pourtant, Dieu sait qu’il en était fier de ce simple bisou que certain qualifieront de honteux. L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le cœur, un rayon de plus que la gloire, et ce rayon, c'est le bonheur. Il posa sa tête sur la sienne, entoura sa fine taille de ses bras pour la tenir contre lui.

Merci pour ces moments passaient à tes côtés. J’aimerais que se soit toujours comme cela, ne jamais faire attention à ce qui pourrait advenir. Nous ne devrions pas nous cacher, on se rabaisse aux niveaux de tous ces … Enfin, tant que je suis avec toi, tout me va.


Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages, dans la nuit éternelle emportés sans retour, ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges, jeter l'ancre un seul jour ?

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Sam 9 Jan - 1:03



Maltea a écrit:
N’opposant aucune résistance lorsqu’il l’attira, la duchesse finit sur les genoux de son compagnon. Ce qui l’étonnait le plus, c’était comme s’ils se connaissaient depuis une éternité. Leur relation s’était de suite imposée comme de l’amour. Pas besoin de mot pour qu’ils se comprennent. Les gestes venaient tout naturellement. Tout cela la faisait sourire…c’est qu’elle l’avait tout de même martyrisé plus d’une fois, le pauvre. Le regrettait-elle ? La réponse était non. Elle avait toujours séparé la politique de sa vie. Il lui arrivait même de s’opposer à son époux à l’époque de leur mariage. Autant elle pouvait s’opposer avec véhémence dans ce cadre, autant elle pouvait dans le privé, aimer plus que tout. Aujourd’hui, son cœur s’était de nouveau ouvert à l’amour. Elle se l’était interdit après le départ de son époux vers d’autres cieux, mais aujourd’hui, elle ne pouvait plus lutter. Certes, elle savait que si Richard pouvait la voir de là où il était, il devait ruminer. Richard et les gueux, une grande histoire d’amour… Un sourire vint se ficher sur ses lèvres. Richard avait ce don d’horripiler les gens du peuple par sa présence et pourtant… Il était tombé amoureux d’elle alors qu’elle n’avait aucun titre dans ce royaume et que jamais elle n’aurait pu prétendre à celui familial. Elle n’était que la batarde d’un petit seigneur de province italienne et elle l’avait soigneusement caché à tous. A quoi bon remuer un passé qui lui semblait dissolu ?
La vie était tout de même étrange, cela elle ne pouvait le nier….

Un regard à son compagnon après que celui-ci lui ait dérobé un baiser… elle aurait donné cher afin de pouvoir sonder ses pensées à l’instant même… la chance lui sourit, il se mit à parler. Elle remercia le ciel, elle était plus que fauchée ces derniers temps, et elle ne pouvait se rendre à Brienne afin de puiser dans la trésorerie du domaine. Encore une économie de faite.

Un soupir s’échappa en l’écoutant…. Il avait raison ! Pourquoi se cacher ? Ils s’aimaient, était-ce un crime ? De plus, même s’il ne portait pas de couronne, ni ne possédait de titre, elle n’avait pas honte de lui. Elle aimait sa simplicité, elle aimait sa personnalité, elle l’aimait lui et personne d’autre… ils feraient corps ensemble face aux insultes et mesquineries. Maltea y était habituée de toute façon… Celles de Bourmont ne tarderaient pas, c’était certain…. Y allait avoir du sport !

Un baiser scella les lèvres du couple tendrement enlacé. C’est avec regret que la duchesse quitta celles-ci et c’est d’une voix emplie de tendresse qu’elle s’adressa à lui.


Tu as raison dans ce que tu dis, je voulais juste te protéger le plus possible…

Elle baissa la tête, les joues rouges de confusion.

Je ne peux me résoudre à te laisser insulter, je suis comme ça… je devrais m’abstenir ceci dit où je leur permettrais de mettre de l’eau à leur moulin. Ils diraient que tu es un faible alors que c’est faux. Tu sais combien certains champenois peuvent être mesquins, heureusement ils ne sont pas tous comme ça.

Elle se força à sourire tout en caressant doucement son visage comme pour lui insuffler son expérience.
Se lèvres remplacèrent ses mains…celles-ci déposaient de petits baisers sur son doux visage alors que ses mains caressaient ses épaules et sa nuque, se glissant dans le col de sa chemise afin de toucher sa peau. Elle se glissa à califourchon sur son partenaire, ne quittant pas sa bouche. Le baiser se faisait plus appuyé, plus profond… la passion pointait le bout de son nez.
Leurs corps qui jusque là s’étaient tenu tranquilles, commençaient doucement à se réveiller à la « vie ». Alchimie entre deux êtres que tout séparent et qui pourtant se complètent pour finir à ne plus former qu’un tout.
Bruit de froissement, de vêtements ôtés tombant sur le sol…des baisers, des caresses se faisant de plus en plus précises, gémissements à la clé. Deux corps à la recherche de chaleur, celle de l’amour… un couple comme tous les autres, emporté par le feu de la passion. Murmures de mots tendres, susurres amoureux où l’ont peut clairement entendre un « je t’aime Kelso… »

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MessageSujet: Re: [RP] A l'aube d'un renouveau (en gargote champenoise)   Lun 11 Jan - 2:54

--Monsieur_ a écrit:



Les minutes paraissaient des secondes, pourquoi fallait il que ce fichu temps accélère pendant les moments de bonheur. Quelques minutes, quelques heures seulement à profiter pleinement d’elle qu’il fallait déjà reprendre la route. Ce devrait être l’inverse … les moments pénibles devraient passer beaucoup plus vite … A croire que le Très Haut ne veut pas le bonheur de ses fidèles. Lui, avait saisit le bon moment et n’avait pas l’intention de le lâcher … Ne pas le laisser se faire insulter, il aurait fallut qu’elle arrive bien plus tôt dans sa vie pour éviter cela. Les insultes, il s’en fichait, du moment que celle-ci ne venaient pas d’elle. Pour l’heure, ces pensées étaient bien loin de ce qu’il vivait à l’instant présent.

Laisse-les donc m’insulter. Ça leur ferra de la conversation en taverne. Leur vie est tellement monotone, qu’ils doivent caqueter sur celle des autres. Je m’en fiche royalement … Un faible ? Bien qu’ils le disent, que veux-tu que cela me fasse. Je n’ai rien à leur prouver à eux. Je pourrais même les aider à me dénigrer s’il veule, se sera marrant.

Il ne quittait plus ses lèvres, pourquoi le ferrait il d’ailleurs. Alors qu’il sentait ses mains se glisser sur lui, un petit frisson se réparti sur l’ensemble de son corps, frissonnant de bonheur. Il posa ses mains sur ses hanches, la rapprochant un peu plus de lui. La tentation était forte grandissante … Il glissa une main sous son corsage lentement, caressant du bout des doigts son ventre. Son baiser se faisait plus appuyé et plus langoureux. Il se défit de ses lèvres sensuelles pour mordiller sa lèvre inférieure avant de glisser ses baisers le long de son cou. De son autre main, il poussa ses quelques mèches blondes logés sur ses épaules pour faire glisser une brettelle légèrement. Alors qu’il déposer quelques bisous dans son cou, sa main remontait légèrement sans pour autant s’aventurer plus haut … Un dernier baiser puis il remonta vers sa bouche où il s’amusa à effleurer ses lèvres.

Je t’aime aussi mon amour …

Ses quelques mots sortirent naturellement de sa bouche, gagné par ses propres sentiments grandissants à chaque minute. Il enleva lentement sa main de dessous son corsage pour la faire glisser le long de son dos et se poser sur ses fesses. De là, il senti une drôle de sensation naître en lui … son cœur disait quelque chose alors que sa raison le pousser à ne rien faire. Tiraillé entre ces deux sensations, il recula sa tête pour la regarder, encore une fois. Il ne pourrait jamais se lasser d’un tel spectacle. A défaut de se laisser guider par ses envies, il glissa ses doigts entre les siens, refermant sa main sur la sienne.

La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c'est celui où rien ne leur semble impossible. Nous croyons tous à l'impossible, sans quoi nous n'arriverions jamais à l'accomplir …

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