Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!

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Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
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MessageSujet: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Dim 27 Nov - 15:53

[Nuit du 24 au 25 novembre au campement Hypérion de Compiègne]

Le froid s'abattait doucement mais surement sur le nord de la Champagne, il était fort à parier que prochainement la neige recouvrirait de son blanc manteau la ville de Compiègne et sa forêt avoisinante. La duchesse grimaça à cette pensée en se disant que cela allait rendre encore plus ardu les combats que se livraient depuis des mois les royalistes et les ponantais. Elle s'en était pour le moment bien tirée.... enfin tout était relatif.... elle s'était tout de même prise 16 jours de repos forcé en tout et pour tout. Elle avait eu de la chance lors de l'attaque sur l'armée des Appérault, son armure l'avait fortement protégée et elle s'en était sortie avec, certes des contusions et des blessures, mais en vie. Elle avait néanmoins perdu épée, bouclier et armée dans le combat.... ce qui signifiait qu'aujourd'hui, elle n'avait plus rien pour se défendre, le fer se faisant rare et l'état des trésoreries des domaines touchant plus le fond que les cimes... et bien entendu c'était la course au profit pour les forgerons qui vendaient hors de prix leur ferrailles travaillées avec tant de soin que les épées se brisaient dès la première caresse avec celles de l'ennemi. C'est donc assise sur sa couche les genoux relevés, le menton posé délicatement sur ceux-ci le tout emmitouflé dans d'épaisses fourrures la tenant au chaud, que la duchesse sourit en se remémorant la dernière bataille... sa course folle dans la foret, la racine et le tronc salvateur qui avaient mis hors jeu les deux ponantais à ses trousses.... son instinct de survie mais aussi sa rage s'étaient libérés et elle avait massacré à coup de branche les deux artésiens qui étaient restés au sol sans trop de réaction. Elle ne savait nullement si elle les avaient tués, mais elle était sure d'une chose, ils ne seraient pas sur pieds avant de longs jours.

Ses pensées quittèrent les plaines guerrières pour se focaliser sur son histoire d'amour naissante mais aussi sur Septmonts qu'elle avait fini par tromper. Lui aussi, il savait pourtant qu'elle était femme à devoir être sous étroite surveillance. Dès qu'elle était délaissée, ses démons se réveillaient et la lutte devenant chaque jour inégale, ceux-ci remportaient la bataille... et quelle bataille.... dès le départ, la victoire semblait vouée à l'echec. Elle ne pouvait nier qu'elle avait été attirée au premier regard, mais elle avait réussi à oublier son trouble, le considérant juste comme une aide précieuse pour le but qu'elle s'était fixée. Malheureusement au fil du temps son amour pour le jeu avait fini par lui faire se bruler les ailes... et le coeur.... où cela la mènerait? Elle n'en avait encore aucune idée, mais elle ne pouvait plus se voiler la face, non c'était maintenant devenu impossible.
Alors qu'elle fermait les yeux, se souvenant de la caresse de ses mains, de ses lèvres sur sa peau, ayant l'impression que la brulure causées par celles-ci étaient encore bien présente, elle entendit des hurlements à glacer le sang suivis de bruit de lutte, de bruit de métal s'entrechoquant... que se passait il? Elle n'eut pas le temps de sauter hors de sa couche pour se vêtir et aller se rendre compte par elle même du carnage que deux silhouettes pénétrèrent sous sa tente... elle n'eut le temps que de distinguer une femme et un homme que ceux-ci fondaient sur elle. La femme frappa la première, elle réussit à esquiver le coup d'épée lui étant destiné qui s'abattit sur son épaule encore fragilisée de sa rencontre nocturne avec le traitre. La plaie se rouvrit aussi vite, la douleur fut fulgurante, laissant ainsi la duchesse sans ressource. La femme en profita pour lui enfoncer son épée sur le coté, ce qui lui coupa le souffle mais ne l'empêcha de sentir la lame d'acier sortir de son flanc... elle pensait qu'ils en resteraient là mais non.... l'homme cette fois, profitant de son état de faiblesse fit de même et là... le trou noir.... la duchesse retomba sur sa couche, tout souffle de vie semblant avoir quitté son corps.... pourtant elle entendait encore tout ce qui se passait autour d'elle. Les rires de l'ennemi quittant sa tente, se vantant d'en avoir tué une de plus, les cris et les râles de ses frères et soeur d'armes qui tombaient les uns après les autres dans un combat inégal... c'était terminé pour elle, elle sentait son essence vitale s'essouffler alors que son sang maculait les draps blancs de sa couche. Elle avait froid, les peaux qui la recouvraient encore quelques minutes auparavant avaient glissé, dévoilant le corps de la duchesse et sa chemise qui au fil des secondes s'imbibait elle aussi du sang que cette folie meurtrière avait causé... ses yeux se fermèrent et un visage se matérialisa suivit d'un nom soufflé dans un murmure inaudible.....




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Iguemar

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Dim 27 Nov - 18:44

Le prix d'une guerre inique,

à la guerre comme à la guerre... vieille phrase, vielle idée.
Iguemar n'était pas d'un naturel belliqueux, pourtant il y est des enjeux plus forts que votre nature. Il ne comprenait rien à cette guerre, comme tant d'autres; pourtant il comprenait bien qu'il fallait protéger la Champagne, Compiègne,..., sa Vie.
Encore une fois il faisait partie d'une milice, avec cette milice il guettait essayait d'empêcher les ennemis d'entrer dans Compiègne. Ces guets, pour la plupart du temps ne servaient à rien. On ne croisait pas d'ennemis, on ne croisait que rarement le fer. On était là en renfort... Au cas où.

Iguemar s'éloigna un peu de son groupe pour se soulager... Quand il cru apercevoir deux ombres, il ne pouvait pourchasser ces ombres sans le reste de la milice. Pourtant au loin, enfin pas si loin que ça il entendit un râle, un gémissement. Une sorte de cri inhumain. "Une bête se demandât il?" Il tentait de localiser, dans la peine ombre le cri..
En se rapprochant et comme pour se rassurer il hurlait: " QUI VA Là ?..." son cri se serrait de plus en plus dans sa gorge aucune réponse seulement un inquiétant râle.
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Balder

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Dim 27 Nov - 19:39

[Nuit du 24 au 25 novembre au campement Hypérion de Compiègne]


Des tentes, des feux de bois feux qui chantent , le froid qui commençait à se poser sur ceux qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes... des chevaux qui renâclaient, des bruits de ferraille de ceux qui nettoyaient armes et boucliers, bref la vie d'un campement pendant la guerre.

Ca faisait d'ailleurs pas mal de jours que Balder était derrière la Duchesse de Brienne. Enfin derrière, entendons par là, dans son entourage et sa proximité ... la plus proche possible, sans toutefois empiéter sur son intimité, relative certes dans un campement. L'oeil sans cesse aux aguets, et même les deux, afin de veiller sur sa sécurité ce qui faisait quand même parti de sa fonction, il ne la quittait des yeux que lorsqu'elle était dans sa tente, restant dans la tente à côté, avec deux autres gardes. Et puis bon, tout en veillant sur elle, il pouvait se rincer l'oeil et il joignait donc l'utile à l'agréable.
Ca n'était pas qu'il aimait la reluquer mais bon, il avait toujours eu un faible pour cette blonde duchesse et son regard émeraude qui tuait. Ben entendu que des blondes il y en avait, et même des "avec des regards semblables" mais pour lui, aucune n'égalait la duchesse... SA duchesse.
D'ailleurs il se disait toujours que s'il fallait mourir un jour, ce qui de toute façon était le lot de chacun, autant qu'il meure bayonnétés par les émeraudes

Et si un quelconque gougnafier essayait de poser ses sales pognes sur elle pour lui faire quelques torts, le Balder sortait les dents et l'épée aussitôt, pour trucider l'importun.
C'est comme ça qu'il avait d'ailleurs haché menu un brigand de petite envergure voulant attenter à la bourse ducale et qui avait eu le malheur de se trouver dans le champ de vision du garde. Étalé dans l'herbe et la terre, une grande coupure dans l'estomac, le bougre n'avait plus de soucis pour se nourrir, en ces temps si durs.


Aleeeerrrte !!!

Balder se leva d'un bond et attrapa bouclier et lame avant de sortir comme une furie de sa tente, les deux autres gardes sur ses talons.
Il repoussa d'un solide coup de bouclier un attaquant, et en assoma un deuxième et vit sortir un homme et une femme de la tente de la Brienne.
En quelques foulées il franchit la porte de toile.


Duchesse ca v …

Sa demande fût stoppée par la vision de Maltea allongée sur sa couche, sa chemise souillée de sang... Duchesse ! …

Rapidement, il attrapa une couverture posée sur la table de travail et recouvrit la jeune femme avant de la prendre le plus doucement possible dans ses bras. Le manoir, il fallait l'emmener au manoir le plus vite possible pour la soigner... tenez bon Duchesse.. je vais vous sortir de là.

Des ordres lancés aux deux autres gardes de Brienne.

Toi vas avertir Dame Hersent et vite débrouilles toi pour la trouver. Dis lui que la Duchesse est sérieusement blessée.
Je l'amène au manoir de Compiègne.
Je veux vous voir là bas le plus vite possible c'est un ordre !!


Le chariot de l'intendance tombait à pic, et après avoir déposé la blessée avec précaution sur un tas de couvertures avec l'aide de l'autre garde, il grimpa à son tour et mis l'attelage en marche pour le Domaine qui heureusement n'était qu'à quelques minutes du campement.

Soucieux il espérait qu'Hersent arriverait vite sur les lieux, et il pensait aux personnes qu'il faudrait avertir. Maltea lui avait dit qu'en cas de problème, il fallait avertir en urgence Anna Lise et Aliénor et il leur ferait envoyer message aussitôt la Duchesse prise en charge par le médicastre.
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hersent

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Lun 28 Nov - 1:56

[Petit matin du 25 novembre 1459 - Compiègne - la tente médicale]

Trois jours qu'elle faisait la larve sous la tente médicale! Trois jours qu'elle bouillait d'être immobilisée et d'avoir perdu son épée dans le combat. Non mais, je vous jure, une épée qui se brise dès les premières passes...incroyable, impensable! Mais où étaient les forgerons d'antan?

Elle pouvait se lever, sa blessure était superficielle et ne nécessitait que peu de temps de repos. Néanmoins, ses flancs commençaient à être couturés et cela ne la faisait pas bondir de joie, la brunette aux yeux bridés. A ce rythme, elle ferait fuir les mâles qui auraient l'insigne honneur de caresser son ventre et ses flancs.
Elle pestait intérieurement tout ce qu'elle pouvait, râlant après les médecins qui s'y prenaient comme des manches avec certains blessés, houspillant les infirmiers et les brancardiers...bref elle passait ses nerfs comme elle pouvait puisque la plupart des Loups étaient en artois ou alors blessés!
Elle sortit prendre l'air malgré les recommandations du médecin dont elle se tamponnait au plus haut point: et si elle avait envie de crever, hein? ça la regardait, elle seule!

Tandis qu'elle s'asseyait sur un banc elle vit venir deux gardes dont la livrée lui disait quelque chose...ces couleurs si sombres, si spéciales...mais oui...Brienne!!! Que s'etait-il passé pour qu'ils rappliquent ici?

Le premier garde appela de loin:

On cherche Dame Hersent!!! Où peut-on trouver Dame Hersent??

Dame Hersent...c'est moi! répondit-elle Que se passe-t-il? Qui êtes-vous?

Not' Duchesse est au plus mal, elle est tombée cette nuit! Des artésiens l'ont presque assassinée! Venez vite au manoir de Compiègne!

Hein??? Maltea est tombée??? Attendez-moi, j'arrive, le temps de prendre mon matériel!

Elle fonça sous la tente médicale et embarqua sa précieuse malette avant de suivre les deux gardes.


[Sur le chemin du manoir/ dans l'entrée du manoir]

Vous pouvez me décrire les blessures, me dire si elle a perdu beaucoup de sang, si elle était consciente ou pas?

Tout en marchant, elle écoutait les descriptions des deux hommes, et réfléchissait aux divers traitements qu'elle pourrait appliquer.
Enfin, le manoir se dressa devant eux. Elle suivit les gardes jusqu'à l'entrée où elle appela pour qu'on la conduise auprès de la blessée:


Je suis Dame Hersent, on m'a appelée au chevet de la duchesse! Quelqu'un peut-il m'y conduire??

Elle avisa une servante:

Par ici jeune fille! Mettez de l'eau à chauffer en quantité, préparez des bassines et des linges propres. Je veux aussi que l'on fasse ronfler le feu dans la cheminée de la chambre de la duchesse. Apportez-moi aussi une bassine d'eau tiède et de la saponaire pour le lavage de mes mains! Allez, faites vite, ne traînez pas!

Elle attendit qu'on la guide dans la sompteuse demeure meublée avec un goût exquis.
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Iguemar

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Lun 28 Nov - 12:11

[Matin du 25 novembre 1459-]

Embrouillé par le sommeil, fatigué de la garde, Iguemar n'avait pas eu le temps de trouver d'où venait ce cri... Un message, une rumeur venaient jusqu'à lui.

"Les Artésiens! Les Artésiens: Ils ont eu un des nôtres! "
Vu la panique et la tension ça ne devait pas être n'importe qui.
Aux croisées des chemin Iguemar questionnait quiconque voudrait lui répondre. Personne ne s'arrêtait tous semblaient affairés, paniqués.
En lui même Iguemar se dit:
"Bê là! ça doit pas être Jojotte la poivrote..."
Plus Iguemar s’avançait en chemin plus il avait de monde et de cohue à terre il aperçu un étendard, une oriflamme ça lui disait bien quelque chose.
En lui même et à voix haute il s'écria:
"Maltéa!"
A la lueur de cette idée il faillit bien s'effondrer...
Mince alors, il n'avait même pas eu le temps de servir sa maîtresse qu'il lui était déjà arrivé quelque chose de grave.
En s’avançant il essayait bien d'arrêter quelqu'un...
"Arrêtez vous de courir à hue et à dia! Qu'on s'organise qu'on fasse quelque chose!"
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Alienor
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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Mar 29 Nov - 14:26

[Pendant ce temps, petit matin du 25 novembre dans une auberge rémoise]

Quelques jours maintenant qu'elle était à Reims, accompagnant Aimelin qui avait rejoint l'armée stationnée en la capitale champenoise, puisque la duchesse n'avait pas requis sa présence à ses côtés. Quelques jours donc qu'ils s'y trouvaient, ce qui les affranchissait en outre des allers retours quotidiens entre Sainte-Ménéhould et le siège du pouvoir champenois.
En attendant d'elle aussi devoir intégrer l'armée en cas de besoin, elle avait trouvé à loger dans une auberge de la ville, une chambre douillette et nettement plus agréable que la tente du jeune homme au campement de l'armée, qu'elle n'eut cependant pas hésité à partager si le froid automnal ne s'était pas abattu sur la province. Et du coup, c'était le jeune seigneur-connétable de Champagne qui profitait de la chambre chaude et confortable et de la couche qui s'y trouvait, après tout si l'on avait besoin de lui, l'on saurait où le trouver.

Un bruit sourd sortit Aliénor du sommeil dans lequel elle était plongée, lui faisant ouvrir les yeux alors que les premières lueurs du jour naissant commençaient seulement à se deviner à travers la croisée de la pièce. Bruit sourd qui retentit un nouvelle fois, quelques instants plus tard, le temps que la blondinette réalise que l'on frappait contre la porte.

L'adolescente quitta la douce chaleur des bras qui l'entouraient, et se leva, ne pouvant retenir un frisson lorsqu'elle laissa glisser la courtepointe, offrant sa peau à la fraîcheur ambiante, et se saisit rapidement d'une chainse elle passa sur son corps.
Un regard vers les braises à peine rougeoyantes dans la cheminée, restes des bûches déposées la veille au soir avant de se glisser sous les draps, tout en se dirigeant vers la porte qu'elle entrouvrit. Découvrant l'aubergiste qui lui tendit une missive.

Froncement de sourcils, regard étonné à recevoir un pli de si bon matin, remerciements avant de refermer la porte et de décacheter la lettre. Visage blêmissant au fur et à mesure de la lecture, pervenches qui se relèvent pour croiser les mirettes grises.


C'est la duchesse, elle a été blessée cette nuit... à Compiègne... Si l'on me prévient, c'est que ce doit être plus grave qu'une simple estafilade. et de conclure, comme une évidence... Je dois y aller... D'ici à Compiègne, c'est l'affaire de quelques heures à peine de chevauchée.

Pensées qui essayent de se mettre en ordre dans un cerveau tout juste sorti du sommeil. Qu'avait dit la duchesse déjà, s'il lui arrivait quelque chose ? Garder la même équipe héraldique... non, on n'en était pas encore là... Raffaella sous la tutelle de... Oui, c'était ça, elle devait prévenir sa suzeraine avant toute chose.

Sans prendre le temps de se vêtir plus avant, Aliénor se dirigea vers la table sur laquelle était disposé son matériel d'écriture. Plume qui court rapidement sur le vélin, et une première missive qui s'écrit.


Citation :
A Agnès de Saint Just
D'Aliénor Vastel

Salutations

Votre Grandeur,

Veuillez excuser le ton fort peu protocolaire de ma missive, mais je n'ai pas le temps d'y mettre les formes. J'appartiens à la mesnie Wagner, et viens d'être informée que la Duchesse de Brienne, votre vassale, a été grièvement blessée au cours de combats devant Compiègne. Je n'ai pour l'heure pas davantage de précisions mais si l'on m'a prévenue, c'est que son état a dû être jugé suffisamment grave.

Sitôt cette missive envoyée, je prends la route pour son manoir de Compiègne où l'on m'a dit qu'elle avait été emmenée. Je ne sais si vous aurez la possibilité de vous y rendre également, dans le cas contraire je ne manquerai pas de porter à votre connaissance l'évolution de la situation, en souhaitant de tout coeur qu'elle soit favorable...


Respectueusement

Aliénor Vastel

Et une seconde aussi, dans la foulée. Point de fioritures, l'heure n'était pas aux mondanités.

Citation :
Ced,

La duchesse a été grièvement blessée cette nuit, l'on vient de m'en informer. Je ne sais pas à l'heure actuelle l'état dans lequel elle se trouve, mais si l'on m'a prévenue, c'est qu'il doit être suffisamment alarmant. Elle a été emmenée en son manoir de Compiègne pour y être soignée, je prends d'ores et déjà la route pour me porter auprès d'elle.

Alie

Lettres cachetées, avant de s'habiller rapidement et de se diriger vers l'écurie. Etoile fut sellée prestement, la force de l'habitude, et la petite blonde se hissa sur son dos, en direction en premier lieu de l'hôtel des Wagner à Reims, où elle savait dégoter des pigeons qui sauraient trouver les destinataires des missives.

Avant de se diriger vers les portes de la ville, et de lancer Etoile au galop en direction de Compiègne.


[Compiègne, fin de matinée]

Elle connaissait le village comme sa poche, la blondinette, d'y avoir habité puis séjourné à de nombreuses reprises, et c'est d'un geste sûr qu'elle dirigea Etoile à travers les rues jusqu'à arriver enfin devant le manoir de la duchesse de Brienne.
Elle démonta d'un saut vif, laissant les rênes de la frisone à un garde qui la reconnut, et se dirigea vers la demeure, franchissant les marches deux à deux. Capuche de la cape repoussée dans son dos, laissant apparaître un visage anxieux et rougi par le froid qui l'avait cinglé durant le long galop entre Reims et Compiègne, gants retirés en même temps qu'elle portait ses pas rapides vers la chambre de la duchesse où on lui avait indiqué qu'elle se trouvait.

Et un arrêt sur le seuil de la pièce, visage qui se ferme devant le corps inanimé qui repose sur la couche, devant le visage exsangue aux yeux clos qui n'était pas sans lui en rappeler un autre, quelques semaines auparavant...
Aliénor se dirigea vers la couche, s'agenouillant à ses côtés. Et un murmure.
Bon, vous avez intérêt à vous réveiller rapidement, hein, sinon qui je vais bien pouvoir embêter, moi ? Des mots qui se veulent légers pour masquer son inquiétude pour cette femme qu'elle avait appris à respecter et à apprécier au fil des mois. Etrange lien qui avait débuté par une demande inattendue lors d'une rencontre en taverne, et qui s'était peu à peu affirmé au point que la réponse qu'elle avait apporté alors en était devenue naturelle.

Pervenches qui se relèvent et croisent le regard d'Hersent dont elle vient seulement de remarquer la présence. Et une question.
Comment va t'elle ?
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Iguemar

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Mer 30 Nov - 11:48

[Manoir de Compiègne...]

On avait mené ce corps sans vie au manoir de Compiègne. La terrible nouvelle semblait avoir fait le tour du Duché, voire même le tour du royaume. Pléiade de gens étaient là ne sachant que faire.
Iguemar ne savait pas quoi faire non plus.
Le pire dans cette histoire était qu'il fallait avouer son inutilité. Tous ceux qui connaissaient cette grande Dame voulaient être là. Si seulement, le fait de notre présence pouvait servir à quelque chose.
Iguemar tournait en rond, il regardait les gens s'affairer. Il n'en pouvait plus, il se sentait impuissant.
Une seule idée lui vint: Aller chercher Batzan.
Certes, Batzan ne pourrait rien faire non plus, comme c'était un des rares hommes d'église que connaissait Iguemar, ça lui semblait logique d'aller le quérir.
Puis en ces moments délicats, ce mettre l'église de son coté, ça ne serait pas de trop.
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Ana.Lise
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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Jeu 1 Déc - 12:01

[Quand le temps a suspendu son vol.... ]

La mort semblait vouloir faire son choix dans la famille de la duchesse. Non contente d’avoir jeté son dévolu sur son époux il y avait de ça quelques jours, Ana venait de recevoir une missive lui annonçant une bien triste nouvelle qui la laissa sans voix , les sanglots barrant le passage à tout autre chose qui n’était pas eux. Obligé de lire et relire les mots qui ne faisaient que danser devant ses yeux, la duchesse n’avait déchiffré que quelques bribes de phrases mais suffisantes pour lui faire comprendre que l’heure était grave. Fermant les yeux, essayant de calmer les tremblements de sa main, Ana tentait de respirer calmement mais c’était peine perdu. Elle cherchait l’air qui lui manquait tout en essayant de ne pas paniquer et mille questions se bousculaient dans sa tête. Qui, quand et où ?

Les combats avaient été rudes ces derniers jours, elle le savait, elle-même témoin et même protagoniste de certains évènements, il ne fallait pas être sorcier pour savoir qui avait frappé. Et la duchesse se mit à haïr cette guerre et ceux qui y participaient. Elle n’avait jamais laissé échapper une seule réflexion concernant la façon de gérer ce conflit mais là, écœurée, le cœur aux bords des lèvres, Ana était malade rien que de penser que sa cousine était entre la vie et la mort. Et tout alla très vite dans son esprit. La brunette se souvint de la conversation qu’elles avaient eu à Chaumont lors de la cérémonie pour la vassale de son époux. Les quelques confidences que Maltea avait bien voulu lui faire car l’une comme l’autre, elles aimaient cultiver leur jardin secret et garder loin des regards ce qui leur tenait à cœur. Pourtant, à demi mot, Ana avait compris l’importance de certaines choses et courageusement, malgré la douleur qui l’étreignait, elle prit une plume et un vélin afin d’envoyer un courrier porteur de mauvaises nouvelles. Mais la duchesse savait aussi que malgré la douleur, être mis au courant de la situation n’avait pas de prix.

Une fois cela fait elle trouva un coursier afin de porter le pli à la personne concernée puis toujours aussi obstinée et sans laisser le temps à quiconque de lui faire la leçon, la Sedan balança une besace de cuir sur le dos d’un cheval dont elle avait pris les rênes afin de sortir du campement qu’elle occupait. De toute manière que quelqu’un vienne lui dire quelque chose et il serait reçu. Plus rien n’avait d’importance à ses yeux sauf venir en aide à sa famille. Son mari était soigné dans un monastère de la région de Bertincourt dont on lui interdisait l’accès mais sa blonde de cousine avait été ramenée dans une de ses propriétés et il était hors de question qu’on l’empêche de l’approcher.

Ana fit savoir à un aide de camp qu’elle partait immédiatement pour Compiègne lui ordonnant d’avertir qui de droit et sans plus attendre, elle poussa son cheval au galop. Elle savait qu’il lui faudrait du temps mais elle ne s’arrêterait qu’une fois arrivée. Et si sa monture ne tenait pas le coup, elle prendrait des chevaux là où elle les trouverait. Et ce fut fatiguée, éreintée que la jeune duchesse arriva au manoir. Enfin elle allait pouvoir savoir, enfin elle se rendrait compte par elle-même de l’état de santé de sa bien aimée cousine et de ce qui avait été fait ou pas. On ne jouait pas avec la vie de Maltea et si l’un des médecins ne faisait pas ce qu’il devait, elle irait jusqu’à lui tordre le cou elle-même pour lui apprendre le prix de la vie.

A peine le pied posé à terre qu’elle lâchait la bride de son cheval épuisé et qu’elle se précipitait à l’intérieur de la demeure. Les portes s’ouvrirent à la volée tandis qu’Ana jetait sa cape dans l’entrée négligemment mais cela était le cadet de ses soucis. Il lui fallait trouver la chambre où la blonde avait été installée et ce fut aux bruits de voix qu’elle se guida. Profonde inspiration tandis qu’elle se tenait sur le seuil, Ana tenta d’identifier qui était présent. Malgré la fatigue et les nuits sans dormir, elle reconnut facilement Alienor mais les autres étaient pour elle de parfaits inconnus. Tant pis, ce n’était guère le moment des présentations et sans un regard pour personne d’autre que la duchesse qui se trouvait soudainement bien minuscule dans le creux de ce lit, Ana s’avança. Vaillant petit soldat essayant de braver la mort, désireuse de la chasser au loin, la duchesse de Sedan ne quittait plus sa cousine des yeux. Et d’un geste machinal, elle glissa ses doigts glacés dans le creux de la main de Maltea qu’elle serra fortement avant de se laisser aller à murmurer.


Oh Maltea… que t-ont-ils fais ces monstres ?


Le chagrin pointait son nez, elle le sentait venir des tréfonds de son âme mais Ana lui résista. Ce n’était pas le moment de se laisser aller. Il fallait être forte et résister aussi, imperceptiblement, la jeune femme redressa les épaules, releva le menton puis se tourna vers la femme qu’elle ne connaissait pas.

Qui se charge des soins pour la duchesse ? Vous ? Je veux tout savoir, de son état à ce qu’elle risque, de ce qui a été fait pour le moment et ce qui va être envisagé pour la sauver car aucun échec n’est admissible ! Maltea vivra ou vous trépasserez …


La brunette ordonnait. Bien la première fois que cela lui arrivait d’ailleurs mais là, le sang qui coulait dans ses veines avait parlé. Sa part de di Favara se révélait au grand jour et le premier qui venait lui casser les pieds saurait comment elle se nommait.
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Gnia

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Jeu 1 Déc - 15:04

Compiègne, encore...
La Saint Just avait poussé un profond soupir à la lecture de la missive reçue.
Et évidemment échappé un grandiose juron.
Maltea n'est définitivement pas faite pour les armes, l'avait-elle oublié ?

Et puis, cette foutue guerre n'amenait que son lot d'actes incongrus. Duchesse champenoise et dame artésienne, un putain de paradoxe par les temps qui couraient.
La missive l'avait trouvé sur les chemins, prenant la direction de la Bourgogne, aussi, le détour champenois, qui risquait de s'avérer aussi difficile à entreprendre que traverser en champ de mine pouvait tout à fait être d'actualité.
Toutefois, aller à Compiègne, ça défrisait la Saint Just, et fallait y aller pour la défriser...
M'enfin qu'est ce qu'on ferait pas pour sa vassale adorée...


Compiègne donc, en mode incognito, jsuqu'à ce qu'elle se fasse indiquer le manoir où Maltea est alité, en priant pour ne pas arriver pour lui fermer les yeux. Et xcomme à chaque fois que l'on est émue ou inquiète, la mine hautaine et sévère s'exacerbe.
Au pauvre valet de pied qui accueille la silhouette drapée d'une long manteau de laine sombre


Agnès de Saint Just et de Blanc Combaz.
Hâtez vous de me faire guider jusqu'à Sa Grasce Maltea Wagner Di Favara.


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ananke
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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Jeu 1 Déc - 18:41

Dans la campagne blanchie par le givre de ce début décembre, un destrier noir galope à vive allure, les flancs luisants de sueur et l'écume à la bouche il fend l'air glacial, sa cavalière n'est rien autre qu'Ananké...
Quelques heures auparavant,
la jeune novice du couvent de la miséricorde est venue la tirer de son sommeil...
Sommeil que la jeune femme venait de trouver après avoir veillé jours et nuits la mère supérieure prise de fortes fièvres....
L'inquiètude passée la fièvre quittant la corps de la vieille nonne, elle pouvait songer à rentrer chez elle...
Trois coups frappés à la porte allaient en décider autrement ...
Sa grâsce Maltea était au plus mal, venait-on de lui dire... De graves blessures mettaient ses jours en danger...

Ana quitta le couvent en ayant pris soin de laisser des instructions pour mère Blanche, fit un détour par le moulin, pour y prendre le nécéssaire aux soins qu'elle allait devoir prodiguer et lança Darius dans un galop éffrené...

Des pensées traversaient son esprit, l'angoisse étreignait sa poitrine...
La demeure se dressait enfin devant-elle...
La grille et la garde passée, c'est en courant qu'Ana arriva aux appartements de la duchesse..
Hersent se trouvait déjà sur place, la jeune femme lui sourit...
Le nécéssaire avait été fait sur sa demande, de l'eau chaude à profusion, des linges propres...

Ana se lava les mains à la saponaire, et passa sa main sous le nez de la duchesse en quête du moindre souffle de vie, il était ténu ce souffle mais bien présent..
Maltea gisait sur son lit de douleurs blaffarde, son corps était ensanglanté...

Il fallait déshabiller sa grâsce, chose que la frêle Ananké ne pouvait faire seule, elle demanda donc à la jeune servante qui gardait la porte de dévêtir sa maîtresse, la pauvre petite pleurait toutes les larmes de son corps...

Le corps nu de la duchesse était maintenant devant-elle, Ananké habituée aux blessures de guerre,
commença à les examiner...
Celle de l'épaule était ancienne et venait d'être réouverte, en écartant les chairs on pouvait voir l'os de la clavicule...

Le flanc avait été entaillé profondément par la lame de l'épée Artésienne, ainsi que le bas ventre, un flot de sang continue coulait en abondance... Pas d'artères lésées, ni de veines tranchées..

L'inconscience de Maltea allait lui faciliter les choses, en premier lieu il fallait arrêter l'hémorragie...
La petite servante fût de nouveau mise à contribution, sur les consignes d'Ananké, elle devait faire cuire des feuilles d'achillée millefeuille dans de l'eau..
Cette décoction devant servir à laver les plaies pour en couper l'infection qui pourrait se propager...

Auparavant le corps mutilé fût installé par des serviteurs sur une table recouverte d 'un drap blanc..
Les blessures maintenant lavées, le sang s'écoulant moins fort, des feuilles d'achillée broyées furent posées sur les blessures...

Ananké décida d'une anesthésie, il fallait recoudre ..Une éponge trempée dans l'eau chaude et imprégnée d'une potion à base de jus de jusquiame, d'opium et de chanvre indien, fût posée sur le nez de la duchesse....
Une aiguille triangulaire devrait faire l'affaire, du fil de lin ciré à la soie allaient permettre de faire de fines cicatrices...
La jeune femme commença son travail de couture, ayant appris la médecine des médecins arabes qui officaient au palais de son père, c'est d'une main sûre qu'elle fit pénétrer profondément l'aiguille dans la chaire sanguinolante..
Il fallut plus d'une heure pour en arriver à bout, elle avait recousu tout en laissant la possibilité d'agir sur les plaies.. Notament pour les sonder et y mettre les onguents nécéssaires...
Cela n'allait pas être confortable pendant quelques temps, et Maltea risquait fort de s'en plaindre...
Les soins étaient maintenant terminés .... Ananké devait veiller sa grâsce, l'attente allait commencer...


Dernière édition par ananke le Ven 2 Déc - 16:30, édité 6 fois
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Kelso

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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Jeu 1 Déc - 19:00

Et merde, Malty aurait été touché. Avec la chance naturelle qu’elle avait pour se sortir indemne des situations les plus extrêmes, c’est pourquoi, il en tomba presque sur le cul en entendant les rumeurs de camps comme quoi la Duchesse serait tombée. Pour une fois que ce n’est pas lui qui l’a tué, il en rigolerait presque mais la situation était bien trop grave pour en rire si tôt. Se renseignant auprès de sa section pour savoir la véracité des rumeurs, Kels pâlit légèrement en se mettant dans la tête que cette fois, la sentence avait été sans appel.

Rapatrié sur sa demeure à Compiègne, parfait, il fallait coûte que coûte qu’il aille la voir. Il sella son cheval et partit au galop vers elle. Il connaissait parfaitement le chemin, le nombre de fois qu’il s’y était rendu, dans un autre temps, jamais il n’aurait pu oublier. En traversant la foret, il se rappelait bien des choses … Il secoua la tête espérant une nouvelle fois que le Très Haut la ramène parmi eux. Les grilles apparurent dans son champs de vision, sans s’arrêter, il fit seulement ralentir le cheval pour se faire connaitre et qu’on lui ouvre prestement.

Aux grilles, il aperçut un visage qu’il avait déjà croisé mais ou ? Ah oui, c’était la suzeraine de Malty qui attendait aussi. C‘était quoi son titre déjà ? Erf, tant pis.


Vous êtes la Suzeraine de Maltea il me semble. Je peux vous guider jusqu’à l’entrée si vous le souhaitait. Je connais l’endroit.

Sans trop attendre finalement, il mit pied à terre et commença à marcher. Après tout, si elle voulait le suivre, elle le pouvait sans souci. Il laissa sa monture à un valet puis entra et se mit à courir dans les couloirs pour arriver enfin, devant ladite chambre.

On lui interdis l‘entrée car apparemment, la Duchesse était en plein soin. P‘tain !! Il commença simplement à faire les cents pas devant la porte en ralant tout ce qu‘il pouvait.

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Cedmisc
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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Lun 5 Déc - 1:44

[26 Novembre]

Il était à Reims depuis quelques jours. A l'origine il devait rejoindre l'armée dans laquelle se trouvait son suzerain. Mais il avait mis plus de temps que prévu pour trouver du matériel de guerre qui soit de bonne qualité. Cela avait quelque peu contrecarrer ses plans et quand il état arrivé dans la capitale, la trêve venait d'être annoncée. Il se trouvait donc là, à attendre une reprise de la guerre ou une paix définitive qu'il espérait.

Il jeta un coup d’œil dehors. Il ne pleuvait pas mais la grisaille recouvrait le ciel de cette fin Novembre. Dans la rue on pouvait voir quelques personnes qui se hâtaient, bravant le froid automnal. Le regard de Cedmisc se reporta sur la chambre dans laquelle il se trouvait. Elle n'était pas très grande ni luxueuse mais cela suffisait amplement pour lui et sa bourse. Il ajusta une dernière fois ses vêtements. Cela semblait convenir. Il était enfin prêt. Certes, sa liste n'ayant pas obtenu un score assez élevé, il n'entrerait pas au Conseil mais n'ayant pas grand chose à faire il avait convenu de se rendre à la cérémonie d'investiture. Et puis il y croiserait des têtes connues.

Il se sentait seul depuis que Maltea était parti combattre. Comme quand Belphegore était parti également. Un étrange sentiment s'empara de lui. Il se surprit à comparer les deux femmes. Elles n'avaient que peu de choses en commun si ce n'est leur tempérament et leur amour pour la Champagne. Il avait aimé Bel, l'avait suivit à de nombreuses reprises lors de ses déplacements. Mais finalement sa patience avait eu une limite. Alors qu'il avait envisagé un mariage et que leur fils était né, la guerre s'était déclarée et ils avaient été séparés, lui sur les routes, elle en retraite. C'était il y a 6 mois, une éternité. Depuis elle avait rejoint l'armée mais ils ne s'étaient pas vu et les lettres qu'il lui avait envoyé n'avaient eu aucune réponse. C'est alors qu'il avait rencontré Maltéa. Lui qui était toujours resté fidèle malgré la solitude et l'éloignement, à une exception près, avait cette fois succombé aux charmes de la belle duchesse. depuis il en était amoureux. Certes cette histoire était très mouvementée, Maltea ayant un sacré caractère mais cela lui donnait du piment, la patience et l'opiniatreté de Ced faisant le reste. Elle lui manquait, son fils aussi. Il prit la lettre qu'il venait d'écrire à la nourrice qui le gardait pendant que ses parents étaient sur les routes et la relut. Quelle malchance d'avoir de tels parents.

On frappa à sa porte. Lorsqu'il ouvrit un messager lui confia une missive arrivée par pigeon. Ced ne reconnut pas l'écriture et entreprit donc d'ouvrir le pli. Texte court, signé Alienor. Sa lecture lui causa un choc. Maltea, blessée. Son cœur vacilla. Il lui fallut quelques instants pour se reprendre. Non elle ne pouvait pas mourir, elle qui avait eu tant de chance jusqu'à présent. Il prit la plume et griffonna une réponse brève à Aliénor qu'il confia au messager ainsi que sa lettre pour la nourrice et une pièce.

Il fallait vite qu'il la rejoigne et ne prit donc pas le temps de se changer. Juste quelques affaires, son épée et son bouclier et de quoi survenir à ses besoins pendant le trajet, qui devrait durer deux jours. Il averti le tavernier de son départ, lui payant ce qu'il lui devait ainsi qu'une avance lui permettant de garder la chambre pendant qu'il serait absent. Son cheval l'attendait aux écuries. Il glissa une pièce au palefrenier qui s'en était occupé et partit à brides abattues en direction de Compiègne.



[Quelques jours plus tard]

La route s'était avérée plus longue que prévue. Un épais brouillard était tombé sur la Champagne, réduisant fortement le champs de vision, l'obligeant à ralentir l'allure pour ne pas que son cheval se blesse. Pour ne rien arranger il s'était trompé de route à plusieurs reprises et avait du faire halte ou il pouvait, parfois en pleine campagne. Heureusement il n'avait pas fait de mauvaises rencontres durant le voyage et n'était pas tombé malade malgré le froid redoutable. Ses pensées étaient sans cesse tournées vers Maltea, espérant que sa blessure n'était pas trop grave et qu'il n'arriverait pas trop tard.

Enfin il toucha au but en apercevant Compiègne au loin. Il poussa son cheval et traversa rapidement la ville pour arriver à la demeure de la Duchesse. Les grilles se dressèrent devant lui. Il pénétra dans le domaine et mit prestement pied à terre. Il se présenta à l'entrée et on le conduisit jusqu’au seuil d'une chambre. Là Kelso faisait les cent pas. Il le salua, inquiet.


"Comment-va la duchesse? Est-ce grave?"
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Baztan



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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Mar 20 Déc - 19:04

Le père Baztan se précipita au chevet de la Duchesse de Brienne dès qu’iguemar vint le chercher. D’après lui sa maîtresse était entre la vie et la mort et son état nécessitait la présence d’un prêtre.

Une fois qu’Ananke eut terminé de prodiguer ses soins à la blessée, les domestiques laissèrent le curé entrer au chevet de la malade. En rentrant dans la chambre, l’odeur des médicaments et du sang le prit à la gorge mais il se reprit très vite et salua d’un signe de la tête Ananke qui veillait sa patiente.

Il contempla Maltea livide et immobile sur son lit, il n’avait pas l’habitude de la voir comme ça. Où était cette femme pleine d’énergie qui l’avait « accueilli » au Conseil l’année dernière. Il paierait cher pour la revoir comme ça.

Apparemment la médecine avait fait tout ce qui était en son pouvoir, il fallait laisser place à la prière. Aussi, il s’agenouilla à côté du lit, prit dans ses mains jointes la main inerte de la malade comme pour mieux lui transmettre sa force et se mit à réciter une prière écrite par lui-même pour la guérison de la malade.


O Seigneur, Roi des cieux et de la terre,
Ecoute ma prière.
Ton humble serviteur sur cette terre
En appelle à ta sainte miséricorde

Bénis ta fille Maltea
Fidèle pieuse et vertueuse.
Brandissant la bannière au Lys,
Elle s’est levée pour défendre son Royaume,
Et l’honneur de sa Reine.

La voilà blessée, entre la vie et la mort
A la croisée des chemins entre les portes du paradis et celles de l’enfer,
En attente de ta décision divine.
Je t’en prie seigneur accorde-lui un sursis sur cette terre.

Et si tu souhaites la rappeler
Daigne lui pardonner ses péchés
Et accueille-la à tes côtés
Dans le paradis solaire promis à tes fidèles vertueux.



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Iguemar

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Date d'inscription : 19/11/2011

MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   Jeu 22 Déc - 17:34

Iguemar repris la prière de Batzan,

O Seigneur, Roi des cieux et de la terre,
Ecoute ma prière.
Ton humble serviteur sur cette terre
En appelle à ta sainte miséricorde

Bénis ta fille Maltea
Fidèle pieuse et vertueuse.
Brandissant la bannière au Lys,
Elle s’est levée pour défendre son Royaume,
Et l’honneur de sa Reine.

La voilà blessée, entre la vie et la mort
A la croisée des chemins entre les portes du paradis et celles de l’enfer,
En attente de ta décision divine.
Je t’en prie seigneur accorde-lui un sursis sur cette terre.

Et si tu souhaites la rappeler
Daigne lui pardonner ses péchés
Et accueille-la à tes côtés
Dans le paradis solaire promis à tes fidèles vertueux.


Prier n'était pas une solution, mais ça apaisait l'âme. Prier donnait à Iguemar la sensation de faire quelque chose d'être utile.
Puis se mettre tout le monde, même le divin de son coté ne pouvait pas être inutile.
Les médicastres faisaient de leur mieux, leur science ne faisait pas tout et avait peut être besoin aussi de l'aide divine. Dans le cas de Maltea toutes les aides sont certainement les bonnes.
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MessageSujet: Re: Quand la chance ne suffit plus... la mort frappe à la porte!   

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