Duché de Brienne et Duché de Rethel

Lieu de vie des familles di Favara & Fontanaz ainsi que de leurs vassaux
 
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 Prologue 2 - A Reims - Une rencontre, un retour

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RicW
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MessageSujet: Prologue 2 - A Reims - Une rencontre, un retour   Dim 7 Sep - 23:19

[Ce RP se passe au retour de Tsarine en Champagne, le 4 Janvier 2006/1454, il fait suite directe au prologue 1. Il débute par le retour de Matt, partie de St Pol de Léon pour revenir en Champagne, passant au nord par l'Artois, et se poursuit par son arrivée à Reims, et la journée qui suivit.

Il met en scène, par ordre d'apparition :

Arrow Matt :
Marraine d'Alessandro, ancienne Maire de Clermont, ancienne Chancelier et Garde du Sceau Ducel de Champagne, Baronne de Beaugency

Arrow Tsarine :

Arrow Jarkov :
Bouillant breton, époux de Tsarine

Arrow nathan :

Arrow Amro de Champagne :
Baron de Vannes

Le personnage de l'Espagnol, et celui du Capé]



L'Espagnol

Le moine avait quitté le groupe à Rouen, chacun avait une destination, chacun un but. Heureusement que l'ami de son Maître leur avait épargné un voyage à Saint Pol en leur disant que la Baronne était actuellement à Amiens.

La pluie avait cessé.

Il retira sa capuche en entrant dans l'Antre de l'Elfe Noir, Le Retour... Etrange nom songea t il pour une taverne, mais le retour, cela sonnait bien.

Son regard ne fut pas long à y voir la belle Matthilde. Il s'approcha de la table.


Baronne, mon jeune Frère m'avait bien fait l'éloge de votre regard. Je vous remets ceci.

Il posa un courrier sur la table.



Vous savez comment le lire. Cette fois ci, vous saurez même comment y répondre.

Permettez moi de me retirer avant la venue de votre soeur, inutile de troubler par ma venue la soirée d'une jeune dame.

Au revoir.


matt



Matthilde était tranquillement atablée à la taverne de" l'Antre de l'Elfe Noir, le Retour". Elle s'y rendait régulièrement depuis son arrivée récente à Amiens. Ce nom sonnait bien et à ses yeux, il donnait une lueur d'espoir... Elle était songeuse, fatiguée et le regard dans le vague.

Elle était pensive, pensive au passé lointain pourtant toujours proche dans son esprit et dans son coeur, lorsque soudain la porte de la taverne s'ouvrit.

Un homme, grand, capé, le teint mâte, entrait discrètement ôtant sa capuche.
Matthilde le fixait sans le regarder vraiment lorsque son regard s'intensifia quand elle vit l'homme se diriger vers elle.

Il s'adressa à elle au nom de son frère, le coeur de Matthilde commençait à s'affoler, elle faisait tout pour garder l'esprit serein et y arrivait malgré tout.

L'homme prit la parole, elle l'écoutait très attentivement. Ces mots furent brèfs mais précieux. Il lui remis un parchemin scellé et à la vue du sceau, la Baronne se sentait comme transportée.

Elle prit le parchemin ne l'ouvrant pas encore, et répondit à l'homme le regard brillant, le sourire éclairant son visage de nouveau.


"Oui Monseigneur, je sais comment lire ce courrier et je pense savoir comment y répondre. Votre présence n'aura troublée ma soirée que par le fait de la joie que vous me faites en me portant ce message. Cependant vous me semblez bien fatigué, alors je ne vous retiendrai guère pour l'instant, mais promettez moi de revenir me voir dès que possible, dès que vous serez reposé"

L'homme se retira avant la venue de Catherine de Beaugency, la jeune soeur de Matthilde, qui était avec elle... Aussitôt fut-il sorti qu'elle prit le parchemin, le déroula et se mit à le lire alors qu'elle se trouvait à nouveau seule. Après lecture du message, Matthilde pris une plume et un peu d'encre et ce mit à rédiger une réponse qu'elle enverrait à destination de l'Espagnol qui était venu lui rendre visite...

Une fois rédigé, elle appella l'une de ses dames de compagnie afin de l'envoyer à la poursuite du messager pour lui remettre ce parchemin. Son destinataire saurait le lire lui aussi, Matthilde ayant trouvé le moyen de lui répondre par le biais de son frère qui venait de sortir des lieux.





Le Capé

La Lune perçait entre deux nuages. Un cheval gris sombre était attaché à un arbre. A ses cotés se tenait une silhouette capée. Elle sorti de l'un de ses poches une pomme que le destrier ne tarda pas de croquer, alors que son maître lui flatter l'échine. La route avait été longue depuis Rouen et son détour par Paris a été dès plus instructif, fort délicat mais décisif...

Au loin deux cavalières s'approchaient, elles venaient de Péronne. Il les regarda passer plusieurs controles, la région était sous l'attention des deux provinces, soeurs mais rivales.

Lorsqu'elles furent rentrées plus profondément en sol Champenois, il enfourcha sa monture et contourna une colline pour les intercepter plus avant sur la route.

Il les rattrapa à quelques lieux au nord de Compiegne.

La Baronne légerement inquiete à l'approche d'un cavalier solitaire ralentit le pas et fit se ranger sa jeune soeur à ses cotés. L'homme à la cape fit mettre au pas sa monture et s'arreta à une dizaine de metres.

D'un geste lent, il mit en arriere sa capuche pour laisser apparaitre une barbe fournie, des cheveux où le gris perdait sa bataille contre le blanc et un regard profond qui reflaitait les rayons lunaires.

Plongeant son regard dans celui de Matthilde, il dit d'une voix grave


Bonsoir, Matthilde.

Alors qu'un sourire protecteur et paternel apparut sur le visage de l'homme, un léger frisson naissait dans le dos de la Baronne...


matt



Après avoir passé un moment à Amiens, il était temps pour Matthilde et Catherine de reprendre la route de leur voyage de complaisance. Elles avaient décidé de retourner voir quelques amis sur leur terre d'origine ainsi que leur frère ainé qui ne s'y attendait plus.

Elles avaient quittée Péronne, et se trouvaient à présent sur les routes, toutes deux chargées de présents pour leurs amis et leur famille. Un heureux évènement allait avoir lieu bientôt dans la famille et Matthilde et Catherine ne pouvaient pour rien au monde louper ceci.

En chemin, un homme, capé, arrivait au loin. Matthilde prit peur, et par instinct se mit devant sa jeune soeur pour la protéger... Elles s'arrêtèrent toutes deux sur le champ ! Matthilde gardait l'oeil vif, prête à intervenir en cas d'attaque jusqu'à ce qu'elle vit l'arrêt du destrier et de son cavalier.

Elle restait en garde malgré tout et soudain, lorsqu'il retira sa capuche délicatement et qu'il prononça son prénom, Matthilde su qu'il ne leur voulait aucun mal... Elle regarda un instant intriguée puis au son de la voix qui retentit encore, elle senti son coeur battre très fort... Elle se déplaça et baissa alors totalement la garde.

Catherine et elle pouvaient à présent être tranquilles. Elles s'approchèrent de l'homme à mesure qu'il s'approchait d'elles également.

Ils commencèrent par se saluer puis entamèrent une longue discussion tout en décidant alors de prendre la route ensemble pour rejoindre Reims.

A deux Matthilde et Catherine étaient plus ou moins en sécurité, à présent à trois, elles n'en seraient que plus certaines...
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RicW
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MessageSujet: Re: Prologue 2 - A Reims - Une rencontre, un retour   Dim 7 Sep - 23:20

matt



La Baronne Matthilde de Beaugency, et sa soeur Catherine avaient quittée la Bretagne depuis quelques jours à présent.
Elles étaient épuisées par ce long voyage mais heureuses de pouvoir enfin revoir la Champagne et et leurs amis.

Matthilde allait s'arrêter à Reims accompagnée de sa "suite" dont un vieux moine, son "père" confesseur faisait partie.

Elle se devait de saluer son amie la Duchesse Tsarine et sa cour avant toute chose, de l'informer de son retour et lui annoncer qu'elle devait passer au Manoir de Caedes afin de d'y récupérer quelques affaires avant de rejoindre son frère kurt qui l'hébergerait sans doute quelques temps.

En arrivant, la Baronne de Beaugency chargea ses gens de se préoccuper de ses bagages ensuite, elle demanda au vieux moine d'aller lui chercher les présents qu'elle avait prévus pour la Duchesse.


"Mon père, je vous prie de bien vouloir aller prendre dans nos effets, les présents que nous apportons à l'attention de la Duchesse et de sa famille.
Mais avant de me les rapporter, vous prendrez soins de préparer la jeune pouliche qui nous a suivi jusqu'ici. Vous savez, celle qui est réservée au jeune Duc de Guise. Prenez soin de bien la panser et de l'harnacher comme il se doit. Il s'agit de sa sécurité, vérifiez donc tout précieusement."

Elle laissa sa "suite" peu après et se dirigea dans l'allée conduisant aux écuries. Elle confia sa monture à l'un des palfroniers qui se trouvait là.

Elle se dirigea ensuite vers l'entrée principale où un majordome l'accueillit.


"Monsieur, je vous prie de me conduire auprès de la Duchesse de Champagne, je suis la Baronne Matthilde de Beaugency de retour en Champagne et j'aimerai la saluer."

L'homme s'excecuta aussitôt et fit patienter la Baronne jusqu'à l'arrivée de la Duchesse...


tsarine



La soirée était déjà fort avancée et pourtant la Duchesse était toujours à son bureau. La lueur des chandelles éclairant les divers dossiers dont elle devait s'occupper. Elle finissait de rédiger une longue lettre lorsque le major d'homme vint la prévenir de l'arrivée de la visiteuse. Elle releva à peine la tête pour lui demander de bien recevoir la Baronne et de la conduire à son petit salon. Puis, elle mit la touche finale à sa missive et sortie accueillir son amie.
En entrant dans la pièce, la fatigue sur le visage de la Duchesse fut chasser par un chaleureux sourire à la vue de Matthilde de Beaugency.


Baronne, soyez la bienvenue! Je suis si heureuse de vous revoir.


matt



Matthilde attendait patiement, le major d'homme avait pris soin de l'installer au petit salon...

Elle vit arriver alors la Duchesse, se leva aussitôt pour la saluer comme il se devait le sourire aux lèvres heureuse de revoir enfin son amie !


"Chère Duchesse ! Je suis moi aussi heureuse de vous revoir, j'espère ne pas vous déranger, je serai brève.
Comme vous le voyez, je suis de retour parmi vous en Champagne et j'espère pouvoir y rester un petit moment pour l'instant. Je pense loger chez mon frère ainé qui ne s'attend pas à me voir arriver, c'est une surprise.
Cependant j'ai une importante requête à vous faire avant de le rejoindre..."


tsarine



Baronne, vous savez bien que vous ne me dérangez jamais! J'aurai toujours du temps à passer en aussi agréable compagnie.

Elle fit signe à la Baronne de prendre place dans un moelleux fauteuil et s'assied à son tour.

Votre frère sera certainement ravi de vous voir. J'ai ouïs dire qu'un heureux évènement se préparaient pour lui, est-ce bien exact? Votre présence sera certainement appréciée dans les circonstances.
Ceci dit, dites moi donc ce que je puis faire pour vous plaire en ce jour.


matt



Je vous remercie infiniment.

Matthilde pris place dans ce fauteuil qui ma foi n'était pas de trop...

Oui en effet il s'agit de la naissance de son futur enfant, je me dois d'être présente pour un tel évènement. Pour rien au monde je ne louperai la naissance de mon neveu ou de ma nièce.

Pour ce qui est de ma requête, je dois me rendre au Manoir de Caedes à Clermont afin d'y récupérer quelques affaires mais j'ai pour ce faire, besoin de votre accord. Oh bien entendu soyez sans crainte, je ne fais que passer et je repartirai aussitot avoir pris ce que j'ai à y prendre...


tsarine



Le sourire de la Duchesse fondit comme neige au soleil en entendant ces mots. Durant un court instant, la fatigue reprit ses droits et les couleurs quittèrent son visage. Le Manoir de Caedes... Lieu de mille souvenirs, de joie, de nostalgie... Elle y avait été si heureuse... Elle n'avait permis à personne d'y entrer, comme si la moindre intrusion aurait pu lui voler une perle de ces echos d'un temps heureux qui y régnait encore. Elle l'avait conservé intact, à un petit détail près, dans l'espoir fou qu'il reviendrait...
Se souvenant de la personne à qui elle s'adressait, de la place qu'elle avait eu dans leur vie, de leur amitié, la Duchesse se reprit, serra les dents, se forca à sourire avant de répondre


Je comprend... Puis-je savoir ce que vous comptez y récupérer?


matt



Matthilde savait qu'elle allait soulever chez son amie une telle réaction. Elle savait pertinement que la Duchesse avait pris soin de veiller sur le Manoir de Caedes.

"Mon amie je vous en prie, je n'aurai que 5 minutes de présence à l'intérieur des lieux. Puisque vous me l'accordez je me dois de vous donner une réponse à votre question pour soulager votre inquiétude. Il s'avère qu'il y a fort longtemps, le Duc m'avait laissé pour mission de récupérer un présent à l'intention de sa fille de coeur et de le lui remettre s'il ne pouvait le lui remettre lui même à cette occasion précisément. Dès que je l'aurai récupéré je sortirai aussitôt. Rien ne sera déplacé rien... Je vous en fait la promesse et vous remercie à nouveau pour cette immense honneur que vous me faites."


tsarine



Le coeur battant, la Duchesse écoutait avec attention chacun des mots de la Baronne. Elle n'avait jamais entendu parlé de ce présent... Elle serra un peu plus les dents, forca d'avantage son sourire. Son amie ne voulait aucun mal, elle tenterait au mieux de lui éviter sa souffrance.

Je n'avais jamais entendu parlé de ce présent.... Peut-être pouvez-vous m'en dire d'avantage, je pourrai ainsi vous aider à le trouver plus aisement.


matt



Matthilde voyait bien la réaction de la Duchesse et se sentait de plus en plus mal à l'aise, mais elle avait fait une promesse à l'époque ou la Duchesse n'était pas encore l'épouse du Duc et elle se devait de la tenir coûte que coûte...

Elle avait le coeur serré de voir son amie la Duchesse réagir ainsi mais elle ne pouvait faire autrement. Elle était de parole et il était temps pour elle de récupérer ce petit présent.


"Il s'agit d'un médaillon, forgé dans un morceau d'or par le Duc lui-même... Il s'agissait d'un présent pour l'enfant qui allait naître. Le Duc l'avait forgé alors même que Kurt et Pétillante n'étaient que fiancés. Le temps a passé ensuite, et le Duc lui-même à dû oublier celà, ce qui explique pourquoi il ne vous en aura jamais parlé. Il m'avait faite cette demande et pour lui c'était la confier entre de bonnes mains et avec la certitude lde la voir se réaliser le moment venu"


tsarine



La Duchesse conserva son sourire forcé. Elle reconnaissait bien là la Baronne... fidèle dans ses promesses et dans ses amitiés. Elle lui était reconnaissante de tenter ainsi de soulager sa peine.

Il serait dommage en effet que ce présent n'arrive pas à destination. Je vous donne donc la permission de passer au Manoir le prendre. Je vais vous écrire un petit mot à l'intention du major d'homme de Clermont, afin qu'il vous laisse entrer.

La Duchesse se leva et se dirigea vers le petit secrétaire dans un coin de la pièce. Elle fit une courte pause avant de saisir la plume. Ce mot n'était qu'une excuse. Le major d'homme connaissait bien la Baronne, il la savait de confiance, sa simple parole aurait suffit. Seulement... le faux sourire de la Duchesse ne tenait plus. Elle étouffa quelques sanglots silencieux, essuya rapidement ses yeux et son visage de son mouchoir. Puis, retenant à grand coup d'effort de nouvelles larmes, elle rédigea quelques mots. Elle se composa un visage aussi paisible que possible avant de se retourner vers la Baronne.

Voilà, ainsi vous pourrez tenir promesse sans ennuis.
Il se fait tard, permettez que je vous offre l'hospitalité pour ce soir. Je ferai mettre à votre disposition la plus confortable de nos chambres. Vous avez fait un long voyage, vous avez besoin de repos.


matt



Matthilde était prise entre deux feux : respecter sa promesse et voir son amie prise par la douleur du souvenir du Duc de Champagne.

Elle attendait patiement que la Duchesse termine de rédiger ce laissez-passer à l'attention du major d'homme du Manoir de Clermont.

Lorsqu'elle le lui remis, Matthilde remercia du fond du coeur la Duchesse et s'inclina devant elle.


"Merci vraiment merci chère amie, je sais combien cela vous coûte j'en suis consciente et je reconnais l'effort immense que vous faites en me consédant ceci. C'est avec plaisir que je resterai passer la nuit ici. Mes gens ne sauraient tarder pour vous apporter quelques petites bricoles venues droit de St Pol de Léon, et il y a une surprise qui attendra mon très cher filleul, dans les écuries.
J'ai hâte de le revoir également, il a du bien changer. En attendant je vais me retirer et vous laisser prendre à votre tour un repos mérité également. Je vous souhaite une bonne nuit chère Duchesse...

Matthilde se retira alors, après avoir salué la Duchesse de Champagne et regagna sa chambre précédée par le majordome ...

tsarine



À peine la porte fut-elle refermée derrière la Baronne, dans le silence et la solitude de la pièce, la Duchesse éclata en sanglot. La douleur de l'absence de Caedes demeurait toujours si vive. Elle resta ainsi un moment, la lueur vacillante des chandelles la laissait dans une semi pénombre. Il n'y avait aucun oubli pour la paix, elle l'aimait et l'aimerait pour l'éternité...
Elle s'essuya de nouveau le visage. Jarkov devait l'attendre dans leur appartement. En cet amour résidait l'espoir, l'espoir de bonheur... Elle se devait de continuer.... Renoncant à travailler pour ce soir, elle se dirigea vers sa chambre prendre un peu de repos.
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RicW
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MessageSujet: Re: Prologue 2 - A Reims - Une rencontre, un retour   Dim 7 Sep - 23:20

L'Epée

... Le manteau de la nuit recouvrit chacun et chacune...

La fraicheur du matin dissuadait souvent les gens du Château de s’activer dans la cour aux premières heures de la matinée.

Gauthier, le premier garçon d’écurie avait aidé Dame de Beaugency et sa suite a quitté le Château au petit jour et retournait vers les cuisines prendre un bon bol de soupe à l’oignon.

Après s’être attablé, il commença à rompre l’une des miches de pain dur, distribuées gracieusement par le généreux Commissaire au Commerce Boulius qui en avait moult en stock.
Alors que le pain se gorgeait de la soupe, il repensait au labeur qui l’attendrait avec la tenue des joutes. Au 3eme bol, le vieux Françoune, ancien gardien de troupeau, reconvertit dans l’entretien du parterre fleuri du château, rentra dans la cuisine en se signant, tout essouflé.


Une croix, il y a une croix qui court dans la Cour
Encore abasourdi d’avoir fait un mot rimé doublé d’une allitération pour la première fois de sa vie, il ne sut si la surprise qui se peignait sur le visage des présents venait de la forme ou du fond de son intervention. Il se ressaisit.

Là… pointa-t-il du doigt.

Dans la cour, une ombre de croix gravissait tranquillement la façade du bâtiment principal, lieu de résidence des nobles et de travail du Conseil. Les spectateurs essayèrent de trouver l’origine du symbole. Cela venait de l’est, de la tour orientale du Château. Il semblait qu’une excroissance de la façade projetait cette ombre.

Alors que la cour se remplissait de badauds, un rayon lumineux sorti vint frapper l’ombre de la croix en son centre alors que celle-ci atteignait la chambre de la Duchesse Tsarine et de Jarkov.

Gauthier qui pour ne pas être ébloui par le soleil levant était monté sur la muraille orientale vit une scène unique. Une épée était plantée dans la façade de la tour du Levant, tour où l’ancien Duc avait ses habitudes. Sa garde donnait naissance à l’ombre alors que le diamant, ou le cristal, il n’aurait su le dire, qui habitait le pommeau concentra la lumière du jour en un trait puissant, qui pointa la chambre du couple ducal, tel un doigt divin et accusateur.

A la fenêtre de la chambre apparut une silhouette. Elle regarda en direction de l’épée. L’œil du pommeau resta fixé sur ce nouveau Caïn, impassible et lourd d’accusations...



Jarkov



Jarkov comme tous les matins vint à la fenetre regarder l'ouest lointain , afin de penser à sa Bretagne qui lui est chère. Tsarine dormait encore , comme toujours elle travaillait tard et ne pouvait se lever trop tôt. Surtout après leurs ébats de la nuit.

Il respira un bon coup et fut ébloui par un rayon lumineux puissant. Il grommela quelques mots :


mais qu'est ce que c'est que cette connerie , le soleil est de l'autre côté normalement , non mais ça va réveiller Tsarine cette raclure , de .....

Le breton comprit la nature de l'objet l'indisposant et s'intrigua de sa présence. Peu enclin à se laisser déranger par quelque mystère , il résolut d'aller déloger le pénible objet. Il ferma les rideaux pour éviter que la lumière n'éveille sa douce épouse , l'embrassa sur son front chaud en lui murmurant un "je t'aime" passioné , puis sortit de la chambre , jetant un dernier regard sur son épouse tant aimée.

Jarkov une fois dans le couloir empoigna un domestique par le col.


-Toi là !
-Aaaaaah pitié , ne me lancez pas contre le mur.
-Bonjour tout d'abord ! Mal poli , pétochard de français , aucune éducation.
-Euh bien le bonjour monsaigneur , que puis je pour vous ?
-Conduit moi dans cette tour là.

Jarkov lui indiqua le bâtiment et y fut conduit rapidement. Mais pour atteindre le sommet , il fallait traverser une pièce , qui évidemment était fermée.

-Bon ouvre moi cela et vite.
-Mais je n'ai pas la clef monsaigneur.
-Quoi ! Mais en plus d'être sot tu es un incapable.
-Mais voyons noble sire , c'est là le cabinet astrologique de monsieur le duc.
-Que dis tu ?
-Aaaah ne me tuez pas , je disais de monseigneur Caedes , la pièce est resté close depuis sa disparition. Lui seul possédait la clef.


Le breton réfléchit une seconde. Tout une carrière en politique et au sommet du clergé lui avait appris à résoudre n'importe quel problème , une porte fermée à clef n'était point dilemne insurmontable pour un esprit tel que le sien.
C'est bien pour cela qu'il trouva rapidement la solution. Il poussa le domestique et envoya un grand coup de pied dans la serrure qui fut pulvérisée sous le choc. Jarkov tenta de pousser la porte et fut bloqué. Il observa par le trou de l'ex serrure et vit un amoncelement de barre de fer derrière la porte.


-Crébondieu ! Il y a là un imbécile qui a décidé de m'enerver aujourd'hui ! Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Si c'est une farce , je m'en vais mettre le nigaud qui en eut l'idée en orbite à grand coup de pied au fondement.
-Ce sont des barres de fer monsaigneur.
-Je le vois bien triple buse ! Et dès que j'aurais ouvert cette porte tu les apportera dans les appartements de Nathan , nous les enverrons en Bretagne.
-Mais est ce bien le moment de ....
-Silence je réfléchis.

-Alors monsaigneur ?
-Il faut agir avec notre tête.
-Pitié ne prenez pas la mienne comme bélier.
-figure toi que j'y pensais mais je pense que ton crâne cèdera avant la porte. Il va falloir ruser.
-Comment donc ?
-Va me chercher une hache , une grosse et une torche , je ferais de la sciure de cette porte avant de la brûler.

Le domestique s'executa. Il revint avec une hache à double tranchant qui avait fait la bataille de Compiègne et une torche déjà enflammée. Jarkov réduisit l'enquiquinante porte en miette comme promis et mis le feu à ses débris , en jubilant de joie. Il riait gras d'avoir enfin surmonter l'obstacle gâce à son esprit si developpé.

Une fois les flammes éteintes , il dégagea à la force des bras les lourdes barres de fer. Le domestique tenta d'en soulever une pour l'apporter comme prévue dans les appartements bretons mais ne parvint pas à la bouger.
"Petit français" murmura Jarkov pour lui même.

L'ancien cardinal visita alors le cabinet astrologique. Il y vit toutes sortes de bibelots étranges qui auraient bien décoré son ancienne salle aux tortures , d'étranges croquis qui fleuraient bon le souffre et l'hérésie , notemment un dessin d'une sphère qui serait la terre , Jarkov ria de la naïveté de celui qui fut son plus grand ami.


-Impressionant non ?
-Fadaises ! Les astres tsss , une passion d'illuminé ça.
-Vous trouvez ?
-Bien sûr ! L'anatomie , la guerre , la théologie , ça c'est de vraies sciences.

Jarkov passa la tête par la fenetre et vit l'épée nichée sur un rebord. Elle était fort belle et lui rappelait quelque chose dont il ne se souvint pas. Il se dit qu'elle ferait merveille dans sa collection d'arme.

-J'en suis certain , celui qui a mis cette épée là est un dingue. Mettre un objet de cette valeur dans un endroit pareil , faut vraiment être dérangé du bulbe.

Le breton se demande s'il est bien sérieux de risquer de se casser la figure pour une bête épée possédant à un farceur maniaque , mais l'attrait de sa valeur lui fit oublier toute considération sur sa santé.
Il tendit la main pour l'attraper et .........



tsarine



Des pas non loin, des cris... La Duchesse ouvrit péniblement les yeux, le sommeil troublé par toute cette agitation. La chambre était plongé dans une profonde pénombre, elle se demanda se qui pouvait bien causer tout ceci en pleine nuit... Avant de se poser une question encore plus étrange, connaissant la personne concernée, où était Jarkov? Un très fin rayon de lumière filtrait de la fenêtre lui fit douter de l'heure réelle. Elle se leva, enfila rapidement une robe de chambre et sortir vers le couloir inondé des lumineux rayons matinaux. Un domestique passant a la course failli la renverser.

- Oula l'ami! Faites un peu attention

Reconnaissant la Duchesse, le domestique confus et intimidé bredouilla difficilement sa réponse

- Pardonnez-moi, Duchesse, je n'ai pas fait expres, je je...
- C'est bon, nous verrons cela plus tard. Dites-moi plutôt ce qui se passe.
Soudain inquiète - Il n'est pas arrivé malheur à mes fils j'espère?
- Que Madame la Duchesse se rassure, pour autant que je sache, les petiots vont bien. C'est messire Jarkov, Duchesse. Il tente de récupérer un objet à la tour du Levant. Il aurait fait un feu et tout cassé devant le cabinet d'astrologie de Monsieur le Duc Caedes.
- Bien..

Songeuse, la Duchesse ne comprennait plus rien, mais était de plus en plus décidé à découvrir la clé du mystère. Elle se dirigea donc vers la tour et le cabinet en question. Elle du écarter de son chemin un atroupement de domestiques curieux pour découvrir en effet la porte réduit en miettes, les barres de fer trainant par terre. Alors qu'elle entrait dans la pièce, elle vit Jarkov penché par la fenêtre retirer avec quelques difficulté un objet de toute évidence planté à l'extérieur. Il revint, tenant dans ses mains une épée.
La Duchesse blémit à cette vue... Ce ne pouvait être elle... Son coeur bondit de joie, d'un espoir qu'elle craignait faux. Son regard se posa sur Jarkov dont les yeux se teintaient d'incrédulité. Elle tendit la main.


- Donne la moi!

Légèrement désapointé de céder ainsi son trésor, mais ne pouvant rien lui refuser, Jarkov lui remis l'épée. À peine l'eut-elle entre les mains que plus aucun doute ne fut permis. Hauteclaire! C'était bien elle, l'épée du Duc Caedes...
Les sentiments et les pensées se bousculaient en elle, dans un mélange confus, elle l'avait attendu et espéré si longtemps, au point de perdre espoir.... Pourtant à cet instant, une certitude fit place dans son esprit: Il est de retour.
Serrant dans sa main le pommeau de l'épée mythique, la Duchesse s'effondra sans connaissance.



Jarkov



Jarkov ne comprit pas. Il ne réfléchit pas d'avantage. Il se jeta sous Tsarine avant que sa chute ne s'achève sur le sol. Il tenta de la réveiller , il l'embrassa , la remua , lui cria d'ouvrir les yeux et il paniqua. Le breton interpela les domestiques en hurlant.

-QUE L ON AILLE ME CHERCHER NATHAN ET DE SUITE !
-Mais mais mais ....
-EXECUTION OU JE VOUS CREVE ! Dites lui de nous rejoindre dans notre chambre et que ça saute !

Les domestiques s'enfuirent dans les couloirs en appelant Nathan. Jarkov prit Tsarine dans ses bras sans cesser de lui parler. Rien n'y faisait , elle était toujours inconsciente. Il la serra contre lui et courut pour rejoindre leurs appartements.

Tsarine tenait toujours serrée contre elle cette stupide épée porteuse du malheur.



nathan



Nathan révait.... ses sourcils étaient froncés comme souvent ses dernières nuits.....
Elle se trouvait seule, au bas d'une bâtisse et ne voyait rien. Une brume sombre l'entourrait.
Des cris étaient poussés deci delà mais elle ne parvenait pas à saisir le sens de tout cela.
Elle avançait à taton quand tout à coup le sol s'ouvrit en deux devant elle, comme tranché par une main divine, des flammes remontaient du centre de la terre.
La terre tremblait et son nom était scandé par des gens.


Nathan ! Nathan ! de plus en plus fort

Emmergeant brusquement de son cauchemard elle s'assit sur son céant pour voir deux servantes qui la secouaient pour essayer de la réveiller.


-Que se passe t-il ?
-Madame, je pense que vous devriez venir, le sieur Jarkov à l'air..... coléreux il est en train de réduire en bouillie une porte
- Nataaaannnnnnnnnn !
- Jarkov ! que ce passe t-il ? où se trouve mon bouillant demanda t-elle affolée en entendant son ami l'appeler avec tant de ferveur.

Elle se leva, passa son manteau d'hermine sur ses épaules et partit en courrant à la suite des soubrettes vers les cris de son ami.

Jarkov était agenouillé, le visage ravagé par l'inquiétude, la tête de Tsarine sur ses genoux, une épée posée près d'eux !

Jarkov était en train de se relever quand il l'apperçu.

Le corps inerte de Tsarine dans ses bras, il avait un visage ravagé par l'inquiétude. L'épée était en fait dans la main de Tsarine et sa pointe trainait sur le sol.

Nathan essaya de dénouer les doigts de son amie mais ne pouvant y parvenir sans lui faire mal, elle abandonna sa première idée

Allons-y, Isabelle, veuillez à ce que cette épée ne traine pas sur le sol, soulevez la tandis que Jarkov portera votre maitresse.

Et ils partirent à la suite de Jarkov vers les appartements de la Duchesse.
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MessageSujet: Re: Prologue 2 - A Reims - Une rencontre, un retour   Dim 7 Sep - 23:20

nathan



Tsarine, très pâle et toujours inconsciente était maintenant sur son lit, l'épée qu'elle tenait dans sa main posée à côté d'elle.

Dame Nathan fit sortir le personnel et demanda à son ami de lui apporter un peu d'alcool.

Elle se lava les mains au dessus de la cuvette en porcelaine qui était posée sur la commode de Tsarine.


Mon ami, ne voulez vous aller aux cuisines vous chercher quelque remontant ?

Devant l'air boudeur de Jarkov, Dame Nathan soupira et lui intima l'ordre de s'asseoir près de la cheminée le temps qu'elle procède à son examen, vous me raconterez lorsque j'aurais fini ce qui s'est passé.

Le poul était régulier et battait fermement ce qui était déjà une bonne chose.

Elle continua en palpant le ventre d ela Duchesse, il était très ferme, peut être même un peu tendu, prise d'un doute, Dame Nathan palpa délicatement la poitrine de son amie qui elle aussi était plus que tendue.


- Dites moi mon bouillant, vous qui remarquez tout, à quand remontent les dernières menstruations de votre femme ?
-heu....... elle a vu l'épée ... et puis ...
-chut....calmez vous..... nous verrons cela plus tard, votre douce a eu une émotion très forte et s'est évanouïe ce qui arrive, mais comme cela n'est quand même pas dans sa nature profonde, je pense qu'il y a autre chose derrière cette perte de connaissance. Passez moi ma trousse.

Dame Nathan pris ses sels et les passa sous le petit nez de Tsarine qui commença à s'agiter.

Mon amie, ne bougez pas, restez calme, nous sommes près de vous. Reprennez vos esprits tranquillement, j'ai l'impression que vous avez été très secouée. Nous en parlerons un peu plus tard.


tsarine



Les paupières de la Duchesse étaient lourdes... si lourdes... elle avait du mal à les soulever. Où était-elle? Que s'était-il passé? Ses doigts, semblant animés d'une volonté propre, se refermaient, se crispaient sur un objet qu'elle n'aurait pu lacher.
Une douce voix lui parlait, une voix qu'elle connaissait... Nathan... Elle la vit, penchée sur elle, inquiète.


- Nathan.... que... que se passe-t-il?


nathan



Tsarine, je viens de vous ausculter, dites moi, à quand vos dernières menstruations remontent ? car vous présentez tous les symptomes d'une femme portant une vie en elle chuchota Dame Nathan pour ne pas inquiéter Jarkov d'un air grave et, comme vous le savez votre dernier accouchement a failli vous être fatal.

Tsarine rougit ce qui suffit à confirmer les soupçons de son amie

Vous devrez suivre mes prescriptions à la lettre, j'ai peur pour votre vie mon amie lui dit-elle doucement tandis qu'elle l'embrassait sur la joue

Mais voyez-vous, cela ne m'explique pas votre évanouïssement. Avez vous reçu un choc ? Que s'est-il donc passé ? demanda dame Nathan qui commençait déjà à réfléchir aux soins qu'elle devrait apporter à son amie durant cette grossesse à très haut risque.

Tsarine aurait besoin de repos mais aussi de l'aide de Dieu.



tsarine



La Duchesse avait presque rougit d'avantage à l'idée que se laissant débordée par son travail... elle n'avais pas su écouter son propre corps. Un enfant... on lui avait dit qu'elle ne pourrait plus jamais en avoir... aurait-elle droit à un miracle?
Dame Nathan l'observait inquiète, attendant ses réponses. Elle serra d'avantage la main sur le pommeau de l'épée


- Nathan... il est de retour, j'en suis certaine! C'est la seule explication.
- Qui cela?
- Caedes! Soleil Sombre qui disparait alors que seuls lui et moi pouvons le monter... et maintenant ça... Elle regarde l'épée qui reposait à ses cotés Hauteclaire, son épée....
- Il peut y avoir plusieurs explications vous savez...
- Je suis si fatiguée Nathan.... Je l'ai tant espéré.... Je me fais peut-être de fausses idées, de fausses joies, mais je suis certaine qu'il est de retour...


nathan



Caedes de retour.... Mon Dieu..... et Tsarine remariée....

Je ne peux y croire encore mon amie, et de toute manière la première des choses pour vous ce soir est de garder le lit dit Dame Nathan en posant sa main sur la bouche de Tsarine qui commençait déjà à dire non.

Il n'y a pas de non qui tienne, je vous aime beaucoup vous le savez et je n'ai pas l'intention de vous voir vous surmener car vous courriez à votre perte ainsi qu'à celle de l'enfant.
Donc ce soir vous gardez le lit, vous avez eu assez d'émotions comme cela et de plus je pense que vous devez parler avec votre mari.

A partir de demain vous prendrez la médication que je vais vous apporter pour favoriser au mieux l'heureux évênement qui arrive et dès le moindre signe de fatigue je vous veux alitée.

Je veux vous ausculter chaque semaine et je vous en prie, plus d'émotions comme cela ce n'est pas bon pour vous.

Je vais me retirer et vous faire monter un repas ainsi qu'une infusion qui vous aidera à vous reposer.


Jarkov



Jarkov restait coi , complètement abasourdi par ce qu'il entendait.

Père , il allait devenir père.

Caedes , son ami et mentor serait en vie.

Un enfant , lui si maladroit allait devenir papa poupon.

Un ami oui , mais aussi un rival. Si jamais l'amour de Jarkov n'avait dérangé Caedes quand il était là , confiant dans Tsarine qui brandissait l'épée contre son soupirant , qu'en serait il maintenant ?

Il lu la passion intarissable dans le regard de Tsarine pour son précédent époux.

Le breton ne pouvait en vouloir à son épouse , à la mère de son enfant , il ne pouvait en vouloir non plus à Caedes qui fut tant pour lui.

Alors pour la première fois de sa vie , Jarkov douta de lui et s'en voulu sans savoir pourquoi.

Il se jeta dans les bras de Tsarine la serra contre lui et l'embrassa.



tsarine



La Duchesse serra amoureusement son époux contre elle. Lui offrant plus de réconfort qu'en cherchant.
Son tendre, son doux, son fou Jarkov.... il l'avait toujours tant aimé. Il avait si peur de la perdre, elle le savait. Si Caedes, son grand amour, était bien de retour... elle ne pourrait jamais choisir...
Elle s'efforca de sourire pour lui demander timide:


- La nouvelle te rend heureux?


Jarkov



Bien sur amour que je suis heureux , qui ne le serait pas d'apprendre sa paternité à venir ?

Jarkov chancela sous l'émotion.

Immensément heureux.

Oh oui , immensément....


Puis il repensa à Caedes et son bonheur se teinta d'une inquiétude grandissante.



[Epilogue]


Amro de Champagne



La Dague pendait encore sur l'huis. La porte massive était percée, ce qui signifiait qu'en plus d'une lame de bonne qualité, le gaillard qui l'avait planté là n'était pas du genre freluqué.
Les yeux encore embué, Amro ouvrit la porte et retira la dague.

Il s'approcha de sa table en chêne, et alluma une bougie qui trainait. La dague était vraiment belle, et plus il la regardait, plus les souvenirs emergaient. Des coups donnés, du sang. Beaucoup de sang. Et les cris, et les échelles.

Il lacha la dague et se prit la tête entre les mains. Des souvenirs plus précis chaque fois lui martellait la tête. Et sa jambe qui le relancait !
Il avait fini par oublier, oublier ses journées sur le rempart.

Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi là ? Qui pouvait avoir envi de le faire souffrir, de rappeler à sa mémoire ses durs moments ?

Il alla s'allonger la dague entre les mains. Il était parfaitement réveiller maintenant. Sa jambe le lancait, même au repos. Foutue cicatrice, foutue bataille.

Qui pouvait avoir planté au beau milieu de la nuit la dague de son Duc ! Caedes ! Caedes !

Non se n'était pas possible, pas ça. Enfin si finalement. C'est une bonne chose. C'est une grande chose !


Martin ! Martin ! Où es-tu sacripant ?

Puis se frappant la tête.

Au manoir des Altons, je l'ai laissé chez la Comtesse Tite-Kanaye...

Tant pis, je vais faire sans toi mon bon Martin. D'abord réglons les affaires urgentes, et préparons nous de la meilleure façon. J'ai besoin d'un soutient. Et je le trouverais à Conflans.

Amro s'habilla vite et sella son cheval. Il pris sur lui quelques provisions et parti en direction de Conflans par les champs. La célérité était demandée. C'était un appel. Oui il l'appelait, il devait avoir besoin de lui pour quelque chose.

Ah enfin il était de retour, tellement d'attente, tellement d'espoir placé dans ce deuxième père.


Plus vite, Grandvent, plus vite ! Nous devons être demain à Conflans ! Il est de retour parmi nous, ca va enfin valoir le coup d'être Champenois !
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