Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 RP/ Une nuit à Troyes

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onagre
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MessageSujet: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:33

La nuit est douce et fraîche. Une légère brise caresse les arbres à peine sortis de leur torpeur hivernale. On ne voit pas les étoiles. J’aime beaucoup ce genre de soirée. Je les trouve des plus agréable. Surtout ce silence. Un silence légèrement oppressant mais que j’affectionne tout particulièrement.

Détournant mon regard de la petite lucarne de la voiture, mes yeux se posent sur le velours noir de la banquette. Retirant un gant, je l’effleure. C’est doux. Inspirant profondément je savoure cet instant. Profitons en, ce calme ne sera que de courte durée. Bientôt nous passerons à un tout autre genre d’exercice. Un exercice que j’affectionne également.

Troyes est une petite bourgade assez sympathique. Les habitants y sont hospitaliers et accueillants. Quoique un peu méfiant des étrangers peu bavards, ils n’en reste pas moins courtois. Tout ceci n’a rien à voir avec l’attitude hautaine et dédaigneuse de la cour du Roy. Ces pantins seraient près aux pires bassesses pour s’attirer les grâces d’un Pair ou d’une personne ayant la moindre once de pouvoir. Méprisable. Penser de la sorte à ces petits chienchiens du Roy me fait sourire. Tout ceci est particulièrement amusant.

La pluie commence à tomber. Le clappement des gouttes se fait entendre sur le toit de la voiture. J’aime me savoir ainsi au chaud alors qu’au dehors cela se rafraîchit. Petit plaisir égoïste propre à nombres de personnes. Qui ne s’est jamais surpris à se savoir bien protégé sous ses draps tandis qu’à l’extérieur les petits oiseaux se serrent fort l’un contre l’autre pour se réchauffer ?

Oui, la soirée débute fort bien.
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onagre
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:35

Des bruits de pas lointains se font entendre. Ils se font désormais plus précis. La pluie est plus forte qu’auparavant, je parviens mal à les distinguer. Combien de personnes il y a t-il ? Au moins deux c’est sûr. Peut-être plus. C’est alors que j’entends la voix d’une jeune femme. Un rire des plus troublants se fait entendre en retour. Est-ce une femme pour s’esclaffer de la sorte ? Mon Dieu quelle horreur. Je ne l’ai pas encore vu que j’éprouve déjà nombres d’aprioris à son encontre. Que me rapporte donc ce cocher ? Je vais bientôt le savoir.

Deux coups secs résonnent à la portière. La poignée tourne, la porte s’ouvre. Sous la pluie se tiennent mon cocher ainsi que deux femmes blotties sous un grand manteau. Au moins ce cocher connaît la galanterie. Celui-ci n’a pas hésité à les couvrir de sa loque.

Celle de gauche, la plus grande, a de longs cheveux bouclés. Blond je crois. Ceux-ci tombent en cascade sur ses frêles épaules, mais l’obscurité ne me permet pas de bien les distinguer. Ceux-ci semblent néanmoins relativement bien entretenus. Tout du moins c’est ce que laisse supposer leur tenue. Des cheveux gras et mal coiffés ne retomberaient certainement pas de la sorte. J’aime beaucoup les femmes qui prennent soin de leur chevelure. On peut considérer qu’elles prennent soin d’elles tout simplement.
Pour habit celle-ci porte une robe rouge délavée et un corset blanc au-dessous. En termes de raffinement l’on peut espérer mieux... Mais avec des putains on ne peut s’attendre à monts et merveilles. Néanmoins ce corset met très bien en valeur ses petits seins ronds et sa taille menue. Je ne peux voir ses jambes, mais je les imagine. Elancées et fermes. Comme ses hanches.

La deuxième fille est sûrement celle dont le rire m’a mis quelque peu mal à l’aise. Mes craintes sont confirmées. Cette... femme, puisqu’il faut l’appeler ainsi est des plus anodine. Et non dans le bon sens du terme. Elle se tient telle une potiche contre sa consoeur, un petit sourire niais au coin de la bouche se balançant de temps à autre sur ses jambes comme un de ces incapables que l’on peut parfois voir aux abords des hôpitaux de Paris. Vraiment consternant...

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onagre
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:36

D’un geste du menton, j’indique au cocher la fille qui m’intéresse. Pour ce soir ce sera celle de gauche. Quant à l’autre, je lui laisse le bon soin de s’en débarrasser.
De ma main nue je l’invite à monter. D’abord hésitante elle s’exécute prestement. Prenant soin de ne pas mettre de la boue partout, elle se déchausse. Drôles de manières. Elle a de très jolis pieds. Du moins c’est l’impression que j’en ai. Il n’est pas chose aisée de distinguer les formes dans l’obscurité. Assise près de moi, elle ne dégage aucun parfum. Dommage. Elle me semble quelque peu impressionnée. Bien que d’un style tout à fait commun, je m’imagine que cette voiture doit pour elle être synonyme de pouvoir et de richesse. Rien à voir avec ces petits macros qui exercent leurs lois sur quelques médiocres rats crasseux.

Un coup de fouet fait sursauter mon invitée. La voiture s’ébranle, les chevaux hénissent, nous partons. Me penchant vers la lucarne, je regarde à nouveau au dehors. De nous deux, aucun ne dit mot. C’est reposant. Nous avançons à bonne allure dans les ruelles de Troyes. A cette heure-ci il n’y a guère de monde. Peut-être quelques hommes saouls. Et encore... ceux-ci sont sûrement à cuver leur vin dont un caniveau quelconque. L’allure ralentie, nous approchons de la sortie du bourg.

C’est à présent la rase campagne qui s’offre à mon regard. Une éclaircie permet au quartier de lune d’éclairer les bois. Tout ceci est peu hospitalier. Un frisson me parcoure l’échine. Je regrette les bains chauds de Paris en agréable compagnie.

Nous nous écartons à présent de la route principale pour emprunter un petit sentier caillouteux. Le voyage n’est dès lors pas des plus confortables. Mon amie ne dis toujours rien. Celle-ci est finalement plus intelligente que je ne l’aurais imaginé. Elle a compris qu’il n’était nécessaire de parler si je ne daignais le faire. Me tournant sur la banquette je l’observe. Sa peau est d’un blanc uniforme. Son cou et ses traits sont fins. Aucun accessoire superficiel ne vient enticher son décolleté. Un petit collier des plus sobres n’aurait pas été de trop, mais ce n’est qu’un détail. Elle tourne son visage vers moi. Ses joues sont empourprées. A moins que mes yeux ne me jouent des tours. Dans peu de temps je pourrais allumer des bougies, nous y verrons plus clair.

La voiture ralentie et finie par s’arrêter. Je regarde à l’extérieur, nous nous trouvons dans une petite clairière entourée de pins et de chênes. Il a cessé de pleuvoir. Le silence est désormais rompus par le seul bruit des sabots qui frappent au sol. Me penchant vers le dessous de la banquette, j’en ressors un grand coffret en bois. Je le pose entre nous deux et l’ouvre. La jeune femme me regarde, intriguée, puis jette un coup d’œil au contenu. J’attends qu’elle relève le menton, puis, d’un regard entendu, je sors de la voiture.
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:38

L’herbe est humide. L’eau perle sur mes bottes et la lune s’y reflète. Cette clairière est très belle. Je suppose que de jour ce doit être un petit bout de paradis. J’entends un ruissellement au loin, j’en conclus à un ruisseau. Voilà un beau cadre pour les jeunes couples. Je souris. Fixant le sol je remarque un escargot. Je m’agenous et l’observe. Quel étrange animal quand on y réfléchit. Il se sert de sa bave pour avancer. J’en connais qui pourrait parcourir bien des lieues de cette manière... Je le prends et le pose sur une brindille. Ayant rétracté ses antennes, il les ressort timidement puis avance. Je me relève et inspire bien fort.

Bien, je suppose que mon amie doit être prête désormais, allons donc vérifier cela.

Mon cocher ouvrant la porte à ma venue, je pénètre à l’intérieur de la voiture. Je distingue la catin au fond de celle-ci, changée. Le coffret a été refermé et rangé au bas de la banquette. La robe rouge en dépasse encore. Ouvrant un tiroir face à moi, j’en sors quelques bougies, les dispose de ci de là et les allume grâce à une lanterne de la voiture récupérée lors de mon entrée. Il fait plus clair à présent, voilà qui est bien mieux. Je peux enfin découvrir à quoi ressemble véritablement mon invitée. Elle est très belle. Elle a passé la magnifique robe bleue que contenait le coffret. Celle-ci lui va à ravir. Sa poitrine se soulève à chaque respiration, ses cheveux blonds tranchent avec le bleu de la robe, et sa peau blanche semble se refléter sur celle-ci. En réalité il s’agit tout bonnement de la lueur des bougies sur le satin de la robe.
D’un geste je l’invite à se rapprocher. Elle s’exécute. Je lui demande comment elle s’appelle et me répond « Blanche ». J’avoue être assez surpris. Son teint n’a cessé de m’attirer et voici maintenant qu’elle s’appelle Blanche. Quelle ironie.

Je sors à présent une cassette de sous la banquette. Celle-ci est faite de bois rare et magnifiquement ouvragé. Ses poignées en bronze sculpté m’ont toujours plus. Je l’ouvre et en sors deux verres en cristal ainsi qu’une petite bouteille d’alcool. J’en sers un verre à Blanche et lui propose de trinquer. Elle se détend. Un petit sourire timide découvre des dents presque parfaites. Ses mains sont fines et belles. Décidemment elle s’occupe fort bien de son corps pour une femme de sa condition. Cela me plaît.

Nous discutons ainsi, un verre à la main, tels deux amis. Son sourire se fait plus franc et sa voix plus sûre. Elle m’apprend que rare sont les occasions de rencontrer un si bel homme, distingué qui plus est, à Troyes pour ce genre de service. La réflexion me fait sourire. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Son verre vide, je lui en resserre un second. J’en suis toujours à mon premier. Elle boit vite. Cela me déplait quelque peu, mais qu’y puis-je ? Je ne peux lui demander d’être parfaite. Nous discutons longtemps encore, Blanche me raconte l’histoire de son enfance, le pourquoi de sa situation. Elle me demande de lui parler de moi et de là d’où je viens. Je lui décris Paris, la Cour, mes occupations, mes fréquentations. Elle semble émerveillée et je la comprends. Moi aussi je l’ai été avant de connaître cette vie qui est désormais la mienne. Mais on s’y habitue vite et pour rien au monde on ne voudrait en changer.

L’effet de l’alcool se faisant sentir, Blanche se fait plus familière à mon égard. Elle se rapproche lentement. Puis, lorsqu’elle est suffisamment proche de moi,m’enlace et pose ses lèvres sur les miennes. Je ne lui réponds pas. Elle continue de m’embrasser, descendant à mon cou. Elle se rapproche encore. Je peux maintenant sentir chacune de ses inspirations contre mon torse. Sa poitrine me caresse. D’un geste lent je lui prend les mains et la dégage. Je n’ai pas ôté mon manteau et celui-ci est maintenant devenu sans intérêt. Je le retire. Une fois cela fait, je m’assieds correctement sur la banquette et la fixe du regard. Elle se rapproche à nouveau et entreprend de m’embrasser. A nouveau je n’y réponds pas, me laissant tout simplement faire.
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:38

Voilà qu’elle m’enfourche. Décidemment elle ne manque pas d’initiative. M’embrassant au cou, elle se redresse et me regarde. Posant un doigt sur mes lèvres, elle s’approche. Cette fois-ci je lui réponds. Nous nous embrassons. Mes mains au niveau de ses hanches, je les remonte lentement le long de sa robe. J’en cherche le nœud au dos et le délace. Lentement la robe de satin tombe, s’arrêtant à sa taille. Elle porte le corset du coffret. Il est très beau, finement brodé. J’ai toujours eu bon goût.

La jeune femme m’embrasse toujours et je réponds désormais avec plus de conviction, mes mains caressant d’abord son dos puis son cou, pour finalement descendre près de sa poitrine. Ce corset commence à me gêner. Je devrais peut-être le lui ôter. Non pas encore, ne soyons pas impatient.

Son haleine sens l’alcool. Après ce qu’elle vient de boire c’est bien normal. Je suppose qu’il en est de même pour moi. Mais tout ceci n’a guère d’importance, en de telles circonstances l’on fait généralement peu cas de ce genres de désagréments.

Je descends mes mains sur ses jambes disposées de part et d’autre des miennes. La robe est froide. J’en cherche l’extrémité inférieure. Au bout de quelques instants de recherches infructueuses je finis par la trouver sous la dentelle. Ecartant les pans de la robe, mes mains caressent ses cuisses nues. Elle a la peau douce, c’est assez agréable. Je remonte jusqu’à ses hanches et découvre leurs formes voluptueuses. De ma main droite, je m’aventure vers son entre jambe et y trouve une culotte de dentelle. L’effleurant furtivement, je porte ma main à sa taille et lui demande d’ôter la robe.
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:39

Avec difficulté et précipitations la jeune femme parvint enfin à se débarrasser de sa robe. Je lui demande de poursuivre, je n’ai jamais été très habile pour ce qui est d’ôter un corset. Je suis impatient. Je sens l’excitation venir. C’est toujours à ce moment précis que le désir monte en moi. Lorsque vous contemplez votre compagne sur le point de se dévêtir, vous imaginer ses seins, ses hanches, sa peau, son odeur. Vous connaissez déjà tout cela, vous devriez en être habitué et pourtant c’est un éternel recommencement. Vous n’avez qu’une hâte, l’embrasser, caresser ses formes, sentir son arôme. Pour Blanche il en est de même, à ce petit détail près que je connais ni ses seins, ni ses hanches, ni sa peau, ni son odeur...

Son corset tombe au sol, elle est magnifique. Blanche me trouble. Cela faisait longtemps que je n’avais ressenti cela. Je n’éprouve pourtant aucun sentiment pour elle, mais je ressens la sensation que tout homme ressent face à la femme qu’il aime. Pour lui, lorsqu’elle est là, sous ses yeux, dévêtue, si fragile, elle est la plus belle femme du monde. Vous n’avez d’yeux que pour elle, vous n’aimez qu’elle, vous ne voulez qu’elle.

Alors, comme je l’aurai fait à la femme source de tout mon amour, je l’embrasse, doucement, puis avec passion. Mes mains caressent sa peau, ses seins. Ses seins... comme c’est agréable. A leur contact je sens qu’elle aussi arrive dans un état second. Un état où vous ne pensez plus à rien, si ce n’est à votre plaisir et à celui de votre complice.

Je l’embrasse au cou. De ses petites mains, elle défait ma chemise de soie. Bouton après bouton, ses mains se rapprochent de ma taille. Le dernier vient de céder sous ses ongles, elle écarte les pans du vêtement. Je la saisis par la taille et l’allonge brutalement sur la banquette. Tout en m’embrassant, elle s’attaque désormais au peu de vêtement qu’il me reste. C’est fait, me voilà nu. Blanche porte toujours sa culotte de dentelle. Je m’allonge sur elle, elle peut maintenant sentir contre elle le désir qui m’habite. Encore, nous nous embrassons. Je joue avec sa langue, cela la fait rire. Elle me sourit, j’en fais de même, puis de mes lèvres entreprend de palper chaque pouce de son corps. D’abord sa lèvre inférieure, puis son menton, je descends à sa poitrine, la caresse et l’embrasse. D’une main baladeuse, je caresse son petit ventre rond avant de m’immiscer sous la fine dentelle. Il fait chaud...
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:39

Caressant tout d’abord son pubis, je m’aventure plus loin vers son entre-jambe. Ses lèvres sont humides, je remonte légèrement. Tout en m’attardant à masser sa fleur intime, je ressens ses baisés comme plus passionnés. J’enlève alors le dernier carré de tissu l’habillant...

Caressant mes épaules, elle balade l’une de ses mains le long de mon torse pour finalement descendre sous ma taille. Là elle me saisit et me caresse délicatement de sa main. Cela me fait du bien.

Les minutes s’écoulent ainsi, lentement, nos deux corps se frôlant, se caressant. Lentement, elle retire ma main et mes doigts de son intimité, pour m’attirer à elle et ne faire qu’un. Entourant ma taille de ses jambes, elle m’enserre totalement. Nos odeurs se mélangent, nos mouvements s’harmonisent, tel un ballet, nous nous exécutons, avec pour seul rythme celui de notre désir, plus fort, plus rapide...

C’est du moins ce que je ressens. Cette catin me trouble comme l’une d’entre elles ne l’avaient encore jamais fait. Que se passe t-il ? Suis-je subitement tombé amoureux ? Impossible.
Ce sentiment, me fait peur... il est nouveau pour moi...
Je reviens à moi. Il ne sert à rien de songer à tout cela, ce sera bientôt fini.

La saisissant à la taille je me redresse pour me positionner en tailleur. A cheval sur moi, elle m’inonde de sensations diverses et variées. Sa tête en arrière, ses cheveux blonds retombant en cascade, elle meut son bassin autour de l’objet de son désir dans une de ces danses orientales si envoutantes...
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:40

Me rapprochant de Blanche, je lui murmure à l’oreille. Dans un sourire rempli de sous-entendu elle m’embrasse et se lève. Se tournant alors dos à moi, elle s’assoit lentement, son dos caressant ma peau. Nos êtres se fondent à nouveau pour ne former qu’un. Un frisson de plaisir me parcours tout entier. C’est tellement agréable.
Ainsi disposé, j’enlace Blanche par la taille, une main posée sur sa toison humide, l’autre caressant sa poitrine. Tournant son visage en ma direction, elle me sourit à nouveau, avec malice. Elle ferme les yeux et m’embrasse, portant une main à mon cou, puis la seconde. Ainsi enlacé, je lui baise la nuque. Le rythme de notre ballet se fait plus rapide, plus intense.

Dégageant l’une de mes mains, je tends le bras vers un petit tiroir de la voiture. Tant bien que mal j’en sors ce que je recherche. A la lueur des bougies, l’objet argenté scintille.
Je sens le désir monter, il se fait plus pressant. Je sens ma compagne se raidir, puis, alors que nos effluves se mélangent, elle se cambre pour atteindre l’extase. La tête en arrière, posée sur mon épaule, Blanche m’apparaît divinement belle. Portant ma main à son cou si fragile, je le caresse d’un contact mortel. Resserrant mon étreinte, je poursuis ce baiser intime entre la chair et l’acier. Alors que mon plaisir n’est que décuplé, le sien s’arrête ainsi, effacé par l’effroi et la peur.

Au contact de la lame effilée, la peau s’ouvre, puis le muscle. Un liquide chaud sort avec fougue de la plaie béante. Ce liquide de vie, quitte son hôte. Je le sens ruisseler contre moi . Il ruisselle entre ses seins puis sur son ventre, pour s’écouler jusqu’à son entre jambe. Lentement, la vie la quitte, son regard tout d’abord horrifié, se fait désormais plus vague pour finalement se révulser.

Je ne saurais dire combien de temps s’écoule, mais je n’en ai cure. Je le savoure pleinement. Je ressens tout son petit être se relâcher, s’assoupir et rester immobile.

Je suis troublé, jamais je n’avais ressenti pareille chose. Il n’existe pas de mots pour décrire ce que je ressens. Tout simplement, j’aimerai que cet instant dur infiniment, que je puisse le savourer toute une éternité.

.........

Elle est là, posée contre moi, la tête en arrière, la gorge déchirée. Le sang a cessé de couler. Il emplit toute la voiture. Nos deux corps en sont recouverts.

Tout ceci a été tellement intense. Il me faut quelques instants pour revenir à moi. Puis, lentement je me redresse, prenant soin de ne pas maltraiter ce corps chétif. L’allongeant sur la banquette, nu face à elle, je l’embrasse une dernière fois et me retire au dehors.
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MessageSujet: Re: RP/ Une nuit à Troyes   Dim 7 Sep - 15:40

La nuit est belle. Le ciel est désormais dégagé, je regarde les astres scintiller. Mes pensées sont abstraites. Cette expérience m’est nouvelle. Pour être exact, c’est la sensation qui m’est nouvelle. Je n’avais jamais ressenti cela. Tout ceci rend le souvenir de Blanche que plus agréable. Je m’en souviendrais toujours. Cet instant de plaisir intense restera graver en ma mémoire.

Des bruits de pas lourds, des brindilles qui se brisent. Mon cocher me porte un vêtement. Je le revêts, ma peau toujours maculée de sang au-dessous.

Il fait froid. Le regard perdu, j’attends.

Sortant le cadavre de la voiture, le cocher le jette sur un tas de ronces. Il n’est guère nécessaire de le dissimuler, les loups s’en chargeront. Et quand bien même, qui se soucierait d’une catin ?

Dans un bruit de sabot entremêlé de hennissements, la voiture repart dans la nuit fraîche, laissant là ce petit corps nu, jadis si fragile.

Près de la chevelure blonde, une fleur attend. Elle attend le baiser du soleil qui la ramènera à la vie. Demain au petit matin, elle s’épanouira et caressera ce corps laissé à l’abandon, de sa si jolie couleur, Blanche.
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