Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]

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Maltea di Favara
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MessageSujet: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Mar 30 Mar - 23:01

La duchesse rayait sa liste au fur et à mesure. Les vassaux c’était fait, enfin presque. La mise à jour de la généalogie aussi. Maintenant il restait la paperasse habituelle et elle pourrait partir l’esprit tranquille. La soirée avait été révélatrice sur bien des points, et même si difficile à prendre, sa décision était finalement arrêtée. Elle n’avait fait que reculer pour mieux sauter. Qu’elle abrutie tout de même… quand elle y repensait, elle en avait les larmes aux yeux. Elle qui n’avait jamais eu de difficulté à tenir ses promesses, la plus importante, elle l’avait balayée d’un revers de main… mais elle s’était ressaisie, il était grand temps.
Il lui restait quelques mises au point avant d’entreprendre sa dernière action, espérant que sa fille la lui pardonnerait un jour.

Sortant de sa demeure rémoise, elle s’engouffra dans le carrosse aux couleurs de Brienne. Elle devait terminer ce qu’elle avait commencé depuis trop longtemps maintenant sans jamais les terminer… un cadeau pour sa fille, le seul et unique qu’elle lui ferait. En cette ville, elle ne le pourrait pas, au moins sur les terres où elle avait été heureuse, les mots glisseraient facilement sur les parchemins oubliant de se charger d’amertume.
Elle lui demanderait alors pardon à sa façon… pardon de n’avoir pas été une mère comme les autres, pardon de ne pas avoir réussi à lutter, d’avoir baissé les bras, pardon de ne pas pouvoir la protéger comme elle aurait du le faire, et le plus important, pardon de l’avoir mise au monde pour au final l’abandonner…
Sa retraite sur les terres de son époux lui ferait grand bien. Elle pourrait passer un peu de temps avec cet enfant qu’elle ne connaissait pratiquement pas, rattraper en quelque sorte le temps perdu… mais pouvait on combler des années en quelques jours ? Cela, la duchesse Brienne en doutait fortement, mais au moins avec un peu de chance, Rafaella pourrait garder un souvenir de sa génitrice.
Quelques jours, c’était tout ce qui lui restait, elle devait faire avec. Et puis au-delà de ceux-ci et de la peine qu’engendrait l’idée d’une séparation bien plus longue et douloureuse avec sa fille, l’impatience de rejoindre l’homme qu’elle aimait, était elle aussi à prendre en compte. Elle en était séparée depuis trop longtemps maintenant et avait grand hâte de rejoindre ses bras et ce même si cela signifiait de ne plus jamais revenir en Champagne.

Elle grimaça légèrement se disant qu’elle faisait toujours passer quelque chose avant sa fille. Soit ses obligations, soit un homme… mais lui, il était particulier, ce n’était pas un homme comme les autres. Cet homme représentait toute sa vie, et sa place était à ses côtés. Elle était certaine qu’un jour sa fille comprendrait son choix, même si cela serait difficile pour elle de pardonner. Elle lui expliquerait tout, après tout Maltea lui devait bien ça.

Ses pensées vagabondèrent… la discussion de ce soir revenant sans cesse… elle se sentait misérable, idiote et crétine. Comment avait elle pu y croire ? Le besoin de se rattacher à quelqu’un… à quelque chose… de se sentir vivante alors qu’elle était morte depuis longtemps maintenant, ayant perdu son âme lorsqu’elle était venue vivre en ce duché. Elle se haïssait de s’être laissée berner par des mots, mots qu’elle-même ne se gênait pas de prononcer pour avoir de l’ascendant sur l’autre. Comme quoi, un jour, on trouve plus fort que soit et on en sort blessé.
La lutte avait été inégale. La duchesse n’était plus le roc d’avant. Son mariage l’avait changé, trop peut-être. Oh elle arrivait encore à donner le change, riant, râlant, gueulant sur à peu près tout le monde, mais un œil averti aurait pu remarquer aisément que ce n’était plus que façade, que la fonceuse avait laissé sa place à une femme emplie de doutes et de chagrin.
Aujourd’hui il était temps de se préparer à quitter tout cela, à retrouver le seul homme qui l’ait comprise et aimé sans avoir à mentir.

Un regard par l’ouverture et elle vit se dessiner les contours du château de Brienne. Bientôt les arbres retrouveraient leurs feuillages, les couleurs du printemps referaient bien vite leur apparition, faisant ainsi oublier la laideur de l’hiver et son froid. Cela commençait déjà, mais pas encore assez vite au gout de Maltea. En bonne fille du sud, elle ne se sentait bien qu’avec le soleil et la chaleur qui l’accompagnait. Comment avait elle pu survivre dans ce duché austère et triste ? Cela elle se le demandait encore et toujours.
Elle ferma les yeux un instant et murmura
« La mia decisione è fatto.... Io vengo, amore mio»

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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 2 Avr - 22:44

Enfin arrivée à Brienne, Maltea rejoignit directement ses appartements, la seule chose dont elle avait besoin, c’était une nuit de sommeil. Elle se dévêtit ne prenant même pas la peine de revêtir une chemise pour la nuit, le manque de sommeil se faisant cruellement sentir. Elle s’allongea sur sa couche et s’endormit rapidement… sommeil agité, cauchemars en tous genres et toujours le même visage en colère qui revenait la hanter.
Le matin fut difficile, mais la duchesse devait se mettre au travail si elle voulait partir le cœur tranquille. Elle était à sa table de travail, les traits tirés, la mine soucieuse. Sa plume glissait sur le parchemin… missive à sa suzeraine pour lui rappeler ce dont elles avaient toutes deux discuté à la naissance de Rafaella.
Comment tourner cela ? Là était toute la question. Elle savait très bien que sa suzeraine l’incendierait en lisant cela, mais elle n’avait pas le choix… elle ne l’avait plus.
Elle se sentait vide, plus rien n’avait d’intérêt. Elle avait du mal à trouver du plaisir dans ses actions… sauf lorsqu’elle était avec lui… mais elle en avait plus qu’assez de danser, et puis si ce n’était que lui… non plein de chose la dégoutaient de plus en plus. Elle avait du mal à trouver la force d’avancer. Beaucoup de déception, trop de déception même. La mort était partout, et à force, la duchesse se demandait ce qu’elle fichait encore là.
Elle essaya de se concentrer sur sa missive, mais d’un geste rageur, elle le chiffonna. Sa suzeraine verrait trop vite clair si elle écrivait cela. Elle devait tourner cela de façon à ce que Gnia ne comprenne pas son funeste projet.
Naturelle, elle devait absolument l’être. C’était tout de même injuste que même à l’écrit, elle ne pouvait mentir…
Elle déposa sa plume et se pencha en arrière, s’adossant au dossier de son siège. Elle devait réfléchir avant, ne pas commettre d’impair. Après tout, elle avait encore quelques jours devant elle, et n’avait pas besoin d’une réponse. Elle était certaine que sa suzeraine ne laisserait jamais Rafaella…
Maltea ferma les yeux un instant… qui s’éternisa, le sommeil la prenant par surprise.

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Argael

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Lun 5 Avr - 20:17

[À la Curia Régis ou comment entretenir le mythe du travail]

La nuit avait été courte. Couché bien après le soleil, il avait fini sa journée comme il l’avait commencé, à la bougie, s’abîmant les yeux à rédiger des rapports avec pour seul compagnie l’ombre dansante se reflétant sur le mu, cette ombre mouvante qui était depuis maintenant bien longtemps une compagne fidèle.

Le travail, à vrai dire voici bien une chose dans laquelle il en venait à s’abrutir, répondant parfaitement en cela au poète et philosophe latin Virgile. Un travail opiniâtre vient à bout de tout avait t’il écrit XV siècle plus tôt. Une vérité toujours en cette année 1458 valable, et qui le serait sans doute sur cette terre tant que les Hommes seraient.

Se passant, une main sur le front puis des yeux piquant de fatigue, il apposa une dernière signature. Le jour point encore levé, il pouvait constaté avec plaisir que la pile, sur le bureau venait de se réduire de manière significative. Du repos, il allait pouvoir s’octroyer un peu de repos, l’essentiel venant d’être bouclé.

Se levant, s’étirant dans un râle, faisant réagir les muscles endoloris, il savoura l’instant. Bientôt, le soleil montrerait le bout de son « nez », la journée s’annonçait radieuse, la nuit avait était froide car sans nuage. Qu’importait cela en fait pour notre montagnard, le froid mordant, était une chose qu’il avait toujours connue, son corps ainsi portait les stigmates de ces 37 ans passés dans les hauteurs de Briançon.

Descendant aux cuisines, il se décida à faire plaisir à son estomac, gargouillant comme si une gargouille vivait en son sein. Déjà les servant s’affairaient à pétrir la pâte, à faire dorer le pain, une vie invisible pour un travail de labeur tout autre.

Bien lo bonjor , comint que te vôs ?

Ainsi s’exprimer notre montagnard en cette langue des alpages ; l’arpitan. Ainsi était la nature de notre homme né gueux, gardant cet esprit, comme un échappatoire a trop de mondanité dut à une reconnaissance matérielle de sa personne.

Votre Seigneurie, une miche bien chaude je suppose et un godet de bon vin avec une tranche de cochon.

Tout juste, cuisinier pose donc ton labeur et vient rompre le pain avec moi et te restaurer un peu, dernier repas que je prendrais ici avant un bon mois je pense, je dois me rendre en Champagne honorer une invitation avant de retourner sur mes terres, loin de l’agitation que la Curia Régis connait……


[Sur les routes en direction de la Champagne]


Une nuit, deux, trois…. Les journées se succédant au rythme hypnotique et assourdissant des chevaux escortant « le fier », une troupe de 5 personnes accompagnait ainsi le Pair de France depuis le Louvre jusqu’en Lyonnais Dauphiné.

Les discussions sur les chemins se succédèrent, il s’agissait ici de fidèles et dévoués serviteurs de notre montagnard. Des amis de longues dates au-delà des servant que leur condition reconnaissait aux yeux de tous comme tel. Portant armoiries sur leurs tenues, nulle ambiguïté à connaître leur fidélité, d’allure étrangement similaire au Premier Secrétaire d’Etat, il arborait longue chevelure, petite taille, mais forte constitution, autrement dit des hommes trapus.

Ainsi accompagné, les journée et les soirées au coin du feu sur les routes ou dans quelques auberges passèrent plus vite, et bientôt les limites du duché furent en vu, bientôt il serait au château de Brienne, pour répondre à une invitation, l’occasion enfin de répondre de manière physique à la missive.

[Arrivée au château]

Quartier libre avait était donné à ses hommes en l’auberge du village, toilette et tenue d’apparat avait était revêtu au préalable. Etendards nettoyés de même, il était temps de faire annoncer sa venue au château, il lui tardait.

C’est donc en tenue de cérémonie, manteau d’hermine sur le dos et étendard portant azur et fleur de lys qu’il se présenta à l’entrée. Présentant l’invitation à l’intendant qui cachait mal son irritation de devoir faire le travail de bienséance quand la duchesse était présente qui consistait à accueillir, il se présenta.


Argael Devirieux dict « le fier », Vicomte de Monestier de Briançon, Baron de la Tour du Pin, Seigneur de Saint Giraud, Pair de France et Premier Secrétaire d’Etat venant visiter Maltea Wagner di Favara, Duchesse de Brienne et de Jaulges, Dame de Meneville.

L’intendant bien conscient de la personnalité se tenant en face de lui, trouva judicieux de ne point faire attendre plus notre noble, assura que l’on mènerai son cheval au palefrenier une fois qu’il serait rentré.

Avisant, son interlocuteur, une fois le perron franchit, il l’interpella.


Intendant comment donc se porte Sa Grasce, sera t' elle disposée à recevoir visite?
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Koroseth
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Mar 6 Avr - 0:29

Koroseth croulait sous le travail. Entre les postes qu'il tenait au duché comme Juge, à Belrupt comme Recteur Adjoint, à Brienne comme Intendant, des préparatifs pour se rendre à Ville-sur-Terre, et sans parler de ce qu'il faisait dans son coin, il en voyait de tous les côtés. Il était content de se pieuter dans un bon lit le soir et ça tombait bien, le plumard dans ses appartements au château de Brienne était très confortable. Seul détail gênant, là, tout de suite, c'était juste pas l'heure d'aller se coucher. Il était donc assis à son bureau, plume à la main quand on tambourina à sa porte et que l'on entra sans même attendre l'autorisation de l'Intendant. Ce dernier releva la tête et regarda le ciel par la fenêtre devant lui qui permettait l'éclairage de son bureau par la lumière du jour. Il demandait mentalement à Aristote pourquoi ça tombait sur lui.

- Sire Koroseth...

- Bouclez la ! dit il de vive voix en reculant sa fauteuil et en se levant. Est-ce que... *écarte les bras* par le plus grand des hasards... *s'approche de lui* vous auriez une explication cohérente quand à l'utilité de frapper à ma porte, si c'est pour débouler dans la seconde qui suit ?! finit il d'une voix assez énervée.

- Mais... c'est que...

- C'est que quoi ?!

- Un... un visiteur sire...

Koroseth plaça ses mains sur son visage en baissant la tête. Il était Intendant nom de Dieu, pas majordome !

- Un visiteur ? dit il d'une voix lassée.

- Oui Sire... c'est...

- Et vous pouviez pas vous même l'accueillir ?! Ou c'est quelqu'un qui vient me voir personnellement ? Et dans ce dernier cas, à moins d'une urgence, ce n'était pas la peine de presque enfoncer ma porte.

- Non, Sire, il vient voir sa grâce.

- Alors c'est "sa grâce" qu'il faut aller voir ! Pas moi !

- C'est que je n'sais pas où elle se trouve et comme c'est un Pair de France, Argael je sais plus quoi...

- Un Pair de France ?! coupa t-il. Mais enfin merde !! Vous pouviez pas commencer par ça, bougre d'imbécile !!

Il bouscula le valet en sortant et fila d'un pas pressé vers le hall où allait débarquer le Pair.

- Sortez de ma piaule, fermez la porte et foutez moi l'camp de la zone si vous voulez pas que j'vous colle aux oubliettes pour le mois pour être aussi attardé !! finit il sans se retourner.

Incroyable le petit personnel... mais au moins il savait à quoi s'attendre sur son domaine. Cela n'allait pas être facile de recruter des gens efficaces apparemment. Tout en maugréant, il arriva à l'entrée en même temps que le Pair... ouf ! L'homme, bien habillé, lui présenta son invitation avant de se présenter lui-même.


- Bienvenue à Brienne, Votre Seigneurie. Suivez moi, un garde va se charger d'amener votre monture au palefrenier, dit il en faisant signe à l'un des gardes de Brienne.

Le Pair, marchant à ses côtés entama la conversation :


- Intendant comment donc se porte Sa Grasce, sera t' elle disposée à recevoir visite?

- Eh bien, pour être franc, je la trouve moins énergique que d'habitude et elle a parfois un air triste sur le visage. J'avoue que cela ne me plaît point. J'apprécie réellement ma suzeraine et je fais de mon mieux pour la conseiller, bien qu'elle considère que je me prends pour son père... ce qui l'irrite assez je dois dire. Néanmoins, j'ai fait le serment d'être là pour elle, mais je n'insiste plus beaucoup car elle m'écoute encore moins. Pourtant, je suis prêt à l'aider à tout moment. C'est juste qu'elle a cette image de moi à tout le temps la surveiller comme une petite fille. *Petit silence* Pardonnez moi, je parle un peu trop. *sourire désolé* Pour répondre à votre question : si vous avez reçu une invitation, je pense qu'elle sera contente de vous voir. Voilà, nous arrivons devant ses appartements. Permettez.

Koroseth se plaça devant la porte et toqua trois coups secs, et contrairement à l'autre bougre de valet, patienta poliment que Maltea arrive pour lui annoncer son hôte.
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Jeu 8 Avr - 12:52

Elle regardait sans aucune émotion l’archange dans sa robe de juge. Si elle n’avait pas été à la place de l’accusée, elle en aurait rigolé mais là… C’était tout de même étrange ! Dans le livre des vertus ou elle ne savait plus quoi, elle avait lu le fameux passage sur l’éclipse et là… ca ne se passait pas du tout comme ça. On se serait même cru à la cour de Champagne. Hormis les ailes de l’archange qui reposaient dans son dos, donnant une dimension surréaliste à ce procès, et aussi la beauté, oui parce que c’est qu’il était canon l’archange, elle aurait pu penser se trouver devant Koroseth.
C’était risible… alors qu’elle s’était mariée à l’oratoire Saint-Michel archange, voilà que celui-ci finissait par la juger. Abruti va !
Son regard passait sur toutes les « personnes » présentes. Elle écoutait un peu plus attentivement étant donné qu’on était arrivé au pourquoi du comment… en gros : mais qu’est ce que je fiche ici ?

Une voix forte mais agréable retentit alors… silence, Michel s’exprimait !


Maltea Wagner née di Favara, fruit d’un amour adultérin, ayant causé la mort de sa mère alors qu’elle avait la taille d’un rôti et pas encore le don de la parole…
Oui vous avez bien entendu, cette femme a tué sa mère alors que celle-ci la mettait au monde !
Et ce n’est que le début… malheureusement…


Maltea fit une grimace et posa son regard sur un homme ailé qui avait un sourire épanoui sur ses lèvres… à tous les coups, c’était un démon. Il était cependant gentil d’avoir pris l’apparence humaine. D’ailleurs… waou il était craquant ce démon…bon hormis les ailes, ca cassait tout, fallait bien l’avouer. Non mais qu'est ce qu'il racontait Michel? Voilà que c'était de sa faute si ses parents avaient fait crak crak boum sans être marié... Et puis ce n'était pas de sa faute si sa mère était morte en la mettant au monde, c'est le très haut qui l'avait voulu ça. facile de tout lui remettre sur le dos! Terrible tout de même que même le très haut, leur père à tous, la personne se trouvant au dessus de tout, n'assume pas ses erreurs et décide de l'accuser de tous les maux de la terre!

En grandissant, son penchant pour la persécution s’amplifia. Elle fit vivre un martyre aux pauvres religieuses qui s’occupaient d’elle. Je passerais les détails, vous les connaissez autant que moi…

Que dire de sa fuite avec cette femme de petite vertu ?


L’archange Michel jeta un regard à Asmodée, démon de la luxure et marmonna dans ses dents : encore un de tes coups ça !

Enfin bref, toute sa vie n’a été qu’un enchainement de catastrophe. A croire que cette femme a tous les vices.
Combien de crise de colère, de jalousie… sans parler de son penchant pour les plaisir de la chair et de la nourriture et voilà que le pire venait d’arriver.
Non contente de se laisser diriger par les démons Léviathan, Bélial, Azazel et Asmodée, la pauvre créature devant nous ce jour, vient de succomber à Lucifer.

Après s’être retirée sur ses terres, n’ayant plus le gout à rien, même plus à la politique qui menait pourtant sa vie depuis fort longtemps, sans plus donner de nouvelle à son dernier amant en date, petit miracle en soi j’en conviens… Maltea Wagner di Favara s’est donnée la mort, ceci est inadmissible !
Oui la mort, abandonnant ainsi sa fille, la seule chose qu’elle avait fait correctement, ce qui n’a pas été une mince affaire, nous avons du nous battre pour qu’elle tombe amoureuse du duc et qu’elle devienne une épouse irréprochable…
Enfin bref, nous devons aujourd’hui la condamner pour cette action.

Maltea Wagner di Favara, vous êtes aujourd’hui condamnée à vivre en la compagnie des Archanges. Plus jamais vous n’aurez de contact avec les démons qui ont régit votre vie depuis votre venue au monde.
Debout à l’aurore, prière, leçon, une vie faite de plaisirs… correctes les plaisirs je précise, car plus jamais un homme ne vous touchera et inversement !


L’archange Michel frappa le lutrin de trois coups. Trois coups secs qui annonçaient la sentence pour ses erreurs passées. Trois misérables coups donnés par le « juge »…

La duchesse de Brienne se réveilla en sursaut en criant.


Non vous n’avez pas le droit, il y a vice de procédure, je n’ai même pas pu me défendre, je n’avais pas d’avocat ! J'irai en cour d'appel!!!

Elle finit par émerger de son sommeil, se rendant compte que tout ceci n’était qu’un cauchemar, et elle se redressa afin de remettre de l’ordre dans sa tenue fortement soulagée…

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Koroseth
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 9 Avr - 16:31

Il venait de frapper à la porte, et de suite, son esprit fut pris par d'autres choses le concernant, en attendant une réponse de sa duchesse.

- Non vous n’avez pas le droit...

- Hein ?! Que... fit-il en sortant brusquement de ses pensées.

- ... pas pu me défendre...

Par Aristote ! La duchesse de Brienne se faisait agresser ! Par réflexe, il mit la main à sa hanche gauche... pas d'épée... C'est vrai qu'en étant à Brienne, il évitait de se la trimballer de partout. Et même en cas d'attaque, les gardes avaient bien le temps de donner l'alerte pour qu'il puisse aller s'armer. Et s'il y avait maintenant quelqu'un dans la chambre de Maltea, cela signifiait que ces abrutis s'étaient laissés berner d'une façon ou d'une autre. Par chance, il avait toujours un poignard sur lui. Bah... ce sera mieux que rien ! Le couteau dans la main droite, il écarta le Pair de France du bras gauche pour ne pas le mettre en danger. Pourquoi il se passe toujours des trucs du genre quand il y a du gratin dans les parages ?... Alors même que la porte n'était sans nul doute pas fermée à clé, l'Intendant crut bon de générer un effet de surprise pour être plus rapidement sur l'espèce de décérébré qui attaquait sa suzeraine. Assez bien bâti, il recula de deux pas et s'avança rapidement pour donner un bon coup de pied juste à côté de la poignée. La serrure allègrement défoncée, la porte bien ouverte, il entra en vitesse, près à zigouiller la sombre buse qui s'était introduit ici. Mais... personne...

- Il est où ?!! dit-il sans attendre la réponse de Maltea pour ouvrir une armoire, regarder derrière la porte, dans la salle attenante qui était sa chambre, sous le lit de la dite chambre, rien... Y a personne ?... demanda t-il à sa suzeraine. Pourquoi t'as crié ?

Il avait failli rajouter "Il te manque une case ?" mais il se retint quand il se souvint que le Pair était pas loin. Déjà qu'il avait explosé une porte pour rien... Maltea était assise à son bureau, les cheveux un peu en bataille, le décolleté pas très droit (et aucun homme n'y était pour quelque chose, cette fois !). Heureusement qu'elle ne baladait pas à poil dans ses appartements pensa t-il. Quoique, il se serait bien marré *sourire malicieux*. Quoi qu'il en soit, bien que le vassal s'était précipité pour secourir sa suzeraine, cette dernière allait sûrement encore lui râler dessus. Par chance, un valet survint à l'entrée pour demander si tout allait bien.


- Oui oui, ça va très bien ! dit-il en rangeant son poignard à sa ceinture, sous l'œil pas bien rassuré du valet. Par contre, vous serez gentil d'aller au village me chercher un forgeron pour qu'il répare la serrure de cette porte ! Et trouvez en un qui soit capable de faire du bon boulot, le précédent était un incapable, assurément. Regardez moi cette serrure qui craque au premier coup de pied venu...

Sans demander son reste, il précisa qu'elle avait de la visite et invita le Pair à entrer avant de quitter les appartements de la duchesse en sifflant.
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Argael

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 9 Avr - 21:39

[Où l’on entre par la porte d’une manière montagnarde]

Non vous n’avez pas le droit, il y a vice de procédure, je n’ai même pas pu me défendre, je n’avais pas d’avocat ! J'irai en cour d'appel!!!

La réaction à ces propos, fût différente entre l’impétuosité de la jeune sève représentait par l’intendant et vassal de la duduche, et le côté plus calme, mais pas moi efficace de la « sagesse » que les ans pouvaient offrir, du Pair de France.

Rapidement donc et un brin trop émotif, « le fier » c’était gentiment vu proposé, encore que proposé était un grand mot, écarté protégé par un bras. Froncement de sourcil, en réponse, voici que l’homme en mordait pour la duduche c’était sur pour s’inquiété de la sorte. L’appel à l’aide semblait timide et surtout point étouffé et Maltea Wagner n’était point connu pour son absence de coffre.


Broummmmm

Ah voici une coutume pour plaire, au montagnard une serrure de moins et une porte tremblant sur ses gonds. Déjà le sauveur dague en main s’élançait questionnant pour lui-même au final.

Il est où ?!!


Le silence se fit en réponse et passant la tête par la nouvelle ouverture ainsi réalisée, il put constaté lui-même de la situation sous contrôle.

Pourquoi t'as crié ?... Oui oui, ça va très bien ! Par contre, vous serez gentil d'aller au village me chercher un forgeron pour qu'il répare la serrure de cette porte ! Et trouvez en un qui soit capable de faire du bon boulot, le précédent était un incapable, assurément. Regardez moi cette serrure qui craque au premier coup de pied venu...

Ah le tutoiement de l’homme se révélait de mise lorsque le palpitant de l’angoisse se manifestait. Petit sourire en coin, il passa complètement l’embrasure de la porte, trouvant quelques comparaisons de caractère avec l’infortuné, qui ne manquerait point de se faire réprimandé pour sa réaction somme toute excessive.

A vrai dire, le fier le remercierait entre quatre yeux, car il était de cette race des hommes trouvant grand plaisir à poser des yeux sur le corps des femmes. Et la situation non prévue, offrait donc une vue des plus scandaleuse sur une gorge et un décolleté profond.

Encore prit dans sa propre situation, l’intendant ne fit point attention que l’autorisation d’entrée, avait déjà été prise par le ministre du Roy, que plus discrètement la main s’était posé sous le mantel, trouvant le contact d’un fourreau réconfortant mais invisible.

Lorsqu’il sorti, le Premier Secrétaire le gratifia d’un merci sincère, d’un hochement de tête par l’affirmatif.

Restés entre 4 yeux, le Vicomte fixa la duduche, avant de s’incliner, afin de saluer de manière plus protocolaire.


Maltea Wagner di Favara, Duchesse de Brienne et de Jaulges, Dame de Meneville, mes respects, pardonner mon entrée et mon arrivée impromptue, celle-ci restant pour sur dans ma mémoire je vous l’assure. Voulez vous un instant vous retrouver seul pour vous remettre de vos émotions, je puis parfaitement attendre ?


N’attendant point vraiment la réponse attrapant la porte par la tranche il commença à pivoter et sortir afin de laisser le temps a la propriétaire des lieux de remettre un peu d’ordre en son esprit et sa tenue. Sa tenue…. Fichtre une vision plaisante et imprévue.
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Lun 12 Avr - 13:46

Un CRAAAAAAAAAAAAAAACCCCCCCCCCCCCCC (ben oui on a pas tous la même perception des sons) fit sursauter la duchesse. Elle regarda ahurie la porte de ses appartements s’ouvrir à toute volée et son vassal et intendant pénétrer à l’intérieur de la pièce.

Il est où ?

Mais de qui parlait-il? Il se prenait pour qui de débarquer ainsi chez elle ! Non mais là, il dépassait les bornes…. Il s’imaginait qu’elle couchait avec quelqu’un de peu recommandable ou quoi ?

Pourquoi t’as crié ?

Ah euh ben ça… la duchesse n’allait tout de même pas lui raconter son rêve non plus !

Koroseth faisait le tour de ses appartements alors que la duchesse lui râlait dessus, les yeux brillant de colère.

Mais qu’est ce qu’il se passe ici ? en voilà des manières de pénétrer dans mes appartements ! Encore Koroseth, pourquoi ca ne m’étonne pas !!!!
Non mais pour qui tu te prends ! Déjà que tu joues le rôle de mon père, maintenant tu te permets de pénétrer chez moi en cassant une porte !
Vous n’êtes point à ville-sur-terre ici mais à Brienne dans mon château ! D’ailleurs vous me devez une porte ! Je sens que je vais aller à Ville-sur-terre casser quelques portes moi !


La duchesse passait du tutoiement au vouvoiement signe de colère chez elle.
Et voilà que môsieur partait sans demander son reste après s’être entretenu avec un valet qui venait voir ce qu’il se passait chez sa maitresse de maison.
Alors qu’il partait, il fit entrer un visiteur.


Stupeur et honte chez la Brienne lorsqu’elle se rendit compte de la présence d’Argael… les yeux posés sur son décolleté plus que profond et que son cauchemar n’avait pas arrangé. En effet, baissant les yeux, elle remarqua que sa gorge était totalement découverte, laissant ainsi à libre vue sa poitrine, sa robe ne cachant plus grand chose…

Elle sentit ses joues lui bruler et se demanda comment réagir. D’une main elle remonta son corsage et essayant de garder la tête froide elle plongea elle aussi son regard dans celui du pair faisant semblant de rien. Il ne lui laissa pas le temps de répondre que déjà, il la laissait seule afin de remettre de l’ordre dans sa tenue. Elle le remercia intérieurement et elle se retourna réajustant le corsage et vérifiant que sa poitrine était de nouveau bien à l’abri des regards masculins. Non mais ce n’était vraiment pas de chance, et tout cela à cause de son fichu cauchemar et de Koroseth… un sourire finit tout de même par se faire voir sur ses lèvres ourlées. Koroseth avait cru à une attaque et n’avait écouté que son courage pour protéger sa suzeraine. Elle avait été dure avec lui, au final il ne le méritait pas. Il était toujours là pour elle et elle savait qu’elle pouvait compter sur lui à tout moment. Son vassal était quelqu’un de particulier pour elle. D’ailleurs leur relation faisait fit des usages et elle le considérait bien plus comme un ami.
Elle devrait aller s’excuser… quoique zut, il lui avait tout de même cassé une serrure ! Il pensait qu’elle roulait sur l’or ou quoi ?
Les terres de Brienne n’étaient plus cultivées depuis un moment et la duchesse oubliait bien souvent de récolter les impôts, pour le plus grand plaisir de ses paysans et des briennois mais beaucoup moins pour le trésor ducal.
Elle devrait faire le point avec Koroseth d’ailleurs mais avant toute chose, elle se devait d’accueillir son visiteur. Elle se retourna et fit entrer Argael. Quelle honte tout de même pour un invité si prestigieux de se faire accueillir de la sorte. Bon il savait que la duchesse n’était pas très mondaine et qu’elle avait des façons plutôt cavalières mais tout de même !
Elle se composa un visage de circonstance et sortit rejoindre son visiteur.


Votre seigneurie, je suis ravie de vous revoir et de vous accueillir en ma demeure…

Elle aurait bien rajouté de fou mais n’en fit rien.

Je vous en prie veuillez me suivre dans le petit salon, nous serons bien plus à l’aise afin de discuter. Je n’aurais point pensé vous voir aussi rapidement et cela me fait grand plaisir.

Elle s’effaça afin de le laisser entrer et l’entraina à sa suite, vers les sièges se trouvant dans son bureau et lui en présenta un.

Faites comme chez vous… tiens en parlant de cela, j’espère que vous avez apporté du génépi et du nougat.

Elle lui fit un clin d’œil malicieux en repensant à sa dernière visite chez lui, lorsqu’elle avait du retarder son départ car l’ivresse s’était emparée d’elle. Une chance que cet homme était prévenant. Il lui avait offert sa couche, préférant dormir dans son bureau, la laissant s’endormir tranquillement. Beaucoup auraient profité de la situation mais pas lui et c’est ce que la duchesse appréciait beaucoup chez lui. Il était de compagnie plaisante et l’amusait bien souvent, même lorsque tous deux n’étaient pas en accord sur certains sujets.
Elle fit appeler un serviteur afin que celui-ci apporte une collation ainsi que de quoi se rincer le gosier.


Comment vous portez vous mon cher ? Le voyage s’est il bien passé ?

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Argael

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Mar 13 Avr - 22:15

[Où l’on rentre non pas chez soi, mais dans le vif du sujet]

La réaction de la Duchesse se trouvant fort dépourvue non pas de la bise mais de sa tenue, trouva cependant ressource, pour se fendre d’une politesse d’accueil malgré la tenue des plus inappropriée, du moins lorsque l’on ne partageait point son intimité. Après quelques instants, cependant elle le retrouva en une tenue plus en accord avec le rang de noblesse. Il était peu dire qu’une Duchesse n’était point d’un rang égal à une catin de sombre taverne, bien qu’à y penser certaines en leur intimité se révélaient des plus sauvages et audacieuses dans le vice.

Votre seigneurie, je suis ravie de vous revoir et de vous accueillir en ma demeure…

..Je vous en prie veuillez me suivre dans le petit salon, nous serons bien plus à l’aise afin de discuter. Je n’aurais point pensé vous voir aussi rapidement et cela me fait grand plaisir.


Elle s’effaça afin de le laisser entrer. Devant lui la pièce de travail de bien belle facture s’offrit à ces yeux. A y réfléchir la serrure n’était que bien peu de chose devant la richesse apparente de la propriétaire. Voici bien nombres d’hommes vénales qui ont du tenter quelques approches pensa t’il.

Faites comme chez vous… tiens en parlant de cela, j’espère que vous avez apporté du génépi et du nougat.

Un clin d’œil malicieux succéda à la remarque. Le regard émeraude du montagnard répondit en la fixant dans les yeux, visage impassible, indéchiffrable.

L’invitation donc Vostre Grasce n’avait de motif d’intérêt que quelques plaisirs culinaires autrement plus important à vos yeux que ma présence. Si fait alors, vous auriez du me le dire, je n’aurais point prit la peine de subir voyage sur les routes, j’aurais mandaté un marchand qui serait passé par chez vous.

La tirade faite, il n’avait pas quitté la femme des yeux. Les années avançant, il était toujours surprit de voir combien la dureté d’un regard et son impénétrabilité allait croissant. Enfin après quelques instants de silence, il se fendit d’un sourire.

Vostre Grasce, c’est mal me connaître que de penser que je viens poche et bourse vide, lorsque l’on m’invite. J’ai quelques liqueurs en mes bagages et quelques sucreries bien évidement. Vous ne m’avez point, c’est fâcheux laisser la courtoisie de vous les donner en surprise. Me laisserez vous seulement choisir le moment de vous faire ces présents ou êtes vous gourmande au point de ne plus y tenir, dépendante que vous seriez de ces plaisirs…

Petit sourire, et enfin il prenait place dans un fauteuil, exprimant un soupire d’aise de trouver pour son séant un confort qui, il faut bien le reconnaître fait défaut sur les longs trajets à cheval.

Comment vous portez vous mon cher ? Le voyage s’est il bien passé ?

Arf Vostre Grasce, ce fauteuil trouve grâce à mon corps, je dois bien admettre que les ages passant, si la volonté est intact, l’enveloppe charnelle se fait moins résistante. Hormis ce fait, il c’est passé sans encombre, mes hommes sont hébergés non loin d’ici en une taverne dont le nom m’échappe, et le voyage s’en trouva plus court que leur compagnie m’est agréable.

Et vous-même Vostre Grasce comment vous portez vous ? Quelles sont les nouvelles de Brienne et de Champagne ?
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Lun 19 Avr - 22:47

La duchesse se braqua légèrement alors qu’Argael la regardait froidement venant de terminer une tirade toute aussi froide. Mais quelle idiote. Elle lui avait laissé penser que seuls les nougats et le génépi étaient le but de son invitation…
Maintenant elle se sentait mal, alors que le but était de le faire sourire… c’était raté !
Elle laissa échapper un petit soupir de frustration et se déraidit quelque peu en voyant le sourire de l’homme.
Maltea préféra ne pas relever, ne sachant que dire pour se faire « pardonner »
Alors qu’il prenait place, un serviteur arriva et les servit, ce qui eu au moins pour mérite de faire retrouver à la duchesse un peu plus de sérénité afin de répondre à son invité.


Alors des nouvelles de la Champagne… hormis qu’elle va de plus en plus mal pas grand-chose. Je pense que le fait d’avoir voulu des élections n’a pas fait grand bien à ce duché. Je n’étais point spécialement pour la tutelle mais il faut avouer que les tensions sont revenues au galop une fois la nouvelle représentante élue… monter une liste juste pour empêcher le baron de Chaumont de devenir vicomte, le décriant alors que la vicomtesse de la Ferté n’a fait que cela pour avoir un duché aussi, ca me laisse un peu sur les fesses. Si au moins elle avait eu le courage de dire qu’elle ne le refuserait point et ce avant les élections, mais non, elle a attendu d’être élue pour me gueuler dessus en disant qu’elle le méritait bien… alors qu’elle n’avait point encore commencé son mandat… étrange mais bon, elle a toujours été comme ça, on s’habitue à ses changements d’humeur… quand je pense que c’est moi qu’on appelle girouette… moi au moins je reste droite et loyale… enfin bref, je n’ai point l’envie de parler de mon duché. Je dois dire que cela me rend de plus en plus maussade de voir ce qu’il devient.
Concernant Brienne et bien tout va bien. De nouveaux vassaux, une serrure explosée…


Maltea regarda sa porte avec une grimace… saleté de Koro… sa pauvre porte, elle ne lui avait rien fait pourtant… une chance qu’elle l’appréciait énormément celui là…. C’était d’ailleurs le seul qui pouvait se permettre des remarques quant à sa façon de vivre, même si elle ne l’avouait pas.

Des paysans et des serfs heureux… j’oublie régulièrement de lever les impôts… ils sont plus riches que moi je pense…

La duchesse donna l’illusion que tout allait bien, elle était maintenant experte dans la dissimulation de ses sentiments et problème. Son rire cristallin emplit la pièce alors qu’elle remplissait leurs verres vides.

Trinquons à votre présence. Vous ai-je dit que j’étais sincèrement ravie de votre présence à Brienne ? Vous n’allez point reprendre la route aujourd’hui j’espère. Je vais faire préparer le repas, je vous présenterais à mes vassaux, enfin vous connaissez déjà le seigneur de Ville-sur-terre… le nouveau serrurier du château. Faites moi donc le plaisir de vous reposer ici. Le château est habituellement calme, je vous le promets.

Elle lui sourit, sincèrement heureuse de sa présence qui lui permettait d’oublier quelque peu son funeste projet…

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Argael

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 30 Avr - 16:16

[Où le plaisir de la discussion s’installe, loin des influences et des arcanes du pouvoir]


L’Homme sait il prendre plaisir, le peut il seulement. Né de condition paysanne et gueuse, il n’avait pu savourer ces instants d’insouciance, ces moments de loisirs et de plaisirs, qu’en devenant noble. A la vérité, le travail s’il était tout autre n’en était pas moins dur, un travail de gestionnaire, un travail de justice, d’équité pour tous, plutôt que de manœuvre.

Lorsque la duchesse, fini de parler de la Champagne pour venir parler de Brienne, il se fendit d’un sourire, voici bien une chose à prendre au séreux que la condition des serfs…

Profitons de cette parenthèse invitant à la réflexion de ceci, pour faire un petit rappel, de la condition des gens des environs de Briançon, de ces faits historiques, qui ne manqueront point de vous surprendre. Point de servage mais des hommes libres de droit, dont une grande majorité savaient lire et écrire. Si la curiosité vous prend, je vous invite alors à faire recherche plus avant sur cette particularité qu’est « La Grande Charte des Libertés Briançonnaises » signé par le Dauphin Humbert II en ce jour de 29 May 1343. Si vous aviez de vous-même quelques questions, vous seriez bien sur invité à contacter ce Pair de France en visite qui prendrait sa plume avec plaisir afin de répondre à quelque interrogation…


Trinquons à votre présence. Vous ai-je dit que j’étais sincèrement ravie de votre présence à Brienne ? Vous n’allez point reprendre la route aujourd’hui j’espère. Je vais faire préparer le repas, je vous présenterais à mes vassaux, enfin vous connaissez déjà le seigneur de Ville-sur-terre… le nouveau serrurier du château. Faites moi donc le plaisir de vous reposer ici. Le château est habituellement calme, je vous le promets.

Arf Vostre Grasce, je ne crois pas encore avoir eu à entendre le plaisir que ma venue vous procurer. Me voici flatté et fort heureux de l’entendre, quand à votre invitation à passer la nuit j’en serais fort enchanté. Maintenant pour ce qui est de vos vassaux, je doute de rester assez longtemps pour leur faire porter l’invitation, peut être une autre fois, à mois que je n’en connaisse déjà quelque uns au détour d’une joute nobiliaire éventuellement. Quand à la quiétude de ces lieux, je n’en doute point, sans doute ais ce bien mieux pour les prières que nous pourrions adressées à nos disparus. Prierons nous ensemble ce soir Vostre Grasce ? Peut être entendrons nous en nos prières ces êtres chers partis bien trop tôt.

Trinquons donc en attendant avec plaisir, et je propose cette annonce de boire « à vous et votre invitation ». J’avoue avec quelque rosissement des joues que voici une occasion pour moi de pouvoir plonger en vos yeux sans que cela soit soumit à quelques commentaires.


Légère inclinaison de la tête et sourire affiché, il tendit le bras afin que les verres se rencontrent, tandis que son regard accrocha le sien.
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Lun 10 Mai - 13:29

Son regard plongea dans le sien et Maltea en fit de même. Ce serait à celui qui détournerait le regard en premier… Elle repensa à sa proposition de prier les défunts et finit par retenir tant bien que mal un fou rire pret à éclater. Une image se dessina dans son esprit, pensant que lorsqu’elle se mettait à genoux, la plupart du temps, ce n’était pas pour prier mais pour faire atteindre une autre sorte de paradis à son partenaire.

A genoux dites vous… hum oui pourquoi pas… mais bon, je vais vous faire une petite confidence, mais ne le répétez à personne, je vous fais confiance…

Elle se pencha sur lui et lui murmura à l’oreille : les seuls fois où je suis à genoux c'est... enfin bref, peu commode pour espérer entendre la voix de mon époux.

Tout en se redressant, elle afficha un sourire, somme toute, innocent, avant d’amorcer une tentative de changement de sujet.
Elle se voyait mal entrer dans les détails de cette confidence sans lui laisser penser qu’elle lui faisait des avances, ce qui était loin d’être le cas. Elle le savait fiancé, presque marié et les hommes ayant la corde ou presque au cou ne l’intéressait que peu. Trop d’état d’âme et d’ennuis en perspective et cela la duchesse les fuyait comme la peste. Bon d’accord, elle aimait s’amuser avec eux, mais sans jamais aller au bout des choses. Et puis, que ferait-elle d’un homme aussi sérieux ? Et puis il y avait déjà quelqu’un qui faisait battre son cœur et toute garce qu’elle était, lorsqu’elle avait des sentiments pour un homme, elle ne pouvait se résoudre de mettre son pied de travers. Elle avait fait l’amère expérience au début de sa relation avec Richard et c’est là qu’elle avait pris conscience que cela pouvait la blesser tout autant que l’homme corné. Certes, elle ne pensait pas l’aimer mais elle s’était trompée grandement. Autant ne pas prendre de risque inutile et attendre d’être certaine que ce soit de l’amour et non une attirance passagère qu’elle ressentait pour son amant ducal.


Tiens j’ai l’envie d’une petite friandise, besoin de sucré… une malédiction en soi pour pouvoir garder la ligne d’une jouvencelle. Je ne vous raconte même pas les sacrifices que cela engendre…

Elle se dit que décidément, elle avait des conversations de plus en plus futiles et inintéressantes. Une chance que bientôt elle ne devrait plus se préoccuper de tout cela. Là haut, le silence devait régner afin de faciliter le repos des âmes s’y trouvant… encore fallait il qu’elle termine sa longue route au paradis solaire et non en enfer… Combien avait-elle de chance de vivre sa mort différemment de sa vie ? Elle essaya de faire une rapide addition qui se solda par une réponse approximative de zéro… elle mourrait comme elle avait vécu et sa mort serait aussi paisible qu’un jour d’ouragan. Au final ce n’était pas pour lui déplaire… après tout, elle s’ennuierait grandement si elle devait rester sagement assise sans plus ennuyer le peuple.

Elle se servit un verre et remplit celui de son visiteur qui affichait un visage quasi insondable.
Maltea se décida de lui poser la question… curiosité féminine oblige.


A quoi pensez vous donc mon cher ?

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Jeu 20 Mai - 19:38

[Où feindre l’incrédulité se révèle parfois amusant]

L’échange de regard s’éternisa, amusant et plaisant ainsi de jouer de la sorte, un petit jeu de séduction. La Duchesse craqua la première, et dans une certaine hilarité coupa le silence qui c’était installé entre eux

A genoux dites vous… hum oui pourquoi pas… mais bon, je vais vous faire une petite confidence, mais ne le répétez à personne, je vous fais confiance…


Et comme toute confidence voulant rester dans le secret, elle s’approcha de manière imprudente pourrait penser certains de son oreille pour y finir sa phrase.

les seules fois où je suis à genoux c'est... enfin bref, peu commode pour espérer entendre la voix de mon époux.

Vous qui lisez, savez combien il est désagréable de ne point comprendre une conversation, combien il est parfois honteux de l’admettre. Reconnaître son ignorance et vous reconnaissiez une faiblesse. La sienne ici, fut donc de ne point avoir de certitude quand au sens de la confidence. Le rapport entre être à genoux et ne point entendre des propos, voici bien un lien qui n’arrivait pas en son esprit à concevoir ou imaginer. Vous en conviendrez la chose est fâcheuse.

Alors qu’impassible, il tentait de comprendre elle poursuivit.


Tiens j’ai l’envie d’une petite friandise, besoin de sucré… une malédiction en soi pour pouvoir garder la ligne d’une jouvencelle. Je ne vous raconte même pas les sacrifices que cela engendre…


Pendant ces propos elle proposa à boire à son invité, qui restait étrangement silencieux, encore perturbé de ne point comprendre une chose qui semblait pourtant anodine.

A quoi pensez vous donc mon cher ?


A la question que voici, à quoi pensait il ? le voici donc en fâcheuse posture si je puis dire devant cette femme. La regardant il ne pu que s’avouer vaincu se qui se traduisit pas un petit sourire.

Arf Vostre Grasce permettez moi de répondre dans le désordre à vos interrogations. Pour commencer, il est bien connu que femmes charnues sont parmi les plus apprécié des hommes savez vous. Cela met le corps de la femme en avant si je puis dire. J’ai pour votre grand malheur donc à vous proposer d’ouvrir le sachet de nougat que je vous donne.

Mais pour être honnete je pense à autre chose, et je dois hontesement admetre de manière chagrine que je suis perdu par vos propos. Sans importance certes mais je n’aime point comprendre les choses, je suis ainsi. Je n’ai pas comprit cette confidence dont vous me faite cadeau. Pensez vous, une confidence et je n’en ai point saisit le sens, quel piètre confident que vous avez trouvé la….
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Lun 14 Juin - 14:04

Voilà qu’il la prenait par les sentiments… le fameux nougat auquel, elle ne pouvait résister… elle ouvrit le sachet tendu et en grignota un tout en lui présentant le paquet et l’écoutant attentivement.
L’étouffement la saisit par traitrise, alors qu’elle éclatait de rire. Comment cet homme si ombrageux, si masculin, n’avait aucune connaissance de certains jeux amoureux ? elle ne voyait que cela, sinon il aurait compris ses confidences.
C’était un comble tout de même… mais assurément très divertissant.
Un changement s’opéra chez notre blonde duchesse. Son instinct de chasseuse se réveilla et c’est telle une lionne qu’elle se rapprocha du pair de France. Son envie de le taquiner se faisait de plus en plus féroce. Elle allait le mettre à genoux, le faisant rougir, cela ne faisait aucun doute. Rien que cette idée lui redonnait un semblant de vie. Son regard s’illumina et un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres.


Ainsi donc mon cher… vous n’avez point compris mes allusions… comme c’est dommage. Pensez-vous, un homme tel que vous ne point connaitre cette pratique ayant déjà fait ses preuves…

Elle saisit son verre et bu une petite gorgée du breuvage. Souhaitant le rendre fou, elle passa sa langue sur ses lèvres afin de récolter jusqu’à la dernière goutte de breuvage. Plongeant son regard dans celui d’Argael, elle continua sur sa lancée.

Vous ne me ferez point croire qu’une dame ne s’est jamais mise à genoux devant votre illustre personne afin de vous rendre hommage… C’est étrange… il y en a tellement qui pratique ce genre de … caresse...

La duchesse sonda son visiteur, elle avait l’impression qu’il était assez nerveux. Elle ne lui avouerait pas s’amuser. Elle eut une pensée pour l’homme dont elle s’était comme une idiote éprise et se raidit imperceptiblement. Il se fichait d’elle, pourquoi ne pas s’amuser un peu ? Non elle n’y arriverait pas. Tout au plus pourrait elle taquiner Argael, elle ne pourrait aller au bout. Bien dommage quelque part. De toute façon elle avait perdu la main, elle n’attirait plus comme avant la gente masculine…

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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 2 Juil - 21:37

[Où le petit jeu d’espièglerie trouve toute saveur]

Elle s’approchait maintenant, bien prêt que son effluve de parfum vint à son nez. Fichtre la garce était désirable, et déjà quelques frissons le parcouru en même temps que quelques fugaces idées que je ne puis narrer ici.
Le regard de la propriétaire des lieux changea alors pour y révéler quelques plaisirs, la malice se devinant sur le visage.



Ainsi donc mon cher… vous n’avez point compris mes allusions… comme c’est dommage. Pensez-vous, un homme tel que vous ne point connaitre cette pratique ayant déjà fait ses preuves…

Usant de malice, des plus équivoque elle joua alors de sa langue ne le quittant pas des yeux. Elle se voulait aguicheuse et la tentation ici devint force faible était les hommes à la vérité. Elle poursuivit alors sans sourciller.


Vous ne me ferez point croire qu’une dame ne s’est jamais mise à genoux devant votre illustre personne afin de vous rendre hommage… C’est étrange… il y en a tellement qui pratique ce genre de … caresse...

A dire vrai Duchesse, j’ai bien des vassales qui se sont agenouillées devant un Hérault mais pour le reste, je vous renouvelle avec embarra le fait de ne point comprendre vos propos. Enfin passons voulez vous bien je ne maîtrise point la chose et cela m’est désagréable.

Parlez moi un peu de vous, que devenez vous ?
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Io vengo, amore mio [rp en gargote champenoise]   Ven 23 Juil - 16:27

Sa mine devint plus sombre… parler d’elle, Maltea n’y voyait pas l’utilité. Pour lui dire quoi ? Qu’elle venait de mettre en place sa mort, que son gout pour la vie n’était plus assez fort pour combattre la noirceur qui s’était emparée, petit à petit de son être ?

Et bien… je vais magnifiquement bien, comme vous pouvez le constater. Depuis que j’ai décidé de me lancer dans un nouveau projet, j’en oublie toutes les tracasseries de la vie.
Je ne fais plus grand chose actuellement à part m'occuper de moi et de ma mesnie, et c'est bien assez. Mettre de l'ordre dans ma vie et dans ma paperasse me prend déjà un temps fou.


Mais assez parlé de moi, je n’aime pas trop m’épancher sur ma vie, qui n’en vaut vraiment point la peine. Vous aurez tout le temps de vous épancher sur ma mort. Elle méritera bien plus d’intérêt que ma vie, croyez moi.

La duchesse lui lança un sourire qui se voulait agréable et dénué de toutes arrières pensées, même si l’image qu’elle avait en tête était toute autre que celle qu’elle voulait montrer.
Que de regret obscurcissaient aujourd’hui son cœur… comme celui de ne pas s’être enfuie lorsqu’elle en avait eu l’occasion. Ou encore celui qu’on ne l’ait pas laissé mourir lorsqu’elle s’était empoissonnée bêtement sans le savoir.
Plus rien n’avait de sens dans cette vie considérée comme parfaite pour les gens du peuple… mais où était cachée sa liberté ? Elle avait tout perdu en ré embrassant un monde qu’elle avait fui toute jeune. Elle savait pourtant fort bien qu’elle étoufferait de nouveau. Cela aurait été bien plus facile à vivre si son époux était resté à ses côtés. Ce n’était malheureusement pas le cas.


Elle lui resservit un verre, essayant de changer de sujet.

Comment se porte votre office ? Le vicomte de Juniville fait-il bien le relais entre le conseil et votre bureau ? Vous ne devez point vous ennuyer, surtout s’il rapporte les mesquineries du conseil.

La duchesse sourit malicieusement à son invité.

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