Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Anoblissements, il était temps

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
AuteurMessage
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 13 Mai - 13:33

Le visage de la duchesse passa de sa blancheur habituelle à une rougeur de plus en plus vive. Elle n’avait qu’une envie, celle de quitter la salle et de libérer un fou rire. Ils s’étaient tous donné le mot pour la cérémonie ou quoi ? Pour une fois ce n’était pas de sa faute. Elle était relativement calme et par moment, se demandait si un jour, une cérémonie se déroulerait normalement en ce duché.
D’un geste qu’elle voulait discret, elle se pinça pour contrôler son envie irrésistible de rire. Elle soupçonnait Colvert de, volontairement, jouer sur les mots pour lui faire perdre son contrôle. Elle lui décocha un large sourire amusé et plongea son regard dans le sien, comme pour lui dire, non non, vous n’y arriverez point mon cher, je garderais mon sérieux quoiqu’il arrive. Un clin d’œil malicieux à son vassal et elle prêta elle aussi son serment.


Moi, Maltea Wagner di Favara, Duchesse de Brienne, Duchesse de Jaulges et Dame de Menneville, jure devant témoin et sous l’œil du très haut, protection et bonne justice ainsi que subsistance à Colvert, fait seigneur de Précy-Notre-Dame selon ma volonté, ainsi qu’à sa future descendance.

Elle tendit la main vers le guéridon et tâtonna afin de trouver la bourse. Peine perdue, ne rencontrant que le vide, elle dut détourner la tête afin de saisir la bonne et l’offrit à son vassal.

Cette bourse contient la terre de Précy-Notre-Dame. Ce symbole représente la seigneurie de Précy dont tu es à présent le seigneur. Je te sais digne de ma confiance et je sais que tu seras parfait pour administrer les terres de ce domaine ainsi que veiller sur les villageois. A partir d’aujourd’hui, le château de Précy-Notre-Dame ainsi que ses dépendances sont tiens.

Elle se sentit légère après avoir prononcé ces derniers mots. Cet homme allait enfin pouvoir vivre son plus grand rêve, ce qui pour Maltea représentait énormément.

La Brienne accrocha le regard de la Baronne et lui sourit. Dans ses yeux pétillants, on pouvait y lire quelque chose du genre, tous mes vœux pour votre futur, je suis heureuse d’y avoir contribué à ma façon.

Maltea se tourna alors sur le vicomte d’Avize afin que celui-ci puisse signer l’aveu. Elle pourrait ainsi appeler Quasi qui avait l’air de ne pas tenir en place…
Elle frémit néanmoins… quel était le nom de la seigneurie qu’elle devait lui offrir en ce jour ? Autant elle se souvenait du blason qu’elle avait elle-même confectionné avec amour… autant le nom de la seigneurie lui était sorti de la tête… la cloche peut-être ? ah non ca ne devait pas être cela.
Maltea avait encore quelques minutes devant elle pour fouiller sa fichue mémoire afin de retrouver le nom de cette fichue terre, pour cette fichue Quasi… peut être que la seigneurie s’appelait Fichue… oui pourquoi pas, cela se tenait.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Colvert

avatar

Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 23/10/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 13 Mai - 22:27

Colvert, maintenant seigneur de Précy notre dame, se retirait tête inclinée, faisant quand même gaffe de ne pas se vautrer.

Il trouvait que Précy notre Dame était de circonstance , on aurait pu trouver meilleure seigneurie à lui attribuer. Il n'avait pas réussi à décontenancer sa suzeraine, qui avait su garder dignité et grandeur.
La cérémonie continuait et il rejoignit Darka. Une autre vie lui tendait maintenant les bras. Il allait écrire une autre histoire et ce grâce à Maltea.
Revenir en haut Aller en bas
Darkaprincesse de Tracy

avatar

Nombre de messages : 199
Age : 30
Localisation : Troyes DR de Champagne
Date d'inscription : 17/09/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 13 Mai - 22:58

Le regard de la Duchesse de Brienne croisa celui de la Baronne de Tracy, elle lui fit un sourire qui en disait long. Elle sentit le rouge lui monté aux joues tellement que son émotion était grande. Elle lui était infiniement reconnaissante. Elle l'appréciait tant pour sa parole donnée, pour sa franchise, sa générosité, son humour, ses emportements, ....

Son Maréchal et Maître d'Armes était désormais Seigneur de Precy Notre Dame et cette seigneurie portait un nom qui était de circonstance ...
Colvert rejoignit Darkaprincesse. Elle s'approcha de lui et lui murmura quelques mots complices au creux de l'oreille. You are, you are the realest thing I know Ils allaient enfin pouvoir vivre dans la lumière.
Sa main frôla la sienne et elle lui souria.
Revenir en haut Aller en bas
Rhân

avatar

Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 14/03/2010

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 1:21

Et un troisième petit seigneur. On allait finir par y arriver.
En tout cas, pendant que le nouveau vassal bafouillait, le maréchal continuait d'écrire.


Citation :
Par la présente nous, Rhân de Crocy, maréchal d'armes de France, vicomte d'Avize, baron de Boiscommun, seigneur de la Beslière-sur-Thanaise, de Villemurlin et des Fontaine de Chappée faisons acte de la demande de la duchesse Maltea, duchesse de Brienne et de Jaulges, dame de Menneville quand à l'octroi de la seigneurie de Précy-Notre-Dame sise en le duché de Brienne à messire Colvert.

Après recherches héraldiques dument entérinées, le fief de Précy-Notre-Dame est bien seigneurie vassale du duché de Brienne.

Après consultation d'armoriaux, les armes se référant à la dite seigneurie sont: "D'azur à une aigle d'argent"




Ci-joint une lettre patente de dame Maltea dûment authentifiée attestant de sa volonté d'octroi d'une seigneurie à messire Colvert :
Citation :
Reims, le septième jour de Mars de l’an mil quatre cent cinquante huit.

Au Maréchal d’Armes en charge de la marche de Champagne,

Salut !

Par la présente, je demande l’octroi de la seigneurie de Précy-Notre-Dame, fief rattaché au duché de Brienne, à Messire Colvert.
Cet homme m’a soutenu lors de durs épreuves de ma vie et il a mon entière confiance. Il œuvre autant pour le duché de Champagne et ce sans jamais demander quoique ce soit à personne. Afin de le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi et aussi pour notre duché qu’est la Champagne, je tiens à lui offrir ce fief afin qu’il puisse avancer dans la vie et surtout être reconnu à sa juste valeur.

Respectueusement

Maltea Wagner
Duchesse de Brienne et de Jaulges
Dame de Menneville



Par notre scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques et attestons avoir été témoin de l'échange des serments vassaliques entre l'octroyant et l'octroyé.

Faict le troisième jour du mois d'avril 1458 sous le règne de nostre souverain le Roy Levan le troisième de Normandie.

Revenir en haut Aller en bas
Colvert

avatar

Nombre de messages : 17
Date d'inscription : 23/10/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 10:10

Citation :
Par notre scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements Héraldiques et attestons avoir été témoin de l'échange des serments vassaliques entre l'octroyant et l'octroyé.

Colvert lisait les dernières lignes... Ne comprenant pas tout...Échange avec ce serment se compliquait voilà qu'il devenait "vassalique" et puis lui il est troyens! Ni Octroyant ni octroyé... Octroyens à la limite... Enfin il était maintenant à côté de Darka, lui montrant avec fierté son blason.
Revenir en haut Aller en bas
Darkaprincesse de Tracy

avatar

Nombre de messages : 199
Age : 30
Localisation : Troyes DR de Champagne
Date d'inscription : 17/09/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 11:52

Darkaprincesse regarda le blason se référant à la Seigneurie de Precy Notre -Dame. En voyant le Maréchal d'armes de France, Messire Rhân de Crocy, elle se dit qu'il fallait qu'elle lui écrive pour ses fiefs.

Elle se pencha et lui dit à voix basse,
J'aime ce blason simple mais élégant. Connaissez vous la symbolique mon bien aimé ? Pour Azur : Fidélité, persévérance, loyauté. pour Argent sagesse, richesse et pour le symbole de l'Aigle, c'est la souveraineté.
J'espère que dès que vous aurez les clefs, vous me ferez visiter votre Seigneure. Et puis c'est près de Troyes donc bien pratique.
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 13:21

Voilà qui était fait, maintenant elle devait s’occuper de Quasi, ce qui n’était pas une mince affaire.
Elle l’appela et comme pour les autres la fit se mettre à genoux et prit ses deux mains dans les siennes.
Misère, ça faisait un bien fou de voir la vieille à genoux devant elle, même si au fond celle-ci aurait préféré l’être devant Richard.
Maltea se réprimanda violemment. Laisse donc ta foutue jalousie au placard pour aujourd’hui. Tu sais fort bien que ton amie n’a jamais sauté sur ton demi-bleu ! Si tu avais été l’épouse du bleu, ça peut-être, voir surement même, mais pas Richard.
Plus détendue, Maltea sourit à Quasi… après tout, elle lui avait joué un petit tour de cochon en confectionnant son blason et c’était bien suffisant. Une belle cloche ornait le blason de la seigneurie qu’elle offrait à Quasi. Elle avait longuement hésité entre une abeille qui aurait pu représenter la façon dont Quasi dans son jeune temps butinait la gente masculine ou encore une baleine… mais il fallait avouer que Quasi n’avait rien d’une baleine. C’est qu’elle était encore fort appétissante la vieille pour son âge. Regard malicieux de la blonde à la future vassale … Maltea se demandait comment celle-ci réagirait à la vue du blason. Elle connaissait le sens de l’humour de Quasi et ne s’était donc pas gênée… ceci dit le blason rendait assez bien. Elle le trouvait même bien plus beau que celui de son duché de Jaulges.
Bon assez de pensées pour aujourd’hui, il était temps de passer aux choses sérieuses et d’anoblir cette femme assez folle pour avoir épousé un homme en jupe. Par moment elle se demandait si ce n’était pas en souvenir de Scot.
Un petit soupir s’échappa des lèvres de la blonde en repensant à cette époque bénie. Que de rire dans ce château délabré de Sainte-Ménehould. Coucouque, Sosso, Memo, Quasi et bien d’autres femmes qui s’y faufilaient sous un anonymat bien gardé.
Elle eut le malheur de repenser aux cris qu’elle avait entendu avec Coucouque… Kathyana une Dulac qui hurlait dans ses appartements « baise moi si t’es un homme » … ou peut être était-ce « attrape moi si t’es un homme ». Les souvenirs de Maltea s’amenuisaient plus le temps passait. Par contre elle se souvenait fort bien que les deux maitresses officielles de Scot ne s’étaient pas gênées pour ainsi rire de lui, citant cette phrase si poétique, plus d’une fois par jour et ce, pendant quelque temps. Quasi qui s’était réfugiée dans sa chambre pour ne pas subir les assauts du maitre des lieux… Même si Maltea était certaine que la Quasi ne s’était pas gênée pour gouter aux plaisirs procurés par Scot. Enfin de toute façon, elle avait du héberger Quasi, Scot ne prétendant pas pénétrer dans sa chambre quand son fils était là… la jeune femme était donc sauvée !
Un gloussement se fit entendre et la duchesse en fut quitte pour une belle frayeur… elle avait réussi une fois de plus à contrôler ce fichu fou rire qui la menaçait depuis le début de la cérémonie.
Elle s’éclaircit la voix et lança les « hostilités »


Quasi, tu es ici ce jour devant moi, pour respecter les dernières volontés de Richard et au travers de celle-ci, celle de kurt Wagner, premier duc de Brienne de la famille Wagner. Celui-ci avait ce souhait et son fils, mon époux, n’ayant point pu le réaliser avant sa mort, c’est à moi que revient ce privilège….

La blonde se demanda si c’était réellement un privilège que d’anoblir cette femme, et elle se demanda si un autre mot n’aurait pas été plus judicieux.

J’aurais pu refuser cela, comme j’en avais le droit… mais tu fais partie de mon passé en tant qu’amie, et savoir que mon futur te sera tout autant lié est quelque part rassurant.
Afin de te récompenser d’avoir supporté le beau-père et dieu sait que ca ne devait point être facile. D’avoir été là, présente à ses côtés, l’accompagnant dans la mort. De t’être préoccupée de ses deux fils et d’avoir été une des personnes pouvant leur parler de leur père sans aucune animosité. D’avoir été un appui pour mon époux et pour Gabriel… Bon d’accord, tu as aussi un énorme défaut… j’avoue que j’aurais préféré te voir épouser un autre homme que ce rustre en jupe. D’ailleurs j’espère qu’il saura être digne de ce cadeau que te font mon époux et mon beau-père, ou foi de Maltea Wagner, je l’étripe de mes propres mains avant de lui faire la honte suprême de lui faire porter un pantalon… je t’offre en ce jour la seigneurie de….


Et voilà… ce qui devait arriver arriva. La duchesse n’avait pas réussi à se souvenir du nom de la seigneurie qu’elle devait lui donner. Il y en avait tellement aussi…. Trop pour que son petit cerveau mononeuronal puisse s’en souvenir. Ville-sur-terre… non c’est celle de son nouveau papa, Koroseth… La Chaise… non elle la réservait à un mort de sa connaissance… Unienville… non plus… Is… Isère… non plus, ce n’était pas cela… Iles oui voilà c’était ça….quoique non mais ca devait s’y rapprocher. Mais oui bien sur !

… D’Isle. Je sais qu’en la mémoire de l’être qui t’a été très cher, tu t’en montreras digne.

Elle continua afin d’accélérer le mouvement.

Quasi, acceptes-tu aujourd’hui d’être ma femme ?

C’est sur un murmure taquin qu’elle continua à s’adresser à elle.

Et pas dans le sens biblique du terme ! Là tu peux toujours rêver de pouvoir caresser ce corps qui te fait envie depuis si longtemps.

Elle lui décocha un énorme sourire du genre Colgate ou émail diamant, attendant que celle-ci puisse s’exprimer.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Braveheart

avatar

Nombre de messages : 23
Localisation : En voyage
Date d'inscription : 25/05/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 16:32

Rustre en jupe... Elle allait voir la chieuse de Brienne, quand il l'attraperait et lui collerait une fessé monumentale... Encore que... Elle risquerait d'y prendre du plaisir... L'étriper... Pfff ! Faudrait qu'elle mange de la soupe et aille prendre des cours avec Silvestre.
Revenir en haut Aller en bas
quasi

avatar

Nombre de messages : 31
Date d'inscription : 06/11/2008

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 14 Mai - 23:59

A genoux! Bon, ce n'était certes pas la première fois, loin s'en fallait. Mais sur les derniers temps, c'était plutot les jambes velues de son écossais qu'elle voyait dans cette position quand elle astiquait et qu'il restait planté là. Elle sourit en se demandant si Maltéa l'était tout autant (velu, pas astiqué bien sur) sous la belle robe qu'elle portait. Qui s'y frotte s'y pique disait on d'elle. Peut être là était la réponse. La première rencontre des deux femmes remontait bien loin et en relevant la tête pour trouver le regard de la double duchesse (là, l'interprétation est au choix) Quasi vit que si les années avaient passées, seule une certaine maturité subsistait sur le visage de Malt.

A genoux! Elle pensait à Kurt, celui pour lequel elle était là. Qui donc l'avait connu dans cette assistance? personne probablement. Kurt, son Duc Adoré, celui qu'elle avait appris a connaitre dans une haine féroce et apprit à aimer dans le respect de l'homme au delà du titre. Puis il y eu Ricw et Gabriel, les bessons.Kurt était en chacun d'eux mais ils étaient différents l'un de l'autre. C'est Kurt qui avait voulu cette cérémonie. C'est Ricw qui l'avait entériné. C'est Malt qui était là.

Elle avait voulu refusé. Les titres, les terres en France, les devoirs, tout cela n'était pas pour elle. William était d'accord sur le principe mais il lui rappela que c'était là la volonté d'un homme qui avait compté dans sa vie, compté bien au delà de cette vie même. Elle avait donc accepté de venir.

Un rire léger la ramena à la réalité qui était simple, elle était à genoux. Elle repassait dans sa tête les autres cérémonies. On parle, on s'embrasse, Maltéa se fend d'une poignée de terre et c'est bon. Pour la parlote, c'etait en cours. Quasi écouta bien chaque mot, prenant conscience qu'elle allait s'engager et par la même engager William. Et Engager William auprès de la duchesse dont le séant avait connu plus de mains que de chaises, n'était pas pour plaire à Quasi.

A la première phrase, elle baissa les yeux. d'aucun y verrait le recueillement d'une femme qui pleure un être cher, d'autre verrait là le respect du à la solennité de la cérémonie. Au final, tous se trompait. La seule réplique qui venait bousculait les lèvres de l'écossaise sans les franchir était: oui je sais, ca fait juste quatre fois que je viens a Brienne pour ça.

Et le reste suivit. Le reste des paroles bien sur, Maltéa n'étant pas encore à l'état de reste. Enfin sauf si on demandait à certains de ses anciens amants.

Des mots d'amitié, des mots que Quasi savait vrais. c'était là l'avantage d'être l'amie de Malt, on savait qu'elle ne s'embarrassait pas de faux semblants. Quasi écouta attentivement avant de répondre. Et encore plus attentivement quand Maltéa murmura. Elle du retenir un éclat de rire avant de pouvoir répondre. Elle avait entendu les autres et savait qu'il fallait répondre quelques mots simples qui l'engagerait simplement. Elle prépara donc des mots simples dont les premiers furent murmurés.


Rassurez vous très chère, je ne souhaite pas voir le jardin d'herbes folles que vous cachez sous cette superbe robe mais...je n'embrasse qu'avec la langue, sachez le. Et Puis...c'est Kurt que j'embrasse!

Le sourire se fit plus grand tout en gardant un sérieux de circonstance.


Puisque vous n'avez pas refusé Chère Amie, vous ne pourrez que vous en prendre à vous même si je ne vous sers pas à souhait. Pour votre beau père c'est diffèrent. Un homme sans pareil dans ses qualités comme dans ses défauts. Un homme comme ce pays en compte peu, un homme qui a donné ...oui ca pour donner, les champenoises et bourguignonnes le savaient....tout pour son duché. Un grand homme qui a eu deux fils qui n'ont rien à lui envier. Vous avez eu la chance d'avoir pour époux quelqu'un d'une valeur exceptionnelle. Il était mon ami, tout comme son frère. Et un homme exceptionnel ne peut avoir choisi qu'une épouse exceptionnelle, enfin quand il était sobre..

Quant à mon énorme défaut ....et comment savez vous qu'il a quelque chose d'énorme???....sachez qu'il n'y a pas meilleur homme qui puisse prétendre à être l'époux de celle que vous honorez aujourd'hui. L'étripez pas, c'est immangeable l'écossais.

Enfin, tout ca pour vous dire que...non. Non je ne refuse pas l'honneur que mon Duc m'a fait, non je ne refuse pas celui que vous me faites en respectant sa mémoire.
Revenir en haut Aller en bas
Braveheart

avatar

Nombre de messages : 23
Localisation : En voyage
Date d'inscription : 25/05/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Sam 15 Mai - 0:10

Quelle joueuse tout de même. William avait craint qu'au dernier moment... Mais pour son Duc elle ne pouvait pas, elle devait, et elle avait su tourner cela avec une finesse toute Quasissienne...
Vous ne pourrez que vous en prendre à vous même si je ne vous sers pas à souhait... Excellent ! Quelle manière exquise d'esquiver toute vassalité. Quasi ! Tu es la plus magnifique des épouses.
Revenir en haut Aller en bas
Isaure!
Morveuse de Morvilliers
avatar

Nombre de messages : 27
Date d'inscription : 23/01/2008

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Sam 15 Mai - 0:57

La cérémonie trainait en longueur. Quand donc viendrait son tour ? Elle avait pensé un instant se retirer à ses appartements et ordonner à un domestique de la faire prévenir quand viendrait son tour, mais elle était certaine que Maltea rentrerait dans une grande colère. Aussi resta-t-elle sagement assise à rêvasser. Parfois un soupir lui échappait.

Pourtant, quand vint le tour de Quasi, son regard se posa un instant sur la femme. Un instant qui se prolongea. Ces yeux, ce visage, cette femme. Elle les connaissait. D’où ? Elle n’aurait su le dire. Mais elle était certaine de l’avoir connue, un jour…
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Jeu 20 Mai - 21:23

Maltea frémit de dégout… avec la langue… Il était hors de question que Quasi glisse sa langue dans sa bouche ! Une langue masculine c’était avec plaisir, et encore, cela dépendait de la qualité de la dite langue mais celle de son amie… qui plus, est faisait des choses avec l’homme en jupe… elle était certaine d’attraper le choléra, voir la peste, voir même la syphilis peut-être même pire que ça. Une chose était certaine, elle ne voulait pas mourir, du moins pas encore…

Elle se pencha sur Quasi et lui murmura :

Ose glisser ta langue dans ma bouche et je te la mords violemment… réfléchis donc aux conséquences plus que fâcheuses que cela pourraient engendrer dans ton couple…

Petit clin d’œil avant d’écouter la suite de la jolie tirade… elle avait entièrement confiance aux capacités de Quasi de tenir son rang. Titre ou pas titre, elle avait toujours su se tenir, quoiqu’en dise ou pense, d’ailleurs, son machin efféminé. Il avait beau tirer une tronche et jouer le male dans toute sa splendeur, il était du genre à s’écraser comme une mouchette finissant aplatie sur un carreau de carrosse, du moins quand il y en avait... des carreaux bien entendu pas des mouchettes… ce genre d’homme les attirant ainsi que les mouches, dès que le bout de son museau de fouine sortait du terrier.
La servir… comme c’était mignon… comment d’écosse, la future dame pourrait-elle servir sa suzeraine comme les autres vassaux étant en Champagne ?
Tout ce que Maltea demandait était de la loyauté… et cela, elle savait Quasi plus que loyale… par contre son époux, là c’est certain, c’était une autre paire de manche.
De toute façon à la première incartade, Maltea ne chercherait pas par quatre chemins à faire entendre raison. Autant elle s’en fichait qu’on la salisse, autant elle ne supporterait pas que le nom de son époux soit trainé dans la boue, et cette seigneurie était la volonté de son époux. Si quoique ce soit de fâcheux arrivait, Quasi trahirait son ami ainsi que l’homme qu’elle avait toujours l’air d’aimer, et ce depuis tant d’année écoulée.
Le respect, voilà ce qui était important…


Ma chère vous me servirez correctement en respectant votre statut et ainsi la mémoire des gens que vous aimez et qui nous ont malheureusement quittés. Ils vous pensaient digne, alors ne les faites point mentir et ne les reniez point ce jour.
Si vous pensez qu’ils se sont trompés, alors refusez là, car à la moindre action indigne, cela rejaillira sur la famille Wagner ainsi que sur l’honneur de nos défunts.
Je sais que je peux vous faire confiance…
*petit regard à la jupette* lui par contre… j’ai comme un doute, je ne sais pas trop pourquoi. A vous de faire en sorte que la disgrâce ne tombe point sur notre famille de sa faute. Si cela est trop difficile et que de femme de caractère, vous êtes devenue femme soumisse, faites le donc savoir de suite. Enfin bref, vous me connaissez pertinemment pour savoir que je dis ce que je pense en face… certes ce n’est point le cas de tout le monde… la lâcheté que voulez vous, est plus courante que la bravoure et la droiture d’esprit.
Aujourd’hui c’est avec plaisir que je respecte les dernières volontés de mon époux… si pour vous, cela ne représente rien, alors je m’incline et agirais en toute connaissance de cause le moment venu, soyez en assurée…


Sur ces mots, la duchesse releva Quasi afin d’échanger le baiser de paix, attendant tout de même une réponse, pour ne pas avoir à frôler ses lèvres pour rien, scellant un lien qui importait peu à la vieille femme, alors que pour la duchesse, il était gage de son respect pour Richard.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
quasi

avatar

Nombre de messages : 31
Date d'inscription : 06/11/2008

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 21 Mai - 0:36

Humm..vous ne connaissez pas mes travers, ca pourrait me plaire.

Elle retenait un fou rire pour respecter la solennité de l'instant. Quelques secondes passèrent avant que la duchesse ne reprenne la parole. Quasi écoutait, sachant d'avance ce qui allait être dit, pour l'avoir entendu précédemment. Au fil des phrases la surprise remplaça l'attente de la fin de la tirade classique. De Maltéa elle s'attendait à tout , du plus fou au plus mordant. Mais là, la Duchesse avait du boire pour mettre autant d'agressivité dans ses mots.

Quasi cherchait ce qui avait bien pu se passer. Ses traits d'humour n'étaient ils donc plus reconnu par son amie? Brave n'avait pas ouvert la bouche donc pour une fois ca ne pouvait venir de lui et son parler guère diplomatique.

Agressive n' était finalement pas le mot. Les paroles qui devaient sceller une amitié de longue date devenaient à chaque mot un peu plus menaçantes. Il était clair que Maltéa n'aimait pas William mais cela Quasi en était ravie. Cela ferait un souci de moins, connaissant le pouvoir de séduction de la veuve de son ami.

C'était maintenant à elle de répondre. Elle ne savait plus vraiment quoi faire. De Kurt elle n'avait jamais voulu de choses matérielles, ni titres , ni postes. De lui elle avait voulu des choses si peu palpables mais tellement présentent en cet homme souvent méconnu. Ce titre, cette terre, c'était être auprès de son ami un peu plus. C'était aussi être près de Maltéa et pouvoir se remémorer des souvenirs communs , des fous rires et lettres folles. Mais si elle n'avait pas confiance en William , alors tout cela n'avait de sens. Un titre, une terre...cela ne vaudrait jamais l'amitié et le soutien. Elle n'avait pas eu besoin de titre pour être l'ami de Richard et Gabriel. Pas plus pour être celle de Maltéa. Sans regarder William, elle prit la parole qu'on lui offrait. Les larmes avaient du mal à être refoulées mais elle s'y efforça.


Maltéa..Que dire après vos paroles? Il y a t'il réellement beaucoup de choix qui s'offrent à moi? non, ils sont au nombre de trois. Respecter la mémoire et la volonté d'un homme qui m'est cher et le sera toujours. Accepter l'honneur d'être près de vous d'une façon ou d'une autre, vous, mon amie. Entendre vos désirs au delà de vos mots.

J'ai choisi la troisième possibilité. Je ne puis vous imposer un homme en qui vous n'avez pas confiance. En passant outre vos inquiétudes, vous respectez le désir de votre défunt époux. Vous savez quelle amitié me lie à Brienne. Je n'ai pas besoin de scel pour cela. Mais je ne puis vous laisser vivre avec ces inquiétudes. J'ai toujours eu a cœur de ne pas juger les gens. Pas plus mes brigands de clients que mes folles d'amies. Et si l'homme que j'aime, celui dont le sang coule dans les veines de mon enfant, celui a qui j'ai donné ma vie sans concession, si cet homme n'a pas votre confiance alors n'hésitez pas à ne pas honorer le souhait de Kurt. D'où il est il comprendra.

Il le comprendra comme il comprendra que je ne puis vous obliger à cela.


Quasi ne quittait pas les yeux de Malt.

Vous avez été et serez toujours une amie. Je n'ai besoin de rien pour être là si vous aviez besoin de moi, dussé-je traverser la mer autant de fois que nécessaire. Mais ce titre engage quelqu'un en qui vous ne souhaitez confier vos intérêts. Et ce quelqu'un est ma raison d'être. Je sais combien vous avez aimé Richard, je sais que nombre de gens lui reprochaient son nom et je sais que vous savez ce qu'est d'aimer au delà de tout le reste. Je suis sure que vous me comprendrez.

Elle serra les mains de Malt.


Refuser ce que Kurt voulait me coute. Cela me coute beaucoup. Mais rien ne peut plus me couter que de savoir mon mari ne pas être le bienvenu sur vos terres. Ne croyez pas que cela ne représente rien. Personne, sauf peut être mon époux, ne sait qui était Kurt pour moi.
Cela représente beaucoup, mais votre confiance m'est tout aussi importante. Et cette confiance ne sera jamais pleine et entière, je l'ai compris.

Je garderai en mon cœur que Kurt voulait me donner ce titre et me savoir a l'abri et cette pensée on ne pourra me la retirer. Je n'ai besoin de rien d'autre pour rester fidèle à moi même et a l'homme qui est mon autre moi.
Revenir en haut Aller en bas
Braveheart

avatar

Nombre de messages : 23
Localisation : En voyage
Date d'inscription : 25/05/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Ven 21 Mai - 11:17

Non mais qu’est ce que c’était que ce foutoir ? Que venait il faire dans cette histoire ? Que la chieuse ne l’aime pas et balance a la volée de basses piques, il n’en avait cure. Mais cela tournait au ridicule, au n’importe quoi. Il fendit la foule sans ménagement pour rejoindre son épouse.

Ma Belle ! Tu ne peux refuser… Il s’agit des dernières volontés non pas d’un mais de deux défunts…

Puis il se tourna vers la duchesse et son regard gris acier plongea dans celui de Maltéa. Voix calme mais intransigeante.

Et vous… N’oubliez pas que vous n’êtes que l’exécutrice testamentaire ! Vous n’avez pas à formuler d’avis sur cet octroi. C’est le Duc Kurt qui l’a décidé et je doute qu’il vous ait demandé votre avis. Moi ! Je ne rentre pas en ligne de compte. De plus c’est Quasi et uniquement Quasi, qui portera le titre.

Faites votre office et qu’on en finisse. Cette terre est le dû de Quasi.


Qu’elle tergiverse la blondasse et là, c’était sur, on lui arrangerais une réputation qui n’était déjà plus a faire. Elle avait tout de même le don de s’attirer l’inimitié avant même avoir fait plus ample connaissance.
Revenir en haut Aller en bas
Lylla
Dame de Compagnie
Dame de Compagnie
avatar

Nombre de messages : 64
Date d'inscription : 04/10/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Sam 22 Mai - 0:17

Colvert sa terre en main, avait rejoint la baronne après avoir sorti quelques jeux de mots à son habitude. Celle ci au moins il ne l'avait point perdu ! En voilà deux qui n'allaient plus être obligé de jouer à cache cache, alors que chacun savait ce qu'il en était, uniquement pour sauvegarder les apparences. Lylla en était heureuse en fin de compte pour celui qui avait été son ami.

Passant son bras sous celui de son cousin et resserrant sa main fine sur sa manche, elle lui adressa un grand sourire, songeant brièvement aux malles à boucler avant de devoir prendre la route. Bientôt....

Déjà Quasi s'avançait vers la Duchesse de Brienne, une cérémonie en remplaçait une autre. Les phrases défilaient, laissant filtrer l'amitié et la confiance quand soudain, la blonde se demanda si elle ne s'était pas trompé d'histoire ? Avait elle donc la tête tellement creuse pour ne plus comprendre ce qu'il advenait ?

Elle n'eut même pas le temps d'en toucher deux mots à Sacraï pour savoir ce qu'elle avait rater que l'écossais fendait la salle, ses paroles dites d'une voix si basse, si rauque échappant à son oreille.

La jeune femme se haussa sur la pointe des pieds et porta un regard inquiet et emplit d'incompréhension sur la scène qui se jouait à quelques pas d'elle....
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 12:25

Maltea écoutait attentivement Quasi… Celle-ci n’avait strictement rien compris.
Elle allait prendre la parole quand le fameux époux s’illustra de façon… risible.
Le regard acier croisa celui d’émeraude de la duchesse qui ne cilla point. S’il pensait l’intimider c’était raté. Elle en avait croisé des personnes à bien plus fort charisme ou prestance que celui-là. D’ailleurs son discours fini par arracher un sourire ironique à la duchesse.


Ainsi donc je ne suis que l’exécutrice testamentaire… sachez que le duc Kurt n’a jamais rédigé de testament, c’est son fils qui l’a fait et en m’offrant le duché de Brienne sur lequel j’ai toute jouissance de plein droit, je ne suis point qu’une simple exécutrice mais bien la seule et unique duchesse de cette terre. J’ai tous droits en ce qui concerne les anoblissements, la preuve en est, j’en ai refusé un alors que c’était la volonté de mon époux. Le suzerain de votre épouse ne sera ni Kurt, ni Richard mais bien moi… pour une simple exécutrice… vous repasserez !
Alors deuxième point, vous êtes mariés, ce qui fait que le titre, vous êtes tout autant dans l’obligation de le porter et de le respecter. Et oui le mariage c’est le meilleur comme le pire. Si vous commettez une erreur, c’est sur votre épouse et le suzerain que cela retombera.
Alors soit vous la fermez et vous agissez comme un homme au lieu de parler dans le vide et de raconter n’importe quoi, soit vous continuez et me donnez raison… je connais déjà l’option qui sera choisie… se faire ridiculiser par une femme alors qu’on porte soi même une jupette, en effet ça doit être difficile pour l’orgueil.
Je ne vous apprécie pas c’est un fait. Nos précédentes rencontres ont fait que mon respect ne vous est point offert. Les critiques limites insultantes, je ne les oublie pas. Je n’en ai que faire de vous, et s’il ne tiendrait qu’à moi, vous ne seriez point ici à fanfaronner pour ne rien dire. Quasi vous aime et vous a épousé, je fais donc avec, mais ici vous êtes chez moi, et c’est moi qui dirige ma mesnie et non à vous de me dire ce que je suis en droit de faire.

Cette terre est un dû ? Mais où va-t-on là ? Vous vous prenez pour qui ?
Depuis votre arrivée ici, vous ne dites rien mais votre visage permet de lire en vous comme dans un livre ouvert. J’ai remarqué vos regards envers ma suzeraine, et je ne souffrirais point que cela recommence. Ma suzeraine est ici chez elle, contrairement à vous ! Si vous voulez continuer à penser tellement fort que cela crève les yeux de quiconque ici, partez vous défouler dans le couloir.
Lorsque vous changerez de comportement, le mien changera aussi. Je n’ai guère l’habitude de me laisser dicter ma conduite par un homme qui se croit au dessus de tout le monde.
Alors oui, si Quasi qui est une amie, refuse ce titre et ce gage d’amitié, c’est parce qu’elle sait que jamais vous ne saurez vous en montrer digne. Je le déplore, parce que par votre comportement, vous la privez d’un lien avec les défunts, mais je ne pourrais l’en blâmer. Moi-même avec un époux tel que vous, je penserais à cette option, même si cela doit m’en couter.
J’étais libre comme l’air et une fois la bague au doigt, j’ai du faire des concessions pour ne point ridiculiser mon époux et ce même si cela me rendait parfois malade de ne rien pouvoir dire.
C’est cela le mariage et si l’on aime réellement et bien, on le fait. C’est une marque de respect et d’amour envers l’autre, tout simplement.

Vous ne méritez point Quasi, cela est un fait, mais elle vous a choisi donc montrez vous digne de cette femme exceptionnelle. Elle vaut mille fois mieux que vous, jamais vous ne lui arriverez à l’orteil, elle qui est prête à refuser la mémoire de son grand amour pour vous !


L’émeraude quittant l’acier, son regard bien moins froid se posa sur Quasi. Elle n’avait aucune envie que celle-ci refuse le fief qu’elle lui offrait. Elle était une femme honnête et droite et avait tout son respect. Elle le méritait amplement.

Tu es en droit de refuser comme je te l’ai déjà dit. En effet fief ou pas fief, tu compteras toujours au nombre de mes amies et sauras où me trouver si besoin. J’aimerais cependant que tu l’acceptes. Non point parce que par ce lien de vassalité tu deviendrais ma chose… je n’ai point pour principe de forcer les gens à me suivre et cela tu le sais très bien. Je demande juste le respect de cette terre et de la famille et qu’aucune action ne vienne entacher ce nom. Si j’arrive à me tenir à carreau, tu y arriveras bien mieux encore, vu ta sagesse comparée à la mienne. Si ton époux se décide finalement de comprendre ce que cela représente réellement et non comme il le pense, de faire de toi une esclave, tout se passera bien. Faut-il encore qu’il mette au placard son égoïsme.
Ce respect et cette loyauté, tu la portes depuis de nombreuses années en toi, voilà la raison pour laquelle je n’ai point hésité en ce qui te concerne. Par contre tu comprends aisément mes doutes concernant celui qui te prend pour sa chose, il suffit de voir la réaction de ton bouffon en jupette. Désolé pour les mots employés, mais tu sais très bien que je n’ai point pour principe de les mâcher et que ce que je pense, je le dis en face. Je ne marmonne pas entre mes dents et je n’ai point pour principe de penser par derrière et de faire l’hypocrite par devant.
Lors de notre première rencontre, il a voulu me mettre plus bas que terre, parce que le sieur déteste la noblesse, sauf qu’avec moi il est très mal tombé. J’ai tout autant un caractère ombrageux et ne m’en laisse point compter. Il a joué, avec moi il perd. Quoiqu’il arrive à l’avenir, il est maintenant prévenu.


Maltea finit par se taire, la décision finale revenait à son amie. Elle savait tout et pourrait juger en son âme et conscience. La réaction de son époux la toisant voulait tout dire. Il y avait des devoirs tant d’un côté que de l’autre et cela Maltea ne pouvait rien y faire.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Braveheart

avatar

Nombre de messages : 23
Localisation : En voyage
Date d'inscription : 25/05/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 14:08

Un grand sourire illumina son visage. Elle avait de la classe tout de même la chieuse de Brienne et il aimait cela. Néanmoins, il fallait aussi qu’elle arrête de croire qu’elle sortait de la cuisse de Jupiter. Il réfléchit aussi vite qu’il pouvait. Que voulait il ? Que Quasi obtienne cette terre… Se faire rabrouer par la mégère était sans importance. Elle voulait qu’il se taise, fort bien, il allait se taire. Mais n’en penserais pas moins.

Vous avez utilisé le terme exact Duchesse ! Le suzerain de votre épouse.
Quand à ce que vous pensez de moi, je m’en tape le fond du kilt.

Puisque ma présence n’est point requise, je me retire, avec votre permission bien évidement que je m’octroie, que cela vous plaise ou pas.

Encore une chose, Duchesse ! A moi non plus on ne me dicte pas ma conduite.
Mais ne vous inquiétez pas, je ne reviendrais jamais salir vos beaux parquets de mes bottes crasseuses.

Vous connaissez bien mal les hommes malgré que…


Non ! Pas d’huile sur le feu. Sur ce il parti dans le fond de la pièce. Quand avait il a faire d’une duchesse, lui était Guardian and High Protector of Scotland et n’en faisait pas si grand cas.
Revenir en haut Aller en bas
quasi

avatar

Nombre de messages : 31
Date d'inscription : 06/11/2008

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 14:11

Les larmes s'étaient enfuies. Elle avait écoutait Malt et ne s'étonnait pas de sa véhémence. William avait le don d'agacer et c'est surement pour ca qu'elle l'avait aimé en premier lieu. Elle était partagée entre colère et fou rire. Ces deux là avaient bien plus en commun qu'ils ne l'admettraient jamais. Et chacun d'eux arrivaient aisément a se faire détester de ceux qui ne les connaissaient que par l'image qu'ils donnaient.

Maltéa, mon amie. Permettez que je réponde à mon tour. Je sais que notre amitié n'a pas besoin de lien formel et c'est bien là le plus important. Je devrais être en colère contre vous pour tout ce que vous venez de dire sur mon époux et je ne retiens qu'une chose. Oui, avec l'age, la tête s'en va. Vous , comme tout plein de monde, avez un problème avec la tenue de mon époux. Il semblerait que pour les français la valeur d'un homme tienne dans sa façon de se vêtir. Le Kilt est la tenue d'hommes combattants comme aucun soldats français n'en est capable, croyez moi. Et je dois vous avouer un aspect pratique de la chose. Avec un Kilt, on peut voir directement si un homme en a ou pas. Pas comme tous ces beaux messieurs qui cachent souvent ce qu'ils n'ont pas sous des braies et se servent de leur pouvoir pour remplacer ce manque de ...Virilité. Mais passons, les vêtements de mon époux ne devraient pas être l'objet de cette discussion.


Quasi se dit que si Sémma les avait accompagné on en aurait entendu de plus belle.

Maintenant je vais remettre les choses à leur place. Bien sur, vous ne pouvez pas savoir, je vis loin d'ici depuis assez longtemps et surtout je ne vis plus pour toutes les histoires publiques et politiques et de ce fait personne ne sait ma vie. Maltéa, de toute ma vie, de tous ceux a qui elle a été liée, jamais je n'ai été plus libre que depuis William. Les écossais ont cette conception étrange d'une égalité entre homme et femme. On y prend vite gout vous savez.

Si William pense que cette terre est un du, c'est simplement qu'en Écosse la volonté d'un mort a force de loi. On doit la respecter. Il ne connait pas et surtout ne peut comprendre que chez nous seuls les papiers comptent, pas les volontés des uns ou des autres. Il pense souvent si fort qu'on peut lire ce qu'il a dans la tête, et c'est ainsi que je l'aime. Ceux qui font semblant d'un sourire pour vous poignarder dans le dos, ceux là sont les fourbes. Que vous n'aimiez pas William ne me dérange pas en fait. Je l'aurai cru mais non.

si je refuse ce présent ce n'est pas parce que j'ai peur que William ne s'en montre pas digne, oh non. Si je refuse, c'est parce qu'accepter c'est lui interdire d'être honnête avec lui même. Je sais comment cela fonctionne chez nous Maltéa, vous le savez aussi. On doit se taire, on doit faire des courbettes, et j'en ai fait plus que ma part, pour ne pas offenser celui qui est un rang au dessus.

Je vois ce que vous pensez de lui et je pourrais vous conter mille choses pour vous montrez combien vous êtes loin de savoir l'homme qu'il est. Mais , étrangement, je n'ai pas envie de vous faire changer d'avis. J'aime etre la seule ou presque a connaitre réellement mon époux.

Vous êtes chez vous à Brienne, et jamais aucune femme n'a plus mérité cela. Vous aimez Richard comme j'aime mon époux, sans se soucier de l'avis des autres. J'ai aimé, j'aimerai toujours Kurt et où qu'il soit il le sait. Il veille sur moi , je le sens. Mais William est au dessus de cela. William est une partie de moi. La fusion est telle que rien ne peut se glisser entre nous.

J'en reviens donc à l'objet de cette discussion. Croyez bien qu'en venant ici je ne pensais pas créer telle polémique. Si tel avait été, je vous aurais écris et nous aurais évité tout cela. Enfin, je suis quand même très heureuse de vous revoir et de revoir Brienne.


Un sourire vrai, franc et sincère.

Je vais repartir, avec le kilt et l'homme qui est dedans. Nous allons rentrer chez nous , en essayant de ne pas rendre mes tripes durant la traversée. Pour vous, je serai toujours là. Et le bras de mon époux aussi, n'en doutez pas. Cette terre, je sais que vous saurez à qui la donner certainement. Il y a nombre de gens qui aspirent a cela, qui ont besoin de cela pour être aux yeux des autres. Moi je n'ai besoin d'être qu'auprès de mon Sauvage et de notre fille. Et surtout ne pensez pas que je refuse à cause de William. J'aurai plutot tendance a dire oui d'ailleurs, pour lui. Mais je refuse simplement parce qu'un tel honneur doit être mérité. Et mon amitié vous étant acquise sans compromis, le reste n'a plus lieu d'être.


Elle leva les yeux au ciel

Kurt, mon Duc Adoré. Toi tu sais ma vie, tu sais mon bonheur. Tu sais que ta terre est dans mon coeur et que mes graines fleurissent sans jamais faner.



Un regard à son époux qui semblait calme dans son coin, un sourire, une invitation.


Rentrons mon Amour, notre petit faon nous attend.
Revenir en haut Aller en bas
Braveheart

avatar

Nombre de messages : 23
Localisation : En voyage
Date d'inscription : 25/05/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 14:28

Echec ! Quasi avait tout de même refusé. Mais les termes qu’elle avait utilisés lui convenaient. Mieux que cela, elle avait trouvé des paroles tellement suaves pour leur montrer à quel point… Et échec à Maltéa… Et non Duchesse… Tu as perdu… Et tu as perdu gros. Il prit Quasi dans ses bras. Quasi ! Tu devrais etre Reine…

Oui ! Rentrons chez nous.

Et comme il n’en n’était plus à une bravade.

A jamais Duchesse !
Entourez vous bien !
Tachez de garder votre duché… et votre tête.
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 15:25

Trêve de bavardage, la décision était prise et il était grand temps de passer à autre chose. Elle n’écouta pas le pécore en jupon et ne s’adressa qu’à son amie.

Qu’il en soit ainsi, je respecte ta volonté et mon amitié envers toi n’est nullement remise en cause. Où que je sois et quoique tu fasses, il y aura toujours une place pour toi ici…

La duchesse allait rajouter « pour autant que tu musèles ton roquet » mais finit par trouver plus sage de n’en rien dire.

Avant de repartir, repose toi tout de même et fait toi apporter de quoi te sustenter ainsi qu’à ton époux. Le voyage est long d’ici en écosse et j’aimerai tout de même passer un peu de temps avec toi avant que tu ne reprennes la route. Tes appartements sont préparés, tu sais fort bien où ils se trouvent, connaissant ce château assez bien pour y avoir déjà séjourné.

Au pire, tu enfermes ton William dans la cuisine avec quelques bonnes bouteilles et un bon jambon ainsi nous pourrons papoter chiffon sans qu’il trouve un futile prétexte de l’ouvrir.

Sourire enjôleur à son amie tout en déposant un baiser sur la joue de celle-ci et lui glissant à l’oreille « fait moi au moins ce plaisir »

Il était temps de continuer la cérémonie… du jamais vu en Champagne ce qu’il se passait à Brienne en ce jour… le Maréchal d’Armes devait se demander où il était tombé…quoiqu’il devait le savoir… toujours à faire à part des autres la Brienne…

C’était maintenant au tour de sa cousine. En regardant les deux jeunes femmes, on aurait été bien incapable de trouver un quelconque lien de parenté, du moins à première vue. Une blonde et une brune, une écervelée et un sage, un volcan et un lac paisible… et pourtant… les apparences pouvaient bien souvent être trompeuses…. Le sang des di Favara coulait bel et bien dans les veines des deux jeunes femmes. Le regard fier ne pouvait pas mentir…

Elle appela sa cousine et la fit s’agenouiller face à elle, lui tenant les mains comme pour les autres.


Ana-lise, tu es aujourd’hui devant moi afin de recevoir un fief de mes terres et ce en présent de baptême afin qu’elle te serve de dot et te donne de quoi avancer dans la vie.

Petit sourire à sa cousine et la blonde continua.

Je t’offre aujourd’hui la seigneurie de Dienville. Ana, acceptes tu aujourd’hui de devenir ma femme ?

**********************
Revenir en haut Aller en bas
quasi

avatar

Nombre de messages : 31
Date d'inscription : 06/11/2008

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 19:31

Tout contre lui, Kilt contre robe, elle savait qu'elle avait fait le bon choix. Cette vie n'était pas pour elle, ce monde non plus. Seule l'amitié pour Brienne et les siens avait importance .

Un murmure discret à son époux..je suis toi avant de répondre à la duchesse
.

Maltéa, votre invitation me touche bien plus que tout le reste et nous resterons quelques heures avant de reprendre la route. J'ai une tombe a aller soigner, et deux autres aussi qui me sont chères. Mais nous ne pourrons rester plus longtemps cette fois ci.

Il y a par dela les mers un petit être de quelques mois qui attend ses parents tout autant que nous attendons de retrouver son sourire et ses gazouillis.


Elle quitta le regard de son amie pour chercher celui de son époux. Il devait retrouver ses terres et les siens. Il ne connaissait pas et ne connaitrait jamais les façons françaises. Son monde a lui était fait d'actes immédiats, sans fioriture autour. Elle aimait ce monde de plus en plus.


Permettez que l'on se retire maintenant. C'est avec joie que j'userai de votre offre pour nous restaurer avant de reprendre la route. Et si vous le permettez donc, j'irai me recueillir comme je le souhaite.

Une bise sur la joue avant que Malt n'enchaine avec une autre cérémonie... Nous reviendrons vous voir quand nous serons en France et de chiffons je vous montrerai les merveilles qui emplissent ma garde robe. J'ai épousé un sauvage, Malt, le plus merveilleux des hommes.

En s'éloignant elle pensait à Scot. Ainsi Malt avait oublié cet homme incapable de se taire même quand sa vie était en jeu. Puis a Motor..un homme de valeur que peu connaissaient , qui avait des idéaux et n'en avait jamais dévié. Trois écossais, trois hommes sans commune mesure avec les autres. Trois hommes en Kilt, pensait elle en souriant.

Allez, Sauvage, accompagne ta gueuse de femme sur la tombe d'un duc qui doit rire là où il est. Il aimait etre l'origine d'un conflit.Et sois sage, hein. c'est pas parce qu'il y a des bois qu'il faut qu'on...sois sage quoi.
Revenir en haut Aller en bas
Ana.Lise
Maitre-queux
Maitre-queux
avatar

Nombre de messages : 21
Localisation : Reims
Date d'inscription : 27/12/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 21:52

Décidément cette cérémonie était des plus mouvementée. C’était la première fois qu’Ana.Lise assistait à ce genre d’évènement mais là, ça dépassait l’entendement. Entre les baisers qui se distribuaient à tout va, l’homme en jupette qui allait et venait comme il l’entendait, Brienne ressemblait à un théâtre où avait lieu une bien étrange représentation et pour le coup la jeune femme n’en croyait pas ses yeux. Finalement, elle se concentra sur la duchesse plutôt que sur les allées et venues de chacun, essayant de reprendre le fil de la cérémonie comme il se devait.

Ce fut à cet instant là que Maltea l’appela. Un long frisson parcourut son corps de la tête aux pieds. C’est que maintenant, elle ne rigolait plus le moins du monde. En une fraction de seconde, son angoisse qui finalement avait disparu au gré des frasques de chacun revint pointer son museau au triple galop et c’est toute tremblotante qu’elle se présenta devant sa cousine afin de s’agenouiller comme tous ceux qui étaient venus avant elle l’avaient fait. L’émotion était à son comble chez la jeune femme, l’agitant intérieurement de mille façons différentes. Les nerfs à fleur de peau, elle n’avait jamais ressenti cela jusqu’à présent. Au-delà de la vassalité, Ana percevait un rapprochement avec la duchesse qui la touchait plus qu’elle n’aurait su l’exprimer. Le fait que Maltea soit de son sang y était pour beaucoup et rendait l’instant encore plus solennel. Et dire qu’il lui avait fallu venir en Champagne par un concours de circonstances pour apprendre l’existence de membres de sa famille. Une lueur des plus brillantes se fit jour dans l’azur de son regard. Même si elle connaissait ses origines, il ne lui était pas venu à l’esprit qu’elle puisse retrouver si aisément une personne faisant partie des siens. Et pourtant, cela avait été plus facile que d’approcher son propre père.

Les yeux scintillants, elle releva le visage vers la duchesse et l’observa à son tour, cherchant sans doute un trait de ressemblance entre elles deux. Sensiblement du même âge, personne ne pouvait jurer que les frères Di Favara avaient engendré ces deux jeunes femmes à quelques mois de différences car rien ne les rapprochait mais au contraire, tout les opposait. Et ce n’était qu’en les connaissant mieux l’une comme l’autre qu’on pouvait entrevoir finalement ce qui faisait d’elles des membres de la même famille. Ce même sang bouillonnant coulait dans leur veine, ce sang qui ne faisait qu’un tour lorsque la situation l’exigeait ainsi que la fierté d’être ce qu’elles étaient. Jamais elles ne s’en laissaient compter même si par bien des facettes, Ana passait pour une jeune femme douce, tendre et presque trop timide. Mais n’avait-elle pas déjà failli tuer sous le feu de la colère, n’avait-elle pas failli faire mourir de sa main un homme qui l’avait tant provoquée. Alors si dorénavant elle ressemblait à une rivière calme à souhait c’est qu’elle s’était déjà créée quelques frayeurs qui lui demandaient de maîtriser sa fureur.

Prenant une profonde inspiration, elle sourit enfin à la duchesse tout en tendant ses doigts rendus glacés par l'appréhension pour les glisser dans ceux de sa cousine et bien qu’un peu intimidé et contrite, la jeune femme offrit finalement ses mains d'un geste qu'elle essayait de rendre sûr. A chaque étape de sa vie, cette grande dame avait été là, présente avec beaucoup de gentillesse, d’habileté mais aussi autant de mordant qu’il le fallait. Maltea, sa cousine mais aussi sa marraine, celle qui n’avait pas hésité à l’accompagner dans les bras d’Aristote alors qu’Ana se faisait baptiser, Maltea qui l’avait acceptée comme membre de sa maison, Maltea qui aujourd’hui faisait d’elle sa vassale. Elle en avait encore à apprendre la petite Ana et c’était un honneur que de faire route à ses côtés. Mais il était temps de faire réponse à la duchesse. Les secondes qui s’étaient égrenées paraissaient une éternité et pourtant, elle n’avait aucunement besoin de réfléchir pour lui faire savoir sa décision.

Regard plongé dans celui de la blonde, Ana s’éclaircit la voix afin d’être entendu bien qu’elle ressentait une boule se former dans sa gorge. Il lui fallait se dépêcher sinon elle sentait la catastrophe arriver et plus aucun son ne sortirait de sa bouche dans quelques instants si elle se mettait à trop trainer.

Moi, Ana.Lise, jure devant les Hommes et le Très-Haut d’honorer de par ma conduite et mes actes Maltea Wagner Di Favara, de la servir de tout mon dévouement, corps et âme et avec loyauté, de lui apporter conseil en tout temps et aide lorsque le besoin elle aura, à sa personne ainsi qu’aux membres de sa famille.
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mar 25 Mai - 23:03

Maltea releva sa cousine et déposa ses lèvres sur les siennes, scellant ainsi leurs destins qui s’étaient finalement rejoints.
Qui aurait pensé que les deux jeunes femmes se retrouveraient un jour dans le royaume de France ? Maltea était jeune lorsqu’elle s’était enfuie sans plus un regard en arrière, sans plus se soucier de ce qu’il pourrait arriver à son propre père et à sa famille… Giovanni était un homme froid ne montrant que rarement ses sentiments… dans un sens, sa fille lui ressemblait bien plus qu’elle ne voulait l’admettre. Par moment, elle aurait aimé savoir ce qu’il était advenu de ce père qu’elle avait pourtant aimé avant d’apprendre la vérité, mais elle ne pouvait se résoudre à faire des recherches… après tout, il n’en avait jamais fait la concernant, alors à quoi bon ?

D’un hochement de tête, elle présenta le livre des vertus à Ana pour que celle-ci puisse prêter son serment.
Elle l’encouragea du regard comme pour lui dire, un petit effort, et ton calvaire sera bientôt terminé.
Maltea savait ô combien cela était intimidant de se retrouver ainsi devant tout le monde à suivre ce rituel. Elle était passée par là et en prime en terre ennemie. Une chance que cela se déroulait dans le château de sa suzeraine ou elle aurait pu provoquer une belle guerre déjà largement entamée avec l’Artois.
Elle vit soudain la cérémonie se dérouler sous ses yeux. Son époux ricanant lorsqu’elle avait du elle aussi sceller la cérémonie par le baiser de la paix à sa suzeraine, la crise d’Erel qui avait cassé un des sièges ses trouvant là, bouffé par la jalousie… très drôle cette journée… en fait chez sa suzeraine, c’était comme chez elle… toujours des couacs venant mettre de l’animation dans des cérémonies plus que sérieuses et d’ordinaire assez ennuyeuses, il fallait bien l’avouer.

Elle finit par plonger son regard dans celui de sa cousine, attendant que celle-ci prête son serment, et elle clôturerait enfin la cérémonie des nouveaux vassaux afin de passer à la reconduction de deux autres.
Petit regard en biais à Isaure qui se tenait un peu trop sage à sa place…
Maltea commençait à s’inquiéter… il était inhabituel de voir la jeune morveuse de Morvilliers aussi sage et calme…
Elle devait surement être souffrante et une fois que tout cela serait fini, elle ferait venir le médicastre afin qu’il ausculte la jeune fille.
Son regard glissa sur l’ancienne maitresse du bleu… ouf elle était encore là. Elle ne voulait point voir partir Aylla, et ce même si elle devait bien avouer qu’elle était toujours autant jalouse du fait qu’elle avait déposé ses lèvres sur celles de son époux lors d’une cérémonie identique à celle-ci.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Ana.Lise
Maitre-queux
Maitre-queux
avatar

Nombre de messages : 21
Localisation : Reims
Date d'inscription : 27/12/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 26 Mai - 0:18

Les lèvres des cousines s’étaient rencontrées brièvement pour le baiser de paix et contrairement à ce qu’elle s’était imaginée, Ana avait ressenti une forme de joie, comme un point final à quelque chose qui soudait les deux femmes, liens invisibles qui sauraient ne plus être défaits. Et puis, elle n’allait pas en faire une montagne, ce n’était pas la première fois qu’elle rencontrait des lèvres et encore moins des féminines. Souvenir fugace de sa jeunesse prenant l’apparence d’une ombre brune au teint halé qui s’estompa bien vite afin de laisser la place à la suite des évènements.

Posant enfin sa main sur le livre des vertus que Maltea lui présentait, inspirant profondément, Ana.Lise se laissa aller à ressentir tout ce qu’elle avait en elle à cet instant précis, mettant tout son cœur dans les mots qu’elle allait prononcer et d’une voix claire et sans aucune hésitation, Ana se mit à parler.

Moi, Ana.Lise Di Favara, jure fidélité et honneur à Maltea Wagner Di Favara, afin de la servir et de la protéger avec dévouement et loyauté, elle et les siens.
Revenir en haut Aller en bas
Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
Chieuse de Brienne
avatar

Nombre de messages : 1643
Localisation : Duché de Brienne, Rethel & de Joigny, Baronnie de Beaufort ou Seigneurie de Menneville
Date d'inscription : 08/01/2009

MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   Mer 26 Mai - 13:22

Elle posa sa main sur le livre des vertus et balança son énième serment… et dire qu’elle devrait encore en prononcer deux par la suite. C’est qu’elle commençait à fatiguer la blonde duchesse. Cela devenait trop solennel pour elle et elle avait peur de perdre le fil.

Moi, Maltea Wagner di Favara, Duchesse de Brienne, Duchesse de Jaulges et Dame de Menneville, jure devant témoin et sous l’œil du très haut, protection et bonne justice ainsi que subsistance à Ana.lise di Favara, faite Dame de Dienville selon ma volonté, ainsi qu’à sa future descendance.

La duchesse marmona qu’elle allait être belle la future descendance si les enfants prenaient le caractère de leur père… c’est que le Chaumont, il fallait savoir le prendre… d’ailleurs Maltea se demandait qui avait le plus sale caractère entre lui et elle… si à celui de Chaumont venait s’ajouter celui des di Favara, ça allait être l’explosion… surtout qu’il fallait compter tout autant sur sa propre fille qui était un mélange de di Favara et de Wagner…. Entre sa fille et les enfants de sa cousine, il y aurait de quoi former une jolie petite armée de marmots renversant tout sur leur passage… faudrait penser à les envoyer au catéchisme à Attigny tiens…. « Oh je suis navrée que les enfants aient brulé votre si joli château, vicomtesse… mais nous ne pouvons point en vouloir aux enfants de dieu n’est ce pas ? Il faut savoir pardonner, c’est un acte aristotélicien vous permettant d’aller doit au paradis solaire, pensez y…. » Petit rictus amusé sur les lèvres de la duchesse alors que celle-ci prenait la bourse contenant de la terre du fief.


Cette bourse contient la terre de Dienville. Ce symbole représente la seigneurie de Dienville dont tu es à présent la Dame. Je te sais digne de ma confiance et je sais que tu seras parfait pour administrer les terres de ce domaine ainsi que veiller sur les villageois. A partir d’aujourd’hui, le château de Dienville ainsi que ses dépendances sont tiens.

Voilà qu’Ana était dame, son souhait venait de se réaliser et sa cousine était maintenant à l’abri de la vie… du moins pour le moment.

Maltea se pencha sur le Maréchal et lui murmura « c’est à vous vicomte, on a mis les bouchées triples, comme vous pouvez le constater »

Petit sourire au pauvre homme qui devait n’avoir qu’une seule envie, celle de s’enfuir le plus loin possible de ce château de fous afin de regagner ses pénates surement bien plus calmes que ne le serait jamais Brienne, du moins tant qu’elle y serait duchesse.

**********************
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Anoblissements, il était temps   

Revenir en haut Aller en bas
 
Anoblissements, il était temps
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
 Sujets similaires
-
» RGO...il était temps !
» Echelle du temps
» C'est le temps des Fêtes...On décore!
» Le temps qui passe
» Je change tout le temps d'avis...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Duché de Brienne et Duché de Rethel :: Salle de réception-
Sauter vers: