Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 Et une de plus, une !

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Margaux

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MessageSujet: Et une de plus, une !   Jeu 5 Jan - 16:44

La longue période de calme qui avait comme endormi le domaine de Brienne ces dernières semaines venait de prendre fin à la réception de la missive que venait de lui faire parvenir la maîtresse des lieux. Si la duchesse avait été absente de ses terres durant les derniers mois, histoire de tester avec plus ou moins de succès, et la vie dans un campement d'armée, et la solidité des lames artésiennes, celle-ci venait de lui signifier son retour imminent.
Pas une nouvelle convalescence, non, mais en raison d'un évènement pour lequel la jeune servante était sur le pied de guerre depuis l'aube, ne voulant pas décevoir sa maîtresse.

Préparer la salle de cérémonie, surveiller le ballet des serviteurs qui s'affairaient afin que tout soit prêt lorsque les convives arriveraient. Et depuis l'aube, elle usait ses chausses dans les couloirs, passant des cuisines au cellier, du cellier aux communs, des communs à la salle, course incessante afin que tout soit parfait et que sa maîtresse n'y trouve rien à redire.

Et retour dans la salle, regard circulaire vérifiant l'ordonnancement et la décoration. Le feu crépitait dans l'âtre, répandant dans la grande salle une chaleur réconfortante, amuse bouches et bouteilles trônaient en bonne place, et des fleurs diffusaient leur douce senteur dans les vases, des roses remontantes qu'elle avait réussi à se procurer non sans mal. Une grimace en pensant à la facture qu'elle devrait présenter à la duchesse. Et pourtant, elle en avait bien négocié le prix !

Margaux se dirigea vers la grande table, lissant quelques plis sur la nappe en coton qui la couvrait. Un détour vers le trône, quelques tapes sur le coussin de l'assise afin de le rendre plus moelleux pour le ducal fessier, puis elle se retourna d'un air satisfait, tout était en ordre. Espérant que sa maîtresse le serait également, satisfaite, sous peine de risquer une gueulante et sa place.

Ne restait plus maintenant que les protagonistes et les convives. La jeune servante porta ses pas vers la porte, puis la ferma soigneusement derrière elle. Ce n'était plus son affaire maintenant.
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Maltea di Favara
Chieuse de Brienne
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Jeu 5 Jan - 22:40

Le voyage en compagnie de Renlie n'avait pas été si difficile que ça... En effet, elle s'était endormie laissant Sigillant faire la conversation pour deux. La blonde héraut n'avait quitté son sommeil que lorsque l'attelage s'était immobilisé dans la cours du château. Aidée par le laquais, elle en était descendue, ajustant autour d'elle sa cape noir. Son regard se posa sur la chapelle non loin d'eux, édifice qui protégeait le cimetière de son mur. Des mois qu'elle n'était pas revenue chez elle.... chez lui... des mois où ses pensées s'étaient dirigées vers lui, des mois à s'en vouloir de le trahir... le couperet était tombé pas plus tard que la veille, fuyant par là même l'amour qu'elle portait à un autre homme que Richard et la vision de l'autel qui en plus de lui avoir toujours fait peur, prenait une autre signification s'était elle aussi éloignée... elle se serait imaginée plus sereine, prête à reprendre sa vie libre de toute entrave, mais ce n'était pas le cas.... loin de là. Comme quoi quand l'amour frappait réellement, il était beaucoup moins aisé de faire comme s'il n'avait jamais existé. Mais elle s'était attendue à quoi au final? Qu'il fasse preuve d'autant de patience que Richard? Qu'il efface ses peurs? C'était surement cela, sauf qu'il n'était pas Richard, et qu'elle n'était pas comme les grandes dames qu'il avait aimé et aimait encore.... non elle n'était que Maltea, avec ses défauts, ses fêlures, ses blessures, une femme difficile à apprivoiser, une femme tout simplement difficile à aimer pour ce qu'elle était réellement. Elle ne serait jamais poupée de salon hochant positivement la tête même si cela ne lui plaisait pas, usant des artifices de l'hypocrisie.... elle ne serait jamais une grande dame, une compagne, une épouse que l'on pouvait sortir sans ressentir de la honte. Un seul avait été assez fou pour ça et elle ne l'en avait aimé que plus, trop peut-être puisqu'il était toujours présent entre elle et les autres relations qu'elle avait pu avoir.... Un courant d'air froid s'engouffra sous sa cape qu'elle resserra d'une main tremblante. Elle devait se ressaisir, abandonner Richard et leur passé des plus heureux, regarder vers l'avenir même si ce n'était pas avec celui dont elle s'était imaginée un renouveau, celui qu'elle aurait finit par accepter d'épouser.... son seul retour dans le passé, aujourd'hui, serait pour honorer la mémoire de Magdeleine et d'Estienne en rendant à leur fille ce qu'elle aurait du détenir d'eux si les choses ne s'étaient pas précipitées.... Mag et BB... peut-être qu'ils se retourneraient dans leur tombe en sachant que leur fille allait devenir vassale d'une terre du bleu... Aliénor deviendrait la rose bleue, dame de Lesmont... si Maltea avait eu le coeur à rire, elle aurait adressé aux deux défunts un joli pied de nez, mais ce n'était pas le cas.... faire bonne figure, cela elle était habituée depuis des années, se planquant derrière sa cuirasse, mais rire de bon coeur, ça, c'était autre chose.
Prenant le bras de Renlie afin de l'accompagner à l'intérieur, elle donna des ordres pour les malles à déposer dans les différentes chambres. Une fois à l'intérieur, elle fit accompagner le héraut dans sa chambre, où il pourrait se reposer quelque peu, se sustenter et se changer avant qu'il ne prenne fonction et soit le témoin de la cérémonie attendue depuis si longtemps maintenant....

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Alienor
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Ven 6 Jan - 1:04

La nouvelle était tombée, la cérémonie allait avoir lieu. Elle aurait pu penser "enfin", mais finalement après tout ce temps, ce n'était plus à ses yeux qu'une simple formalité. Qu'est ce qu'un serment, un bout de papier signé, lorsque les liens sont déjà là, se renforçant au fil des jours ?
Le temps de rédiger quelques missives pour inviter ses proches, de passer dans le bureau du connétable pour l'extirper de sa montagne de demandes de laisser-passer à traiter, puisqu'elle n'imaginait même pas qu'il ne puisse être présent pour ce moment important de sa vie, et les deux jeunes gens avaient pris la route vers Brienne, s'en donnant à coeur joie pour faire galoper Altaïr et Etoile dans la campagne recouverte de neige.

Le plaisir de la chevauchée n'empêchait pas les pensées de la blondinette de virevolter dans sa tête comme les légers flocons qui venaient par moment lui caresser le visage. Pensées vers la cérémonie, vers l'étrange situation qui avait été à l'origine de tout cela.
Parce qu'à y bien songer, elles avaient fait les choses à l'envers, les deux blondes. D'habitude, on apprend à se connaître, à s'apprécier, avant de s'engager pour ce lien fort qui relie un suzerain à son vassal. Alors que là... une rencontre quelques mois auparavant dans une taverne rémoise, une discussion et cette demande, inattendue pour la blondinette alors qu'elles venaient à peine de faire connaissance. En mémoire de ses parents, et pour retrouver son rang lui avait dit la duchesse. La réponse avait encore mis moins de temps à arriver. De mauvaises raisons, en tout cas c'est ce que sa mère aurait sans nul doute rétorqué, elle qui considérait la vassalité comme une relation empreinte d'honneur et de loyauté. Un sourire apparut sur le visage de l'adolescente, "Leialetat e Fiseletat", la devise de sa mère, que celle-ci ne s'était pas choisie par hasard.
Mais au fil des jours, des semaines, des mois, les mauvaises raisons avaient cédé la place à de meilleures. La duchesse et l'adolescente avaient appris à se connaître, s'apprécier, se respecter, et aujourd'hui, c'était en toute connaissance de cause, et en son âme et conscience qu'Aliénor allait pouvoir officiellement et devant ceux qui comptaient pour elle, affirmer ce lien.

Les grilles du domaines apparurent à leur vue, et s'ouvrirent pour leur laisser l'entrée, les gardes les ayant reconnus. Laissant leurs montures aux palefreniers, guidés par Margaux, la blondinette et le jeune seigneur d'Etampes purent alors se rendre dans les chambres qui leur avaient été attribuées afin qu'ils puissent se changer avant la cérémonie.
Lèvres qui viennent goûter avec gourmandise celles du jeune homme une fois devant la porte de la chambre, et un murmure...
Je risque d'en avoir pour un petit moment ...


[Chambre de la blondinette, peu avant le début de la cérémonie]

Yeux fermés, douce chaleur du bain parfumé que Margaux avait fait préparer et dans lequel la blondinette était plongée. Se laisser glisser jusqu’à s’immerger complètement, et ne ressortir que lorsque le manque d’air l’impose. Puis les yeux qui s’ouvrent, et les pervenches qui se portent vers le plafond à solives, un peu songeuses.
Il allait être temps pour elle de se préparer, et pourtant... Une certaine nervosité commençait à poindre, et ce n'était pas la cérémonie prochaine qui en était la cause. Une lettre, une initiative, une demande. Téméraire, et à double sens. Bien sûr, elle souhaitait la présence de la personne à qui elle l'avait adressée, et pour les raisons qu'elle lui avait exposées. Mais elle savait aussi que c'était risqué, surtout après l'échec de la discussion de la veille. Qu'espérait-elle au fond, la blondinette ? Parce qu'elle avait vu depuis quelque temps la duchesse changer, croire à nouveau en un avenir où elle pourrait dépasser sa peur, sa crainte immense et incontrôlable d'aimer pour plus loin que le jour présent, à en officialiser cet amour devant les hommes et l'autel sans fuir, malgré ses défauts, nombreux, et à cause de ses qualités, tout aussi nombreuses pour qui prenait la peine de regarder sous la carapace, et de comprendre. Comprendre combien elle avait pu être blessée d'avoir ouvert son coeur et cru à cet avenir avant de se sentir rabaissée et considérée telle une moins que rien que l'on a honte d'avoir à son bras par celui-là même auprès de qui elle avait cru pouvoir à nouveau trouver le bonheur.
Elle savait qu'elle prenait le risque que Maltea prenne mal cette invitation en particulier, le risque que la cérémonie soit annulée, et surtout le risque de perdre ce que la duchesse lui avait donné de plus précieux, son amitié. Mais c'était justement au nom de cette amitié qu'elle était prête à prendre ce risque.
Bah on verrait bien, de toute façon maintenant il n'était plus question de revenir en arrière.

Un soupir avant d'attraper le drap posé à côté du baquet et de sortir du bain bienfaisant, frissonnant lorsque l'air plus frais vint caresser sa peau encore humide. L’odeur des huiles mélangées à l’eau, rose et lavande, parfumait son corps et ses cheveux, qu’elle frictionna de l’étoffe pour les sécher.
Sur le lit, elle avait disposé les affaires qu'elle allait revêtir. La serviette glissa au sol, laissant la place à la chainse de lin blanc sur laquelle elle passa un pelisson hermin, fine fourrure d'hermine cachée entre deux étoffes et que l'on ne voyait apparaître qu'aux manches. Un léger galon d'or ornait le bout des manches et le bas de la jupe, et une passementerie semblable agrémentait l'encolure. Et pour couvrir le tout, un bliaut de velours bleu, dont les manches larges et longues trainaient jusqu'à terre.
Un regard sur les deux ceintures qu'elle avait apportées, s'arrêtant un instant sur celle qui lui venait de sa mère, faite de métal enchâssé de sardoines et de péridots, avant d'opter pour le banolier qu'elle laça haut, faisant ressortir la finesse de sa taille et la rondeur de son décolleté.

Restait maintenant l'étape périlleuse de la coiffure, pour l'adolescente habituée à laisser ses cheveux flotter librement dans son dos. Mais pour l'occasion, elle avait décidé de tenter une tresse, relevée ensuite en un chignon lui dégageant la nuque et le visage.
Un regard vers le miroir en étain, un geste machinal des doigts pour caresser la gravure du médaillon posé au creux de sa poitrine, rose et chardon entrelacés, son seul bijou.

Et une grande inspiration avant d'ouvrir la porte. Elle était prête !
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Ven 6 Jan - 6:35

Face au miroir, ses yeux caressait sans réellement le voir son reflet. Ses iris émeraudes semblaient délavées, le feu qui habituellement les consumait n'était plus. Ses lèvres pleines qui quelques jours auparavant souriaient encore s'était fermées. Sa peau d'albâtre semblait avoir perdu de son éclat... comment pourrait elle tromper son monde avec cette mine? Elle se pinça les joue, mordit quelque peu sur ses lèvres pour leur donner une certaine rougeur avant de s'entrainer à sourire devant le miroir. Cette journée devait être parfaite pour Aliénor, elle lui devait bien ça. Si elle devait se faire violence, elle le ferait! Alors qu'elle terminait de se préparer, ses yeux se posèrent à la naissance de ses seins, là où reposait son alliance. Ses doigts la frôlèrent un instant avant qu'elle ne se décide d'ôter la fine chainette qui supportait l'alliance, de sa nuque gracile.... sa décision était prise, il n'y avait plus de place pour le passé. Elle avait beau y rester focalisée, cela ne ferait jamais revenir richard d'entre les morts et elle, sa place était toujours chez le vivants.... pas faute d'avoir tenté de le rejoindre plus d'une fois. Lui il avait encore tout à faire. Il était respecté, apprécié, posé.... tout son contraire et ce jour là, c'est son souffle vital qui s'était fait la malle, pas celui de Maltea qui pourtant l'aurait mérité. Elle déposa l'alliance et la chainette dans sa boite à bijoux, dernier regard avant de la refermer non sans y avoir pris une bague de grande valeur, cadeau de Richard d'ailleurs, comme la plupart de ses bijoux. Elle plaça ce bijou dans un écrin avant de le placer dans la poche cachée de sa robe au tons bleus. Cette bague à laquelle elle tenait, elle l'offrirait ce jour à sa vassale. Ce geste parlerait de lui même.... Maltea n'avait jamais été douée pour exprimer ses sentiments et elle était certaine qu'Aliénor comprendrait par son geste qu'au fil du temps la blondinette avait pris une place de plus en plus importante dans sa vie. Il était temps pour elle de descendre et d'affronter les personnes qui seraient présente en ce jour d'importance. Dernier regard dans le miroir balayant sa silhouette parfaite suivi d'un soupir résigné. Oui Maltea di Favara, la pétillante blonde venue d'Ombrie s'était résignée et flétrie, du moins de l'intérieur... plus rien ne lui importait hormis sa famille et ses proches. Après cette cérémonie elle irait rendre visite à sa cousine Ana qui lui avait on dit été passée la veiller lors de son coma. Elle n'avait malheureusement pu la voir, et dans son égoïsme légendaire, avait oublié de lui écrire pour lui donner de ses nouvelles. Mais mieux qu'une lettre, cette fois elle irait la voir en personne afin de rattraper le temps perdu et apprendre à connaitre le fils de celle-ci....ce petit cousin si longtemps appelé cousine.... tête en l'air et bornée la duchesse? Si peu.... Un sourire finit par jaillir spontanément en se rappelant de ce petit garçon qui l'avait regardée avec des yeux pétillants alors qu'elle le berçait.... le seul « homme » qui au final l'ait vue comme elle était réellement et qui lui avait accordé son amour sans rien demander en retour, sans une once de honte ou d'autre chose encore.
La porte du grand salon fut ouverte par les valets et la duchesse première arrivée alla s'installer sur son trône où elle attendrait Renlie en sa qualité de témoin héraldique mais aussi sa vassale et ses invités, s'attendant à voir des personnes qu'elle ne supportait pas, mais c'était pour la bonne cause après tout. C'est donc avec le plus dignité possible et sans rien révéler des heures précédentes que la duchesse allait donner le change....

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Strakastre

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Ven 6 Jan - 16:46

Fort heureusement encore assez proche de la Champagne lorsqu'il reçut l'invitation, Charles de la Croix de Bramafan avait alors fait demi-tour pour rejoindre le domaine de Brienne... Non sans une certaine appréhension du reste... Mais comme l'invitation était motivée par le souvenir d'une amie très proche du Chevalier, ce dernier ne se serait certainement pas dérobé à icelle...

Il arriva donc seul, laissant sa monture en lieu adéquat et se fit guider jusque la salle de réception où la cérémonie aurait lieu. Devant la porte, il observa les lieux qu'il découvrait pour la première fois.
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Aimelin
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Ven 6 Jan - 22:07

[Avant la cérémonie, hors salle]


Vous arrivent ils de vous dire que les personnes chères à votre cœur qui sont parties bien trop tôt, vous manquent à un point qu’il est parfois bien difficile de ne pas perdre pied ? C'est ce que pensait le jeune Etampes adossé à son fauteuil, ses mirettes grises posées quelque part sur un coin de ciel qu'il regardait sans vraiment le voir depuis quelques minutes.

Tout lui rappelait Lily, Magd, Dance, Mel, Sosso et tant d’autres qu’il détestait pour leur départ et qu’il haissait de toute sa tendresse parce qu’il aurait aimé qu’elles le voient aujourd’hui, lui le petit champenois d’adoption, timide, malhabile et peu sûr de lui en cet été 55, devenu aujourd’hui ce jeune homme de vingt et un printemps qui savait ce qu’il voulait, et qui d’une simple petite phrase pouvait montrer à quel point il méprisait la personne en face de lui, fusse t elle duchesse ou reyne.

Du chemin, il en avait parcouru aussi bien par les lieues que par les actes depuis qu’il avait quitté la Champagne ce jour de fin juin 56 en compagnie de sa blonde Shandra pour rejoindre ce petit village béarnais, posé par le Très Haut en mal d’inspiration, au fond d’un chemin qui ne menait nulle part.

Sa petite Lily, comme il aimait à l’appeler, et qui l’avait tant de fois poussé et encouragé, et dont le dernier bouclier qu’elle lui avait confectionné alors qu’il était connétable béarnais, reposait dans sa salle d’armes, aux côtés de l’épée de Dance. Dance, sa blonde sénéchal avec qui il s’était surpris à penser à demain et qui croyait en lui, rageuse lorsque des mal pensants s’en prenaient à lui, celle qu’il avait eu tant peur d’affronter pendant Vae et qui ne l’avait plus quitté depuis cet été là, pour le quitter l’été suivant emportée par les fièvres.

Aimelin était persuadé que là haut, quelqu’un guettait.. le Très Haut ou le sans nom mais quelqu’un guettait le moindre signe de bonheur du jeune Etampes. Son voyage sans fin à travers les terres du royaume avec sa brune complice Kirika et sa fille, pour qui il s’inquiétait, et qui s’était terminé en Champagne vers les derniers jours de mars et qui depuis le voyait en ce Duché. Duché, qui il fallait le reconnaitre, avait bien changé.
Mené par une poignée qui n’avait pour buts et horizons que leur propre égo et satisfaction. Et parce qu’il aimait ces terres champenoises il avait accepté de travailler pour elles et depuis ce jour du dix sept novembre de l’année écoulée il ne ménageait pas sa peine, malgré les sous entendus faits par quelques mal pensants, aux côtés d’une jeune Duchesse qu’il avait appris à connaître et à apprécier, s’obligeant à supporter sans trop rien dire des attitudes de certains.

Et c’est avec un certain plaisir qu’il s’était laissé enlevé par sa blondinette lorsqu'elle était venue lui dire qu'ils étaient attenduS à Brienne pour une cérémonie. Laissant pour le reste de la journée vélins et parchemins qui s’entassaient sans que personne ne songe à le remarquer, hormis pour des critiques toujours désagréables.

Galoper dans la neige, sentir la froideur du vent et de l’air vous engourdir le visage, n’avoir pour bruit que la musique composée par le martellement des sabots sur le sol gelé, les souffles d’Altaïr et Etoile rivalisant de vitesse et d’agilité, et les rires et les échanges avec Aliénor.
La liberté… depuis combien de temps n’avait ils pas goûté à cette liberté ? Depuis son arrivée en Champagne il oeuvrait pour elle, il travaillait et se battait pour elle, le sang avait coulé et tout ça pour servir un DR dirigé de main de fer par une reyne qui n’en avait rien à faire d’eux, son bref passage à Troyes, sans un mot pour son peuple, en étant la plus grande preuve. Fallait il les aimer ces terres de Champagne, pour leur donner tant de sa vie.

Chassant ses pensées il salua les gardes du domaine non sans mille recommandations pour Altaïr et emboita le pas à la jeune Margaux aux côtés d'Aliénor. Ce serait aussi l'occasion de retrouver sa blonde chieuse qu'il n'avait plus vu depuis ses blessures et dont il avait nouvelles par la blondinette.

Un sourire en savourant quelques secondes ses lèvres et réponse à son murmure...
alors je te rejoindrai dans la salle.

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Coxynel

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Sam 7 Jan - 1:18

Tap... tap... tap...

Coxynel avait relevé la tête en direction du bruit... Dit bruit qui provenait d'un pigeon dont le bec tapait contre le carreau. La jeune femme s'était donc levée de sa chaise - difficilement, faut-il le préciser - pour ouvrir à l'animal et décrocher de sa patte une petite missive. Missive qui par son contenu faisait office de carton d'invitation à Brienne pour la cérémonie de vassalité d'Ali. Un sourire se dessina sur les lèvres de "la bonbonnière" en pensant au moment important que devait représenter cette cérémonie pour Aliénor, se remémorant par la même sa propre cérémonie qui avait eu lieu, il y a quelques mois de cela.

Action, réaction!

La blonde avait donc organisé son départ! Chevaucher, elle ne le pouvait plus... Il paraît que c'est mauvais pour l'enfant... Pfff, même pas né qu'il lui pourrissait déjà sa vie depuis 8 mois! Voyager au trot... C'est très long, d'autant qu'elle l'avait fait, il y a quelques semaines pour se rendre à Paris et qu'elle avait failli perdre deux/trois doigts en raison du froid mordant... Mais qu'à cela ne tienne, elle serait quand même présente à la cérémonie. Et ce n'est pas son "troll dictateur" - et quand je dis "troll dictateur", je parle évidemment de l'enfant... - qui l'empêcherait d'être présente aux côtés d'une jeune femme qui au fil des semaines était devenue une amie.

Hop hop hop, elle avait donc écrit à Brewen, l'éphèbe qui lui servait d'intendant, afin qu'il vienne d'Ussy-sur-Marne la chercher. Pas que l'idée de voyager en coche la réjouissait mais c'était toujours mieux que d'accoucher en pleine campagne avec pour seule sage-femme Attila, dict le canasson, qui à coup sûr s'il avait vu sa maîtresse dans une mauvaise posture l'aurait... lâchement abandonné sans même se retourner... Sans compter, les foudres de son promis qu'elle aurait attisé par ce geste, perçu, une fois de plus, comme un affront, affront à la nature et à sa maternité.

Brewen l'éphèbe était donc passé la récupérer dans la matinée du 5 janvier au Castel de Reims, et tous deux, ils avaient pris la direction des terres de Brienne. La route avait été longue... très longue... surtout lorsqu'on est assis à ne rien faire, sans possibilité d'être stimuler par des pointes de vitesse, des obstacles ou le caractère impétueux de sa monture. Rien, le vide, seulement la nature, regarder la neige tomber... Horreur... Une main posée sur son ventre, Coxynel rongeait son frein dans l'attente d'arriver à destination.

Puis la voiture s'arrêta. Délivrance... soulagement... Une boule blonde s'en désincarcèra intimant à Brewen de l'attendre. Il insista pour "l'escorter".


Coxynel, laissez moi vous accompagner.

Elle râla. Non les derniers mètres, elle les ferait seule, digne... ou presque!

Oh ça va, dis, le breton! Je sais encore marcher, hein!

Et quand Coxynel appelle Brewen, le Breton, ca signifie "tais-toi et illico presto car ça va ch*** des bulles, sinon..." Aussi, l'intendant d'Ussy n'avait-il pipé mot.

Et c'est donc seule qu'elle pénétra dans la salle des cérémonies après avoir demandé son chemin au garde à l'entrée. Elle salua d'un sourire la Duchesse de Brienne qui trônait ainsi que l'homme déjà présent.
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Renlie

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Sam 7 Jan - 12:58

Le voyage jusqu'à Brienne, largement dans l'urgence vu l'heure à laquelle ils avaient quitté Saint-Antoine, se passa sans encombre. Il en profitait pour découvrir les paysages d'une Champagne qu'il n'avait jamais foulée, tandis que son hôtesse du jour eut tôt fait de sombrer dans un sommeil profond. Elle lui avait confié ses déboires, trahie par sa mine déconfite et ses yeux tristes, elle si pétillante d'ordinaire, elle lui faisait bien mal au coeur dans sa détresse dissimulée, alors qu'il avait depuis longtemps percé la fragilité et les blessures de celle qu'il avait appris à découvrir au fil des mois passé à l'Hérauderie en sa compagnie, surpris, et pas qu'un peu, de découvrir les qualités humaines d'une furie ambulante qui n'avait d'autre carapace à offrir au monde pour s'en protéger.

Une fois arrivé, elle accomplit son rôle d'hôtesse avec diligence, l'installant dans une chambre des plus confortables afin qu'il puisse se préparer pour la cérémonie. A la fois surpris par sa demande, et il est vrai quelque peu inquiet, puisqu'il s'agissait d'une première, il avait accepté le plus naturellement du monde. Il apprêta ainsi son tabard et ses caducées, qu'il enfila après s'être délassé dans un bain chaud.

Tiré à 4 épingles, il se dirigea alors vers la salle de réception qu'un valet lui avait indiquée, et se fit ouvrir les portes par les gardes. Un rapide coup d'oeil lui permit d'apprécier la décoration, sobre, mais faisant montre de gout. Champagne siégait sur le trône, touchante dans sa détresse qu'elle tentait de dissimuler, bien maladroitement, tant le mal qui la rongeait l'affectait. S'approchant d'elle, il lui sourit, et se plaça à ses côtés, lui adressant un compliment qu'il l'espérait, l'armerait pour donner le change:


Vous êtes radieuse Champagne, et votre château des plus accueillants. J'espère ne point vous décevoir pour mon baptême du feu...

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Alienor
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Sam 7 Jan - 14:36

Une main sur la poignée de la porte de sa chambre, et l'autre qui glisse imperceptiblement le long de sa hanche, jusqu'à trouver sous ses doigts la présence du petit caillou qu'elle a glissé dans la poche de son bliaut.
Un caillou, un simple galet, quelle étrange idée, et pourtant si lourde de signification. Et un objet si précieux à ses yeux.

Un caillou, c'est là avant vous, et ça le sera encore une fois que vous aurez rejoint la terre et que le monde et les hommes auront oublié jusqu'à votre existence, qu'il ne restera plus rien de vous, même pas le souvenir. Un caillou, c'est ballotté, trimbalé par le courant d'un ruisseau lorsque celui-ci se déchaîne, jusqu'à trouver enfin un endroit tranquille où il peut se poser, pour un instant ou plus longtemps.
Et puis un caillou, pour peu qu'on le lance avec suffisamment d'adresse, ça vole au dessus d'une petite rivière, rebondissant à chaque impact en dessinant des ronds sur l'eau, et ça peut même atteindre l'autre rive pour y atterrir, plus ou moins doucement, mais sans avoir sombré.

Comme la vie en somme, jamais un fleuve tranquille, avec ses épreuves, mais aussi ses joies, et ses souvenirs qui parfois vous donnent l'impression de couler, jusqu'à ce qu'une rencontre, une personne, un évènement, vous donne l’impulsion nécessaire pour rebondir. Et pour aller vous poser à l'abri du courant, plus riche de ce que vous avez vécu en bien ou en mauvais. Et vous fait vouloir profiter au maximum de ces moments de calme et d'apaisement, parce que vous ne pouvez jamais savoir quand le courant reprendra de la vigueur pour à nouveau vous emporter.

Et ce caillou-là, qu'elle ne quittait jamais depuis le 26 octobre de l'année précédente, depuis le jour de ses 16 ans, était là pour le lui rappeler s'il en était besoin...

La main tourna finalement la poignée, et un regard vers la porte de la chambre contiguë à la sienne. Aimelin lui avait dit qu'il la rejoindrait dans la salle, mais elle avait finalement été rapide -quoique tout est toujours relatif en terme de rapidité lorsqu'une femme se prépare- peut-être n'y était-il pas encore et pourraient-il alors s'y rendre ensemble ? De toute façon, une seule façon de le savoir, et Aliénor porta ses pas vers la dite porte, y toquant avant de l'ouvrir sans attendre de réponse. Soit il était déjà descendu, et de réponse, il n'y en aurait pas, soit il était encore là, et cela faisait maintenant quelques mois qu'elle ne se gênait plus !

Et il était encore là. Un sourire, détaillant sa tenue, tiens lui aussi avait opté pour une touche de bleu. Un léger arrêt des pervenches sur l'objet qui avait accompagné la lanterne qu'elle lui avait fait parvenir pour Noël, caché dans un petit compartiment secret de la dite lanterne, avant de revenir croiser son regard, dans lequel il pouvait lire à quel point il était important pour elle qu'il soit là aujourd'hui.
Nulle parole comme souvent, les regards et les expressions suffisaient pour qu'ils se comprennent. Nulle promesse non plus, de peur que la vie ne les empêche de les tenir, comme elle s'était déjà fait un malin plaisir de le faire par trop souvent pour eux deux. Et pourtant, une relation qui durait, malgré celà. Ou à cause de cela ?
Il était toujours là pour elle quand elle en avait besoin, et la réciproque était vraie. D'ailleurs, si elle ne tenait pas tant à lui, elle ne serait pas venue le rejoindre à Reims, retenant ses envies d'ailleurs, de voyager et découvrir le royaume, pour être à ses côtés . Elle savait que son poste de conseiller ducal et sa fonction de connétable n'étaient pas de tout repos, il lui parlait souvent des contrariétés -et parfois le mot était faible- et le jeune homme posé et calme s'enflammait alors, et elle tentait autant que faire se peut, par sa présence et ses conseils, de l'apaiser, y réussissant avec plus ou moins de succès il fallait bien l'avouer. Au moins cette sortie à Brienne, sur les terres de sa blonde chieuse comme il l'appelait affectueusement, lui changerait-elle les idées, du moins la blondinette l'espérait-elle, sachant combien il n'était pas friand de mondanités.

Et un retour vers le présent, un sourire...


Si tu es prêt... nous pouvons y aller

Main attrapée et gardée dans la sienne alors qu'ils descendaient les escaliers, couloirs parcourus jusqu'à approcher de la salle de cérémonie. Et le souffle qui s'arrête une fraction de seconde en voyant la silhouette attendant devant la porte.
Elle avait envoyé l'invitation, mais avait douté qu'il vienne, après tout ils ne s'étaient croisés que par deux fois. Et on ne pouvait pas dire que la dernière fois, pas plus tard que la veille, avait pu laisser présager qu'ils soient amenés à se revoir. Mais c'était pour une autre raison que l'invitation avait été envoyée...

Un regard vers Aimelin alors quelle lâchait sa main et faisait quelques pas pour se rapprocher. Un signe de la tête respectueux, et un sourire presque timide.


Votre Grandeur, je suis sincèrement touchée que vous ayez répondu à mon invitation. Ainsi que je vous l'ai écrit, avec votre présence, c'est un peu comme si Pisan était là aujourd'hui...

Pisan... Celle qui avait aimé et considéré Aliénor comme la fille qu'elle n'avait pu avoir, au point de vouloir en faire son héritière si les règles héraldiques et celles qui présidaient à ce qui était alors l'Ordre de Saint-Ouen avant qu'il ne devienne l'Ordre du Lys l'avaient permis, la blondinette avait retrouvé le brouillon du testament parmi la somme de documents dont elle avait hérité de la Dame de Pomponne et de la Vicomtesse de Chelles. Pisan, celle qu'Aliénor avait admirée et aimée comme une seconde mère, la raison pour laquelle, alors que la mémoire de ses parents allait être honorée ce jour alors qu'elle retrouverait le rang perdu à leur mort, elle avait aussi souhaité que son souvenir soit rappelé, et pour cela, qui davantage que celui qui avait été un de ses grands amis pouvait le faire par sa présence ?

Puis de se tourner vers Aimelin.


Aime, je te présente Sa Grandeur Charles de la Croix de Bramafan, Comte de l'Isle Jourdain, Chevalier de France et surement d'autres choses que j'ai oubliées. Votre Grandeur, voici Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes sur Marne et vassal de Sa Seigneurie Dotch de Cassel.

Et d'ajouter aux deux hommes, désignant de la main la porte ouverte de la salle, jouant malgré elle le rôle de l'hotesse.

Si vous voulez bien...

Pervenches qui embrassent la pièce. Maltea était déjà présente, siégeant sur le trône ducal, et malgré la bonne figure qu'elle affichait, la blondinette la connaissait suffisamment pour savoir que tout cela n'était qu'apparence, la carapace qui masquait les blessures, les fêlures, les doutes, les peines et les peurs. Montrer la force pour masquer les faiblesses, sourire quand on a envie de crier. Combien elles se ressemblaient toutes les deux, sur ce point, même si les motifs n'en étaient pas les mêmes.
Coxynel était arrivée elle aussi, de même que celui qu'elle reconnut comme étant le héraut qui allait être le témoin héraldique de l'échange des serments.

Aliénor s'avança en premier lieu vers la duchesse, la maîtresse des lieux, celle qui de "presque" suzeraine, comme elle la nommait depuis plusieurs mois, depuis la demande qu'elle lui avait faite, allait devenir sa suzeraine à part entière. Du moins si tout se passait bien, si elle ne se sentirait pas blessée ou trahie par la blondinette qui ne l'avait pas informée de son intention d'inviter le Chevalier. Pervenches qui plongent dans les émeraudes, comme avec Aimelin il suffisait souvent d'un seul regard pour qu'elle se comprennent.

Et pas un mot, juste un
Votre Grâce murmuré, mais qui résumait à lui seul l'émotion, l'honneur et la profondeur de l'amitié qu'elle ressentait à ce moment, et la place qu'elle avait dans son coeur. Avant que les pervenches ne glissent vers le décolleté, attirées par l'absence de la chaînette portant l'alliance qu'elle lui avait toujours vu autour du cou. Froncement de sourcils contenu, ne sachant quoi en penser, elle qui n'imaginait pas ôter un jour la sienne, qui lui rappelait son passé. Un signe que la duchesse se tournait vers l'avenir, laissant le passé au passé, un espoir, ou au contraire l'expression que la messe avait été dite ?

La blonde adolescente se retint de porter son regard vers Strakastre afin de voir si lui aussi avait noté ce détail, se tournant plutôt vers le héraut. Elle l'avait déjà croisé, à la cérémonie d'investiture de
Montjoie. Enfin elle avait surtout vu ses jambes derrière lesquelles la blonde duchesse avait plongé lorsqu'elle avait aperçu la présence inopinée et inattendue du seigneur de Septmonts. Petit sourire sur les lèvres à ce souvenir, tout en songeant que l'avantage que ce soit Sigillant qui officie, c'est qu'il ne serait pas étonné lorsqu'elle viendrait le solliciter pour qu'il réalise ses scels.
Un salut respectueux en même temps qu'elle s'adressait à lui.


Le bonjour à vous Sigillant, j'espère que vous avez fait bonne route jusqu'ici. Nous avions déjà été présentés, mais il y avait du monde et de l'animation ! aussi je me permets de réitérer. Aliénor Vastel, poursuivante de Champagne ah ça, pour poursuivre, elle poursuivait, et pas toujours dans le domaine héraldique d'ailleurs ! et accessoirement l'impétrante du jour.

Puis de se diriger vers Coxynel pour lui faire la bise, du moins autant que faire se pouvait compte tenu de son ventre plus qu'arrondi. Sa compagne d'armes lors de l'aventure "Toujours Bleu", sa collègue à l'hérauderie, la cheffe du courrier qu'elle était, mais aussi et surtout l'amie qu'elle était devenue au fil des jours.

Coxy ! Je suis vraiment heureuse que tu aies pu venir.

Un regard vers le bidon bedonnant, et une pensée rapide aux deux semaines qui avaient précédé le séjour de la blondinette au couvent à la fin de l'année précédente. Deux semaines de fatigue, de perte d'appétit, de malaises qui lui avait fait craindre durant quelques jours qu'elle aussi pourrait avoir un locataire dans le ventre. Craintes évanouies maintenant, même si elle se demandait parfois si elle devait en être rassurée ou déçue...
Et d'ajouter
J'espère que le voyage ne t'a pas trop fatiguée. Il y a des chaises pour que tu puisses te poser, si tu le souhaites.
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Dim 8 Jan - 0:33

Alors qu'elle se demandait en comptant le nombre de billette composant les armes de Brienne si elle allait devoir attendre longtemps seule dans cette grande salle de cérémonie plus souvent fermée qu'autre chose, le séant visé sur son trône, elle l'aperçut du coté de la grande porte.... qu'était il venu faire ici? La ridiculiser une fois de plus? À moins que.....Encore un coup d'Aliénor, à ne pas en douter.... haussant légèrement les épaules, elle prit sur elle, malgré les soubresauts de son estomac. Elle ne lui donnerait pas le plaisir de montrer que toute cette histoire l'avait profondément touchée. Détournant le regard, elle se remit à la contemplation du lion d'or briennois avant d'en sortir pour saluer Coxynel.

Dame d'Ussy, ravie de vous voir en ma demeure pour l'évènement.... J'espère que le voyage n'a point été trop ardu vu votre état qui ... empire de jour en jour.

Non elle ne le faisait pas exprès, mais la duchesse avait bien souvent du mal à trouver les mots dans les cas de grossesse, mariage et autres banalités de la vie. Pas le temps de papoter plus amplement que déjà Renlie se présentait à ses côtés. Elle ne l'avait encore jamais vu aussi élégant... et lui sourit... une fois n'est pas coutume....

Et bien, je vous remercie et vous retourne à mon tour compliment, je ne vous avais jamais remarqué aussi élégant... par contre vous semblez bien nerveux, cela va aller, au pire je vous donnerai un petit coup de main.

Petit sourire alors que d'un signe de main, elle l'invite à prendre place à ses côtés.... il n'y avait rien de plus ennuyeux pour un héraut de rester debout, elle en savait quelque chose...

Vous serez ma douce moitié pour cette cérémonie, c'était mon siège lorsque nous recevions mon époux et moi même.... depuis je suis montée en grade, je lui ai piqué le sien, le mien restant vacant... Voilà qu'il a trouvé acquéreur en ce jour béni.

Le tout avait été dit sur un ton se voulant taquin et amusé, ne voulant pas qu'il persévère à vouloir la protéger. Elle était une grande fille et n'avait besoin de rien ni de personne, elle se débrouillerait comme elle l'avait toujours fait. Elle lui adressa néanmoins un sourire alors qu'Aliénor faisait son apparition avec Aimelin.... la situation était tout de même des plus cocasses.... Aimelin, l'homme avec qui elle avait partagé de tendres moments lorsqu'ils vivaient tous deux à Sainte-Ménehould sans jamais rien lui promettre et pourtant, au fil du temps ils avaient fait quelques projets que la garce qu'elle était avait balayé d'un revers de main en tombant amoureuse du premier homme qui au final avait réussi à la toucher de plein fouet. Aujourd'hui elle se retrouvait à sa place et se dit que ce n'était qu'un juste retour des choses. Il avait l'air heureux avec la blondinette, même si rien n'avait été dit ou réellement avoué, la jeune femme avait vite compris que leur relation n'était pas qu'une aventure.... la preuve, depuis le temps que celle-ci durait.... Aimelin et sa pseudo décision de libertinage.... il n'avait rien d'un libertin, c'était un homme bien qui ne se jouait pas des sentiments des femmes, pas comme elle qui avait passé le plus clair de sa vie à pratiquer ce sport destructeur. Elle s'était calmée, se permettant même de s'attacher et au final n'aurait jamais du.... mieux valait faire mal qu'avoir mal.....
Sourire sincère à son ancien amant devenu son ami, un des seuls en qui elle avait confiance avant de se focaliser sur Aliénor. Sa seule présence avait le don de réconforter la duchesse et pourtant la blondinette était plus jeune que la blonde. Une petite poignée d'années les séparaient et alors que tout aurait du les séparer, elles n'avaient guère besoin de long discours pour se comprendre. La mère d'Aliénor avait été la première personne que Maltea avait rencontré en arrivant à Compiègne, peut-être que cela jouait... ou pas.


Aliénor, tu es superbe.... pas trop angoissée j'espère... parce qu'entre Sigillant et toi, j'espère ne pas devoir tout gérer.
Aimelin, contente que tu te sois enfin libéré de ta table de travail... et un conseil mon ami... ne donne pas trop de ta personne pour cette province, ne laisse pas ta vie te glisser entre les doigts, erreur que j'ai faite et que je regrette amèrement.


La blonde duchesse glissa un regard vers Charles et ne prononça que quelques mots afin de ne trahir le trouble qui doucement s'emparait d'elle....

Bienvenue à Brienne Votre Grandeur, en espérant que l'accueil de mes gens envers votre personne n'ait point été bâclé... ils sont parfois un peu rustres avec .... les inconnus. Mais je vous en prie, prenez place, nous n'allons point tarder à commencer.... si du moins tous les invités de l'héroïne du jour sont arrivés.

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Aimelin
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Dim 8 Jan - 2:24

Juste un peu de silence, juste ce qu'il fallait pour permettre au jeune Etampes de se reposer et d'apprécier la quiétude des lieux. Il aimait bien Brienne, il y avait quelques souvenirs rares mais précieux, comme tout ce qui est rare d'ailleurs. Des souvenirs qui de douloureux étaient passés à nostalgiques avant d'éveiller quelques sourires sur ses lèvres.

Un dernier regard dans le miroir, il fallait faire honneur à la Duchesse et à sa petite protégée. Dernier pli enlevé sur les braies marine dans lesquelles se glissait le bas d'une chemise blanche brodée de gris, elle même revêtue d'un gilet de même couleur que les braies, avec quelques fils d'argents sur les épaules et le long des attaches.
La cape aux tons gris posée sur ses épaules finirait convenablement le tout. Il serait simple tout en étant élégant, c'était tout ce qui comptait.

Un regard vers le médaillon qui pendait à son cou et dont le reflet dans la glace avait attiré son regard, et un baiser déposé dessus en murmurant.
. tu vois je vis et tu es là toujours avec moi.

Avant de le glisser dans sa chemise et de se retourner en entendant la porte s'ouvrir. Un sourire à la reine de la fête.

tu es magnifique, ta suzeraine va être fière de toi.. et de s'approcher pour lui déposer un baiser.. comme je le suis également. Et oui, je suis prêt.

Nul besoin d'en rajouter, et il prit la main offerte pour se diriger vers la salle de réception non sans avoir arrangé ses cheveux d'un geste de la main. Escaliers et couloir parcourus il ne lâcha sa main que lorsqu'elle s'approcha d'un homme qu'elle lui présenta. Ne le connaissant pas il resta en retrait et inclina la tête.

Votre Grandeur

Il n'était pas très doué dans les discours et se contenta de sourire en le saluant avant de suivre Aliénor pour entrer dans la salle. Mirettes grises qui parcoururent les lieux en s'arrêtant sur Malt, et petit sourire en la voyant installée pendant qu'ils la rejoignaient. Il laissa Aliénor la saluer et sourit au bonjour de sa blonde chieuse.

Malt tu es toujours aussi belle et je suis heureux de te voir, comme toujours, et surtout en bonne santé.

Après ce qu'il lui était arrivé, le plus important pour lui c'était de la savoir en vie. Elle était quelqu'un qui comptait dans sa jeune vie, et l’anoblissement d'Aliénor lui rappela son propre anoblissement au Domaine de Dotch, où Champagne officiait non sans lui avoir fait une petite farce. S'il pensait à ce jour avec un pincement au coeur, car il était le dernier moment partagé avec Dance avant qu'elle ne rejoigne ce couvent qui devait la lui enlever quelques jours après, il ne pouvait s'empêcher de sourire en se rappelant la blonde Duchesse.
Petit sourire complice à ses recommandations. Il savait ce qu'elle voulait lui dire et il savait qu'elle avait raison.


Je ferai de mon mieux pour ne pas laisser la vie me glisser entre les doigts, c'est promis.

Il se recula tandis qu'elle s'adressait au Comte de l'Isle Jourdain et il suivit Alie qui était partie saluer Coxy. Jeune femme qu'il avait aussi appris à connaître et apprécier pendant leurs aventures dans l'armée des bleus, et puis depuis mi novembre au Conseil Ducal.

Bonjour Coxy .... avant de se poser à côté d'elle pour suivre avec intérêt la cérémonie.

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Dim 8 Jan - 14:58

Elle avait reçu un pigeon qui lui avait délivré une excellente nouvelle, d'ailleurs, elle se demandait pourquoi cette nouvelle avait tardé à prendre corps. Il faut dire que ces derniers mois, le conflit avec l'Artois avait occulté beaucoup de réjouissances et de projets.

Elle avait donc ouvert au messager ailé, l'avait délivré de son rouleau, lui avait offert une collation pour le remercier et lui redonner quelques forces, l'avait gratouillé sur le crâne puis avait refermé l'huis pour s'empresser de lire le contenu du message, assise sur la méridienne de son bureau, près d'une cheminée crépitante. Un grand sourire illumina son visage: Alienor, la jeune damoiselle Alienor la conviait à sa cérémonie de vassalité! Enfin!!! Elle deviendrait sous peu vassale de Champagne, depuis le temps qu'elle avait eu vent de ce projet, elle désespérait de le voir se concrétiser un jour.

Elle se leva de son endroit préféré, la méridienne confortable et accueillante, pour envoyer réponse à la future Dame. Elle se faisait une joie de se rendre à Brienne, revoir ce très beau château et surtout revoir la pétillante, mordante mais tendre malgré tout, blonde duchesse.
La dernière fois qu'elle l'avait vue, elle était entre la vie et la mort, blessée par un traître coup d'épée artésien. Elle lui avait dispensé les premiers soins en attendant l'arrivée du médecin personnel de la duchesse, puis le train train de la caserne, de la Prévôté lui avait pris tout son temps. Elle avait appris, par le truchement des uns et des autres, le rétablissement de la duchesse et qu'elle vivait de joyeuses amours ce qui l'enchantait...enfin, elle ouvrait son coeur à l'amour? Elle l'espérait vivement mais tant qu'elle ne la verrait pas de ses yeux vus, elle se contenterait d'espérer car la blonde Héraut était, entre autres petits défauts à la hauteur de ses grandes qualités, imprévisible. Mais était-ce vraiment un défaut? A bien y creuser...point du tout.

Tout en discutant avec elle-même, en son for intérieur, elle passait en revue sa garde robe. Qu'allait-elle porter pour faire honneur au solennel d'une cérémonie de vassalité? Elle faisait donc l'inventaire de son armoire et repensait à sa propre cérémonie de vassalité plus qu'originale ce qui en avait fait toute sa saveur. Mais sa suzeraine était une personnalité tellement hors norme qu'elle ne pouvait offrir à ses futures vassales qu'une cérémonie hors des sentiers battus.
D'ailleurs, elle lui en serait à jamais reconnaissante à sa Vicomtesse qui lui avait fait l'insigne honneur de lui confier un fief.
Elle imaginait très bien l'émotion qui devait étreindre Alienor dans la perspective de ce moment si particulier.

Bon, finalement, elle optait pour la récente tenue d'hiver qu'elle s'était commandée aux Doigts d'Or: en mettant une vieille cape pour la protéger le temps du voyage jusqu'à Brienne, elle pourrait arriver à peu près pimpante pour la cérémonie
.

[quelques heures plus tard]

Elle avait sellé Korrigan, s'était revêtue de sa vieille pelure de voyage pour protéger sa tenue, et était partie pour Brienne. Galoper dans la neige était grisant tant pour sa monture que pour elle, un souffle de liberté totale l'enveloppait, la piqûre vive de l'hiver rosissait ses joues et la faisait frissonner mais pour rien au monde elle s'en serait plainte. Son seul regret était de chevaucher seule vers Brienne, elle aurait tant aimé faire la course avec celui qui occupait ses pensées.
Brienne se profilait entre les arbres, elle en distinguait les grilles, aussi mit-elle Korrigan au pas, et remonta tranquillement la longue allée, reprenant son souffle et contenance. Elle montra aux gardes l'invitation qu'elle avait reçue, le sésame pour l'ouverture des lourdes grilles si joliment travaillées
.

Le Bon Jour, je suis Hersent, chevaucheur héraldique de Champagne, je suis attendue par Damoiselle Alienor pour la cérémonie qui se tient icelieu.

Les grilles s'ouvrirent lentement, majestueusement, les gardes s'effacèrent pour la laisser entrer. Elle descendit de sa monture, ôta sa pelure de voyage et leur confia Korrigan, leur indiquant qu'ils trouveraient des pommes dans une des sacoches ce qui leur faciliterait la conduite du hongre jusqu'aux écuries...certes Korrigan n'était plus étalon mais avait conservé un caractère opiniâtre et savait mordre quand il était mécontent.

Elle se dirigea d'un pas vif jusqu'à la salle de la cérémonie.


Spoiler:
 

Elle était la dernière, enfin il lui semblait être la dernière, et du coup piqua un fard, gênée...pourtant elle ne ressemblait pas à un certain lapin blanc affublé d'une montre jamais à l'heure!
Elle salua la duchesse de Brienne, lui faisant une jolie révérence, comme on le lui avait appris à Belrupt
Vostre Grasce vous me voyez ravie de vous revoir en si belle forme. Vous êtes ravissante comme d'habitude et plus bas même si vos émeraudes ont une légère ombre de tristesse.
Puis elle salua respectueusement l'homme aux côtés de Champagne, certainement le Héraut qui officierait sous peu. Elle avisa la future vassale de la blonde duchesse, accompagné de son promis. Elle s'empressa d'aller les saluer, se demandant quand même si Aimelin serait enclin à lui sourire un peu:

Le Bon Jour Aliénor, Aimelin! Alienor, je suis vraiment heureuse qu'enfin vous deveniez vassale de Champagne et permettez-moi de vous dire que votre tenue vous sied à merveille. Vous êtes à ravir l'homme le plus froid du royaume! Je vous remercie de me permettre de partager ce moment si précieux et empreint d'émotion avec vous.

Elle s'éloigna du jeune couple pour rejoindre son amie Coxynel, sa charmante "bonbonnière" aux poches remplies de guimauves et autres douceurs sucrées. Bonjour Coxy! Le voyage s'est bien passé? Pas trop fatiguée après les chemins rendus chaotiques par l'hiver? Elle lorgna discrètement d'un regard averti le ventre de son amie, fut rassurée par le calme apparent de celui-ci...pas d'ondulations intempestives...ouf. Elle lui chuchota, malicieuse Sais-tu que la maternité épanouie te va à ravir? Tu es très en beauté!

Elle s'installa près de Coxy, attendant avec impatience le début de la cérémonie.
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Aalanna

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Dim 8 Jan - 23:01

C'est avec un grand sourire aux lèvres que la jeune brunette avait accourue dans la cuisine au village pour y trouvé Aaron. Dans sa main une missive de sa blondinette l'invitant à sa cérémonie, sautillante elle avait vidées son armoire la recherche de la tenue idéale.
Elle n'avait jamais encore visité le domaine de Brienne mais en avait entendu que de jolies choses et avait hâte de pouvoir apercevoir les jardins qui, lui avait-on dit étaient magnifique en cette saison.

Prête, pouponnée, elle attendit que Aaron le soit aussi en faisant les cents pas dans le petit salon. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vue son amie et elle était impatiente de la voir.
Que de souvenirs en pensant à elle, moult bêtises, rires, pleurs, joie... s’entremêlaient dans sa tête.
Elle redresse la tête, regarde son brun élégamment habillé descendre les escaliers en lui souriant. Il avait promis de ne pas boudé et désirait l'accompagnée.

Elle attrape sa grande cape noir qu'elle noue à son cou, lui prend la main qu'il lui tend pour se rendre au domaine.


.........

On ne lui avait pas mentit, les jardins étaient extraordinaires.
Elle ne pouvait en détachée ses yeux émerveillés même si on les avaient fait poireauté à l'entrée des grilles un trop long moment à son goût. Elle n'aimait pas attendre et encore moins qu'on la fasse attendre.

Après s'être battu un long moment dans les divers couloirs ils finirent par arrivés a destination. Un regard dans la salle, un petit comité mais des visages déjà connu.

Elle s'avance dans le dos de blondine et lui murmure à l'oreille.

Je suis pas en retard j’espère?
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Ysa

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Dim 8 Jan - 23:26

Reims quelques heures plus tôt :

Une promesse s'était une promesse, et on s'y tenait. Ysa avait donc fait de son mieux afin de pouvoir se rendre à la cérémonie d'anoblissement de sa filleule. Elle l'avait croisé quelques jours plus tôt, dans une taverne reimoise. Peu d'échanges entre la brune et la blonde, un froid s'était installé entre elle deux, sans que la brunette ne le veuille. Mais tant de non dit, de rancoeur à semi enterrée, la distance avait été telle dès le départ qu'aujourd'hui elles étaient peut être trop éloignées pour revenir en arrière, au plus grand désespoir d'Ysa

La famille d'Airain était pourtant pas nombreuse ... Dicelo, le patriarche toujours en vie, mais qu'on ne voyait jamais. D'ailleurs qu'elle n'avait pas été la surprise de sa nièce, d'apprendre qu'il était vassalisé, alors qu'elle ne l'avait pas vu depuis la naissance d'Anthonin, son ainé qui avait aujourd'hui 8 ans. Puis il y avait Alienor, l'avenir de la lignée ... même si elle ne portait pas le même nom, elle faisait partie de la famille de part le lien qui unissait Mag et Ysa, cousine de sang, petites filles Du Bois Fleuri. Le tour de la famille était fait ... enfin il ne restait qu'Ysa ainsi que ses deux fils.

Aujourd'hui, l'arrière petite fille Du Bois Fleuri se voyait remettre une seigneurie par la Duchesse de Brienne, compiégnoise de l'ancien temps ... du temps de l'alcool de frelon et autres pitreries de Lancre, d'une histoire de gazelle enfermée dans un tonneau, d'un tube A ... d'une mairie repeinte en rose et bien d'autres encore. Les temps avaient bien changé, l'insouciance de l'adolescence, des années clémentes de la Champagne avait laissé place à une époque morne et grise qui faisait bien souvent regretter à la Duchesse de Jouarre, ses jeunes années. Alienor n'avait pas eu la chance de connaitre cela, enfin si, mais elle était bien jeune pour se souvenir de tout et la Champagne avait déjà commencé à changer ...

Se fut la tête pleine de ces pensées, que la diablesse se prépara avec une boule au ventre. Elle ressentait rarement une telle angoisse ... Elle était habituellement bien plus sûre d'elle, ou tout du moins le laissait-elle paraitre. Là c'était une toute autre histoire. Cela la touchait profondément. Comment Alie allait elle se comporter avec sa marraine ? Certes elle l'avait invitée à venir se joindre à eux pour la cérémonie de vassalité, mais ne l'avait elle pas fait plus par obligation que par envie ? Ysa serait rapidement fixée de toute façon ... Il était donc inutile de se torturer inutilement. Mieux valait se concentrer sur sa tenue, sa longue chevelure ... afin de faire honneur à la jeune demoiselle, digne héritière de ses parents.

Pour l'occasion, la Duchesse de Jouarre avait choisi une robe en velours d'un pourpre rouge profond, teinte qu'elle adorait et qui mettait toujours autant en valeur sa chevelure noir de jais ainsi que son teint pâle. Cela faisait ressortir la finesse de ses traits et ses noisettes pétillantes, ce qui masquait plus ou moins les marques de fatigue qu'elle avait de plus en plus de mal à dissimuler, tout comme son ventre arrondi d'ailleurs. Un peu plus de 5 mois, déjà ... Il lui était à présent quasi impossible de cacher cette troisième grossesse sous les froufrous ou épaisseurs diverses et variées. Jamais 2 sans 3 lui avait on dit le lendemain de son second accouchement. Et elle avait rit au nez de celui qui lui avait joyeusement annoncé cela. Il n'en était point question à ce moment là, ni même lorsqu'Ysa avait appris qu'elle était enceinte ... Une nouvelle fois sa grossesse l'avait plongé dans un état de fatigue qui l'avait obligé à se retirer dans un couvent. Point d'appétit, point d'envie, juste celle de rester allonger et de dormir même lorsque le sommeil ne venait pas ... Puis, passé les quelques semaines de repos forcé, elle était revenue à la vie active, sans toutefois tenir compte de l'enfant qu'elle portait. La preuve en était ... elle était aujourd'hui encore à la tête de l'armée qui protégeait Reims ... Quelle ironie.

Elle qui reprochait cela à sa cousine quelques années plus tôt, agissait aujourd'hui de la même façon. Mère et sur le front ... Un sourire ironique se figea sur les lèvres de la Duchesse à cette pensée ... pensée qui fut immédiatement balayée d'un léger hochement de tête. Elle ferait tout pour être présente le plus longtemps possible pour ses enfants. Tout ...

Il était à présent l'heure de s'atteler à sa coiffure. Une de ses servantes, qu'elle venait de recruter à Reims, eut la lourde tâche de s'en occuper. Elle souhaitait tester les talents de cette jeune femme qu'on lui avait tant de fois conté. D'ailleurs, c'était bien souvent ce qui prenait le plus de temps à la Secrétaire d'Etat ... de longues heures à peigner, puis tout autant à tresser ou à tenter de les retenir dans ce qui devait être un chignon mais qui au final n'en avait que le nom. Fort heureusement, la servante avait des mains et des doigts de fée qui ne mirent que quelques minutes à faire de cette tignasse indomptable, un très beau et très élégant chignon laissant quelques mèches éparses tomber sur la fine nuque de la brunette. Pour une fois, on ne lui avait pas menti. Cette Joséphine était une magicienne, Ysa se jura donc de l'emmener avec elle à Jouarre, le jour où elle pourrait rentrer.


Duché de Brienne :

Adrian ayant décidé d'accompagné sa mère, se fut avec son fils que la Duchesse de Jouarre se présenta.

Le Bonjour. Ysa De Lucas d'Airain, Duchesse de Jouarre ... Je suis attendue à la cérémonie de vassalité d'Alienor. Inutile d'ajouter qu'il s'agissait de sa filleule, le garde n'en avait que faire. Vérification faite de la liste des invités, la lourde grille s'ouvrit. Le carrosse aux couleurs de Jouarre put alors entrer dans le Domaine pour s'arrêter devant le castel. Aidée d'un valet, Ysa s'extirpa de la voiture, suivit de très près d'Adrian.

Nerveusement, la brunette lissa sa tenue avant de passer presque machinalement sa main dans ses cheveux. Cheveux retenus dans un chignon, ce qu'elle avait oublié et qu'elle faillit donc défaire par sa maladresse. Par Aristote Ysa ressaisis toi ! Tu en as vu d'autres, et des bien pire. Profonde inspiration de la mère de famille et les De Lucas prirent le chemin de la salle de réception où ils firent une timide entrée, Adrian accroché à la main droite de sa mère.
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Aaron de Colmarker

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Lun 9 Jan - 11:26

Il est venu à contre coeur.Juste pour tenir sa promesse à Lanna.Pourtant ce n'est pas sa place ici.Elle le traine par la main.Il ne boude pas.Il est complètement détaché.Pourquoi faut il venir à une cérémonie d'annoblissement?Pour féliciter quelqu'un qu'il ne connit que de nom.il peut être vu une ou deux fois les parents de la blonde,mais cela ne lui reste pas un de ses meilleurs souvenirs.

Il lache la main de Lanna,et se cache derrière un pilier.Il sera bien la.Il voit arriver sa tante et son fils.Il n'y a pas son oncle.Il espères qu'il ne viendra pas.Il sont en froid.Une sombre histoire de baptême.il se vexe pour rien aussi.
Lanna va voir sa copine,elle est venue pour ça après tout.Lui cherche si il y a un buffet mais ne vois rien.Pas âme qui vive qu'il connaisse.La cérémonie va être très très longue.
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Alienor
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Lun 9 Jan - 22:05

Angoissée la blondinette ? Nooon, si peu ! Pas tant pour la cérémonie, après tout, en tant que poursuivante elle avait accompagné Champagne à de tels évènements, et savait donc comment ça se déroulait. Si du moins elle ne se prenait pas les pieds dans sa robe, ne bafouillait pas ou ne perdait pas ses moyens dans l'émotion du moment.
Non, ce qui l'angoissait en fait, c'était plutôt la présence, actuelle ou à venir, des personnes qu'elle avait invitées. Parce qu'elle savait qu'il ne manquerait pas d'y avoir des tensions entre certaines d'entre elles, d'ailleurs le regard que la duchesse avait adressé au Comte de l'Isle Jourdain en était la preuve. Et si le hasard des circonstances avait voulu que la blondinette croise la route de celui qui avait autrefois porté la candidature de Pisan à la Pairie, de celui dont elle avait entendu le nom de nombreuses fois à Chelles, lors de discussions entre sa mère et la suzeraine et amie de celle-ci, si c'était pour cette raison qu'elle avait envoyé l'invitation, il n'en demeurait pas moins qu'il y avait aussi chez la blonde adolescente un secret espoir que la porte froidement claquée la veille au soir puisse à nouveau au moins s'entrouvrir, le bonheur de sa duchesse lui tenant sincèrement à coeur. Croire en la sincérité des paroles prononcées, des projets évoqués... peut-être était-elle trop naïve... sans doute...
Quitte ou double en somme. Mais quoi qu'il advienne, elle serait toujours là pour elle, et nul mot pour le dire, Maltea le savait. Enfin nul mot de suite, ça serait pour tout à l'heure, ça.

Ceci dit, point d'éclairs à son intention dans les émeraudes ducales, au moins l'initiative vastelienne n'avait-elle point changé l'état d'esprit de la duchesse vis-à-vis d'elle, et Aliénor respira plus sereinement avant de retrouver le sourire à ses premières paroles.


Ma foi, je suis sure que Sigillant s'en sortira à merveille ah, c'était la première fois qu'il officiait à telle cérémonie ? mais ça, la blondinette l'ignorait ! Et puis au cas où, l'hérauderie champenoise sera également bien représentée
Quant à ce qui est des invités ...


Lorsqu'elle avait fait sa liste, certains noms s'étaient imposés d'eux-même. Celui qui partageait sa vie depuis plusieurs mois maintenant bien évidemment, et dont le soutien était si précieux lorsqu'elle menaçait de perdre pied, ses amies et complices de bêtises ou encore ses collègues de l'hérauderie avec lesquels, hormis Kelso qu'elle ne croisait que rarement et le plus souvent lorsqu'il avait un service à lui demander mais elle devait bien avouer que ça l'amusait et au moins elle se sentait utile, elle avait aussi partagé d'autres aventures. L'hérauderie pour laquelle elle s'était prise d'un intérêt grandissant à mesure qu'elle en découvrait les rouages sous la férule avisée de la blonde duchesse.
Et puis il y avait ceux qui, par leur présence, symboliseraient son passé et les êtres qu'elle avait aimés et qui avaient disparu, et qui avaient fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui.

Elle avait souhaité une cérémonie simple, sans trop d'invités, juste les plus proches, ceux qu'elle côtoyait au quotidien et les souvenirs.
Pour d'autres, elle avait hésité. Certaines personnes qu'elle connaissait depuis maintenant un an, qui avaient croisé sa route à un moment ou à un autre depuis qu'elle avait remis les pieds en Champagne, Yunab ou encore Lupus, le soldat bourru mais si affectueux envers elle. Ses collègues courriers, aussi, puisque depuis le début du mandat, et l'activité de Coxynel comme Porte-Parole, elle avait retrouvé une certaine motivation à ce poste. Mais elle se posait de plus en plus souvent la question de savoir si elle allait continuer ou non. Et puis, les courriers,c'était aussi Cedmisc, et si elle appréciait grandement le jeune homme, qu'elle prenait plaisir à discuter avec lui et qu'en outre il arrivait à la surprendre et l'amuser par ses réactions, preuve en était d'ailleurs pas plus tard que quelques jours auparavant lors de la cérémonie d'intronisation de
Montjoie, point n'était besoin d'en rajouter aujourd'hui.

Sa plus grande hésitation avait été Terwagne.... Terwagne, et l'étrange relation qui les reliait, Aimelin, la jeune femme et elle. Un trio, un triangle, fragile équilibre dans lequel chacun se gardait bien d'intervenir et d'interférer dans le lien qui unissait les deux autres. Et parce qu'Aliénor avait enfin fini par comprendre les points de suspension de cette missive reçue vers la mi juin, parce qu'elle savait combien Terwagne comptait pour Aimelin, elle ne posait pas de questions, se faisant discrète pour préserver cette "relation trouble" entre eux comme l'avait écrit la Vicomtesse, et pourtant si nécessaire pour eux. Et sans jalousie aucune, au contraire même, elle appréciait et respectait Terwagne, échangeant missives avec elle, surtout depuis qu'ils se trouvaient à défendre à Reims, missives parfois laconiques, parfois teintées d'humour, mais dans lesquelles elle essayait de faire passer l'affection qu'elle avait pour elle. Mais avec le malaise, parfois, d'être celle qui les empêchait par sa présence de vivre ce qu'ils avaient à vivre, au delà de la complicité, de la tendresse, et peut-être davantage, qui les liait, même si Aimelin tentait de la rassurer à ce sujet.
Plus d'une fois la plume avait touché le vélin, et elle s'en était éloignée autant de fois, et puis avec la nomination de la Vicomtesse à la charge de Chancelière de France, elle n'avait voulu la déranger. Parce qu'elle avait vu, avec son père, à quel point la fonction d'un GO pouvait être chronophage. Enfin non, justement elle ne l'avait pas vu mais l'avait vécu avec douleur de par l'absence d'un père faisant passer ses charges avant sa famille.
Et puis, si malgré tout, Terwagne avait pu se dégager un peu de temps, la situation aurait paru étrange à Aliénor, comme lors de ces soirées en taverne à Troyes où aucun d'eux ne parvenait à être vraiment naturel. Ceci dit, pas plus étrange que celle dans laquelle elle venait de mettre Maltea. Et à y bien songer, elle regrettait maintenant de ne pas avoir laissé courir la plume sur le parchemin.
Mais ce qui était fait était fait, ou plutôt n'avait pas été fait...


Les invités ? Hm... il en manque encore certains mais ils ne devraient pas tarder... j'espère...

Et comme pour lui donner raison, Hersent fit son apparition. Sourire sincère de la blondinette, heureuse de l'arrivée de la jeune femme dont elle appréciait la gentillesse et l'efficacité à ses différents postes. Et la discrétion aussi, petite moue retenue au souvenir de leur première rencontre, dans les bas fonds de Reims, lorsque Coline, Lanna et elle avaient été mêlées à une bagarre de taverne. La maréchaussée était heureusement intervenue, et les trois adolescentes avaient pu s'extirper de la situation pour le moins embarrassante dans laquelle elles s'étaient trouvées empêtrées, grâce à l'aide avisée d'Hersent qui avait en outre gardé le silence sur ce qui s'était passé. Rien n'avait jamais filtré, et Aliénor lui en avait été reconnaissante. Autres lieux, autres circonstances, elle avait aussi à la connaître mieux en la côtoyant dans le bureau des tribuns lors du court passage de la blondinette, et puis "Toujours Bleu", encore...

Dame Hersent ! Je suis ravie de vous voir icelieu.. et vous êtes resplendissante également, cette robe vous change de vos tenues plus... martiales et vous va à ravir ! puis ajoutant à voix plus basse et je dois vous avouer que votre réponse écrite à mon invitation m'a énormément touchée, merci à vous d'être venue...

Pervenches qui suivent alors la jeune femme qui s'approchait de Coxynel, songeant que celui qui toucherait son coeur et lui donnerait le sien en retour serait un homme heureux, tant ses qualités étaient incontestables.
Avant d'être tirée de ses pensées par une voix à son oreille qui lui fit venir un sourire amusé.


En retard ma belle ? Ma foi, le buffet n'a pas encore été entamé, ni même les bouteilles, donc tu n'as encore rien raté !

Et de se retourner pour embrasser tendrement son amie. Complicité, bêtises, confidences et secrets entre jeunes filles du même âge. D'ailleurs en parlant de secret... pervenches qui évitent la cape portée par la jeune fille et parcourent la salle jusqu'à apercevoir Aaron. Bon, il n'avait pas l'air de bouder, mais n'avait manifestement pas envie d'être ici. Un signe de la tête en guise de salut, après tout s'il rendait Lanna heureuse c'était le plus important, et un petit sourire lorsque la blondinette prit conscience avec malice que les parents du jeune homme avaient été présents à la cérémonie qui avait fait de sa mère la vassale de Chelles, quelques années auparavant. Décidément, le destin pouvait parfois, pour ce qui la concernait, se trouver bien moqueur et faire preuve de coïncidences inattendues.

Tu peux aller t'asseoir si tu veux, et Aaron aussi, à moins qu'il ne préfère tester la solidité des piliers presque tout le monde est arrivé, ça ne devrait pas tarder à commencer.

Un regard vers la porte, qui se fige un instant. Elle lui avait dit qu'elle essaierait de venir, et elle était là. Pensées qui se bousculent dans la tête de la blonde adolescente. L'invitation, elle l'avait envoyée malgré la distance qui s'était installée peu à peu, malgré l'amertume et les désillusions. Elle lui en avait voulu, de cet éloignement en Languedoc après la mort de ses parents, avant de découvrir qu'il était le désir de sa mère, elles s'en était expliquées. Et puis il y avait eu la blessure de la blondinette, et l'indifférence qu'elle avait à nouveau ressentie. Mais il n'en demeurait pas moins qu'Ysa était sa marraine devant Aristote, et que du sang commun coulait dans leurs veines. Et que malgré la déception et le dépit, malgré le temps qu'il faudrait pour que se renouent des liens s'ils devaient se renouer un jour, il restait tout au fond d'elle le souvenir de moments heureux. Sa famille, et la mémoire de sa mère.

Quelques pas pour se porter à sa hauteur, pervenches qui constatent les traits fatigués, pas étonnant en même temps, une armée et les gardes qui y sont liées, Aliénor avait connu. Il ne lui restait plus que les gardes maintenant, et seulement un jour sur deux, mais cela ne l'empêchait pas elle aussi de ressentir parfois la fatigue des nuits écourtées. Et un imperceptible haussement de sourcil en notant la légère ampleur de la robe au niveau du ventre. Pourtant pas les rations fournies aux armées qui en pouvaient être à l'origine !
Pas de commentaire sur le sujet, juste un sourire timide apparaît sur les lèvres.


Je suis sincèrement heureuse de ta présence, Ysa... et d'ajouter dans un chuchotement... et je suis sure que, d'où Elle est, Elle doit sourire de nous voir aujourd'hui... avant de s'agenouiller pour se mettre à hauteur d'Adrian. Et je suis heureuse aussi de te revoir, Adrian. Tu ne t'en souviens pas mais nous avons déjà été présentés, je suis Aliénor, ta cousine.

Un sourire en constatant que la ressemblance qu'elle avait déjà remarquée entre Ysa et son fils n'avait pas faibli, et elle se redressa, adressant un regard interrogatif à la maîtresse des lieux. Il manquait encore une personne, peut-être deux, fallait-il les attendre ou souhaitait-elle commencer la cérémonie ?
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Kelso

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 10 Jan - 0:03

Il avait presque oublié qu’il y avait une vie à côté. Le courrier d’Ali le réveilla de cet espèce de somnambulisme non passager qui le gagnait depuis un bon moment. Puis voila, une invitation, qui le surpris, lui qui pensait rester tranquille, le voila invité pour un anoblissement de Champagne. C’est bien parce que c’était la poursuivante qui l’avait aidé voir même fait ces griffons qu’il se bougerait sinon, il n’aurait pas daigné sortir la tête du tribunal. Soit, il était déjà en route pour le domaine de Brienne, il connaissait assez bien le chemin et s’en souvenait. Peut être bien qu’il aurait voulu y rester, le bon temps, bref.

Il se signala à l’entrée et se laissa guider jusqu’à la salle des cérémonies, ou des fêtes, enfin, une grande salle quoi. Déjà quelques personnes présentes, enfin pas mal de monde, presque tous connus de visu et bien sur Aliénor à qui il sourit pour la saluer mais ne s’avança pas pour ne pas déranger. Puis un deuxième sourire, pour Maltea, presque un sourire sincère. Il n’aimait pas trop être ici, c’était … du passé non ? Mais il était resté proche d’elle, malheur ou bonheur, ca le bouffait ca aussi.

Il s’en alla desuite sur les amuse bouches, puis se saisit d’une coupe au passage en restant un peu en retrait. Après tout, peut être que le duché était pauvre, en tout cas, Brienne avait encore quelques ressources, autant en profiter pour se remplir la panse. Avec un peu chance, il se fondrait dans le décors, parmi les invités, errant autour d’une table remplie de bonne chose.

Il se contenta quand même de saluer les personnes n’approchant un peu trop près.
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Aimelin
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 10 Jan - 14:01

Un regard et un sourire pour saluer Hersent qui arrivait et venait saluer la reyne du jour. La jeune femme faisait aussi partie des personnes qu’il avait appris à connaitre et à apprécier depuis qu’il était conseiller. Le savait elle .. surement pas, le jeune homme n’étant pas très fort pour aller vers les autres et faire étalage de ce qu’il ressentait, ou pensait, sauf lorsqu’il était en colère, ce qui lui arrivait bien souvent, et même trop à son goût depuis son entrée au château de Reims. Toutefois ils étaient passés de Dame Hersent et Messire Aimelin, à simplement leurs prénoms, ce qui était déjà une avancée. Mais malgré quelques tensions avec certains, il apprenait, et il pensait que tout ce que l’on vivait avait un but, celui de forger la personne que l’on était et devenait au fil des mois.

Un regard vers Malt tout en se demandant ce qui n’allait pas. Il la connaissait pour savoir au moindre regard que quelque chose clochait et la discussion qu’ils avaient eu chez une duchesse de leur connaissance alors qu’il venait de revenir depuis peu en Champagne, lui revenait en mémoire. Le rejoindre, laisser tomber, abandonner… et l’inquiétude qui l’avait poussé à soutenir encore une fois la blonde duchesse, et qui revenait en sa mémoire. Heureusement, depuis Aliénor était là et il savait qu’elle était une précieuse compagnie et soutien pour elle, afin d’empêcher le découragement de parfois trop prendre le pas sur sa vie.

Sa blonde chieuse comme il la surnommait affectueusement depuis des années. Depuis combien de temps la connaissait il.. mmm moui.. octobre 55 alors que leur passe temps préféré à tous les deux étaient de s’envoyer des gentillesses. Il faut dire qu’à cette époque, l’entourage de sa blonde chieuse sur Sainte ne favorisait guère les discussions et il avait fallu la disparition de May et ce soir de janvier 56 où il revenait de Reims après l’appel de Manouella, las et fatigué de cette vie, pour que l’arrivée de Malt dans la taverne "la famille" prétextant qu’elle avait cassé son précieux perchoir, déride le jeune gars de dix huit ans qu’il était, et que la conversation ne s’enchaîne. Autre visite le lendemain avant son départ pour Conflans et sa semi bêtise arrangée par Pisan, et puis cette liaison passionnée et tumultueuse, qui après six mois avait laissé place à cette amitié sans faille qui les liait depuis. Comme quoi l’on pouvait aimer et puis aimer différemment tout en restant proches.

Un mouvement d’Aliénor lui fit détourner le regard et apercevoir Ysa. Chaque fois qu’il apercevait la jeune Duchesse il ne pouvait s’empêcher de penser à la dernière soirée en taverne à Compiègne en décembre 56, lorsqu’en voyage avec Quasi, il l’avait retrouvée, avec Magd, Lily, Pompo, Malt et Richard. Il ne restait plus que eux trois, elle, Malt et lui, Quasi ayant refait sa vie quelque part vers Vannes, et comme à chaque fois un petit pincement au cœur le prenait en pensant aux disparus.
Une discussion récente dans une taverne de Reims en présence de la petite Marine lui revenait en mémoire et un sourire s’afficha sur ses lèvres tandis qu’il se dirigeait vers elles. Un regard vers le petit garçon qu’Aliénor saluait avant de sourire à Ysa.


Bonjour Ysa, je suis heureux de te voir iciet regard vers le petit bonhomme entendu appeler Adrianbonjour Adrian, je suis Aimelin avant de reporter son regard sur sa mèresi tu le veux bien je te tiens compagnie

Il se devait de prendre soin de la marraine de sa blondinette et puis c’était certainement celle, avec Malt, qu’il connaissait le plus. Un salut de la tête néanmoins en réponse à celui de Kelso qui venait d'arriver et semblait vouloir rester en retrait.

**********************
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Adrian de Lucas

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 10 Jan - 21:21

Le carosse, c'est bien mais ça secoue beaucoup, il avait failli vomir tout partout, heureusement qu'il n'avait pas beaucoup mangé avant de partir avec Maman, et sa nounou le connaissait bien aussi et avait veillé à ce qu'il ne se goinfre pas de gâteaux.
Comme il avait promis d'être très sage, il ne posa pas de question pendant le voyage, genre de celles qui tue direct grave les adultes
Dis Maman c'est quand quoi qu'on arrive? Il avait tenu sa langue tout le temps et il était fier de lui, très fier même, c'est sûr qu'Anto, lui, il aurait vomi et aurait tout le temps demander c'est quand quoi qu'on arrive!
Enfin, le carosse d'arrêta et il vit la tête un peu inquiète de sa mère...c'était pi être à cause de son gros ventre, pas aussi gros que celui de Cochy mais quand même il était crès crès gros.
C'était pi être un dragon qui était dedans?Il suivit sa mère, lui tenant la main, regardant partout autour de lui: c'était crès crès grand quand même le château. Mais il était crès crès zoli. Puis, ils arrivent dans une salle où y avait plein de monde qu'il ne connaissait pas sauf ouf de ouf il était sauvé Cochy et son crès gros ventre, Lanna et le grognon Aaron. Il se rappelait un peu de la belle jeune fille blonde mais juste un peu.
Il se cacha derrière le pan de robe de sa mère, serrant le tissu très fort
mais où t'est-ce qu'il est mon doudou? Il commença à avoir très peur puis soulagé vit un bout de son doudou dépasser du sac de sa maman....gros soupir de soulagement.
Il regardait de ses grands yeux tous ces grands qui arrivaient, saluaient, souriaient ou pas. Il en vit même un qui ne regarda que les deux dames blondes dont la zolie jeune fille blonde, m'enfin, faudra qu'il dise à Anto qu'il y a des grands comme leur papa qui sont malpolis et qui ne disent pas bonzour...donc...c'est qu'on a le droit d'être malpoli alors quand on est grand comme papa??? Tiens, tiens, si c'est vrai, c'est bon à savoir!
Puis il y eut un grand brun, bizarre il a pas de canne et n'est pas ronchon, qui vint lui parler après avoir salué sa maman...il était poli lui au moins, pas comme l'autre grincheux. Mais il eut un mouvement de recul quand il s'approcha de lui et lui dit bonzour.


Citation :
bonjour Adrian, je suis Aimelin … si tu le veux bien je te tiens compagnie

Panique à bord...au secours maman!!!! Y a un monsieur que je connais pas qui me parle!Il hocha la tête et dit:

Bonzour monzieur, ze suis Adrian. Enssanté. Z'ai ma maman pour être avec moi.
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Jeu 12 Jan - 18:29

[Sur la route]

Les membres engourdis par le froid, il plongea sa gourde dans l'étang pour la remplir. L'eau était glaciale mais elle lui permit néanmoins d'étancher la soif causée par l'éprouvant voyage depuis Conflans. Toujours accroupis, il observait la clairière située un peu à l'écart du chemin et dans laquelle il avait fait halte. Une série de bosquets et d'arbres l'entourait et devait cacher sa présence aux voyageurs suivant le sentier, du moins lorsque ces végétaux possédaient leurs feuilles. La situation était forcement différente en plein hiver. Des traces de gelée matinale que le soleil n'avaient pas fait fondre étaient encore visible par endroit et la brume flottait au dessus du point d'eau. Le cri d'une buse troubla le calme de ce lieu.

Son attention se reporta sur son cheval qui lui aussi se désaltérait. L'attirant un peu plus sur la terre ferme, de peur qu'un mouvement brusque le propulse à l'eau, il vérifia l'état de ses sabots. Comme il l'avait pressenti un des fer était manquant sur la patte antérieure droite. Voilà qui lui donnait un prétexte pour faire halte au domaine de Brienne, bien qu'il se dirigeât déjà vers ce dernier avant sa mésaventure pour y rencontrer (enfin!) la maîtresse des lieux, qui jouait à cache cache depuis bien trop longtemps.

Un bruit lui fit relever la tête et Septmonts vit un cavalier lancé à vive allure sur le chemin. Et ce n'était pas le premier qu'il voyait depuis qu'il avait fait sa pause. A vrai dire ce n'était pas si souvent qu'il voyait autant de passage dans la campagne en si peu de temps. Le hennissement de son cheval le tira de ses pensées.

Après avoir rangé ses affaires et être remonté sur son canasson, il rattrapa le chemin et reprit sa route à allure réduite pour éviter d'abimer le sabot.


[Une heure plus tard]

Après une fin de voyage tranquille, les grilles du domaine de Brienne étaient enfin en vue, bien gardées comme il se doit. Ce sabot perdu tombait à merveille, plus besoin de trouver une quelconque excuse sur sa présence. Bien entendu Maltéa ne serait pas dupe mais le principal pour lui était de pouvoir lui parler. Ce qui n'était pas encore gagné étant donné la propension de la duchesse à l'esquive. Il espérait qu'elle n'avait pas d'invité, ce qui faciliterait les choses.

Première tentative. Il se présenta tout naturellement à l'entrée, s'adressant au garde qui semblait à première vue le plus affable:


"Bien le bonjour à vous! J'aurai besoin d'un peu d'aide. Voyez-vous mon cheval à perdu un fer sur les chemins et je souhaiterai solliciter l'aide du palefrenier ou du forgeron du domaine afin de le remplacer et pouvoir ainsi poursuivre mon voyage sans encombre."
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Ven 13 Jan - 10:05

[Poste de garde de Brienne, au petit matin]

Margaux était venue frapper à la porte du poste de garde au petit matin pour lui dire qu'il y allait avoir du mouvement, à Brienne. La Duchesse revenait, une cérémonie d'anoblissement, et donc ce que ça impliquait comme invités.
Le garde s'était donc activé, non sans houspiller au passage son collègue.


- Toi ! T'fais l'ménage d'la cahute, moi j'vais m'changer, c'qu'il va falloir lui faire honneur, à not'duchesse !
- Hey ? Pourquoi qu'c'est moi qui m'colle au ménage ?
- Passque c'moi qu'ai dit en premier c'qui fallait faire !
- Et alors ? Moi j'dis qu'tu peux faire l'ménage aussi !

Silence, avant de trouver tout au fond de ce qui lui servait de cerveau l'argument suprême

- 'Coute, ça peut durer longtemps, c'te discussion, et quand la duchesse arriv'ra y'aura rien d'prêt. T'veux pas qu'elle râle qu'on fait pas not' boulot, si ?

Soupir de l'autre garde qui ne trouva plus rien à répondre.


[Quelques heures plus tard]

Et les arrivées n'avaient pas tardé. D'abord le carosse aux armes de Brienne, et un sourire de ravi sur le visage du garde. Il allait revoir sa sublime duchesse, et même si durant son absence il faisait parfois défiler ses attr... son image devant ses yeux, la voir en chair et en os c'était encore mieux. Les grilles s'ouvrirent en grand pour laisser passer l'attelage, et un regard du garde vers l'intérieur de la voiture. Elle dormait, mais qu'est ce qu'elle était belle !

Puis ce furent la petite blonde qui avait une propension marquée à prendre ses quartiers dans les différents manoirs que la Duchesse possédait dans plusieurs villes de Champagne, paraissait d'ailleurs que ça devait être elle, l'anoblie, et le brun ébouriffé que le garde connaissait pour l'avoir vu plusieurs fois déjà à Brienne. Amis proches de sa déesse, à laisser passer donc, et avec le sourire en plus !
Et la suite du défilé, carrosses, cavaliers... A chaque fois le garde vérifiait qu'ils étaient bien sur la liste que Margaux lui avait remise, avant de diriger les personnes vers le château où on les emmènerait vers la salle de cérémonie, et chevaux et attelages vers les écuries. En même temps vallait mieux ça que l'inverse !

Ne manquait plus qu'une personne, et encore, avec un point d'interrogation à côté, et après il pourrait retourner dorm... continuer de monter la garde. Une femme si l'on se fiait au nom. Oreille attirée par le bruit du pas d'un cheval sur le chemin qui menait aux grilles, et l'oeil, et même le second tant qu'à faire qui se porte vers le cavalier. Visiblement pas l'invitée attendue, ou alors elle avait des allures sacrément masculines !

Le garde ne quitta pas des yeux l'homme juché sur son cheval alors qu'il se portait à sa hauteur, le jaugeant du regard. Bien habillé, donc pas un gueux venant quémander un écu ou une miche de pain. Quoiqu'à Brienne, l'hospitalité étant de mise, il y avait toujours de quoi aider un peu les miséreux. Bon d'accord, un peu moins en ces périodes de crise.

Il en était là de ses pensées -fallait aussi avouer qu'il pensait pas très vite, ce brave garde- lorsque l'homme s'adressa à lui.

"Bien le bonjour à vous! J'aurai besoin d'un peu d'aide. Voyez-vous mon cheval à perdu un fer sur les chemins et je souhaiterai solliciter l'aide du palefrenier ou du forgeron du domaine afin de le remplacer et pouvoir ainsi poursuivre mon voyage sans encombre."

Le regard qui se porte sur le cheval, l'avait bien remarqué que le cavalier semblait pas pressé, c'était donc pour ça. Hésitation du garde. En temps normal ça n'aurait pas posé de problèmes, un cheval qui a perdu un fer c'est embêtant. Pour le cheval.
Mais là, avec la cérémonie en cours, il allait pas faire entrer n'importe qui dans le domaine, seuls les invités l'avait sermoné Margaux ! Et puis, avec le nombre d'invités, les attelages, les chevaux, tout ça, d'ici que les écuries soient pleines et tous les palefreniers occupés !

Hésitation du garde donc, l'allait falloir qu'il prenne une décision.


- Oué j'vois, faudrait pas qu'votre ch'val se blesse à cause qu'il a perdu un fer. L'problème, c'est qu'suis pas sur qu'les palefreniers soient disponibles, là, y'a beaucoup d'ch'vaux à s'occuper en c'moment.

Et se grattant la tête, c'est qu'il était quand même un peu embêté. Pour le cheval.
Mais bon, juste les invités avait dit Margaux, ordres de la Duchesse, et il voulait pas décevoir sa maîtresse, oh ça non ! Grand sourire quand une solution lui apparut enfin.


- Bah 'coutez, c'qu'on peut faire, j'vais d'mander à mon collègue, çui là à côté, d'emm'ner vot' ch'val vers l'forgeron pour qu'il lui r'mette un fer neuf, et vous restez 'ci 'vec moi en attendant.

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Cedmisc
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Sam 14 Jan - 17:11

"Et me...!"

Un coup d’œil lui avait suffit pour apercevoir le nombre de chevaux présents aux écuries. Il y avait du monde à Brienne ce jour, ce que lui confirma le garde par la suite. Il lui faudrait encore trouver un stratagème pour parler à Maltéa en privée.

Il pensait pouvoir rentrer dans le domaine. Il avait également anticipé un refus au cas où, mais il n'avait pas du tout prévu un demi-refus! Le cheval qui rentre et lui dehors? Bah voyons, on aura tout vu... Les marques d'hospitalité se perdaient. En même temps en ce jour de réunion/cérémonie/bal ou autre, il se doutait bien que seuls les invités avaient été autorisés à entrer.

Il envisageait de révéler sa noblesse pour un peu forcer la main mais dans ce cas il lui faudrait surement décliner son identité et il était persuadé que la duchesse avait donné quelques ordres à son encontre. Il lui fallait trouver une solution et rapidement. Un bon sourire au garde.


"Merci à vous c'est très aimable. Je vois que vous avez un bon sens de l'hospitalité. J'ai cru comprendre que vous avez des invités aujourd'hui."

Il marque un temps de pause, pour laisser répondre le garde.

"Pardonnez moi de vous demander encore ça. Ce n'est pas que votre compagnie me soit désagréable au contraire! Mais... vous savez je viens de Troyes et j'ai encore une longue route jusqu'à Reims, surtout à cheval. Et... et bien je me demandais si je ne pourrai pas me désaltérer, me restaurer un peu et m'asseoir quelques instants. Sans vouloir abuser de votre hospitalité."
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Alienor
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 17 Jan - 11:26

[Pendant ce temps, salle de réception]

Un petit sourire amusé sur les lèvres en voyant Aimelin s'adresser à Adrian pour se présenter à lui. Le jeune homme avait toujours été à l'aise avec les enfants, bien plus qu'elle en tout cas. Et le regard qui se perd un instant, que serait-il advenu si ce qu'elle avait cru en décembre avait vraiment été, si sa fatigue, ses malaises, avaient été les signes d'une grossesse ? Avoir un enfant, c'est devoir envisager demain, parler de l'avenir, tout ce qu'elle s'était promis de ne pas faire, et qu'elle ne voulait pas, la vie lui ayant par trop prouvé combien tout pouvait basculer brutalement. Elle ne le voulait pas, non, du moins tentait-elle de s'en persuader, se refusant à dire ces trois mots qui pourtant plus d'une fois avaient été sur le point de franchir ses lèvres, s'y refusant puisque lui aussi lui avait dit vouloir vivre au jour le jour. Des non-dits, mais les comprenait-il ceux-là ?

Un léger signe de la tête pour balayer ces pensées de son esprit, ce n'était ni le lieu, ni le moment. Et les pervenches qui reviennent se fixer sur Adrian, constatant combien il était différent de son aîné. Souvenir de cette rencontre en taverne, le soir de son déménagement de Compiègne vers Troyes. Là aussi elle avait été mal à l'aise, surtout après avoir appris qui il était. Et puis, il avait sensiblement le même âge que le propre frère de la blondinette, ce petit frère né quelques semaines avant la mort de leurs parents, et qui ne les avait jamais connus, tout comme il n'avait pas de souvenir de la Champagne où pourtant il était né. Le seul lien qui les rapprochait était celui du sang, et cela n'avait pas suffit pour créer une complicité entre eux. Alors il était resté en Languedoc alors qu'elle était revenue retrouver ses origines.

Une nouvelle entrée la détourna de ses pensées, et Aliénor sourit en reconnaissant Kelso. Ils se connaissaient peu à dire vrai, n'ayant jamais échangé autrement que dans le cadre de leur travail à l'hérauderie, et elle était d'autant plus touchée qu'il se soit déplacé.
Laissant Aimelin avec Ysa et Adrian, la blonde adolescente alla accueillir l'arrivant qui avait déjà trouvé le chemin du buffet.

Kelso, je suis heureuse que tu aies répondu présent à mon invitation. Sincèrement. une petite pause avant d'enchaîner avec un sourire malicieux je ne te propose pas de te désaltérer, je vois que tu as déjà pris les devants, mais après tout tu as raison, on n'est jamais trop prudent !

Et les pervenches qui se portent à nouveau vers la porte. Il manquait encore une personne, une amie, Coline, et même si elle avait mis un point d'interrogation après son nom, elle avait espéré malgré tout sa présence.
Mais le Limousin était loin, et de plus, compte tenu de ses... ahem... bonnes relations avec l'oncle de la jeune fille, il était à parier qu'il lui avait interdit de venir.
Une pointe de déception en songeant que le trio infernal, Coline, Lanna et elle, ne serait pas réuni, même si elle comprenait.

Un regard vers la duchesse et le héraut, quelques pas pour rejoindre Aimelin, faisant glisser ses lèvres jusqu'à son oreille pour lui murmurer
je pense que vous pouvez aller prendre place maintenant...

Et de se diriger vers Maltea Je crois que nous n'attendons plus personne...
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Le garde

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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 17 Jan - 16:47

[Poste de garde, encore]

L'était pas pédant, l'homme, qu'il pensait le garde. D'autres auraient ralé qu'ils resteraient avec leur cheval pour surveiller le travail du forgeron, mais non, lui l'avait rien rétorqué. Fallait dire aussi qu'il y avait de bons artisans à Brienne, la duchesse embauchait pas n'importe qui, et ça se savait. Surement que ça se savait.

Il suivit des yeux son collègue qui s'éloignait avec la bête, puis reporta son regard vers le cavalier maintenant sans cheval, hochant vigoureusement la tête pour lui répondre.


- Oué, l'hospitalité ici, on sait c'que c'est, la duchesse y tient beaucoup alors nous on obéit et on fait c'qu'on peut ! Et pis c'est jamais bon d'laisser un ch'val avec un fer en moins. Pour le ch'val.
Même si là, c'est plus compliqué, z'avez bien deviné, y'a du monde au château aujourd'hui. 'Fin c'est pas toujours comm' ça, d'habitude c'est même plutôt calme, là c'est esseption... excetpion... 'fin c'est pas comm' d'habitude, y'a une cérémonie, la blonde duchesse, elle donne une de ses terres. A un' autr' blonde d'ailleurs. 'Reusement que Brienne est grand, lui en restera encore ! Et pis du coup, ben ça fait du monde, j'ai vu passer plein d'jolies femmes, bon certaines un peu trop rondes à mon goût, d'toute façon aucune sera jamais aussi belle que la bl...

Mais pourquoi il racontait tout ça, lui ? Fallait croire que le mutisme de son collègue, ça lui pesait parfois, et il était bien content d'avoir quelqu'un à qui parler. Même si ça concernait pas son interlocuteur, c'est pourquoi il arrêta d'un coup le moulin à parole pourtant lancé.

Et un haussement de sourcils à ce qui suivit. Manger et boire ? Pourquoi pas un lit tant qu'il y était ? L'était pas pédant, l'homme, mais là il dépassait un peu les bornes des limites, Maurice. Bon, pas sûr qu'il s'appelle Maurice, mais la phrase sonnait bien dans l'esprit du garde, et fallait pas trop lui en demander non plus.

Enfin bon, hospitalité tout ça tout ça, l'avait voir ce qu'il pouvait faire. Un regard vers le poste de garde, et un grand sourire.


- Bah ça tombe bien, la Margaux vient d'm'apporter d'quoi boustiffailler, si v'voulez partager avec moi, ça s'ra avec plaisir vu qu'mon collègue, l'est occupé avec vot' ch'val ! Ragoût et gnole, et j'peux vous dire qu'la cuisinière du château, l'est un vrai cordon bleu !
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Maltea di Favara
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MessageSujet: Re: Et une de plus, une !   Mar 17 Jan - 17:47

[Salle de reception, il en va de soit]

Les invités arrivaient et les salutations d'usage n'arrêtaient plus. La duchesse saluait de la tête et d'un sourire, ainsi que de quelques mots, les personnes qui venaient la saluer. Airain était bien représenté, la duchesse elle-même venait de faire son entrée avec son petit dernier, si du moins la blonde ne se trompait pas... enfin dernier bien né, puisque le couple Jouarre attendait de nouveau un heureux évènement. Petit soupir néanmoins se disant que la petite plaie qui l'avait craquer n'était pas présent... un mal pour un bien, après tout, vu son état d'esprit... et puis zut, c'était devenu une manie chez elle de craquer sur les enfants des autres, alors qu'elle n'était pas fichue d'aller rendre une courte visite à sa propre fille.... de peur de souffrir, elle privait la chair de son sang de sa présence.... quelle mère était elle? D'un mouvement de tête, elle chassa cette sombre pensée pour saluer Kelso qui donnait l'impression d'être encore plus taciturne qu'habituellement.... elle répondit à son sourire laissant Aliénor s'occuper de lui. Alors qu'elle glissait quelques mots à Renlie, évitant le regard de Charles, Aliénor vint l'avertir qu'ils pouvaient commencer. Le moment était venu et elle se demanda si Renlie allait lancer le début des hostilités où si elle ferait mieux de le faire elle même.... peut être plus judicieux qu'elle se lance.... il en était à son baptême de feu, et même si les lions ne lui faisaient pas peur, du moins la lionne qu'elle était, si elle ne voulait pas perdre encore plus de temps....

Elle se leva de son trône, se tenant droite et fière, alors qu'elle n'avait qu'une envie, aller se jeter sur son lit et dormir pour tout oublier....ses émeraudes plongeant sur le parterre d'invité avant de prendre la parole....


Bienvenue à vous tous sur les terres de Brienne. Si vous êtes réuni aujourd'hui, c'est afin de répondre à l'invitation d'Aliénor qui, ce jour, va enfin reprendre la place qui lui est due. Je vous remercie tous d'avoir répondu à son invitation. Peu de monde, mais des personnes qui comptent pour elle, cela j'en suis certaine....

Aliénor, nos chemins se sont croisés il y a peu en taverne. Je me demandais où j'avais pu croiser ce regard et au détour de la conversation tout s'éclaircit. J'avais face à moi l'enfant qui avait détruit les parterres de fleur de Juniville pendant l'anoblissement de son père. L'enfant de Mag et de BB... ce jour là je t'ai proposé de rejoindre ma maison et de faire de toi ma vassale afin que tu puisses retrouver le rang qui t'était du, celui que tu n'aurais jamais du perdre si la mort ne s'en était point mêlée. En souvenir de tes parents dans un premier temps, parents avec qui je m'étais éloignée et inversement, n'ayant plus la même vision des choses, mais je ne pouvais oublier que Mag était la première personne croisée à mon arrivée à Compiègne, alors que je n'étais moi même qu'une gosse. Et puis le temps à fait son oeuvre.... d'un geste altruiste envers les fantômes d'un passé révolu, ta présence est devenue de plus en plus nécessaire. Aujourd'hui ce fief ne représente plus pour moi un geste de gentillesse non.... je pense qu'un lien nous lie désormais, et pour te remercier d'être présente pour moi, pour te prouver l'importance de ta présence dans mon entourage plus que proche, je veux faire de toi ma vassale...

Aliénor Vastel veux tu être ma femme?


Petit regard à Aimelin d'un air de dire, je le demande avant toi, elle n'est pas belle la vie? Avant de reporter son regard sur Aliénor....

Sans les devoirs conjugaux, je précise!

La phrase avait jailli de ses lèvres sans qu'elle ne puisse l'arrêter... et voilà, la bourde du jour avait eu lieue.... au moins ils étaient maintenant tranquilles jusque la fin de la cérémonie....

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