Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 Anoblissements, il était temps

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Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
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MessageSujet: Anoblissements, il était temps   Dim 14 Mar - 22:30

Maltea avait eu la réponse pour ses anoblissements, la hérauderie avait validé. Il ne restait plus qu’à préparer la salle, prévenir ses futurs vassaux et en finir une fois pour toute avec le retard qu’elle cumulait depuis pas mal de temps déjà.
Cela fut rapidement organisé. La cérémonie se ferait à Brienne, étant donné que c’était des seigneuries de ce duché qui seraient offertes à ses vassaux. De plus la plupart était des anoblissements auxquels Richard tenait, il était donc tout naturel que cela se fasse sur ses terres, et celles de son père avant lui.

Comme elle aurait aimé qu’il soit présent ce jour, que ce soit lui qui se retrouve face à ces personnes qu’ils appréciaient… Quasi, Koroseth, sa petite sœur Isaure… Aylla… celle là par contre… du père elle était passée au fils et même si Maltea ne l’avait jamais rencontrée, elle l’avait dès le départ prise en grippe. Cependant elle avait juré à son époux que s’il lui arrivait quoique ce soit un jour, elle n’ôterait pas la terre de Thil à cette femme. Elle mettrait sa jalousie de côté, et puis… Richard n’était plus et c’est elle qu’il avait aimé et épousé, à elle qu’il avait fait une magnifique petite fille qui n’aurait jamais la chance de connaître l’homme parfait qu’était son père.
La confrontation entre les deux femmes, la duchesse en avait une crainte. Non pas qu’elle avait peur de cette femme déclinante, en effet, elle ne devait plus être toute jeune maintenant… non elle avait juste peur de ne pas savoir l’accueillir, de ne pas pouvoir la regarder et d’être d’une froideur sans égale avec elle, de ne pas pouvoir être une suzeraine comme pour les autres qu’elle appréciait et surtout qu’elle connaissait. De toute façon elle verrait bien… selon la réaction d’Aylla, elle ajusterait la sienne, c’était aussi simple que ça.

Elle prit place à sa table de travail et envoya quelques missives, des invitations pour la cérémonie.

[Jour des cérémonies]

Maltea se préparait dans ses appartements. Comme toujours elle hésitait grandement dans le choix de sa tenue tout en maugréant qu’ils seraient bien plus heureux en vivant nu que couvert. La duchesse opta pour une robe aux couleurs de Brienne, bleue avec liseré or. La robe était profondément décolletée, mais elle s’en fichait, appréciant de mettre en avant ses atouts. De toute façon elle n’avait que peu de robes qui la couvraient en son entier…Elle avait laissé libre ses longs cheveux blonds, comme ça elle pourrait toujours cacher sa gêne lors des baisers de la paix et camoufler sa gorge si un des nouveaux vassaux lui faisait le même coup que Chéü. Pour tous bijoux, elle portait son alliance. Elle finirait bien par savoir l’ôter un jour de son doigt, elle en était certaine, mais le moment n’était point encore arrivé. Un médaillon reposait sur sa gorge, se soulevant à chaque respiration et reflétant ainsi la lumière, ce qui amusait la duchesse. Par bien des aspects, elle pouvait encore être considérée comme une enfant, s’amusant de petits rien, du moins lorsqu’elle était de bonne humeur, ce qui arrivait… quasiment jamais. Il ne lui manquait plus que la couronne et elle serait prête, du moins en apparence parce que psychologiquement, elle en était encore loin. Elle était toujours nerveuse pour ce genre d’évènement mais cette fois encore plus. Pourquoi ? Elle était bien incapable de le dire… elle posa la couronne sur le haut de sa tête et pris en sortant le livre de vertu qu’elle avait retrouvé la veille à la chapelle. Il devait y être resté depuis… depuis très très longtemps.
Elle pensa qu’il serait grand temps qu’elle aille à confesse, mais ne voulant pas avoir la mort d’un ecclésiastique sur les bras, elle avait toujours retardé le moment.
C’est d’un pas trainant qu’elle se rendit vers la salle de réception, se sentant étrangement oppressée… Pourtant elle se devait d’y aller, cela faisait trop longtemps que ses vassaux attendaient, enfin du moins certains.
Elle pénétra dans la salle et fut satisfaite. Ses gens de maison avaient fait du beau travail, la salle était prête à temps et le buffet se dressait au fond de la salle. Elle entendit son estomac gargouiller et se décida à aller piquer quelque chose à grignoter en attendant que les invités et les vassaux arrivent, si du moins les abrutis de gardes les laissaient entrer… elle avait donné l’ordre de laisser entrer au château toutes personnes se présentant afin d’assister à la cérémonie mais les connaissant ils auraient pu comprendre de ne laisser entrer personne pour ne pas déranger celle-ci.
Elle haussa les épaules et saisit un fruit dans lequel elle croqua à pleine dent essayant de ne pas se mettre du jus partout… au pire à part couler sur sa poitrine, il ne pourrait pas faire grandes taches sur sa robe…

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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Dim 14 Mar - 23:27

Ce matin là, le soleil planait sur tout son domaine. Les gens s’activaient un peu partout pour faire leurs besognes et on entendait les roues des chariots qui trainaient le blé et l’orge jusqu'à l’entrepôt. Son fils Gwan tant qu’a lui s’occupait tous les jours des chevaux de l’écurie, leur donnant a manger, brossant leur belle crinières et par moment faire courir Douce Lueur pour lui faire dégourdir les jambes. Cette belle jument blanche n’était plus à ses premières années. Aylla ne pouvait que s’amuser de ce spectacle, comme son cheval, son fils avait vieillit. Il était maintenant un jeune homme bien plus grand qu’elle, d’une beauté à couper le souffle comme son père, qui elle le pensait devait encore faire le fou dans la Champagne entière où ailleurs… Gwan n’avait pas hérité de sa malfaisance, c’étais quelqu’un de doux et d’attentionner avec sa mère, il aimait la nature et les animaux… c’étais un grand romantique qui aimait la music, elle n’avait aucune crainte pour son avenir il serait quelqu’un de bien et surement heureux et épanouie.

Pendant qu’elle vaguait dans ses pensées, un petit oiseau vint se posé a sa fenêtre et la déconcentra, il ne semblait pas avoir peur d’elle et la regardait avec un drôle de petit d’air, la tête penché sur le côté un peu comme les chats font quand ils sont intriguer. Elle s’en approcha doucement d’un pas feutré pour éviter de l’effrayer, ce n’est que rendu tout près de lui qu’elle vit à sa patte un petit parchemin roulé….
‘’ Mais tu es bien trop petit pour être un oiseau messager ‘’ lui dit-elle amusée. Sachant maintenant qu’il ne fuirait pas, elle approcha sa main et il y sauta sans crainte. Elle réussie à lui retirer le petit bout de ficelle, déposa le papier sur la table et s’approcha de la fenêtre pour lui rendre sa liberté. Tout en le regardant partie au loin, elle déroula la lettre et en commença la lecture… son teint radieux se pâlie et le sourire qu’elle abordait plutôt se perdit très rapidement à mesure que ses yeux captais le sujet envoyer.

Puis un coup de point résonna sur le cadre en bois de la fenêtre… Elle ne pouvait pas, comment aurait-elle pu ? Son regard se posa tout autour d’elle, son domaine, ses terres, son fils…. Elle savait au fond, qu’elle ne pouvait pas faire autrement mais cela la rebutait… Prêter allégeance une nouvelle fois et à Maltea. Elle sortie de sa chambre en crise, longea les longs couloirs et monta directement a la bibliothèque où tout ses documents importants s’y trouvaient entre mêler avec les livres… Seul endroit où elle pouvait être seule sans se faire harceler de questions. Elle y passa la journée et même la nuit. A son réveille, elle se hâta de rejoindre ses appartement et de se choisir une tenu convenable, rien n’extravagant, un jolie collier de pierre bleue et tout ce qui s’agençait avec. Il y avait fort longtemps que Aylla n’avait été présente devant des gens de la noble classe… elle préférait s’enfermer chez elle, dans son petit monde. Elle pensa aussi à Isaure… serait-elle là aussi ? Tant de souvenirs, tant d’histoire passé… mais si flou dans sa mémoire… comme si cela venait d’une autre époque.

Son attitude avait changé depuis la veille… bien plus calme et sereine, elle avait bien réfléchit et ce n’étais qu’un mauvais moment à passer. Elle avait bien changé depuis le temps où tous l’avaient connu… maintenant, elle n’était rien, presque oubliée. Mais elle allait bientôt refaire surface parmi eux…Elle était en route…
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Koroseth
Seigneur
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 1:57

Maltea l'avait personnellement prévenu que la cérémonie d'annoblissements allait débuter. Il est vrai qu'il avait relancé plusieurs fois la duchesse de Brienne pour cette cérémonie et cette dernière allait enfin avoir lieu. Quel dommage que cela ne se fasse pas également en présence de Messire Ric, pensa t-il. Non pas qu'il n'appréciait pas Maltea, au contraire, mais la présence du duc de Brienne manquait. Qui sait, peut-être jettera t-il un œil depuis le royaume du Très-Haut. Il était à Brienne et en principe, sa femme devait le rejoindre avec la petite Maëlle et Arahil, leur enfant. Ils séjourneraient quelques temps à Brienne, d'autant que c'était l'anniversaire de leur fils. Le futur seigneur était en train de se préparer et il s'était très bien vêtu pour l'occasion, mais rien d'extravagant non plus, ce n'était pas son truc.

Une fois prêt il quitta ses appartements et se rendit dans la salle de réception où se déroulerait la cérémonie et il y trouva Maltea en train de dévorer un fruit. Pendant longtemps, Koroseth était resté cloitré à Clermont sans avoir spécialement envie de savoir ce qu'il se passait en dehors et ce n'est que lorsqu'il prit sa fonction de maire qu'il se mit à s'intéresser à ce qu'il se passait dans le duché et un jour, d'entendre parler de Maltea et, malheureusement, plus précisément suite à la première prise de Reims. Il ne la connaissait que peu mais il lui en avait voulu énormément. Et cela continua lorsque la liste de Shauwdi, dans laquelle Koro se trouvait, se retrouva en face de celle de Maltea. Bon Dieu qu'elle était chiante et détestable ! Et puis il y eut le mariage, et Koroseth faisait partie de la Grande Maison Wagner, recruté par Richard sans même demander l'avis de l'intéressé qui aurait accepté de toute façon. Et il apprit à la connaître, un peu. Puis il y eut le jour horrible où son maître périt mais Koroseth avait décidé de rester au service de cette maison qui l'avait accueilli et il développa une amitié avec Maltea et la servait du mieux qu'il pouvait, que ce soit une aide matérielle ou de conseils lors de discussions.

Son ventre gargouilla afin de lui rappeler qu'il n'avait pas mangé grand chose ce matin et que la corbeille de fruits contenterait sûrement, du moins en partie, le vide de son estomac. Il opta pour une pomme bien verte, bien acide, comme il aimait. Réflexe d'Intendant de Brienne, il observait que tout était en place. Apparemment, il était le premier à être présent, ce qui n'était pas difficile étant donné le peu de distance qui séparait ses appartements de la salle de réception. Mais que faisait sa femme ? Elle n'allait quand même pas arriver en retard ? Il soupira et patienta dans la salle tout en engloutissant sa pomme, et probablement une autre après celle-ci, en attendant que son épouse se fasse annoncer.
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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 17:06

Le bruit des sabots se fit ralentir ce qui indiqua à la dame que la destination approchait, elle sentit son souffles couper, sa tête pencha et derrière une grande haie verte… elle reconnu tout, ce qui avait un jour été son rêve et ses espérances d’autre fois. Elle ferma les yeux et pendant un instant vogua dans le passé… lorsqu’elle approcha de l’entrer des hommes lui barra instinctivement la route… ‘ Pardon, je vous pris de me laisser passer, je suis Aylla, Dame de Thill… je viens pour mon allégeance ‘ aucune réponse mais ils ouvrirent la route… elle pressa le pas et finit par se retrouver devant deux grande portes qu’elle n’osait franchir…il n’y avait pas grand bruit derrière… elle décida donc de resté là un instant et de s’imprégner de ses lieux magnifiques.
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Isaure!
Morveuse de Morvilliers
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 18:15

Un nuage de poussière s’élevait et le vent n’était en aucun cas responsable. Une calèche, aux couleurs de la famille d’Arezac, avançait à vive allure et dépassa bientôt le grand portail des terres de Brienne. A l’intérieur, une jeune fille, presque la douzaine, soulevait légèrement le rideau et regardait le paysage, ou du moins ce qu’elle pouvait en voir dans les tumultes de la terre soulevée. Soudain, la calèche s’arrêta, l’on ouvrit la porte, et une main, quelque peu poilu, fut tendue à la jeune Wagner afin qu’elle descendît. La jeune damoiselle de Morvilliers contempla un instant les lieux.

Elle n’était pas revenue à Brienne depuis les funérailles de ses frères et n’avait échangé que très peu de lettres avec sa belle-sœur. Maltea. Maltea Wagner… Isaure se souvenait des premières rencontres. Elle ne devait pas avoir plus de six ou sept ans. Cela devait faire une année qu’elle vivait avec ses frères et Maltea avait fait irruption dans son nouveau petit monde. Elle l’avait d’abord méprisée, l’ignorait volontiers quand elles se trouvaient dans la même pièce. Et puis le temps avait fait les choses. Maltea l’avait défendue à plusieurs reprises, et l’enfant avait fait de son ennemie une alliée.

A présent, des Wagner, il ne restait que l’épouse de Richard et leur fille, les jumelles illégitimes de Gabriel et elle-même. Isaure tenait à conserver des relations avec cette famille. D’une famille mâle, il ne restait que des femmes. Des femmes qui devraient continuer à faire briller le nom illustre du Duc Bleu qu’elles qu’en soient les difficultés. Et même si sa belle-soeur et elle n’avaient rien en commun, Isaure ferait tout pour qu’elle continue à faire partie de sa vie.

Au lieu de se diriger vers le château comme elle l’aurait dû, la jeune fille s’en alla vers la chapelle afin de se recueillir sur la tombe de ses frères et de son père. Ce n’est que bien plus tard qu’elle alla saluer la duchesse. Les retrouvailles furent simples. On dîna dans un quasi silence et chacun alla se coucher. Le lendemain serait le grand jour. Et son voyage depuis le Béarn l’avait épuisée.


[ Le Jour J ]

Isaure avait revêtue la robe qui lui seyait le mieux. Bleue, elle rappelait la couleur de ses yeux mais surtout, la couleur de son Père. Sur sa gorge naissante pendait un médaillon qui avait appartenu à sa mère. Un médaillon sans réelle valeur, mais qui pour elle signifiait beaucoup. Comme ce jour.

Que ne fût pas son amusement quand elle vit que Maltea avait elle-même revêtue les couleurs de Brienne. Ainsi elles étaient les dignes représentantes des Wagner. Isaure, tel l’ange qu’elle n’était pas souvent, s’était sagement installée dans la grande salle où aurait lieu les allégeances. L’attente ne faisait que commencer…


Dernière édition par Isaure! le Mar 16 Mar - 10:36, édité 1 fois
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Kelso

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 19:52

Invitation reçu à sa grande surprise. Devant les grilles de Brienne, Kelso se demandait encore s'il ne devrait pas faire demi-tour en prétextant un oubli ou une maladie soudaine. Pfff, faire tout ce chemin pour finalement faire marche arrière, quelle perte de temps inutile. Puis, cette cérémonie lui donnerait l’occasion de la revoir quelques instants. C’est donc vêtu de blanc qu’il passa les grilles ouvertes sans gardes, ils devaient profiter du banquet et surtout des boissons. Il traversa la cour et se dirigea vers l’entrée. Rester ami … que c’est dur … mais ils s’étaient mis d’accord sur ce point à son grand regret. Il venait donc en ami, rien de plus, rien de moins.

Dans le couloir, il passa devant un miroir avec au dessus un immense portrait des Briennes … au fond … Le Duc n’avait jamais quitté sa femme. Il en profita pour se remettre sa chemise bien droite, passa sa main dans ses cheveux, devenu mi long depuis quelques semaines et baissa la tête quand il passa la porte du salon de la cérémonie.
Dans la salle, peu de monde encore mais suffisamment pour mettre Kelso dans la gène. Il aperçut Koro grignoter l’air un peu inquiet. Pourtant, cela devrait être un de ces plus beaux jours. Kelso se dirigea vers lui pour le saluer quand son regard fut attiré par La Maitresse de Maison. Toujours aussi belle même en s’acharnant sur une pauvre pomme ! Il se décida enfin à aller la saluer comme il se doit. Une fois devant elle, il lui fit une petite révérence en souriant, son regard effleura ce décolté discrètement …


Le bon jour Duchesse ! Tu es tout en beauté dis moi. Je suis certain que la cérémonie sera magnifique, à la hauteur de ta prestance. Je m’en vais saluer Koro, peut être on se verra après …

Sur cette parole, il tourna les talons à son grand regret et se dirigea vers Koro pour aller le saluer à son tour. En passant devant le buffet, il se permis de prendre quelques amuse-gueules puis s’arrêta à la hauteur de Koro.

Saluté toi, comment va le futur noble ?!
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Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 20:13

La duchesse vit arriver son intendant et futur vassal. Elle fit de grands yeux en le voyant prendre une pomme sur le buffet et croquer dedans. Elle s’approcha de lui et lui tapa dans les côtes à l’aide de son coude toujours à l’affut.

Non mais sieur Koro, vous ne pouvez point attendre ?

Elle entendit le gargouillement de l’estomac du pauvre Koroseth et le prit en pitié.

Bon allez juste une pomme, ne vas pas dévorer tout le buffet avant que tout le monde soit là.

Elle lui décrocha un clin d’œil et le laissa continuer à manger, avant de voir un petit bout de femme arriver, toute de bleu vêtue. La duchesse sourit à la vue de sa belle-sœur. Elle grandissait à vue d’œil et deviendrait bien vite une belle jeune fille courtisée par les males du royaume… Qu’allait-elle faire de cette jeune fille ? Maltea n’avait jamais réfléchi à cela, son époux s’occupant de tout ce qui concernait la jeune Isaure, mais maintenant…
C’était elle le chef de la famille Wagner et on pouvait dire qu’elle n’était pas douée du tout en ce qui concernait les histoires de ce genre. Certes elle savait qu’il fallait impérativement nouer des alliances afin que la maison Wagner s’agrandisse… mais, elle savait au fond d’elle que jamais elle ne pourrait obliger Isaure d’épouser un vieux noble juste pour lui offrir un certain train de vie.
Il n’y avait plus qu’elle et sa fille, ne comptant pas sa belle-mère, après tout celle-ci faisait bien plus souvent honte à la famille et puis elle avait renié son fils et était même allée jusqu’à coucher avec son fiancé pour la toucher. Décidément il serait impossible pour Maltea de supporter cette vieille femme, et ce même si celle-ci au final lui avait rendu un fier service.

Elle observa la petite Wagner prendre place et se demanda quelle mouche avait bien pu la piquer pour qu’elle soit aussi calme et sereine… Maltea croisa les doigts, priant pour que la malice de la petite peste, dernière née du bleu, ne se réveille pas pendant la cérémonie.
A tous les coups elle allait demander pourquoi sa belle-sœur l’embrassait… la cérémonie allait être épique, elle en était quasiment certaine.
Sans parler de Koro… elle allait subir les foudres de son épouse pour le baiser… Peut-être faudrait il lui expliquer pour le baiser, pour ne pas qu’elle soit prise au dépourvu. Après tout ce n’était qu’une coutume, rien de bien grave, surtout que la duchesse elle aussi appréhendait ce moment, détestant poser ses lèvres n’importe où, surtout sans savoir ou celles qu’elle devait embrasser avaient été trainer…
Elle se remémora les personnes à anoblir… Ana, sa cousine, ça devrait aller. Venait ensuite Lylla, là encore il n’y aurait pas de souci. Koro, il fallait juste bâillonner et saucissonner Oniki et ça devrait bien se passer. Colvert.. espérant que celui-ci ait reçu son pigeon.
Quasi .. Arriverait-elle à temps ? là était toute la question. Aylla… là tous les doutes étaient permis… Aurait-elle le courage de revenir à Brienne et surtout de se tenir face à elle ? Elle ne connaissait point cette femme, ne l’avait d’ailleurs jamais vue de sa vie. Elle n’en connaissait que ce que son époux avait bien voulu lui en dire, ce qui se résumait au fait qu’elle avait été la maitresse de son père mais cela, la duchesse le savait, tant l histoire avait fait du bruit à l’époque… et au fait que richard et elle avait eu une courte aventure… il faudrait bien que la Brienne arrive à mettre de côté ce passage si elle voulait garder son calme et sa sérénité.

Elle posa son regard vers la grande porte, espérant voir arriver une personne à laquelle elle tenait énormément…

Elle fut surprise de voir Arriver Kelso. Comme ça il avait finalement décidé de venir. Après tout on pouvait rater son couple mais l’amitié pouvait néanmoins perdurer. Elle était heureuse de le revoir, et lui sourit chaleureusement.


Ravie de te voir ici, Kelso ! tu es élégant aussi*petit sourire malicieux en remarquant qu’il ne la regardait pas droit dans les yeux mais un cran plus bas, au niveau du décolleté.*

Elle lui fit un signe de tête lorsqu’il partit rejoindre Koro, grognant tout de même en voyant les deux affamés massacrer le buffet, se disant qu’elle devrait toucher deux mots à Oniki et à Oksana, afin qu’elles nourrissent mieux, son époux pour une, son garde personnel pour l’autre.

Elle détourna la tête des deux hommes, reposant son regard vers l’entrée.

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Koroseth
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Lun 15 Mar - 21:10

Une jeune fille avait fait son entrée et Koro posa son regard sur elle un moment. Il avait déjà vu ce visage quelques part. Il se remémora la liste des personnes qui devaient venir et en conclut que c'était la petite Isaure. Il dut fouiller dans ses souvenirs pour se rappeler où il l'avait croisé. Il avait une bonne mémoire et se souvint d'une fois en taverne à l'époque où la petite était à Clermont avec Catheolia en taverne. Il sourit quand il se rappela qu'elle n'arrivait pas à prononcer le "r" de Koroseth. Une autre fois également, pour il ne savait plus quelle fête en plein air, la petite avait chuté non loin de lui mais s'était relevé rapidement pour ne pas se faire gronder par Cath. C'est tout ce qu'il se rappelait. Le reste, il l'avait appris par ci, par là.

Il continuait de déguster tranquillement sa pomme (ou la massacrait à grands coups de mâchoires, mais tout est relatif) tout en pensant à sa femme qui allait débarquer avec les deux enfants quand il reçut un coup de coude surprise mais bien placé et faillit recracher la bouchée qu'il se préparait à avaler. Tout le tact et la délicatesse de sa future suzeraine. Il ingurgita et répondit :


- Allons, allons ! Je ne fais que tester la nourriture afin de vérifier que celle-ci est acceptable pour les invités. Cela fait partie de mon rôle d'Intendant, naturellement.

Un joli faux bobard et un clin d'œil plus tard, il se remettait à se demander où pouvait bien être son épouse. Les femmes, jamais à l'heure ! En fait son inquiétude était surtout lié au baiser de paix, chose à laquelle il n'avait pas spécialement pensé lorsqu'il avait demandé à sa femme de venir pour l'anoblissement... Nan mais elle comprendra, se dit-il. Doute... Pas sûr en fait... Elle avait des à priori sur Maltea et voir son mari embrasser cette dernière, même si ce n'était qu'un symbole, n'allait pas du tout lui faire plaisir. En général, quand ce genre de situation arrivait à d'autres, ça le faisait marrer. Mais là... si Oniki tirait la tronche pour ça, il apprécierait moyennement qu'une personne s'amuse à le narguer. C'est Kelso qui le sortit de ses pensées, cette fois-ci. Il venait à peine de croquer pour finir sa pomme :

- Ha chalu Kelgeo ! Ben cha va, comme tu vois ge chui en plein travail, répondit-il avant de finir sa pomme. Une bonne chose de faite. Et toi, comment tu te portes ?


Dernière édition par Koroseth le Mar 16 Mar - 14:07, édité 1 fois
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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 0:21

Éprise avec une soudaine d’une vague d’anxiété la dame prit place sur un banc non loin… touchant sa poitrine comme pour essayer de ralentir sa cadence. Mais qu’est-ce qui l’énervait au point où elle n’arrive même pas à franchir cette porte pour affronter son destin. Elle ne pouvait pas priver son fils de son avenir comme elle l’avait fait jadis avec sa fille… Sa belle Abela disparu quelques part en champagne où ailleurs…ce deuil, jamais elle n’avait arrivé à le faire, espérant qu’elle revienne un jour près de sa terre natale.

Elle aurait pu rester là toute la journée sans franchir le seuil qui la séparait des gens… Elle se leva et couru, couru en pleure jusqu’au jardin où elle s’effondra par terre sans force… cella étais trop pour elle. Ses souvenirs la hantait et la faisait toujours autant souffrir. Pourtant, tout avait été enfoui bien loin pendant tant d’année et un seul évènement venait faire ressortir tout d’un seul coup en plein cœur et la douleur si vive. Qu’allait-elle faire… fuir loin ?
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Ana.Lise
Maitre-queux
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 12:05

C’était une belle journée qui allait débuter, marquant les esprits à ne pas en douter. Brienne était en effervescence, une cérémonie d’anoblissement y avait lieu. Petits plats dans les grands, Ana.Lise était sur des charbons ardents depuis l’aube. Afin de calmer l’état d’anxiété dans lequel elle évoluait depuis la vieille, la jeune fille avait trainé du côté des cuisines dès les premières lueurs du jour afin de donner des directives aux marmitons qui s’étaient chargés de tout préparer. Le buffet devait être appétissant et succulent afin de contenter les papilles des invités toutefois, elle avait tenu à mettre son grain de sel une dernière fois avant d’abandonner le personnel des cuisines à leur ouvrage. Car aujourd’hui, elle ne serait pas à leur côté, non aujourd’hui était un jour à marquer d’une pierre blanche dans la vie d’Ana.Lise car sa cousine l'honorait en faisant d’elle une de ces vassales.

Le cœur battant la chamade, non sans angoisse, la jeune femme s’était préparée avec soin. Délicatement, elle s’était vêtue de la plus belle robe qu’elle avait en sa possession. D’une couleur rouge sombre, elle était rehaussée d’un brassard or finement tissé aux emmanchures, repris autour du col carré. La taille, légèrement plus cintrée que d’ordinaire, faisait ressortir les formes généreuses de la jeune femme. Ana mit autant d’application dans la préparation de sa tenue que dans celle de sa coiffure ce qui n’était pas chose aisée. Ses longs cheveux noirs ne voulaient rien entendre en ce jour particulier et elle dut s’y prendre à plusieurs reprises avant de pouvoir envisager maîtriser le tout. Finalement, point de coiffure savante, cela aurait été peine perdue étant donnée que ses boucles n’en faisaient qu’à leur tête, mais deux peignes placés de chaque coté de sa tête tentant bon gré, mal gré de retenir cette rébellion tout en laissant libre le reste de sa crinière. Jetant un œil dans le miroir qu’elle possédait dans sa chambre, Ana trouva l’ensemble harmonieux et c’est avec un soupir d’aise que la jeune femme se décida enfin à se rendre à la cérémonie.

D’un pas léger mais lent, Ana.Lise traversait le hall avant d’arriver à la salle de réception. Son ventre commençait à faire des siennes, ses mains tremblotaient, l’angoisse tentait de la submerger et elle faisait un effort des plus grands afin de paraître sereine. Peu habituée à ces solennités et autres festivités, elle se sentait godiche et complètement empruntée ce qui ne lui ressemblait guère. Peu l’habitude de sortir de ses domaines de connaissances, dès qu’elle devait faire face à une nouvelle situation il lui fallait un certain temps pour s’adapter cependant là, le temps n’était pas son vraiment son allier. Pénétrant dans la grande pièce, elle lui trouva un éclat particulier ce qui lui étira les lèvres en un léger sourire puis apercevant Maltea, elle s’avança afin de lui présenter ses respects. Une révérence gracieuse comme elle avait l’habitude de le faire, Ana sentait déjà les battements de son cœur s'amplifier.


Bonjour votre Grâce, comment allez-vous aujourd’hui ?


Redressant son visage, son sourire faisait plaisir à voir même s’il n’était là que pour dissimuler le trouble qu’elle ressentait.
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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 13:50

D’un geste vif, elle porta la main à son pendentif… offert par son frère tout juste avant qu’il ne meurt. Le courage que ce médaillon lui offrit l’étonna presque, sa peur c’était enfuie la journée ensoleillée fit rougir légèrement ses pommettes… Il était temps… Elle se releva dignement s’assurant que personne ne l’avait vu dans un tel état… elle replaça les tissus de sa robe rose doré et retira son chapeau, plaça quelques mèches et s’avance fièrement vers la porte. Elle se rendit bien compte que les gens devaient être présent maintenant et qu’elle avait tardé peut-être étais-ce trop tard ? … Elle entra donc d’un pas décidé, le cœur serrer pratiquement sur le point de perdre connaissance. Mais elle n’en fit rien, elle se tenu plutôt debout près de l’entrer sans bouger, chapeau a la main à regarder ses gens un peu plus loin d’elle…

Son regard froid croisa sa duchesse puis les gens autours mais quelqu’un réussie à la faire sourire… le petite Isaure. Ce qu’elle avait grandit depuis ce temps, qu’elle était belle et raffinée juste à la regarder. Une prestance qu’Aylla n’aurait pas pariée lorsqu’elle l’avait connu toute petite mignonne et chipie. C’était la fille d’une personne qu’elle avait aimée de tout son cœur. Saska avait été pour elle comme une sœur, tant d’aventure à partager et la tristesse lorsqu’elle avait rendu l’âme… Elle ferma les yeux deux secondes pour dire simplement
‘ Tu as vu comme elle est belle ta fille, tu dois en être fière de tout là-haut ‘ Cet enfant allait-elle la reconnaître ? Elle dépose son chapeau sur une table et croisa les mains devant en attendant que quelques choses se déroule, les gens n’allait pas tarder à la remarquer… sa suzeraine aussi ce qui la faisait presque trembler… elle ne laissa rien paraître.

Elle analysa sa tenu sans faire de commentaire, elle aussi a une époque avait été audacieuse… puis son visage, Aylla n’aurait pas pu nier sa beauté cella étais évident… elle voyait bien ce que richard lui trouvait. Mais elle ne l’enviait pas pour cela car elle avait elle-même garder sa grande beauté dans le temps… elle vieillissait mais on lui disait encore avoir des traits de jeunesse qui la rendait séduisante… même si ses jeux ne l’intéressait plus. Ce qu’elle enviait a cette femme, cella étais tout ce qu’elle avait voulut avec l’homme qu’elle aimait dans ce temps, Kurt le père Wagner… pourtant, trop tard elle avait du renoncer a ce rêve après avoir tout donné pour l’atteindre…Elle se ressaisie rapidement, pas question de se laisser paraître vague… il fallait maintenant affronter son destin.
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Darkaprincesse de Tracy

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 21:14

La Baronne de Tracy avait reçu missive de de rendre à la cérémonie d'annoblissements. Elle était forte occupée avec les défenses et ces vermines de brigands qui n'avaient de cesse de se fondre dans les villes.
La journée était fort ensoleiillée et printanière. Aidée de sa servante, elle se revêtit d'une robe de brocard et de soie rouge brodée de fils d'or. Elle rehaussa cette robe d'un collier court sertit de rubis et de pierre fines.
Sidonie lui brossa sa longue chevelure rousse et la tressa savamment, laisant dépassé quelques boucles. Elle se mira dans son psyché une derniere fois et déposa quelques gouttes d'essence de jasmin sur son décoletté et derrière ses oreilles. Darkaprincesse enfila la cape couleur carmin assortie bordé d'un renard blanc.
Le carosse attendait dans la cour, elle s'y engouffra et fouette cocher , le Duché de Brienne était à quelques lieux de Troyes.

Arrivée au domaine de Brienne, elle s'extirpa du carosse , elle salua la garde et demanda à se faire annoncer. le long du chemin, elle savait cette céremonie importante et se réjouissait pour Messire Colvert.


Bien le Bonjour, je vous prie d'annoncer Dame Darkaprincesse, Baronne de Tracy. Je suis invitée à la cérémonie d'annoblisssements.
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Oniki

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 22:05

La route avait été longue jusqu'à Brienne, interminable même. Faire de la route seule peut parfois être ennuyeux, mais ajoutez-y deux enfants, et cela devient vite infernal.
Son fils, Arahil, chaudement emmitouflé, reposait contre la poitrine de sa mère et Maëlle avait prit place fièrement juste devant, lui donnant l'impression de guider la monture. Mais ce n'était pas le poids supplémentaire des enfants qui gênait l'animal, mais plutôt leurs sempiternels cris, pleurs et autres vociférations. La monture d'Oniki n'était pas la vieille rosse du coin, qui avait arpentait les champs au travail, mais un fier destrier dont la Vicomtesse d'Attigny lui avait fait présent. D'ailleurs, le carapaçon doré aux couleurs d'Attigny luisait sous le doux soleil de la fin de l'hiver.

Oniki avait préféré voyager vite à cheval, même si cela allait être plus éprouvant pour ses nerfs, plutôt que de prendre une quelconque charrette qui mettrait des jours avant d'arriver à destination. Et puis, les routes étaient dangereuses, elle l'avait appris à ses dépends. Avec deux enfants à protéger, elle préférait compter sur la rapidité de son destrier pour fuir les brigands. Elle avait essayé de limiter au maximum les arrêts, mais avec des enfants, impossible.
Heureusement, après une nuit passée dans l'auberge d'un village voisin, ils arrivèrent à destination. Elle avait craint que, voyant les couleurs d'Attigny, les gardes ne la laissent point entrer, mais ce ne fut pas le cas. Sans doute des consignes avaient-elles étaient données. Elle laissa son cheval à un palefrenier.

Elle épousseta un peu sa robe et Maëlle l'imita. Arahil se mit à pleurer d'avoir été ainsi réveillé si brusquement en pleine sieste. Toujours grognon, comme son papa !
Elle interpellât une servante qui passait par là qui semblait fort affairée. Après lui avoir décliné son identité, cette dernière consentit à la conduire aux appartements de son mari non sans quelques rouspetements.

Elle avait fait envoyer une malle avec des vêtements pour les enfants et pour elle-même, qui, à l'évidence, était bien arrivée, puisqu'elle trônait au milieu de la pièce. Elle prit seulement quelques instants pour admirer les lieux, que déjà Arahil filait à quatre pattes vers le lit. Elle le rattrapa et l'habilla joliment. Cette séance d'habillage n'était pas de son goût et il s'agitait en tout sens, appelant son papa, les yeux plein de larmes, pour qu'il le défende contre sa méchante mère qui avait l'outrecuidance de vouloir le vêtir correctement pour la deuxième fois de la journée ! Son manège ne faisait ni chaud ni froid à Oniki, et après quelques remontrances, le petit se calma.
Maëlle s'était habillée seule, Oniki n'eut qu'à arranger un peu la chevelure de la fillette.
Puis se fut son tour. Elle avait choisi une tenue sobre comme à son habitude, une robe d'un vert sombre (elle avait failli opter pour une robe rose pâle - allez savoir pourquoi ! - mais avait abandonné l'idée, laissant cette couleur fraiche aux jeunes filles. Elle ne tenait pas à entrer dans ces querelles chromatiques). Le seul bijou qu'elle possédait, elle le portait à son doigt quotidiennement depuis son mariage.

Il était temps d'y aller. Ils n'eurent qu'à suivre le flot de personnes qui convergeaient vers la salle où allait se tenir la cérémonie d'anoblissement. Elle entra dans la salle magnifiquement préparée. La jeune femme n'était pas bien à son aise dans un tel endroit, mais n'en laissa rien voir, cherchant son mari du regard. Elle l'aperçut devant le buffet, forcément ! Elle avait reconnu au passage Kelso, qui semblait, lui aussi, assez embarrassé.

Elle alla à leur rencontre.


Dernière édition par Oniki le Mar 16 Mar - 22:30, édité 1 fois
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 16 Mar - 22:29

Maltea sourit à sa cousine qui venait d’arriver. Celle-ci avait l’air anxieux et elle le comprenait aisément. Lorsqu’elle-même s’était rendue en Artois afin de recevoir la seigneurie qu’Agnès avait tenu à lui offrir, elle n’en menait pas large. Elle se souvenait de son anxiété, de ses peurs de faire une bêtise. Une chance, elle était accompagnée de richard. Ils étaient encore tous deux fiancés et ne voulait pas la quitter d’une semelle de chausse. Ce qui lui avait valu de passer la frontière et de se retrouver sur cette terre tant haie. Le pire dans tout cela, c’est qu’il acceptait de devenir après le mariage, vassal d’une artésienne, ce qui n’était pas négligeable. C’est avec le recul que la duchesse se rendait compte qu’il aurait fait n’importe quoi par amour pour elle. Un sourire se dessina sur ses lèvres rouges et ourlées. Elle espérait qu'où qu’il soit, il la voyait et ne l’oubliait pas, tout comme elle en fait… elle tritura son alliance tout en répondant à sa cousine.

Je vais très bien ana, je te remercie, par contre tu as l’air tendue. Ça va aller ana, respire un bon coup, je te guiderais pendant la cérémonie et puis Koroseth passe en premier comme cela tu auras le temps de t’imprégner de sa cérémonie.

Elle lui fit un sourire encourageant et en jetant un regard vers la fenêtre, elle vit un carrosse aux armes de Tracy pénétrer dans la grande cour. Elle soupira de satisfaction en voyant que les gardes n’avaient pas fait d’idiotie et l’avaient laissée pénétrer sur les terres de Brienne.
Elle serait bien partie l’accueillir mais elle se devait de rester ici avec les invités déjà arrivés.
Elle espérait aussi que le sieur Colvert avait reçu sa missive… c’est alors que le majordome vint l’avertir que celui-ci était arrivé et elle soupira, soulagée.
Alors qu’elle lui répondait de l’accompagner jusqu’à cette salle, elle sentit qu’on l’observait, voir la dévisageait.
La duchesse se retourna lentement et croisa le regard d’une femme qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Elle réussit à saisir une lueur d’envie dans son regard et elle sut de façon quasi certaine qu’il s’agissait de la dame de Thil…
Elle essaya de rester de marbre en la regardant droit dans les yeux, mais au fond avait de la peine pour cette femme qui s’était donnée sans compter à son beau père et qui avait vu tous ses rêves se briser avec le retour de l’officielle. Elle était fort jeune à cette époque, mais se souvenait fort bien qu’on parlait de la dame de Thil comme étant la catin, la maitresse du duc, celle qui voulait prendre la place de pétillante, alors que celle-ci avait été bien piètre épouse et était même partie sans en avertir quiconque...
Elle pensa soudain que ce n’est pas cette femme qui aurait du être malmenée mais bien le bleu. Après tout, c’est lui qui trompait ouvertement et son épouse et sa maitresse avec d’autres… enfin peut-être n’était-ce que des rumeurs, mais cela, elle ne pourrait les vérifier… quoique… Quasi, Mirakira… non décidément, elle avait eu beaucoup de chance que son époux soit la fidélité même. Elle ne l’aurait de toute façon pas supporté et il aurait morflé bien plus qu’elle s’il avait mis son pied de travers !

Pas d’avance, elle se devait d’aller l’accueillir, et ce même si le cœur n’y était pas. La jalousie refaisait insidieusement surface en son cœur… cette femme avait goutté aux lèvres de son époux et ça…

Elle s’approcha d’un pas assuré vers Aylla, et plongea son regard émeraude glacé dans le sien tout en se présentant.

Je suis Maltea Wagner, duchesse de Brienne et de Jaulges, dame de Menneville, veuve du tant regretté richard Wagner et donc votre suzeraine. Bienvenue sur mes terres… dame de thil je présume ?

Elle appuya sur les mots mes terres, pour bien lui faire comprendre que le seul chef à bord c’était elle et personne d’autre, et ce quelque soit les liens qui l’avait unie à feu Kurt Wagner.

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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 0:28

Ce fut la Duchesse qui la remarqua d’abord et ce pendant qu’elle la dévisageait… elle en avait honte soudain. Lorsqu’elle la vit s’avancée, elle souffla, inspira puis essaya de garder son plus grand calme. Plus elle avançait et plus sa beauté frappait Aylla en pleins cœur. Comment pouvait-elle détester une femme qu’elle ne connaissait pas… où presque. Elle se surprit a pensée que si Richard l’avait choisit c’est qu’elle devait avoir des trais particulier ce qui l’intriguais… mais elle doutait fort pouvoir s’en rendre compte elle-même car une amitié entre toutes deux était impossible, cela frôlerait presque le miracle. Trop de choses étaient érigé entre elles et de plus elle croyait sincèrement que Maltea devait la détester et son regard froid ne fit qu’appuyer cette hypothèse.

Maintenant a proximité d’elle, son reflex fut sans doute la meilleure, elle inclina la tête et écouta avec attention chaque parole et l’intonation de la voix. Cette femme ne semblait pas l’apprécier, ce qui l’amusait et fit naitre l’ombre d’un sourire sur ses lèvres car elle savait ce qui l’animais. Elle ne broncha même pas lorsqu’elle fit comprendre que c’étais son territoire. Elle releva la tête en soutenant le regard de sa future suzeraine…


Enchantée Duchesse… (Elle ne le pensait pas vraiment) … Nous regrettons tous fun votre mari … (un petit air de bravoure sans plus) … Je me présente, Aylla dame de Thil effectivement… Je vous remercie de m’avoir convié a cette anoblissements (même si elle le savait, Maltea n’avait pas vraiment le choix) A votre service… elle s’en mordit les joues intérieurement mais que lui avait-elle prit de dire une sottise comme celle-ci… Elle se tu instinctivement et attendit la suite sans détourner le regard…
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Koroseth
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 0:36

Hum... cette femme, elle aussi il était persuadé de l'avoir déjà vue. Il fit de nouveau fonctionner sa mémoire et se rappela un soir en taverne, il l'avait croisé. Elle avait l'air sympa et gentille et quand elle s'était présentée, il se souvint que Richard lui en avait déjà parlé une fois. Depuis, il ne l'avait plus du tout recroisée. Aylla, se souvint-il. Elle avait l'air tendue et il ne savait pas trop pourquoi. En tant qu'Intendant des lieux, il allait tout de même lui proposer quelque chose à boire et tenter de voir si tout allait bien.

Mais un valet l'interpella avant et lui annonça que sa femme était arrivée avec deux enfants et qu'elle avait été conduite dans les appartements. Parfait, elle devait se préparer et arriverait sous peu. La salle se remplissait doucement à présent. Koroseth ne pensait pas que Maltea avait fait venir toutes ces personnes mais au final, cela faisait un peu plus convivial. Tant que Maltea ne leur servait pas de vieilles poules moisies, tout irait bien !

Un moment plus tard, sa femme fit son entrée, et comme d'habitude, il la trouvait magnifique. Un sourire satisfait naquit sans même qu'il s'en rende compte. Il s'approcha d'elle, lui donna un baiser et son fils tendit de suite les bras pour être porté par son père. Il avait sa petite mine bougonne et colla sa tête contre le cou de Koro en le serrant. Eh bien, sa mère avait dû lui faire subir un odieux supplice. Il fit un sourire complice à sa femme et vit que Maëlle s'était faite toute belle aussi et qu'elle était ébahie devant les belles robes des femmes présentes. Il tourna la tête pour chercher Maltea du regard afin que toute sa petite troupe la salue mais elle se dirigeait vers Aylla. Il resta sur place et attendit qu'elle ait terminée.

Cela aurait pu lui donner le temps de parler à sa femme du "baiser de paix", mais après réflexion, il le ferait après avoir vu Maltea, cela évitera les dérapages. Pourtant, il savait qu'elle avait assisté à l'anoblissement de Mat, alors que Koro, occupé à vendre sur le marché avait oublié. Elle devait donc forcément être au courant sauf si elle avait oublié, mais il ne le pensait pas, ou à moins qu'elle n'ait eu une envie pressente à ce moment là, une absence, autre chose, enfin bref, qu'elle n'ait pas vue et donc qu'elle ne soit pas au courant. Il réfléchissait et se dit que pour le moment, ça attendrait quelques minutes.
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Isaure!
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 15:04

Songeuse, Isaure ne faisait que très peu attention aux gens l'entourant. Elle se remémorait sa première allégeance faite à son frère. Elle n'était encore qu'une très jeune enfant. A peine quatre ans, et ignorait encore sa véritable identité. Elle n'était alors qu'Isaure Beaumont. Richard... Gabriel... Ils lui manquaient. Il avait tout deux laissé une trace de leur passage sur cette terre. Rafaella pour Richard et ... C'est alors qu'Isaure se leva d'un coup.

Elle parcourut rapidement la salle des yeux et repéra enfin sa belle-soeur en train de parler avec une femme blonde, lui rappelant vaguement quelqu'un. Elle s'approcha d'elle, attendit qu'elle eut fini de parler avec la dame :


Ma sœur ! J'ai à vous parler ! J'aurais dû vous en informer plus tôt, mais je ne voulais pas vous l'apprendre par courrier et hier, cette histoire m'est complètement sortie de la tête. Il s'agit de Gabriel...
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Gnia

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 16:22

Brienne... Il lui semblait que cela faisait une éternité qu'elle n'était pas revenue. Et la dernière fois n'était pas des plus gaie. L'ouverture de testament et les funérailles de Richard. Encore une fois le destin suivait d'étranges sentiers, la faisant venir à Brienne, chez sa vassale alors qu'elle quittait Saint Omer, terre de ses suzerains, pour y accompagner dans sa dernière demeure son défunt époux.
Maltea voulait qu'elle soit présente pour cette cérémonie d'anoblissement. Cérémonie où elle aurait officié si le sort n'avait pas voulu qu'elle soit actuellement régnante. Foutu Béarn, qu'elle fuyait comme la peste tant tout lui rappelait les rêves brisés d'une autre vie, une parenthèse où elle avait été quelqu'un d'autre qu'elle, se méprenant sur la réalité, se plaisant à ce rôle de femme aimante alors qu'elle était tout bonnement incapable d'aimer.

Les habituelles difficultés de la garde à l'entrée du domaine ne la firent même pas sourire cette fois-ci. Oui, le coche arborait armes artésiennes. Oui, leurs maîtres avaient eu le mauvais goût d'accepter fief d'une foutue vicomtesse picarde. Oui oui, bien sûr, Compiègne était champenoise, on leur dira...

Bon, on vous l'accorde, la Saint Just était d'une humeur de chien. Les voyages en coche et leurs incontournables courbatures n'étaient pas sa tasse de tisane, mettre un époux en terre n'était pas pour vous dérider non plus. Seule la perspective de revoir sa blonde et fougueuse amie arrivait à lui arracher un fugace sourire.
Qu'elle tâcha de conserver en entrant dans la salle de réception tandis qu'on l'annonçait. Petit regard circulaire pour jauger l'assistance de cet air hautain et sévère dont elle ne se défaisait que rarement. Et soudain, une petite envie de provocation. Une moue goguenarde étira ses lèvres tandis qu'elle lançait un tonitruant


Sa Grâce Maltea Wagner di Favara, Foutue Champenoise ! Vient donc saluer ton engeance artésienne de suzeraine !

Sourire émail diamant et une pointe de défi dans le regard. Rhaaa, ça lui avait manqué à la Saint Just !
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 18:59

Soit la blonde se faisait des idées, soit la dame de Thil la cherchait, et si c’était le cas, elle allait la trouver. Non mais ! Ce n’est pas parce qu’elle avait été la maitresse de Kurt, qui soit dit en passant, Maltea ne pouvait pas voir en peinture, et qu’elle avait été la première femme a avoir touché les lèvres de son époux, qu’elle pouvait se croire tout permis ! Qu’était ce qu’un baiser à coté de l’acte charnel ? Maltea avait été la première femme de richard… et la seule, à moins qu’il l’ait trompée mais ça elle en doutait fortement.

Elle allait rétorquer lorsqu’Isaure, jusque là fort calme vint la trouver. Gabriel ? Mais pourquoi parler de Gabriel ?


Je reviens Ma Dame, je ne serais point longue.
Que se passe-t-il Isaure ? Gabri…


Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une voix qu’elle aurait reconnue entre mille se fit entendre dans la salle de réception. Un sourire se dessina sur son visage.
Enfin elle était là, sa suzeraine et amie…


Attend moi une minute Isaure, je vais accueillir la comtesse du Béarn et ensuite je serais toute à toi. Cela à l’air important vu ta mine. quoique non, viens avec moi je te prie, après tout tu résides en Béarn actuellement et elle est donc ta comtesse.

Elle s’approcha de Gnia en trainant sa belle sœur à sa suite.

Tiens l’artésienne, je t’attendais avec impatience. Entrée fracassante comme toujours chère suzeraine. Fait attention de ne point te faire étriper par des anti-artésiens, bien que je ne pense point qu'il y en ait en ces murs ce jour.

Elle serra en riant sa suzeraine dans ses bras.

Je suis heureuse de te voir, tu ne peux pas savoir. Je te présente la petite sœur de richard, elle est actuellement au Béarn et la connaissant tu as du déjà la rencontrer. Une petite peste en puissance, faut juste arriver à la connaître.


Elle sourit à sa suzeraine ainsi qu’à sa belle sœur puis redevint sérieuse en voyant l’impatience d’Isaure.

Excuse moi un moment Gnia, Isaure devait me dire quelque chose de fort important, vient donc prendre une coupe de vin de champagne, je sais que tu l’apprécies fortement.

Elle lui lança un clin d’œil tout en l’entrainant vers le buffet avant de se retourner sur Isaure qui se tenait un peu à l’écart.

Je t’écoute, qu’y a-t-il de si important concernant Gabriel ?

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Koroseth
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 17 Mar - 19:38

Koroseth distrayait son fils et discutait doucement avec sa femme quand la petite Isaure se rendit vers Maltea d'un pas pressé. Son regard se détourna à nouveau vers Arahil qui préférait que son père joue avec lui, plutôt qu'il ne s'intéresse à autre chose. Sauf que lorsque que la jeune fille prononça les mots "Il s'agit de Gabriel...". Il ne put empêcher un mauvais frisson et son regard devint dur jusqu'à entendre une voix s'élever fortement. Il conclut, d'après ce qu'il entendit, qu'il s'agissait de Gnia, la suzeraine... de sa future suzeraine. Pas très protocolaire comme entrée, mais cela eut pour effet d'imposer le silence une seconde. Léger sourire amusé.

Puis, elles s'éloignèrent à trois et à présent, Koroseth ne se souciait plus que son fils avait encore envie de jouer, bien qu'il le gardait contre lui. Le poser à terre signifierait le voir crapahuter dans tous les coins de la pièce et donc salir et froisser ses jolis vêtements. Il n'irait pas jusqu'à paraître impoli en s'immisçant dans la conversation qui, à priori, ne le regardait nullement mais son instinct de vengeance lui dictait de prêter une oreille à cette conversation. Si cela concernait quoi que ce soit qui puisse lui permettre d'avoir un renseignement sur la mort de Richard Wagner, même par l'intermédiaire de son frère, il devait savoir.

Il invita sa femme à se diriger vers le buffet pour prendre une petite collation. Il continuait de tenir son fils qui était étonné de l'attitude de son père, lui qui ne manquait jamais une occasion de s'amuser avec son enfant. Tout en étant dos tourné à ces dames, il découpait un fruit en petit morceau pour ne pas qu'Arahil s'en mette de partout, Oniki lui en voudrait s'il se tâchait maintenant. En même temps, il tendait l'oreille tandis que son rythme cardiaque s'accélérait. Certes, ce n'était pas la façon la plus respectueuse de se comporter, surtout que si c'était important, Maltea viendrait sûrement, du moins il l'espérait, lui en parler car elle savait à quel point Koro appréciait son maître de maison. Si l'information était banale, il s'éloignerait et demanderait à Aristote de le pardonner pour cela. Pourtant ce n'était pas de la curiosité mal placée, mais il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui.
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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 18 Mar - 0:42

Finalement, elle n’était pas si effrayante qu’elle avait bien voulut le croire… la duchesse était une simple femme comme elle en n’avait déjà vu au par avant. Juste un peu plus noble qu’elle mais ce n’étais pas le temps de ruminer les vieilles rancœurs de son cœur. Elle s’inclina plutôt poliment lorsque celle-ci voulu prendre congé d’Elle, fort heureusement. Elle n’avait pas envie de discuter plus longtemps car elle n’avait de toute façon rien n’à lui dire. Ses yeux se porta sur la petite Isaure qui c’étais approchée… Aylla comprit par le regard interrogateur de la petite qu’elle n’avait aucun souvenir ou presque d’elle… ce qui la peina vraiment beaucoup. Elle aurait aimée serrer cet enfant dans ses bras, tant d’amour à lui offrir et d’histoire à lui raconter sur sa mère… mais les us et coutume de ce pays ne permettais guère l’affection dans de tel cérémonie. C’était plutôt des présentations ici et là des gens qu’elle connaissait de loin où du tout. Elle se pencha pour être un peu plus au niveau de la fillette maintenant que Maltea les avaient laissée là pourquoi ne pas tenter une approche…

Je vous salue Milady, Je suis Aylla dame de Thill et bien sur une très grande amie de votre mère… Je vous es vu la dernière fois vous n’étiez pas plus haute que cella… (Elle lui indiqua avec sa main une hauteur bien plus près du sol que la grandeur d’Isaure a ce moment ce qui démontrait qu’elle devait être très jeune) Vous ne vous souvenez plus de moi je présume ?

L’enfant devait se demander pourquoi cette femme avait un ton de voix si doux et mielleux avec elle alors que deux minutes plus tôt elle semblait froide avec la duchesse. Elle souhaita intérieurement que la jeune fille veuille faire sa connaissance et s’intéresse à elle … car elle était pour elle un lien avec le passé… !!!!! Encore le passé, elle y vivait donc toujours ? tant de question qu’elle allait devoir régler dans sa tête bientôt… décidément ses lieux ne lui faisait pas un bon effet, Sa demeure et son fils lui manquait déjà.
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Colvert

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 18 Mar - 9:44

Ayant suivi avec application le majordome dans les dédales du château. Nous arrivâmes enfin dans une partie du donjon consacrée à la cérémonie. Il me planta là m'indiquant la porte comme la seule issu.

Merci bien majordome, c'est donc là que se déroule la cérémonie... J'imagine qu'il y a déjà du monde...

Il parlait tout seul en profitant avant d'entrer pour se dépoussiérer. La chevauchée depuis Troyes l'avait un peu entamé, mais il fallait faire bonne figure. Il s'appliqua, surement aussi pour retarder son entrée.

Il poussa la lourde porte qui pris un malin plaisir à grincer avec application.
A peine le seuil franchi il traversa d'un regard la pièce déjà bien complétée de convives.
Il remarqua bien sur sa grâce Maltea et la baronne de Tracy. D'autres visages lui parlaient mais avec imprécision, maréchaussée, ambassade ...il ne savait plus...

Il se dirigea vers la vicomtesse pour la saluer en premier.

Bien le bonjour votre grâce. Veuillez excuser ma tenue , je viens tout juste de laisser ma monture pour rejoindre le donjon au plus vite. je vous avoue avoir grand soif, la poussière à quelque peu envahi ma gorge bien sèche ou serait ce l'émotion du rendez vous?
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Isaure!
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 18 Mar - 11:44

Comment Isaure avait pu oublier de parler de ce qu’elle savait. Du secret. Comment avait-elle pu omettre un si important détail ! Elle s’en voulait tellement qu’elle en oublia les règles de bienséance en interrompant la Duchesse. Elle eut l’impression que son intervention la soulageait et lui rendait un grand service.

La dame blonde se présenta à elle. Présentation qui ne fit qu’attiser sa curiosité. Une fois la cérémonie terminée, si elle trouvait le temps, elle irait peut-être parler avec elle. Elle se disait grande amie de sa mère. Peut-être pourrait-elle lui raconter des histoires inédites sur celle-ci. Elle aurait ainsi un autre point de vue que ceux de Catheolia, Varden et Jay…


Bonjour Ma Damepetite révérenceje vous prie de m’excuser, mais je n’ai aucun souvenir de vous. Du moins, votre visage me semble familier, mais j’ai croisé tant de monde que je ne saurais dire s’il s’agissait bien de vous. Peut-être aurons-nous l’occasion de nous entretenir un peu plus tard. Je dois à présente m’entretenir avec ma sœur.

Puis, impatiente de livrer son secret, elle se tourna vers Maltea.


-Que se passe-t-il Isaure ? Gabri…
-Sa Grâce Maltea Wagner di Favara, Foutue Champenoise ! Vient donc saluer ton engeance artésienne de suzeraine !


Décidément, l’heure n’était peut-être pas venue de parler de Grâce et Matthilde. Quelle serait la réaction de la Duchesse ? C’est alors que la veuve Wagner la traîna jusqu’à celle-qui venait d’interrompre la Duchesse, comme Isaure l’avait elle-même fait quelques minutes plus tôt.

- Je suis heureuse de te voir, tu ne peux pas savoir. Je te présente la petite sœur de richard, elle est actuellement au Béarn et la connaissant tu as du déjà la rencontrer. Une petite peste en puissance, faut juste arriver à la connaître.

La fillette esquissa un sourire. La duchesse de Béarn, Gnia.

Comtesse, c’est un plaisir de vous rencontrer enfin ! J’ai beaucoup entendu parler de vous. Mais étant depuis peu chez mon Parrain, le comte d’Ossau, je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre à Pau, ni même de visiter le château comtal en sa compagnie ou avec son épouse.

Isaure fit sa plus belle révérence. Bientôt, Maltea s'excusa auprès de la comtesse et se tourna vers elle. Le moment des révélations était venu.

Maltea, je ne sais pas si je choisis le bon moment, et je ne pense pas que vous envoyer une lettre du Béarn aurait été une meilleure solution ? C’est pourquoi je tenais à vous le dire de vive voix. J’ai pensé que la présence du héraut à Brienne était le moment rêvé… Voilà. Gabriel, comme vous le savez peut-être, n’était pas indifférent au charme de Lily, la jeune femme qui a séjourné un temps à Brienne. Et il se trouve, qu’avant de mourir, cette même Lily a donné naissance à deux petites filles qui ne sont autres que des Wagners… Et je peux vous dire qu’il n’y a aucun moyen d’en douter… La ressemblance est frappante. Elles se prénomment Grâce et Mathilde. Deux petits amours. Lily a fait de mon Parrain leur tuteur. Je voulais que vous le sachiez, et qu’elles soient enfin reconnues comme des Wagner. Et puis, je pense que vous aimeriez peut-être venir les rencontrer… Un jour …

Isaure fixait sa belle-sœur. Elle attendait sa réaction. Se tenait prête à la soutenir. Elle savait que la mort de Richard l’affectait encore, même après de si longs mois, et que parler de Gabriel la ferait inévitablement penser à son tendre époux.


Dernière édition par Isaure! le Jeu 18 Mar - 15:16, édité 1 fois
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Aylla

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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 18 Mar - 13:17

Satisfaite que l’enfant ne la repousse pas, Aylla esquiva un jolie sourire puis d’une seconde à l’autre, elle se retrouva seule… cella étais le moment idéal pour se mêler aux gens près du buffet jusqu'à ce que la cérémonie approchait… Elle grignota un petit bout ici et là sans plus, elle bu un verre d’eau simplement et elle restait planter là comme une poupée de porcelaine a sourire a ceux qui passait devant elle… la nervosité était disparu
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Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
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MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 18 Mar - 14:47

Maltea eut un hoquet de surprise et du se retenir à Isaure afin de ne pas vaciller… Lily… Gabriel… des enfants… certes elle avait compris dans le discours de son époux que Gabriel avait été fou de Lily mais jamais elle ne se serait imaginée que l’ange rose aurait succombé à un homme, surtout à un Wagner, un bleu… enfin un demi bleu, fils de Kurt, ennemi des roses. Tout tournait autour d’elle, le passé refaisant surface. Les rires avec Lily, ses animations au sein de la Champagne, ses rappels à l’ordre quand la jeune fille qu’elle était à l’époque faisait mine de ne pas être au courant d’un jeu… la rose fidèle à Pisan avait donné naissance à une descendance du bleu… comme quoi les fils du bleu avaient eu un penchant certain pour des filles ayant porté le rose… Maltea bien moins que Lily, s’étant rendue compte de l’hypocrisie qui y régnait et ne voyant que par le noir…
Rafaella avait donc deux petites cousines au Béarn.


Varden ! Serpent persifleur ayant jusqu’à caché le fait que l’ange rose avait mis au monde des Wagner ! Celui là il va m’entendre ! Quand je pense que Gabriel n’a même pas eu la joie de se savoir père et qu’il est mort dans cette ignorance !

Des larmes de colère mais aussi de chagrin commençaient à lui piquer les yeux. Elle comprenait mieux le fait qu’il était si souvent l’ombre de lui-même. Les zones sombres peuplant la mémoire de Maltea commençait finalement à prendre la lumière. Il avait toujours été taciturne à entendre Richard, mais bien plus après l’annonce de la mort de Lily… sa Lily… ainsi donc ils s’étaient aimés… mais pourquoi l’avait elle abandonné ? pourquoi ne lui avoir jamais dit qu’elle était grosse de lui ? Etait ce donc le pénible passage des enfants qui avait emporté Lily ?


Comment a-t-il pu cette sangsue d’Arezac ! comment a-t-il pu priver un père de ses enfants.

La duchesse serait les poings de rage. Elle devait se calmer pourtant. Elle avait une cérémonie qui allait débuter, elle ne pouvait ruiner cette journée qui était importante pour ses futurs vassaux. Par contre elle ne lâcherait pas Varden, il devrait s’expliquer. Non pas qu’elle veuille récupérer les enfants, elle avait déjà du mal à être présente pour sa fille, mais tout du moins que ces nièces grandissent en sachant de quelle famille elles sont issues !
Elles étaient des Wagner et en cela, Varden ne pouvait rien faire. Sa haine pour Kurt lui faisait faire n’importe quoi. Abruti ! Elles étaient des Wagner et non des Arezac, et cela, Maltea le ferait savoir au royaume entier. Elle était petites filles de Kurt, filles de Gabriel et nièces de Richard, et cela, le Varden ne pourrait jamais le faire ignorer.

Elle reprit contenance et remercia sa belle sœur.


Je te remercie pour cette information, et je mettrais donc à jour l’arbre des Wagner, mais le varden va m’entendre. Il n’avait pas le droit de cacher cela à la famille.
Je m’en occuperai une fois la cérémonie terminée…
Mathilde et Grace sont des Wagner et elles le revendiqueront le moment venu. Je ne manquerais pas de leur rappeler que le veuille ou pas Arezac. Qu’il soit leur tuteur ne change rien au fait qu’elles sont bleues. Le sang ne peut mentir…


Elle sourit à sa belle-sœur tout en lui serrant la main.

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